Mutilation inconsciente ?

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......
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Mutilation inconsciente ?

Message par ...... »

Bonjour, bonsoir.
Alors voilà, j'ai 15 ans, bientôt 16, et ça fait plusieurs années que j'ai une plaie au niveau de la cheville (je crois que ça a commencé quand j'avais moins 10 ans, je ne me souviens plus de la raison de l'apparition de cette plaie). Et petite déjà, j'avais une sorte d'obsession et de besoin de gratter mes plaies, et celle-ci n'y a pas échappé. Mais depuis 3-4 années j'essaie d'arrêter de toucher à cette plaie en particulier. La journée c'est facile, mais la nuit c'est autre chose. C'est là tout le problème.
Je me réveille souvent en constatant que j'ai gratté cette plaie durant mon sommeil (jusqu'au sang), parfois si violemment que ça fait mal pendant toute la journée. J'ai essayé de me couper les ongles à ras, d'appliquer régulièrement des crèmes cicatrisantes, de porter de grosses chaussettes et des gants pendant la nuit, mais rien n'y fait : c'est toujours la même chose. Pire encore, plus j'accorde d'importance au problème, moins je dors, par peur d'y retoucher. Jusqu'au point d'avoir fait des insomnies à un moment.
Et c'est là que je me pose la question : est-ce de la mutilation ? J'ai trouvé dans la définition de la mutilation que empêcher des plaies de cicatriser et se gratter au sang est de la mutilation, MAIS, que la mutilation est consciente et faite sciemment. Or, ce n'est pas mon cas puisque je ne garde aucun souvenir de ce que je fais dans mon sommeil et que je ressens rien sur le moment.
Donc, existe-t-il de la mutilation inconsciente ? Si non, qu'est-ce que c'est que ça ? Et comment lutter contre ?

P-S : oui, j'en ai parlé à mes parents, oui, ils savent déjà tout, mais non, ils n'ont pas essayé de m'aider.
......
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Re: Mutilation inconsciente ?

Message par ...... »

Merci, mais une vengeance de quoi ? Et qu'est-ce qu'un psy clinicien ?
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Archutopie
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Re: Mutilation inconsciente ?

Message par Archutopie »

- “ Et qu'est-ce qu'un psy clinicien ?
C'est un expert de la santé mentale
Qui étudie, diagnostique et soigne
Les troubles psychiques et les souffrances morales

Il se base sur deux sciences fondamentales
La psychologie clinique et la psychopathologie
Qui cherchent à comprendre le psychisme humain
Dans ses aspects normaux et pathologiques

Il utilise parfois la psychanalyse
Comme outil pour décrypter l'inconscient
Mais il peut aussi choisir d'autres voies
Comme la psychologie cognitive ou humaniste

Il reçoit des personnes en difficulté
Qui demandent son aide et son écoute
Il les évalue avec des tests ou des projets
Il les accompagne avec des psychothérapies

Il peut travailler dans divers domaines
Selon sa spécialisation et son envie
Il peut œuvrer dans le secteur médical
Ou médico-social, auprès des malades ou des enfants

Il peut également œuvrer dans le secteur scolaire
Ou éducatif, auprès des élèves ou des étudiants
Il peut enfin œuvrer en libéral
Dans son cabinet ou avec d'autres praticiens

Pour devenir psy clinicien, il faut avoir
Un master 2 en psychologie clinique
Dubreuil
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Re: Mutilation inconsciente ?

Message par Dubreuil »

par...
voici un début "général"... Se mutiler c'est se punir. Se mutiler c'est se sentir coupable de ne pas être celle ou celui que l'on pense que les autres voudraient que l'on soit.
C'est se dire que l'on déçoit. Que si on est violenté(e), grondé(e), humilié(e) c'est qu'on le mérite et que c'est bien fait pour nous. Et on en rajoute parce que l'on s'en veut de supporter cela et d'être à la fois aussi méprisable.
Se mutiler c'est faire un temps que la douleur physique soit plus forte que la douleur morale.
Se mutiler c'est au moins faire ce que l'on veut sur soi et de soi, " on a pas décidé de notre naissance, on peut au moins décider de notre souffrance."
Se mutiler c'est jouir. D'une certaine façon, se donner du plaisir.
Se mutiler c'est se punir d'avoir l'impression de n'être rien pour l'autre, de ne pas être aimé(e), ni apprécié(e), ni entendu(e).
C'est ne pas trouver les bons mots à dire aux bonnes personnes, et de les faire sortir avec le sang. Comme faire sortir sa colère sans faire de mal à l'autre.
C'est aussi avoir des idées de meurtre, de " mauvaises " pensées sur celui ou celle qui nous empêche de vivre, de parler, d'évoluer, et d'avoir trouvé ce seul moyen pour ne pas aller encore plus mal.
Enfant, adolescent, c'est savoir que nous sommes dépendant de l'adulte, de l'autre, des autres, et qu'il faut ravaler la colère et sa haine, attendre, toujours attendre pour être libre.
C'est avoir envie de secouer l'autre en lui disant tout le mal qu'il nous fait, tout le mépris que l'on a pour lui, et tout l'amour qu'on lui voue.
Chaque fois que vous vous mutilez vous appelez à l'aide. Ce sont des tentatives de suicide pour résoudre à tout jamais ce que l'on ne sait pas exprimer, mais qui, quand on se fait du mal physiquement, cesse un temps de nous faire du mal moralement.
Si on se punit sans savoir pourquoi, c'est que dans son enfance on a cru être méchant et mériter que l'on ne soit pas aimé comme on voulait. Et comme on ne peut pas exprimer sa colère de ne pas être aimé, comme on ne peut pas en vouloir à ses parents ou autre, comme ils sont plus forts que nous, qu'ils sont tout-puissants, et que ce serait encore pire si ils savaient qu'on leur veut du mal parce qu'ils ne nous aiment pas, alors on se fait du mal à soi.
On se punit de ne pas savoir se rendre " aimable ".
Un peu comme si l'on se disait :
- C'est bien fait pour toi si on ne t'aime pas, tu ne mérites pas qu'on t'aime, allez prends ça, et encore ça !
Et bien sûr que ce n'est pas de la faute de l'enfant.
Bien sûr que ce sont les adultes qui sont violents et imposent à l'enfant leur bêtise, leur injustice, des coups ou mauvais traitements psychologiques !
Mais l'enfant croit que c'est normal, que c'est de sa faute, qu'il le mérite.
Alors il se punit d'être puni.
L'automutilation est due à beaucoup d'éléments propres à chaque personne, mais il en ressort toujours qu'elle se pratique sous le coup d'une grande souffrance morale, d'une intense culpabilité ou d'une croyance erronée basée sur des sévices psychiques ou corporels infligés par autrui et qui ont fait croire au sujet qu'il n'était pas digne d'être aimé, parfois même de vivre.
L'automutilation est également associée au masochisme extrême ou la jouissance de se faire mal, pour se punir d'une faute jugée impardonnable, est à un moment donné plus forte que la douleur physique et morale. Le sujet en éprouve alors une paix intérieure de quelque durée, jusqu'à ce qu'il se sente obligé de recommencer.
( Vous pouvez rencontrer ces symptômes psychiatriques, par exemple dans la religion catholique où des " saints " sont décrits comme se flagellant afin de se punir d'avoir eu des gestes ou des pensées impures. )
Le masochisme est très difficile à " guérir ", car il a souvent son écho avec une jouissance sadique provoquée par une autre personne, ou retournée contre le sujet lui-même, par lui-même.
PSYCHOLOGUE CLINICIEN - ANALYSTE
Dubreuil
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Re: Mutilation inconsciente ?

Message par Dubreuil »

NB. Mais il n'est pas nécessaire de répondre immédiatement à la demande, au questionnement, au désir, etc... il est important de laisser la curiosité, la peur, le fantasme, la magie, l'émotion, etc... opérer, car "nous avons déjà "notre réponse" en nous, ce qui fait justement que c'est pour cela que nous allons voir un psy clinicien, parce que ce n'est pas la question qui nous fait souffrir mais la réponse que nous avons déjà (par exemple l'angoisse, les tocs, la mutilation) pour laquelle nous n'avons pas encore trouvé la bonne question...
PSYCHOLOGUE CLINICIEN - ANALYSTE
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