Urgent, Un coming-out...

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Carla Bandit
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Urgent, Un coming-out...

Message par Carla Bandit »

Bonjour tout le monde,
Je veux partager ici avec vous l'histoire de ma sexualité.
Je suis Carla(pseudo) et j'ai 20 ans.
Enfin, ici où j'habite c'est interdit d’être "homosexuelle" , l'homosexualité ici n'est pas toujours acceptée ou comprise et faute de mon éducation aussi j'ai jamais su que si même cela existe!
Après avoir rompu avec le premier mec dans ma vie, c'était une relation de 10 ans d'écart et c'était avec mon professeur, j'ai rompu avec lui sous prétexte son infidélité mais enfin de compte c'était juste parce que j'arrivais pas à imaginer un futur avec lui ou bien avancer à autres choses avec lui.
Imaginez la première fois où il m'a dit "Je t'aime" c'était la première fois où j'entendais ça en ajoutant que j'ai bien bossé pour construire cette relation mais pourtant je ressentais rien , Je voulais juste m'enfuir à tout prix et son infidélité n'était qu'une solution adéquate.
J'avais plusieurs rêves sexuels surtout avec des femmes, pour les hommes disons que ceux ci n'étaient que des cauchemars , je rêvais toujours d’être violée par des mecs.
En effet, lorsque je n'avais que 5/6 ans un voisin de mon quartier m'a violée, et puis il a essayé de me tuer et par chance, vraiment de la chance, j'ai trouvé un moyen pour m'enfuir à l'époque, il arrivait presque chaque nuit prés de ma maison et commença à toquer la fenêtre de ma chambre , je disais rien à mes parents ou à quelqu'un d'autre, peut-être que c'est pour ça que j'avais de tels rêves.
Lorsque j'avais 15 ans j'a commencé à douter de ma sexualité et j'ai essayé de ressentir les mêmes choses que les filles hétéro ressentent pour un mec, et malgré mes nombreux essais je ne voyais pas les mecs de la même façon, peut être des amis oui mais surement pas des amoureux pour moi.
La première fois ou je ressentais que je suis différente est lorsqu'une fille m'a enlacée, c'était "bizarre" pour moi à l'époque, mon cœur battait la chamade je suis devenue toute rouge,...disons que je me suis excitée un peu.
je rêvais toujours de nombreuses filles, mais le problème c'est que je rêvais de les voir en position "sexuelle" avec un mec inconnu. (Dites moi si c'est normal ou pas, et s'il y'a quelqu'un qui a eu la même expérience pourriez vous partager cela avec nous??)

J'ai toujours essayé à tout prix de nier ces sentiments, mais tout cela s'évaporait à chaque fois je rencontre certaines filles de ma classe ou de mon lycée.
A l'age 18 je craquais déjà pour une fille, j'ai cru que c'était qu'une amitié assez particulière, on est devenu des meilleures amies et mes sentiments sont devenus plus intenses, je savais pas à l'époque que c'était un amour j'avais des comportements bizarres même pour moi; j'étais assez jalouse des mecs avec qui elle parlait, je me disais toujours "si elle rencontre un mec sympa, elle va me laisser seule après tout ce que je ressens", il y avait des fois là où j'ai arrêtée de lui adresser la parole faute de mes sentiments, car j'arrivais pas à avancer avec elle comme si c'était rien.
Je l'aimais et j'imaginais une vie avec elle, un fantasme sexuel n'était pas nécessairement présent mais le coté "amour" était tellement fort et pesant.
Je me rappelle une fois ,je lui ai écrit "Je t'aime" et avec impatience j'ai attendu une réponse d'elle.
Là je me disais "mais pourquoi bordel tu attends une réponse? c'est une fille .Faut pas que tu sois comme ça Carla, tu vas être rejetée "
Elle a dit "Moi aussi je t'aime" et même si je savais que c'est pas la même chose, j'étais dans un état d'euphorie générale, j'ai été AUX CIEUX...
C'était le moment le plus heureux dans ma vie.

Mes essais pour nier cette vérité n'ont pas cessés, après mon bac je me suis trouvée loin d'elle car elle a pris une autre route, donc avec ce sentiment de vide j'ai commencé à revoir des mecs, j'étais incontrôlable peut être qu'il y'avait des fois ou je sortais avec 3 mecs à la fois, j'avais une dépression sévère et j'ai rencontré un mec gay sur un forum.
on était devenu des meilleurs amis et avant qu'il me dise qu'il est gay j'ai cru que j'étais amoureuse de lui.
Il me disait que ce que je ressentais pour lui n'était qu'une simple affection et pas un amour, ce qui m'a mise en incertitude à propos de ma sexualité.
en effet ce que je ressentais pour lui était largement différent de ce que je ressentais pour l'autre fille, j'arrivais pas à imaginer une vie avec lui, absence de la tension sexuelle, mais pourtant je voulais pas qu'il soit blessé ou rejeté par quelqu'un,...C'était une amitié particulière en fin de compte.
et puis les rêves sexuels étaient de nouveaux apparus, c'était toujours avec des femmes, des actrices, des filles de mon centre d'études...
et ces fois là, j'étais mise en scène.
Bon, lorsque c'est devenu intense pour moi et plus que je pouvais le nier, j'ai fait des recherches et tout ça , je faisais mon premier coming out à mon ami gay, il m'a rien dit à propos de ça et puis à une meilleure amie qui me disait que c'est pas vrai, et que c'est juste j'ai une trauma faute de mon viol et c'est pour ça que j'arrive pas à imaginer un mec dans ma vie intime.
J'étais contre car j'ai bien surpassé cette expérience là et je me sens bien en ce moment là.
J'avais au début des crises dépressives successives avec surement la folie de voir plusieurs mec au même temps.
Je sortais déjà avec un mec pendant une année que j'ai trompé plusieurs fois. Il était sympa mais pas enough/suffisant pour moi.
J'ai fait des tests de sexualité , et ça tournait autour l'homosexualité à chaque fois.
La dernière chose que je me suis posée pour être sure c'est "ferme les yeux et imagine toi dans un jardin, là ou t'es avec quelqu'un dans une position romantique ; un truc genre poser ta tète sur ses cuisses, ou bien s'allonger ensemble,... avec qui tu préfères être ? "

La réponse était : Une femme

Oui je suis homosexuelle, j'accepte ce que je suis et je suis heureuse car j'ai enfin compris le déroulement de ma vie.
Je suis heureuse plus que jamais
et je ne déprime plus
J'ai enfin compris que cette vie mérite la peine d’être vécue et qu'il y'a une seule personne qui peut me comprendre ; c'est Moi même
Je suis fière d'avoir connu un tel développement personnel.

Si vous avez des questions sur ce développement, vous pouvez me contacter ça me fera plaisir.
Je pourrai vous raconter comment une fille violée, mal traitée, kidnappée,... et bien plus a pu survivre.

A la prochaine
Bisous ;)
Dubreuil
Psychologue clinicien
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Re: Urgent, Un coming-out...

Message par Dubreuil »

En effet, lorsque je n'avais que 5/6 ans un voisin de mon quartier m'a violée, et puis il a essayé de me tuer
*** Détails SVP, c'est important d'être vraiment sincère pour que nous puissions vous aider.

et par chance, vraiment de la chance, j'ai trouvé un moyen pour m'enfuir à l'époque, il arrivait presque chaque nuit prés de ma maison et commença à toquer la fenêtre de ma chambre , je disais rien à mes parents ou à quelqu'un d'autre, peut-être que c'est pour ça que j'avais de tels rêves.
*** Déjà un point de départ particulier qui pourrait ( peut-être ) faire penser que les femmes ne sont pas des violeuses et qu'elles vous ressemblent. Ce qui peut induire en erreur la tournure de votre sexualité, vous allez ( votre inconscient ) vers le plus ressemblant et le plus réconfortant, en réaction de survie à votre agression.

je rêvais toujours de nombreuses filles, mais le problème c'est que je rêvais de les voir en position "sexuelle" avec un mec inconnu. (Dites moi si c'est normal ou pas, et s'il y'a quelqu'un qui a eu la même expérience pourriez vous partager cela avec nous??)
*** Tout simplement parce que votre émoi provenait d'une sexualité " normale " entre un homme et une femme. L'excitation se dirige vers un partenaire. ET vous " faites jouir " votre fantasme à votre place.

Je l'aimais et j'imaginais une vie avec elle, un fantasme sexuel n'était pas nécessairement présent mais le coté "amour" était tellement fort et pesant.
Des milliers de jeunes filles ressentent des sentiments intenses entre elles et ne sont pas homosexuelles.
Si elles le sont, la sexualité est toujours présente.

J'étais contre car j'ai bien surpassé cette expérience là et je me sens bien en ce moment là.
Tant mieux, le " dépasser c'est porter plainte pour retrouver votre dignité, et votre équilibre sexuel.
*** Merci de ce témoignage.
Ma question serait puisque vous acceptez votre homosexualité, il vous est impératif de vouloir à tout prix nous en convaincre et en convaincre les autres ?
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
DE de psychomotricité - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse
*** Pas de consultation via internet, ni d'appel téléphonique, ni de mail. Merci de votre compréhension.
Carla Bandit
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Re: Urgent, Un coming-out...

Message par Carla Bandit »

Dubreuil a écrit :*** Détails SVP, c'est important d'être vraiment sincère pour que nous puissions vous aider.
==>En effet je crois que j'ai bien avancé en ce qui concerne ce sujet, ça ne me fait plus peur et je peux même dire que je suis même prête à rencontrer mon violeur (il habite prés de moi donc je le rencontre souvent)
je n'ai plus peur et par contre je crois que cette expérience était une force énorme pour moi.
ça me rappelle à quel point j'étais forte et que je le suis même maintenant
Personne et aucun événement ne pourra me détruire maintenant
J'ai fait de ma faiblesse une force

Mais si ça vous aidera en quelques choses , voici les détails:

Lorsque j'avais 5/6 ans , à 15h et en été, il y avait des invités chez donc j'étais partie faire des courses
à 15h prés de moi, je crois pas qu'il y avait un simple individu dans mon quartier à cette heure-là, il y avait que lui un homme à la trentaine et c'était un voisin. Il se dirigea vers moi , demanda si je peux l'aider en soulever une table chez lui, moi une enfant à l'époque j'avais pas bien raisonné et j'étais partie avec lui.
Il me faisait entrer dans une cuisine étroite ; il y'avait une petite fenêtre , un armoire et une table, j'aidais "à soulever la table" et puis lorsque je voulais partir ,il me retenait en disant "Bon reste que je te montre un truc"
Il m'embrassait, me touchait,...mais j'ai pas crié ni pleurer j'avais peur qu'il me frappe ou me tue.
je lui ai dit "je veux partir" et à cet instant là, il a pris de l'armoire un grand couteau à boucher, un couteau hachoir et une corde.
j'avais vraiment peur, en voyant ça je voulais pas dire un simple mot ou me défendre.
il m'a violé, j'ai pas pleuré mais je le laissait faire
Puis, quand il voulait continuer son plan meurtrie , il m'entourait d'une corde et à cet instant là j'ai bien cru que c'était la fin.
j'ai pensé à un moyen pour m'en sortir, il y'avait une fenêtre comme j'ai déjà mentionné et il y avait personne dehors, j'ai fait semblant que j'ai vu quelqu'un.
J'avait dit "Attends madame, j'ai les courses que tu as demandé", sur ce il avait peur et il était sorti en courant et en laissant la porte pleine ouverte pour s'assurer si c'était vrai ou pas.
et comme ça j'ai pu m'enfuir
L'ironique c'est lorsque je suis rentrée chez moi, ma belle-mère me hurla dessus et me frappa car j'étais en retard
Personne n'a remarqué à quel point j'avais peur, qu'il y'a quelque chose changée en moi
j'ai changé vite mes vêtements
et c'est ça...

Combattre tout ça toute seule est une force pour moi

Dubreuil a écrit :*** Déjà un point de départ particulier qui pourrait ( peut-être ) faire penser que les femmes ne sont pas des violeuses et qu'elles vous ressemblent. Ce qui peut induire en erreur la tournure de votre sexualité, vous allez ( votre inconscient ) vers le plus ressemblant et le plus réconfortant, en réaction de survie à votre agression.
==> Peut-être, mais je cite aussi que j'avais des "memory gaps", cette expérience était totalement oubliée tout le long de mon enfance et une partie de mon adolescence , je suis arrivée à me rappeler de ça qu'à 16 ans.
Peut-être que dans mon inconscient cette expérience était toujours présente.
je cite aussi que j'étais victime de violence familiale tout le long de mon enfance par ma belle-mère.
Il y avait aussi un problème en éducation, à part la violence psychologique et physique, mon éducation s'était concentrée plus sur "ne pas parler avec des hommes"+" les hommes sont des monstres"+... c'est tout ce que mes parents me disaient à l'époque.
Je me rappelle la première fois où j'ai parlé avec un homme étranger était en première année collège , j'ai trop pleuré après avoir dit un simple "merci monsieur".
Mais vous avez raison, oui je crois que je suis attirée par les femmes car c'est plus réconfortant pour moi
Dubreuil a écrit :*** Tout simplement parce que votre émoi provenait d'une sexualité " normale " entre un homme et une femme. L'excitation se dirige vers un partenaire. ET vous " faites jouir " votre fantasme à votre place.
==> Je crois pas, car c'était les femmes dans ce genre de rêve qui me faisait bien jouir, ça m'excitait mais maintenant non je sais pas pourquoi, ces tous derniers rêves sexuels se concentrent sur une relation entre deux femmes.
A l'époque, je savais pas que le sexe entre les femmes existe.

Dubreuil a écrit :Des milliers de jeunes filles ressentent des sentiments intenses entre elles et ne sont pas homosexuelles.
Si elles le sont, la sexualité est toujours présente.
==>En effet, il y avait une tension sexuelle pendant certains instants durables, elle est hétéro donc c'était impossible pour moi d’être avec elle je me contentais tout simplement de sa présence seule. et puis on était des meilleures amies, donc je voulais pas trahir notre amitié.
En plus à l'époque, j'acceptais pas mes sentiments, j'essayais à tout prix de réorienter ce que je ressentais pour elle.
J'acceptais pas ma sexualité.
Dubreuil a écrit :Ma question serait puisque vous acceptez votre homosexualité, il vous est impératif de vouloir à tout prix nous en convaincre et en convaincre les autres ?
==>Non pas du tout, je cherche pas à convaincre les autres de mon homosexualité ce qui importe pour moi c'est l'avancement que j'ai moi même et toute seule fait, sans avoir besoin des autres. il était si dur pour moi d'accepter ce que je suis, mais maintenant vu l'incroyable self-development que j'ai fait, être acceptée par les autres ne m’intéresse pas si je m'accepte et si je m'aime ça sera plus important pour moi et largement suffisant.
En effet, je voulais témoigner mon expérience pour dire aux autres que rien n'est impossible , que tout ira bien et que leur douleur et leur peine ne durera qu'un instant si vous avez trouver "votre clé magique" pour aimer tout détail en vous.

Regardez moi comme exemple si vous voulez, j'avais perdu ma mère devant mes yeux lorsque j'étais assez petite, subir une enfance douloureuse , violence familiale, un détachement parental (mon père), viol, kidnappée pendant trois mois, ...et il y'en a vraiment plus
Mais je suis fière de moi, et si j'avais la chance de revivre ma vie je changerais rien, pas le moindre détail!
Car tous ces moments fatals méritaient la peine d’être vécus et car chaque détail maintenant me rend tellement forte et heureuse de ce que j'ai accompli.

****Merci d'avoir répondu, ça me faisait vraiment plaisir de partager tout ça
Minijeune
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Re: Urgent, Un coming-out...

Message par Minijeune »

Bonjour,
On dirait que j'ai du mal à comprendre ce que vous venez écrire ici, avec la force du désespoir pour "prouver" que rien ne vous atteint... que vous êtes au dessus de tout ce que vous avez vécu... en plus de parler de votre homosexualité, comme si ça venait réparer quelque chose en vous. Je ne crois pas que l'orientation sexuelle a comme fonction première de venir protéger son mental de toute la violence vécue... je crois que c'est là depuis la naissance et que ça se découvre tranquilement et avec des expériences... et que oui, la découverte peut-être révélatrice... mais ici, elle semble aussi avoir une fonction réparatrice... et j'ai l'impression que vous tentez trés fort de nous le faire entendre... ce qui, à mon avis aussi de non professionnelle, cache un mécanisme de défense pour vous aider à surmonter les traumatismes.

J'ai moi aussi subi de la violence depuis mon enfance... abus sexuels, violence psychologique... puis pour vrai, à moins que vous ayez fait un gros cheminement, que vous ayez porté plainte, que vous ayez été suivi longtemps en thérapie... je ne crois pas qu'on peut se dire guéri d'avoir vécu autant de choses traumatiques, comme vous nous racontez... je pense à moi, à mes réactions quand je suis en contact avec un petit élément qui me rappel mes traumatismes et pour vrai, ma santé psychologique en prend un coup... et mes symptômes reviennent de plus belle... dissociation, flash back, cauchemars, envie de disparaître, souffrance psychologique, sentiment que je regresse et que je reviens cette petite fille qui a besoin de crier à sa façon qu'il se passe quelque chose.

Et je suis en thérapie depuis plusieurs années pour essayer de m'en sortir... alors ça me questionne la façon comment vous dites vous sentir au-dessus de tout... comme si vous aviez des supers pouvoirs... comme si vous aviez besoin de vous faire croire que vous êtes invincible et que rien ni personne pourrait vous déstabiliser... et je comprends que vous avez sûrement besoin de vous faire croire ça... mais ça cache quelque chose qui risque de vous exploser en plein visage si vous n'êtes pas bienveillante envers vous...
Carla Bandit
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Re: Urgent, Un coming-out...

Message par Carla Bandit »

Minijeune a écrit :Bonjour,
On dirait que j'ai du mal à comprendre ce que vous venez écrire ici, avec la force du désespoir pour "prouver" que rien ne vous atteint... que vous êtes au dessus de tout ce que vous avez vécu... en plus de parler de votre homosexualité, comme si ça venait réparer quelque chose en vous. Je ne crois pas que l'orientation sexuelle a comme fonction première de venir protéger son mental de toute la violence vécue... je crois que c'est là depuis la naissance et que ça se découvre tranquilement et avec des expériences... et que oui, la découverte peut-être révélatrice... mais ici, elle semble aussi avoir une fonction réparatrice... et j'ai l'impression que vous tentez trés fort de nous le faire entendre... ce qui, à mon avis aussi de non professionnelle, cache un mécanisme de défense pour vous aider à surmonter les traumatismes.
==>Je crois pas que c'est du faux espoir, après des années de dépression, de tentatives suicidaires (depuis que j'était juste une enfant) et tout ça...j'ai pu enfin trouver ce que je suis, mon orientation sexuelle n'a rien à voir avec mon état psychologique. tous ces moments traumatiques que j'ai survécus étaient vraiment loin d’être imaginables mais tout tourne autour ce mot "survivre". Je vois le monde autrement maintenant et je suis heureuse .
j'ai pas essayé de prouver que rien ne m'atteint, j'ai encore des traumas si je vois des garages par exemple, je sais pas ce que cela veut dire mais à chaque fois que je visite certains lieux surtout là où j'ai passé mon enfance je m'évanouis toujours. Mais je vais pas rester coincer à mon coin entrain de pleurer à cause du passé, NON pas du tout, je pense juste positivement car je réalise à chaque fois que je me réveille à tel point je suis combattante.

Maintenant, l'expérience du viol ne me fait plus du mal, je suis arrivée à le dépasser


Je crois que vous avez mal compris le témoignage, parce que je parlais juste d'une simple expérience; comment et quand j'ai pu accepter ma sexualité c'est tout ...

Minijeune a écrit :J'ai moi aussi subi de la violence depuis mon enfance... abus sexuels, violence psychologique... puis pour vrai, à moins que vous ayez fait un gros cheminement, que vous ayez porté plainte, que vous ayez été suivi longtemps en thérapie... je ne crois pas qu'on peut se dire guéri d'avoir vécu autant de choses traumatiques, comme vous nous racontez... je pense à moi, à mes réactions quand je suis en contact avec un petit élément qui me rappel mes traumatismes et pour vrai, ma santé psychologique en prend un coup... et mes symptômes reviennent de plus belle... dissociation, flash back, cauchemars, envie de disparaître, souffrance psychologique, sentiment que je regresse et que je reviens cette petite fille qui a besoin de crier à sa façon qu'il se passe quelque chose.
==> Oui je vous comprends...
A vrai dire j'ai pas suivi une thérapie car je l'acceptais pas, je disais que personne ne pourra me comprendre mieux que moi ; je veux pas attendre de quelqu'un quelque chose car l'attente crée la déception et pour moi ça crée une crise dépressive intense.
Je veux à tout prix protéger ma santé mentale, je ne fais maintenant que les choses qui me font du bien , je souris, je rie,... je ressens enfin que je suis heureuse après tous les efforts que j'ai moi même fait.

Je n'ai plus de cauchemars, et je ne souffre plus croyez moi, ça fait bien plus qu'une année que je suis heureuse comme ça, il y a bien sur des moments dépressifs mais ça va pas durer si longtemps.
la dernière fois où j'ai subi une crise était cette année lorsque j'étais abusée sexuellement par un mec de mon centre d'études, mais j'étais pas restée coincée entrain de pleurer, NON, enfin j'avais repris mes forces après une journée de crise et je me disais "MAIS POURQUOI TU TE SENS COMME CA !! TU LAISSES QUELQU'UN TE DÉTRUIRE, T'ES FORTE CHÉRIE T'AS CONNU PIRE ,FAUT REPRENDRE TON ESPRIT !!"...Ce genre de self encouragement m'aide bien à m'en sortir.
Après j'ai fait face à ce mec là et j'étais forte.

Minijeune a écrit :Et je suis en thérapie depuis plusieurs années pour essayer de m'en sortir... alors ça me questionne la façon comment vous dites vous sentir au-dessus de tout... comme si vous aviez des supers pouvoirs... comme si vous aviez besoin de vous faire croire que vous êtes invincible et que rien ni personne pourrait vous déstabiliser... et je comprends que vous avez sûrement besoin de vous faire croire ça... mais ça cache quelque chose qui risque de vous exploser en plein visage si vous n'êtes pas bienveillante envers vous...
==> Je suis contre car j'ai bien fait ça avant, après avoir connu cette "explosion" j'ai commencé à prendre soin de moi, de faire ce que je veux et de m'écouter plus.
j'essayais pas de me faire croire quelque chose qui n'existe pas comme vous l'avez dit, mais pourtant j'ai essayé de croire en moi et en mes compétences.
Je vous donne un exemple, à l'époque j'aimais pas mon visage, mon corps et tout ce qui a une relation avec moi, même si tout le monde disait que je suis super belle, que je suis parfaite j'arrivais pas à l'admettre et j'essayais même de me rendre plus moche, je me fais du mal, des cicatrices partout, il y avait des fois où j'ai même essayé de me fracturer les os...
Après avoir commencer mon self therapy, chaque matin je regarde au miroir et je dis "T'es super belle chérie"
Croyez moi, maintenant je trouve que je suis parfaite et j'aime mon visage ,mon corps et tout en moi...

Certainement, comment je vois mon passé et mes problèmes est tellement différent de la façon avec laquelle vous voyez peut-être les vôtres, c'est ça notre psychologie.
Peut-être là dehors, il y aura quelqu'un qui peut même tenter un suicide à cause d'un simple angle brisé.
Nos visions changent et chacun a sa propre manière de s'en sortir.
Peut-être qu'il y a quelqu'un qui ne peut pas avancer si il est seul, ou bien quelqu'un qui préfère être seul pour avancer
Tout ça revient sur notre psychologie, mais si vous vous sentez mieux dans une situation quelconque avancez et soyez heureux.
N'oubliez pas que vous pouvez être heureux encore et que vous le méritez .
Le temps de notre souffrance est fini, soyons invincible et ne laissons aucun événement ou aucune personne ne détruire encore.

Soyons heureux.
Minijeune
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Re: Urgent, Un coming-out...

Message par Minijeune »

Je suis une femme moi aussi.
Vous n'avez répondu avec des adjectifs masculins... qu'est-ce qui vous faisait croire que j'étais un homme.

Puis tant mieux si pour le moment, vous allez bien.
Il en reste que vous devriez lire un peu sur les mécanismes de défense... qui permettent justement de survivre lorsque les situations sont intenses.

J'imagine que quand on a vécu autant de violence, on a besoin de savoir qu'on peut compter sur soi...
Et que c'est difficile de faire confiance aux gens.

Malheureusement...
Si vous ne prenez pas soin de vos traumatismes, je veux dire en thérapie... que ce soit du emdr ou autre... ça va vous sauter dans la face un moment donné... et je ne dis pas ça parce que je veux que ça vous arrive... au contraire. À moins que je me trompe, parce que je ne suis pas une professionnelle...

Je crois qu'a force de vivre des abus, l'esprit finit par se créer une carapace, pour que ça fasse moins mal... pour ne plus ressentir la détresse... mais il faut en prendre soin si on ne veut pas qu'un élément nous déclenche... et qu'on décompense... en plus, vous semblez déjà avoir une fragilité à décompenser... prenez soin de vous.
Carla Bandit
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Re: Urgent, Un coming-out...

Message par Carla Bandit »

Minijeune a écrit :Je suis une femme moi aussi.
Vous n'avez répondu avec des adjectifs masculins... qu'est-ce qui vous faisait croire que j'étais un homme.
==> Je suis désolée, je n'avais remarquée qu'aprés publié la réponse
Minijeune a écrit :Puis tant mieux si pour le moment, vous allez bien.
Il en reste que vous devriez lire un peu sur les mécanismes de défense... qui permettent justement de survivre lorsque les situations sont intenses.
==>Oui, vous avez raison ...
Je me rappelle la dernière fois où j'ai fait une crise (à cause de l'abus sexuel de mon camarade de classe,...) C'était vraiment très intense, à un moment quelconque j'avais peur de trouver une lame ou un truc comme ça devant moi parce que j'étais incontrôlable, je suis juste sortie de chez moi appeler mes parents pour qu'ils viennent me prendre (je fais la prépa du coup on reste toujours en internat)
et puis j'ai juste sauté mes cours du reste de semaine car je croyais bien que j'avais besoin de repos.
Pour ces moments là, j'ai déjà préparé une liste de choses à faire au cas où il y aura une autre crise.

Minijeune a écrit :J'imagine que quand on a vécu autant de violence, on a besoin de savoir qu'on peut compter sur soi...
Et que c'est difficile de faire confiance aux gens.
==> Surtout si on a déjà essayé de leur faire confiance et qu'on a fini par être trahi par les personnes les plus chères.
donc c'est un peu difficile d'avoir confiance en quelqu'un ou bien d'aimer quelqu'un.
Minijeune a écrit :Malheureusement...
Si vous ne prenez pas soin de vos traumatismes, je veux dire en thérapie... que ce soit du emdr ou autre... ça va vous sauter dans la face un moment donné... et je ne dis pas ça parce que je veux que ça vous arrive... au contraire. À moins que je me trompe, parce que je ne suis pas une professionnelle...
==> Non c'est pas toujours le cas, vous savez ce que j'aime chez moi le plus ; c'est lorsqu'il y a un événement traumatisant, je déprime oui parce que c'est "naturel"(un être humain peut être parfois malheureux et c'est bien ça vivre) mais c'est comme si je consomme toute l'énergie négative en pleurant après je fais quelque chose que j'aime bien faire, par exemple je regarde une comédie,lire une histoire écouter quelque chose qui n'a rien à voir avec mon style de musique parce que je trouve ça funny,...Ensuite, ce sujet traumatisant devient normal pour moi.
Minijeune a écrit :Je crois qu'a force de vivre des abus, l'esprit finit par se créer une carapace, pour que ça fasse moins mal... pour ne plus ressentir la détresse... mais il faut en prendre soin si on ne veut pas qu'un élément nous déclenche... et qu'on décompense... en plus, vous semblez déjà avoir une fragilité à décompenser... prenez soin de vous.
==> Merci infiniment, je crois que je peux vivre enfin
Ma famille dit maintenant que j'ai changé, que je suis profondément heureuse,...Je ne m'inquiète plus si je souris ou si je rie parce que je pense que ça sera pour toujours comme ça et que s'il y aura un autre événement traumatisant je serai toute prête pour l'affronter, "Tout ira bien" c'est ce que je répète toujours et je passe chaque instant avec joie.

C'est mon tour d’être heureuse.

****Merci Beaucoup Minijeune, prenez soin de vous et soyez heureuse
Croyez moi tout ira bien
Et même si on a connu une très longue durée de souffrances, soyez sure qu'à un moment quelconque si vous réaliserez que l'instant que vous êtes entrain de passer en se souvenant de ce qui nous fait du mal est perdu et qu'on a fait aucun avancement, on doit penser à changer nos plans de vie.

Vous vouliez savoir comment j'ai fait tout ça, et comment j'ai pu avancer
C'était à cause de la mort de quelqu'un de si cher pour moi
Suite à sa mort, j'ai réalisé que j'étais seule , j'étais malheureuse et j'avais perdu toute une longue durée à creuser en ce qui me faisait du mal.
Il y avait personne pour me consoler de cette perte, même mes meilleurs amis , ma famille ,...Tout le monde s'en fichait.
J'ai pas dormi trois jours ni même pas manger.
J'étais restée seule dans ma chambre, pas de lumière avec un désordre complet.
Pendant ces trois jours, j'ai pensé à mettre terme à ma vie.
Mais je dis "ATTENDS!" il y a personne près de toi, toutes les personnes qui disaient qu'ils soient là pour moi ne s'inquiétaient pas
Tout le monde était heureux sauf moi.
C'est là où je disais que moi aussi je mérite être heureuse
Je me suis débarrassée de toutes les relations toxiques et futiles, et j'ai avancé seule.
Je lisais plus sur des cas comme les miens, je note tout ce qui peut m'aider pour comprendre ma psychologie.
J'avance et j'ai des moments de détente là ou j'écoute du piano ou un truc relaxant
j'ai un cahier où j'ai écris tous mes vrais buts dans cette vie, des moments où j'étais super heureuse, je note ça pour me faire rappeler à chaque moment triste de mes joies.
J'ai fait même un design pour ma future maison, ...
J'écris des poèmes qui m'encouragent à être plus forte.
Je peux dire enfin que je suis heureuse pour de vrai cette fois...

J'espère tout le bonheur pour vous.
Carla Bandit
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Re: Urgent, Un coming-out...

Message par Carla Bandit »

Il s'avère que j'étais maniaque à l'époque où j'ai écrit cet article...Ça me choque de relire ce que j'ai moi même écrit ici :?
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