Anxiété enfant de 9 ans

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Anonymev
Messages : 1
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Re: Anxiété enfant de 9 ans

Message par Anonymev »

Bonsoir,

Mon fils de 11 ans est très anxieux en ce moment également alors qu’il ne l’était pas autant avant.
Je pense que le confinement a été anxiogène pour pas mal de monde mais également les enfants.
Du jour au lendemain ne plus aller à l’école, de parler du nombre de morts chaque jour etc, ça crée forcément des angoisses.
Je ne pense pas que ton fils se rende vraiment compte lorsqu’il dit qu’il veut se tuer pour arrêter d’avoir peur, c’est une façon de dire qu’il en a marre d’avoir peur et qu’il veut que ça s’arrête.
Pour ma part j’emmène mon fils voir un psy prochainement histoire qu’il extériorise ses angoisses, je pense que tu devrais faire de même, ça ne pourra être que bénéfique pour lui, en quelques séances le souci peut être réglé.
Essaie aussi de faire des activités avec lui de lui changer les idées...
Courage
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16176
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Anxiété enfant de 9 ans

Message par Dubreuil »

«Le cumul des événements qui déclenchent l'acte suicidaire résulte d'une cascade de déchirures invisibles, d'une convergence d'événements de nature différente». Cela peut être un deuil précoce, un conflit entre les parents, des maltraitances, l'absence d'un univers sécurisant à la maison ou encore le harcèlement à l'école. Pour certains, une étincelle suffirait à déclencher le passage à l'acte, comme cette fillette diabétique de 9 ans, qui l'an dernier, après avoir été privée de confiseries par sa nourrice, a sauté du 5ème étage. «Une phrase blessante, une petite frustration, une mauvaise note à l'école ou le déménagement d'un copain peuvent provoquer une déflagration exceptionnelle.
Mais quand un enfant de 5 à 9 ans passe à l'acte c'est toujours pour des raisons de dépression profonde, de rupture dans la petite enfance. Ce sont rarement des enfants qui allaient bien la veille, au contraire des ados».
Le poids mis par la société sur leurs épaules dès le plus jeune âge n'est pas un facteur protecteur. On veut les responsabiliser trop tôt en exigeant d'eux des bonnes notes, des rythmes effrénés, une aptitude en tout, une compétitivité à tous les étages. Cette impératif de maturité avant l'heure les met dans de grandes situations d'angoisse et créent des troubles existentiels.

" Mon fils à 9 ans (10 en juillet). Il a toujours été souriant, joyeux, et assez inconscient. L'année dernière, nous avons appris (et lui aussi) qu'il était dyslexique (dys léger). Donc il voit psychomotricienne et orthophoniste."
9 ans, c'est en effet l'âge-charnière ou l'enfant découvre le pouvoir des mots et son autonomie.
*** C'est d'abord et avant tout, et en toute discrétion, sans qu'il le sache, que vous devriez rencontrer ces deux thérapeutes pour dialoguer avec elles. Leur avis sera réaliste, éclairé, et constructif dans ce que vous apprendrez éventuellement du comportement de votre enfant hors des murs de la maison.
Je suis psychologue, et également psychomotricienne, et je vous conseillerai d'attendre " la suite des événements " avant de prendre rendez-vous chez un confrère !
Ce serait immédiatement l'alerter sur le fait qu'il a peut-être " quelque chose ", qu'il est " fou ", ou " que c'est grave." Ou encore que son petit chantage a ( trop ) marché. Vis à vis des copains ( et de certains parents ) qui ne sont pas tendres, vous risquez d'aggraver la situation, et surtout, le mettre dangereusement dans le circuit des " enfants à problèmes ".
Soit, il est nécessaire de " soigner ", mais beaucoup de troubles disparaissent, et d'autres qui sont indépendants de l'enfant, lui permettent de créer une différence originale et positive. ( beaucoup de gauchers et de dys, ont un quotient intellectuel au dessus de la norme )
D'emblée lui " faire voir un psy ", c'est aussi ne pas lui faire confiance, penser qu'il ne s'en sortira pas tout seul, mais aussi que VOUS n'avez pas confiance en lui, dans ces capacités personnelles.
Avec le risque bien réel, que pour ne pas " vous vexer ", et ne pas perdre votre amour, il fera en sorte de vous donner raison, comme à son entourage, en devenant ce qu'il croit que vous attendez de lui, un enfant fragile, dépendant de ses peurs et des soins paramédicaux.
Votre enfant a pu vivre cette annonce de dyslexie comme une sentence, un traumatisme. alors que des milliers de femmes et d'hommes, et d'enfants sont dans le même cas. La pression qu'il a d'avoir déçu, de ne plus " contenter " les personnes qu'il aime peut lui faire peur de perdre leur estime, et s'est rajouté à l'annonce de son" handicap " !
Ou au contraire " en rajouter " pour devenir l'objet d'une surenchère affective.
Quant à employer ces mots qui vous ont bouleversée, ils marquent en effet le souci que vous preniez son mal-être en considération, et il est tout à fait " normal ", que ce soient ces mots là qu'il ait employé, sachant justement que c'est le summum de ce que l'on dit un peu partout, quand c'est très grave ! Là au moins, inconsciemment ou pas, il était sûr que ça marcherait.
Tout est relatif, 'il faut se remettre dans le contexte, et maintenant être discrètement à l'écoute sur la suite du comportement et des propos, avant de dramatiser ce genre de situation.
Attendez. Rien ne presse, car il allait super-bien avant !
la bombe est lâchée, prenez garde au chantage affectif et restez simplement ce que vous êtes, l'heureuse maman d'un petit garçon joyeux qui a comme tout le monde des grandes et petites émotions.
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
DE de psychomotricité - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse
*** Pas de consultation via internet, ni d'appel téléphonique, ni de mail. Merci de votre compréhension.
Très bonne année 2021 à chacun(e)d'entre vous, cher(e) internaute, que cette nouvelle année vous soit douce et clémente, dans votre santé, comme en belles émotions affectives.
stephane31
Messages : 29
Inscription : 04 nov. 2015, 22:13

Re: Anxiété enfant de 9 ans

Message par stephane31 »

Bonsoir et merci pour vos réponse.

Aie... je l'ai déjà amené à sa première séance chez une psychologue.
Je pense qu'il fallait qu'il y aille. Il a développé en seulement trois semaines une obsession sur l'heure (20h30) qui est celle à laquelle il doit absolument se coucher. Il a été d'accord pour aller voir une psychologue, et étant très sociable, il a beaucoup parlé avec elle et l'a trouvée gentille.
Selon la psychologue, le confinement a coupé notre fils de ses habitudes (comme tout le monde), mais comme il est très sociable, ça l'a perturbé.
Elle va travailler sur cette heure fixe et sur les peurs qu'il a en ce moment.
J'y suis allé rapidement parce que j'ai personnellement des anxiétés par période (trois mois d'anxiété fortes tous les deux ou trois ans, c'est bizarre mais c'est vraiment par période) et que je suis ponctuellement suivi par un psychologue.
J'ai beaucoup été aidé par ce psychologue et il m'a permis de trouver beaucoup de sens à ma vie, tout en m'apprenant à accepter mieux la souffrance due aux angoisses (thérapie ACT).
Alors oui, mon expérience m'a poussé à amener mon fils voir une psychologue. J'ai vraiment attendu trois semaines à un mois en ne voyant aucune amélioration.
Merci
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