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Forum adulte, aide psychologique gratuite
Clematite
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Message par Clematite »

Bonjour,

J'écris en cette nuit car je suis fatiguée, bien que je ne réussisse à m'endormir.

J'ai besoin de parler, d'extérioriser et j'aurais réellement besoin d'exulter mais je n'y arrive pas.

Un sentiment que tous mes efforts sont voués à l'échec sur tous les pans de ma vie. Une impuissance que je n'arrive à dépasser depuis x années.

L'impression qu'on me pousse la tête dans l'eau dès que je tente d'émerger. Qu'on me dit : reste a ta place.

J'ai vu des psys, j'ai déménagé, j'ai cherché à me créer une nouvelle vie mais c'est comme si tout me ramenait au même endroit.

Perte de travail, retour dans ma famille. Je me trouve faible et nulle de ne pas réussir à construire ma vie comme je la souhaiterai. Je me sens a la fois capable de grandes choses et a la fois incapable de petites choses, et donc de rien.

J'exteriorise par des tocs, je me calme par des tocs.

Je ressens mon noyau familial comme très envahissant. Il suffit que je donne n'importe quelle information pour qu'on s'en empare et cherche à le résoudre à ma place.
Je les entends partout me dire comment faire, quoi faire ou ce que je ne dois pas faire. Elles sont particulièrement contrôlante.

Ma grand mère est un moulin à parole vide. Elle parle pour rien dire, c'est fatigant. Tout m'use et je ne comprends pas pourquoi.

J'essaie de prendre du recul mais la rage s'accumule malgré tout.

La distance m'a aidée à prendre mon autonomie.
Seulement, même lors de cette délivrance, je rencontrais énormément de difficulté à aller vers l'extérieur et finissais par devenir déprimée.

Pas d'hommes dans cette famille nucléaire. Enfin si mon oncle, qui est tout aussi impuissant que moi ou du moins qui lui aussi s'est renfermé sur lui-même.

Dès que je donne un grain à moudre (pas d'emploi, récente découverte de maladie, ou même juste le fait de faire une chose différemment d'elles etc etc...), elles se l'approprient : "c'est mieux si tu fais comme ça". Je me sens a la fois envahie et désinvestie de moi-meme. Comme éjectée de mon propre corps. J'ai beau dire les choses, gueuler un bon coup, prendre les choses sur moi, rien ne fonctionne.
Comme si je manquais de conviction pour que ce soit entendu, et pourtant... Je parle a des sourdes. Je suis devenue intolérante à elles et en même temps je n'arrive pas à construire ma vie sereinement en étant éloignée non plus.

On me donne le sentiment qu'à chaque action que je fais, cela aura des conséquences sur leur bien-être. C'est affligeant.

J'ai beau en parler avec les psys, ils s'arrêtent peu dessus car j'ai vécu quelque chose de plus "grave" plus jeune. Seulement, je sais que c'est ça qui me bouffe. Je n'ai pas les outils. Mes efforts restent vain et je suis fatiguée.

Je ne sais plus quoi faire. J'ai vraiment besoin de conseils ou d'outils, de suggestions pour agir autrement.

Dubreuil
Psychologue clinicien
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Message par Dubreuil »

J'ai beau en parler avec les psys, ils s'arrêtent peu dessus car j'ai vécu quelque chose de plus "grave" plus jeune.
*** C'est sur ce qui est grave qu'il faut s'arrêter, en y trouvant une solution émotionnelle adéquate.
Pourquoi dites-vous que les psys s'arrêtent peu sur votre problématique ?

Seulement, je sais que c'est ça qui me bouffe. Je n'ai pas les outils. Mes efforts restent vain et je suis fatiguée.
*** Tout dépend ce que vous entendez par psys. Un(e) seul(e) suffit, ce ne sont pas des devins mais des accompagnateurs dans la recherche de la bonne question qu'il faut vous poser expliquant les symptômes de votre mal-être. C'est vous qui savez.

J'ai vu des psys, j'ai déménagé, j'ai cherché à me créer une nouvelle vie mais c'est comme si tout me ramenait au même endroit.
*** Où que vous alliez, si vous n'avez pas trouvé réponse à votre mal-être il est en vous et vous suivra partout.

Je ressens mon noyau familial comme très envahissant. Il suffit que je donne n'importe quelle information pour qu'on s'en empare et cherche à le résoudre à ma place.
Je les entends partout me dire comment faire, quoi faire ou ce que je ne dois pas faire. Elles sont particulièrement contrôlante.
*** Se focaliser sur une personne, c'est ainsi éviter de se remettre en question. Se dire " qu'on lui fait du bien " avec ses conseils, c'est se donner de l'importance, une bonne conscience, et faire l'impasse sur la noirceur qui nous habite.

Ma grand mère est un moulin à parole vide. Elle parle pour rien dire, c'est fatigant. Tout m'use et je ne comprends pas pourquoi.
*** Pourtant votre phrase est complète, elle contient la demande et la réponse.

J'essaie de prendre du recul mais la rage s'accumule malgré tout.
*** Ce serait bien de la crier, de l'exprimer, de la dégager, dans une thérapie de groupe. ( psychodrame de Moréno, par ex. )

La distance m'a aidée à prendre mon autonomie.
Seulement, même lors de cette délivrance, je rencontrais énormément de difficulté à aller vers l'extérieur et finissais par devenir déprimée.
*** C'était pourtant la meilleure solution. Et " la dépression " est salutaire pour aller au creux de la vague et pouvoir ainsi s'en extraire. C'est là qu'il faut l'accompagnement d'une thérapie.

Dès que je donne un grain à moudre (pas d'emploi, récente découverte de maladie, ou même juste le fait de faire une chose différemment d'elles etc etc...), elles se l'approprient : "c'est mieux si tu fais comme ça". Je me sens a la fois envahie et désinvestie de moi-meme. Comme éjectée de mon propre corps. J'ai beau dire les choses, gueuler un bon coup, prendre les choses sur moi, rien ne fonctionne.
Comme si je manquais de conviction pour que ce soit entendu, et pourtant... Je parle a des sourdes. Je suis devenue intolérante à elles et en même temps je n'arrive pas à construire ma vie sereinement en étant éloignée non plus.
*** Vous savez très bien que vous vous plaignez pour rien. P A R T E Z . Apprenez à ne plus être dépendante de l'autre, à ne pas vouloir en être aimée à tout prix. Chercher l'entendement " des sourdes " est paradoxal !!!

On me donne le sentiment qu'à chaque action que je fais, cela aura des conséquences sur leur bien-être. C'est affligeant.
*** Pensez d'abord à votre propre bien-être. P A R T E Z.
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
DE de psychomotricité - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse
*** Pas de consultation via internet, ni d'appel téléphonique, ni de mail. Merci de votre compréhension.

Clematite
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Message par Clematite »

*** C'est sur ce qui est grave qu'il faut s'arrêter, en y trouvant une solution émotionnelle adéquate.
Pourquoi dites-vous que les psys s'arrêtent peu sur votre problématique ?

.En fait, on peut dire que j'ai eu une double vie car mes parents se sont séparés alors que je n'avais que quelques mois.

Il y a eu cet événement provocateur de stress post-traumatique dans une partie de famille, qui, à mon sens, a été "élucidé", travaillé avec les psys. J'avais des reviviscences pour l'événement qu'aujourd'hui je n'ai plus. Ça n'a plus de prise sur moi, je peux en parler sereinement.

Cependant, il me reste l'autre côté de ma famille. Et c'est vraiment au moment où j'ai voulu prendre mon envol que l'étau s'est refermé sur moi. C'est vraiment à partir de là que j'ai commencé à me sentir engloutie. Alors que plus jeune, je sentais une liberté beaucoup plus grande bizarrement, une plus grande autonomie. On me laissait seule assez facilement.

Et bien que j'ai pu évoquer le sujet, c'est comme si cela avait moins d'importance pour les psys. Alors que pour moi, ça prend trop de place pour être vivable.

Je comprends l'idée de partir, et c'est ce dont j'ai envie. J'ai un désir de construire ma vie. Je me sens juste démunie, sans armes, sans ressources, sans outils efficaces pour vivre cette vie.

Tout m'a toujours été plus ou moins dicté. Quand je suis partie, j'ai fais en sorte de ne rien dire sur ma vie pour éviter les prises en charge, les "tu dois". Mais à côté de ça je n'ai pas trouvé à l'extérieur l'écoute ou l'importance que ma famille pouvait donner à mes problèmes.

En écrivant, je vois le paradoxe. Ça m'étouffe, mais j'en ai besoin. J'ai l'impression d'avoir un énorme besoin d'attention et que pour ça je sacrifie mon autonomie. Je ne sais pas comment allier amour et autonomie. J'ai toujours l'impression de perdre l'un des deux. Et ce même au travail maintenant que j'y pense, et partout en fait. Quelque chose m'échappe. Je ne sais pas quoi en penser.

Minijeune
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Message par Minijeune »

Bonsoir,
C'est bizarre, je ne reconnais un peu dans vos écrits.
J'ai, moi aussi, cet espèce de paradoxe intérieur...
Aller vers l'autonomie ou rester dépendante.

Vous dites que vous ne cherchez pas de prise en charge... pourtant, j'en comprends que lorsque vous êtes "autonome", vous le vivez comme une perte d'amour, comme une perte d'attention... ça vous fait réagir...

J'ai moi aussi une blessure d'enfance, un traumatisme... je me suis fait abuser sexuellement par mon père qui est un pervers narcissique... et ma mère, n'est pas mieux dans sa névrose et toute la violence psychologique qu'elle m'a fait vivre alors que je la remplaçais symboliquement comme "amoureuse" de son mari... bref... je le nomme parce que c'est ça qui est arrivé... je n'ai pas fait le tour de la question de mon côté, et ce traumatisme n'est pas réglé... et il a été aussi l'élément déclencheur de plusieurs souffrances et mécanismes de défense. Je le nomme comme ça, parce que pour moi, ce n'est pas clair, de quel traumatisme vous parlez... de la séparation de vos parents, ou il y a eu autre chose... que vous ne voulez peut-être pas mettre de l'avant parce que vous ne voulez pas que ça prenne toute la place... comme ça l'a peut-être déjà fait... tout le monde peut aller à son rythme cela dit... et ce n'est pas parce qu'on ouvre sur un sujet qu'il va finir à appartenir à l'autre... o peut faire le chemin qu'on veut, quand on veut... un psy ne devrait pas imposer les sujets ou forcer une personne à aller dans une direction...

Bref, tout ça pour dire que pour ma part,il m'a fallu 2 ans de thérapie avant de commencer à aborder ce sujet que je n'étais pas capable d'aborder... et j'entame ma 4e année de thérapie avec une psy psychodynamicienne... et je suis loin de penser que j'ai fait le tour de la question...

Je me reconnais un peu aussi dans ce que vous décrivez comme étant possiblement, une malchance infinie qui plane sur votre vie... et le fait de rester dans un milieu pour ne pas ressentir ce sentiment d'abandon... ce que vous semblez appeler "perte d'amour"... lorsque vous prenez votre envol...

Au niveau comportemental, je gâchais ma vie... en faisant un tas d'actions parfois conscientes, parfois inconscientes, qui me ramenait toujours à ma misérable vie... pas plus tard que l'été dernier, je tombais encore malade, je me suis ramassée hospitalisée en psychiatrie parce que je foutais ma vie en l'air... incapable de passer à travers un déménagement, un changement de job, le voyage de ma soeur... retour a la case départ... j'ai failli tout perdre... bien sûr, j'aurais me déresponsabiliser encore plus et juste dire que j'étais malade et que je devais continuer d'être institutionnalisée... je me suis ramassée dans une ressource intermédiaire de l'hôpital, avec des personnes âgées pas autonome... qui n'étaient même pas capable de manger et de prendre leur douche seuls... j'airais pu dire que je vivais une trop grosse situation d'inadaptation et me laisser aller... j'aurais pu mettre la faute sur ma rupture de kyste ovarien, qu'on pensait être un cancer un moment donné... et dire que les examens physiques ont ravivé mon traumatisme et que j'avais le droit de rester dépendante du système et de recevoir de "l'amour" et de l'attention du corps hospitalier... (note à moi-même... corps hospitalier... c'est drôle dans le contexte!)... j'avais tout pour dire que ma vie était misérable... et pour m'appitoyer sur mon sort...

Mais cette fois-là, je me suis rendue trop loin... j'ai atteint une limite personnelle... celle de me ramasser dans une institution, où je ne fittais vraiment pas... et j'ai décidé que j'allais me reprendre en main... parce que oui oui, on peut choisir là où on s'en va... et quelle importance on donne aux événements, aux réactions des autres, à nos propres interprétations...

Je suis certaine que vous avez plein de velles forces...
Et en quelque part, je pense aussi que si vous vous mettiez à vous questionner... vous verriez que vous êtes en partie responsable de ce qui vous arrive...

Vous savez, personne ne m'a sauvé... et j'ai beaucoup déménagé aussi dans ma vie, pour me ramasser partout malheureuse... il a fallu que j'aille à la source du problème... et ça fait mal aller là... mais pour vrai, une fois que c'est passé, ça va bien... parce qu'on le choisit... pas parce que la vie finit par être gentille avec nous!

Dubreuil
Psychologue clinicien
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Re: Aucun résultat

Message par Dubreuil »

*** Peut-être parce que l'on finit par être gentil avec soi ?
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
DE de psychomotricité - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse
*** Pas de consultation via internet, ni d'appel téléphonique, ni de mail. Merci de votre compréhension.

Clematite
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Message par Clematite »

Bonjour,

Je vous remercie pour vos retours à toutes les deux et excusez moi pour le retard.

Et merci minijeune de m'avoir fait part de votre histoire.

Je préfère ne pas évoquer l'événement en question mais disons que c'était un acte violent sur un de mes parents suite à une dispute dont j'étais le sujet. Avec la thérapie je m'en suis départie et aujourd'hui je ne me sens plus coupable. En fait, j'ai fait une tcc pour les TOC à la base et on a travaillé sur cet événement qui était source de stress post traumatique. Ça m'a vraiment aidé à reprendre du poil de la bête. C'est pour ça qu'à mon sens ce sujet n'intervient plus dans ma problématique.

En terme de responsabilité, je comprends que nous sommes responsable de notre vie. Vous évoquez une notion de malchance seulement je ne vis pas les choses de cette manière car je pense qu'on a tous notre lot de problèmes.

Seulement j'ai une famille qui, elle, se sent mal chanceuse : "c'est toujours dur nous que ça tombe", "les autres sont quand même bien lotis par rapport à nous“. Et à chaque évènement même mineur, c'est limite un drame.
Par rapport à l'événement en question qui m'est arrivé jeune, j'arrive à prendre du recul et à garder sang froid de manière générale même sur des soucis plus importants. Mais en leur présence, ça déteint sur moi.

Par exemple pour ma recherche d'emploi, le fait qu'ils en parlent de façon négative avec inquiétude me met dans un état d'esprit vraiment pas attirant et serein pour les entretiens. Or je cumule les cdd sans réussir à obtenir de cdi et je dépends d'eux en ce moment pour me loger.

Idem, je me sens très peu encouragée à faire des expériences, bien au contraire.

En fait ce que je veux dire justement c'est que j'ai le sentiment d'avoir la responsabilité de ne rien devoir faire de ma vie pour que ma famille ne soit pas déstabilisée. Parce que prendre des risques (des risques mineurs) pour moi, pour eux c'est prendre des risques les entraînant dans des problèmes.

Donc oui je pense que vous avez raison Mme dubreuil quand vous me dites de partir. La conjoncture actuelle compliqué juste les choses.

Seulement, j'aimerais aussi comprendre pourquoi ils agissent comme ça, pourquoi ils ne cherchent pas à vivre et pourquoi je me laisse embarquée là-dedans quand je me retrouve avec eux.

Minijeune
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Re: Aucun résultat

Message par Minijeune »

Bonjour,
Je ne suis pas psychologue mais je crois que le fait que vous ne soyez pas capable de nommer l'événement démontre, dans un certain sens, que vous avez peut-être travaillé très fort pour que le traumatisme vous affecte moins, mais qu'il n'est pas résolu...

Sinon, vous n'auriez pas peur de l'écrire, de le lire, de comprendre que ce que vous écrivez, c'est ce que vous avez vécu. Et je ne vous dis pas ça parce que je pense qu'il faut que vous l'écriviez... c'est correct de ne pas être en mesure de le faire, de respecter son rythme et d'essayer de ne pas se replonger en contexte traumatique... surtout si vous avez du mal à construire des bases solides dans votre vie, et que vous la bousillez... on m'avait déjà conseillé de faire du EMDR. Peut-être que ça pourrait vous aider.

Mais bon, tout ça pour dire que ce que je sens dans vos écrits, c'est qu'il y a encore plusieurs éléments déclencheurs qui vous ramène à votre traumatisme...

Je vais vous raconter une autre tranche de vie.
Ça fait très longtemps qu'on me conseillait de prendre mes distances par rapport à mes parents. Je le savais, en quelque part, que je devais le faire... partir loin, couper les ponts... mais j'en étais incapable... parce que justement, de penser au fait qu'ils m'avaient abandonné dans un sens, qu'ils étaient malveillants, qu'ils ont abusé de moi... ça me faisait tellement plus mal que de tolérer d'être avec eux (du moins, c'est ce que je pensais)... que je restais près d'eux... je les laissais faire prétextant que j'aimais mieux ne pas sentir que dans le fond, mes parents ne m'aimaient pas... qu'ils s'aimaient eux... qu'ils avaient profiter de moi. Bref, c'est tout un deuil de prendre cette décision là... et de comprendre qu'il n'y a personne qui va les remplacer (mis à part soi-même)... c'est aussi difficile à accepter...

Le problème, c'est qu'en restant auprès d'eux, à chaque fois que je vivais une situation qui me ramenait exactement dans mes traumatismes, ça me déclenchait... et j'avais besoin de crier comme je le pouvais que quelque chose ne marchait pas... et je finissais par me détruire, en espérant qu'ils puissent voir qu'ils me faisaient mal... que leurs agissements n'étaient pas corrects... mais ce n'est jamais arrivé.. parce qu'au lieu de se poser des questions, ils jouissaient de me voir ainsi, et de comprendre, en quelque part, que leur emprise sur moi fonctionnait encore et toujours.

En septembre dernier, je me suis choisi... et j'ai été enfin capable de couper les ponts. Depuis, c'est le jour et la nuit. Je vis un apaisement et je n'ai plus besoin de détruire ma vie pour dire qu'il y a quelque chose qui cloche. J'ai moins peur des relations, je suis plus capable d'investir des relations avec des personnes bienveillantes, sans toujours avoir peur que toute l'histoire se répète... qu'on profite de moi, qu'on me fasse violence.

Ça n'a pas été une décision facile à prendre, mais j'ai tellement évolué depuis!! J'investie ma vie d'adulte!

Mais pour ça, il faut aussi renoncer à des bénéfices secondaires, tenter de trouver au niveau identitaire d'être autre chose qu'une victime ou celle qui n'est pas capable de bâtir sa vie et qui reste misérable... parce que oui, d'être cette victime qui n'est pas capable de rien faire, ça vient avec des bénéfices... mais qui, croyez-moi, ne valent pas du tout la peine vis à vis tous les bénéfices qui vous attendent si vous vous choisissez!!

Mais pour ça, il faudra renoncer à être cette clématite.
Je ne sais pas si c'est votre réel nom, et ce n'est pas important... mais une clématite, ça ne grandit pas si ça n'a rien à quoi s'accrocher. Je me souviens qu'on avait ces fleurs dans ma cour arrière quand j'étais jeune. Elles avaient besoin d'un tuteur ou d'une clôture pour s'accrocher, grimper, et monter en fleur. Elle est dépendante de ce support... je trouve que c'est symbolique en lien avec ce que vous racontez...

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