Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

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LES ETONNANTS BIENFAITS DE ... L'H Y P N O S E... H U M A NI S T E

Annabel Glise
hypnotherapeute humaniste

Cabinet Thérapeutique (ou visuo conférence)
30 Avenue Jean Bares
06100 Nice
06 61 80 53 18


« Il n'y a qu'une façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoir réussi. »
Olivier Lockert

EN SAVOIR PLUS SUR L'HYPNOSE HUMANISTE

Né le 12 décembre 1970, Olivier Lockert, originaire de Charente-Maritime, est à l'origine du courant de l'hypnose humaniste. Après dix années de pratique intensive de l'hypnothérapie et de nombreuses rencontres avec la fille de Milton Erickson, psychiatre, qui a consacré de nombreux travaux à l'hypnose thérapeutique, il devient enseignant en hypnose Ericksonienne.
Hypnothérapeute depuis 1986, Olivier Lockert est l’auteur de nombreux articles et d’une douzaine d’ouvrages sur l’Hypnose, la thérapie et le développement personnel. Ses livres Hypnose et Métaphores ont été diffusés dans 55 pays. Formateur international d’excellence, membre-fondateur de la société internationale Ericksonienne, il fut récompensé par le gouvernement français en 1994 pour son travail thérapeutique auprès des personnes handicapées. Il travaille avec différentes associations comme les Paralysés de France, et intervient auprès de personnes handicapées mentales. 
En 1995, Olivier Lockert crée avec Patricia d'Angeli, l'IFHE (Institut Français d'Hypnose Ericksonienne), le premier institut francophone de formation en Hypnose, au monde.
Apportant son aide aux personnes victimes de catastrophes naturelles et humaines, Olivier Lockert est un membre fondateur de Aide Psychologique sans Frontière, organisation humanitaire internationale, et s'occupe en France de la Certification de Compétence des Coachs et Psychothérapeutes pour l'association européenne AEC3P, réunissant des professionnels reconnus pour leur compétence.
Olivier Lockert pratique aujourd'hui l'Hypnose Humaniste essentiellement de manière bénévole, et intervient régulièrement auprès d'hôpitaux, associations, et organisations humanitaires.

Comment fonctionne l'hypnose humaniste
On peut progressivement faire disparaître la douleur physique, mais on ne peut pas guérir durablement une douleur morale sans prendre en considération le pourquoi de cette douleur. La comprendre ne suffit pas, il faut également agir sur notre état émotionnel avec un outil simple et efficace qui permettra de soigner notre être profond, rapidement et durablement.
En utilisant les techniques habituellement employées en hypnose ericksonienne, Olivier Lockert a testé le fait de «réveiller» une personne déjà réveillée, c'est à dire, une personne se trouvant comme vous et moi, dans un état ordinaire de conscience. Elle est alors entrée dans un état de conscience d'elle-même plus élevé, comparable à ce qu'en hypnose Eriksonienne on appelle, la transe hypnotique.
Sauf que pendant la transe hypnotique, on se sent un peu pâteux, un peu engourdi, alors que durant cette expérience, la personne s'est sentie en pleine forme, en état de conscience augmentée, l'esprit très clair comme après une excellente nuit de sommeil !

Transe hypnotique, et l'Hypnose Humaniste
La transe hypnotique est un état naturel que nous expérimentons spontanément plusieurs fois par jour. En voiture lorsque nous conduisons il arrive que notre esprit s'évade, et nous arrivons à destination sans même nous être rendu compte de la distance parcourue. Ou encore, devant notre ordinateur nous sommes pris par notre tâche, nous oublions la notion du temps, il n'existe plus.
Cet état d'hypnose naturelle concerne tout le monde, quels que soient l'âge ou la culture. C'est un état psychologique imaginatif, une sorte de « pilotage automatique » où l'on s'est mis tout seul, un état de rêverie qui a naturellement modifié notre état de conscience, mais un état lucide où l'on sait que l'on rêve et que l'on souhaite rester dans ce rêve.

Le principe auto-guérisseur de l'Hypnose Humaniste
En Hypnose Humaniste, la psychologie profonde de la personne est très importante, cette forme d'hypnose fait le lien entre – comprendre - qui est l’héritage européen de la psychanalyse, et - agir maintenant – qui est l’aspect américain de la thérapie brève. Le travail de changement vers un mieux-être en sera paradoxalement très simple et très profond.
Au premier rendez-vous, l'anamnèse. Cet entretien préliminaire qui permet à la personne de bien comprendre le contexte de sa problématique, afin de pouvoir se la représenter de façon symbolique, exactement comme dans les contes de fées où, par ex, le loup peut symboliquement représenter une sensation de danger, ou la terreur d'être attaqué(e).
Les symboles sont le langage de notre inconscient, l'hypnothérapeute les utilise pour nous aider à communiquer avec notre Moi intérieur. Par la parole il nous guide dans nos différents environnements imaginaires et symboliques, pour nous aider à comprendre, et résoudre, ce qui faisait obstacle à notre désir de bien-être et d'évolution.

La parole dans l'Hypnose Humaniste
Il n'y a pas de communication sans influence, mais influencer n'est pas manipuler, ni pervertir. Parce que manipuler, c'est ne pas respecter les objectifs de l'autre, tandis que communiquer, ce peut être observer et s'adapter en restant intègre.
Il y a des prédispositions au langage, langage du corps ou chacun parle volontairement, ou à son insu, dans des gestes, des tics, des regards, des postures. Langage de ce que l'on est, de ce que l'on désire être, de ce que l'on ne veut surtout pas être, dans les mots que l'on dit à la place d'autres mots, dans ses maladresses physiques, dans les oublis, dans ce que l'on est sûr de penser maintenant et qui sera différent un peu plus tard, parce que nous évoluons.
Il y a aussi bien d'autres façon de parler sans parler, ou de parler sans vouloir ou sans pouvoir dire ce que l'on veut dire.
Dans l'Hypnose Humaniste, la parole passe très simplement par des prises de conscience personnelles, elle n'est pas une prise de pouvoir ou de manipulation sur l'autre, mais sur ses propres peurs et ses fantasmes. Dans l'écoute bienveillante du thérapeute on la prend en son nom, telle qu'elle est en nous, pour la porter à notre propre conscience, à notre propre connaissance, à notre propre compréhension, on s'écoute vraiment parler,

Mises en garde
L'Hypnose Humaniste ne traite pas les problèmes mécaniques comme les fractures, l 'arthrose, les tendinites, l'ostéoporose, les maladies virales. En revanche, elle peut soulager la douleur et aider à renforcer les défenses immunitaires de l'organisme pour favoriser la guérison.
L'Hypnose Humaniste ne se substitue à aucun avis ni traitement médical. Les traitements en cours ne peuvent et ne doivent être suspendus que sur recommandation expresse du corps médical, même si vous constatez une amélioration au cours de vos séances d'hypnose.
Les troubles psychologiques relevant de la psychiatrie tels que les délires, la psychose, ne peuvent en aucun cas être traités par l'hypnose.
L'Hypnose Humaniste permet de corriger les dysfonctionnements internes de la personne. C'est une méthode éprouvée d'une grande efficacité pour parvenir à un alignement entre les actions réelles de tous les jours, nos ressources inconscientes et nos aspirations véritables et conscientes

Déroulement de l'Hypnose Humaniste
Si une thérapie en Hypnose Humaniste peut être brève, car bien des problèmes trouveront leur solution en 1 à 3 séances, certaines demandes présumeront d’un mal-être profond qui nécessitera de multiples prises de conscience et la construction, petit à petit, d’une manière toute nouvelle de vivre. Dans ce cas, la thérapie demandera une évolution de conscience et une maturation d’esprit qui prendra plus de temps.
Pendant une séance d’hypnose humaniste, c’est la personne elle-même qui agit pour trouver la solution à son problème. L’hypnothérapeute fait office d’un guide dont le rôle est d’aider le patient à ouvrir les portes de son propre esprit. C’est d’ailleurs pour cette raison que le patient doit rester entièrement conscient. Dans l'hypnose classique, à l’inverse, le patient est complètement passif dans son induction puis sa guérison.
Le thérapeute utilise la phrase de « mise sous hypnose » pour permettre au patient de se reconnecter à ses émotions, à ses sensations et à son environnement. Avec son accord il le guide alors dans des environnements imaginaires où ce dernier prend pleinement conscience de ses problématiques.
L’inconscient est la partie où se réfugie l’origine des peurs, des angoisses, des comportement, et cette partie de notre être ne comprend que le langage des symboles qu'il utilise pour s’exprimer (par les rêves entre autre).
Le thérapeute réutilise donc ces symboles pour communiquer avec l’inconscient de la personne. C’est ce qui rend l’hypnose humaniste aussi puissante.
Après deux ou trois séances, la personne peut déjà se passer de l’assistance de son hypnothérapeute. Elle utilisera alors tout ce qu’elle a déjà appris pour continuer à s’améliorer. On parlera d’« auto-hypnose ». 

Avenir de l'Hypnose Humaniste
Avec le puissant concours de l'Hypnose Humaniste, nous pouvons apprendre à changer la façon dont nous pensons, ce qui modifie notre façon de sentir, et modifie à son tour la façon dont nous envisageons et traitons les situations difficiles lorsqu'elles surviennent.
Nous pouvons améliorer les pensées perturbatrices qui nous rendent anxieux, isolés, déprimés, enclins à manger «émotionnellement».
Lorsque nous pouvons examiner avec précision et calme les situations sans distorsion de la réalité, de jugements ou de craintes supplémentaires, nous sommes davantage en mesure de savoir comment réagir de manière appropriée afin de nous sentir plus heureux à plus long terme.
Notre esprit, notre corps sont comparables à une maison. Quand on ne la regarde pas, le temps fait son œuvre : elle se fissure, se ternit. En revanche, il suffit de porter son attention sur cette maison, en conscience, pour qu'elle commence à s'auto-réparer.


“La connaissance, c'est partager le savoir qui nous fait grandir”.
Olivier Lockert
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - Analyste - formation au Psychodrame de Moréno (théâtre impromptu) - Formation à la Méthode Simonton (contre le cancer et la maladie grave)
NB. Ne répond ni aux messages privés ni aux appels téléphoniques. Merci de votre compréhension.
N.B. pour lire toutes les informations utiles sur l' HYPNOSE HUMANISTE, tapez : SUJETS ACTIFS, puis ensuite sur : URGENT C'EST LE TOURNANT DE MA VIE. et recherchez : Les bienfaits de l'hypnose humaniste. Renseignements personnalisés par thérapeute : Annabel GLISE, 06 61 80 53 18 sur internet tapez : Annabel Glise hypnothérapeute humaniste à Nice, ensuite : site weeb
Dubreuil
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(suite)

LES INDICATIONS DE L'HYPNOTHERAPIE HUMANISTE
(exemples)


Le manque de confiance en soi
Le stress
Le traumatisme
L'angoisse
L'hypersensibilité
Les insomnies
La phobie
Les troubles obsessionnels compulsifs
Les troubles de l'enfance et de l'adolescence
Le Trouble TDAH
La dépression
Les addictions
Les problèmes de poids
L'anorexie
La boulimie
La procrastination
Le harcèlement moral au travail




EN SAVOIR PLUS

***

SOINS
Aller de l'avant

Le manque de confiance en soi

Sur le plan comportemental, cela se manifeste par de l’inhibition, de l’indécision, de la procrastination et des évitements.
C'est un enfermement dans des comportements contre-productifs qui nous rendent malheureux et dont nous avons peine à nous libérer. 
Nous finissons par nous installer dans un état émotionnel qui produit  l’isolement social et l’ inaction.

Vaincre sa timidité
Les personnes timides ont beaucoup de mal à s'exprimer devant les autres, et un grand nombre souffrent du manque de confiance en elles alors qu'elles sont à l'aise dans une relation et prennent facilement la parole en public.
En fonction de notre éducation, et de ce que nous avons subi dans l'enfance, le manque de confiance en soi est un ensemble d'idées centrées autour de la dévalorisation, du regard et du jugement d'autrui. L'autre est perçu comme meilleur, voire supérieur, et la personne qui manque de confiance en elle va dramatiquement se déconsidérer.
Retrouver équilibre et joie de vivre dans ses relations sociales
Sur le plan émotionnel, le manque d’ assurance  se traduit par une tristesse, de l’anxiété, de l’angoisse et parfois de la honte, qui nous empêchent d'agir en nous distillant des pensées dévalorisantes et négatives.
Retrouver équilibre et joie de vivre dans ses relations affectives
Bon nombre de personnes disent se sous-estimer face à un homme, à une femme, à un père, à une mère, face à son patron, n'avoir plus goût à la vie, rester en arrière-plan, et souffrir de non-reconnaissance,
C'est qu'elles ont simplement perdu confiance en elles, en perdant ainsi confiance en l'autre.
En quelques séances, l'Hypnose Humaniste va redonner à chacun(e) confiance en soi, courage et foi dans l'avenir.
***

Le stress

ll est important de faire la distinction entre stress et traumatisme
Le stress dérègle notre système nerveux mais pour une période relativement courte. C'est une réaction physique primitive du corps humain tout à fait normale. Dans le domaine professionnel, social ou familial, il se déclare lorsque le corps doit faire face à des situations dont il n'a pas trouvé les ressources nécessaires pour les surmonter.
Le traumatisme créé une détresse qui se propage dans toutes nos expériences de vie. Les symptômes du traumatisme peuvent être retardés pendant des mois, voire des années après l’événement. Il arrive également que certaines personnes ne relient pas leurs symptômes avec un traumatisme.
Nous sommes dans le domaine du stress si nous communiquons notre détresse à quelqu’un qui va réagir de manière adéquate, mais que nous revenons ensuite à un état d’équilibre,
Nous sommes dans le domaine du traumatisme si nous ne revenons pas à notre état d’équilibre, et que nous persistons dans un état émotionnel actif.

Les symptômes les plus courants du stress sont une fatigue généralisée, une irritabilité constante, une perte d'appétit, un sentiment permanent de malaise, des bouffés de chaleur, ou encore des palpitations cardiaques.

***
Le traumatisme
On peut parler de traumatisme émotionnel aujourd’hui après la survenue d’événements beaucoup courants : un accident de voiture, une rupture de relation, une expérience humiliante, une maladie potentiellement mortelle ou invalidante, une perte d’emploi
Les événements traumatisants peuvent avoir des répercussions, si la personne n’était pas préparée à le vivre ou ne pouvait rien faire pour l’empêcher de se produire.
Ce n’est pas la cause qui détermine si quelque chose est traumatisant, mais la façon dont la personne va vivre l’événement.
On ne peut pas prévoir comment une personne va réagir à un événement potentiellement traumatisant. La conséquence immédiate du traumatisme est la perte du sentiment de sécurité avec la tenace impression d’être impuissant. La personne se sent écrasée par ce qu’elle vient de vivre.
La personne traumatisée peut avoir, soit un sentiment de danger constant, soit une impression d’être déconnectée de tout sans pouvoir faire confiance à quelqu'un.

Il faut distinguer stress et traumatisme
Le stress dérègle notre système nerveux mais pour une période relativement courte. On retrouve assez vite un équilibre.
Le traumatisme créé une détresse qui se propage dans toutes les expériences suivant
Nous sommes dans le domaine du stress, si nous communiquons notre détresse à quelqu’un qui va réagir de manière adéquate, et que nous revenons ensuite à un état d’équilibre,
Nous sommes dans le domaine du traumatisme, si nous ne revenons pas à un état d’équilibre et que nous vivons toujours dans un état d’intensité émotionnelle active, Cet état est alors une réponse normale au traumatisme qui est un événement anormal.

Symptômes physiques d'un traumatisme
L’insomnie ou les cauchemars,
La fatigue
La difficulté à se concentrer
L’agitation ou la nervosité
Des maux divers ou des douleurs
Le déni ou l’incrédulité
La colère, les sautes d’humeur,
La culpabilité, la honte
Le sentiment de tristesse ou de désespoir
L'anxiété ou la peur
Ces symptômes durent généralement quelques mois et s’atténuent au fur et à mesure que le traumatisme est soigné.
Cependant, on peut être troublé de temps à autre par des souvenirs douloureux ou des émotions fortes, surtout en réponse à des déclencheurs tels que l’anniversaire de l’événement, ou une image, un son, une situation rappellant l’expérience traumatisante.
L'Hypnose Humaniste apprend à gérer les émotions fortes du passé, du présent et du futur. Elle construit, ou reconstruit, une capacité à faire confiance aux autres en rétablissant un sentiment de sécurité.
***
L'angoisse
L'angoisse dit toujours qu'il y a de la vérité qui veut se dire.
Mais quand on vit une crise de panique, on est bien loin de penser qu'elle est liée à un traumatisme, ou des événements douloureux passés, et non résolus. Quand on est angoissé on ne se demande pas si nous avons en nous du réel qui cherche à se mettre en mots à travers le corps. On perd ses repères, on a des malaises, on se sent devenir absent, on perd toute confiance, tout espoir, on croit que l'on va mourir.
Cette situation d'être en proie à quelque chose qui d'un coup nous terrasse et que nous ne comprenons pas, c'est le fait de notre inconscient qui est brutalement « saturé » d'un traumatisme dont les répercussions sont quotidiennes, ou au contraire, trop enfouies dans la mémoire pour nous puissions nous en rappeler.
Quand nous avons la sensation de vivre à côté de nous-même, d'être absent à nos émotions, c'est parce que nous n'avons pas pris garde à ce qui nous a profondément blessé, ébranlé. L'absence à soi-même, c'est être absent à son propre désir manipulé par l'autre, qui nous vole nos repères, qui tue en nous l'espoir, celui d'en découvrir de nouveaux. C'est ce manquement à nous-même qui devient insupportable, alors on préfère s'en écarter, n'y plus penser, on s'absente.
L'Hypnose Humaniste permet de cibler et de traiter très concrètement ces situations stressantes en leur apportant la réponse d'un comportement adapté.

***

L'hypersensibilité
L’hypersensibilité n’est pas un diagnostic, c’est une caractéristique qui doit s’interpréter dans un cadre plus large, en tenant compte de la personne dans sa globalité. Cela est dû la plupart du temps du temps a des problèmes de cognition qui se soignent par l'Hypnose Humaniste.
Les personnes hypersensibles disposent d’un cerveau émotionnel doté d’une grande empathie. Ils sont pleinement orientés vers la «sociabilité» et l’union avec leurs semblables. En d’autres termes, les processus cérébraux des personnes hypersensibles se traduisent par une surexcitation dans les zones neuronales relatives aux émotions et à l’interaction. Elles sont capables de déchiffrer et de deviner les sentiments des personnes qu’elles ont en face d’elles. Mais, dans le même temps, elles ont à gérer un problème très simple, les autres ne font pas preuve de la même empathie !Il y a donc un déséquilibre évident entre la sensibilité des personnes hypersensibles, et celles des personnes qui ne le sont pas.
***
Les insomnies
Il existe quatre grandes catégories des troubles du sommeil : - Les difficultés à s'endormir - Le sommeil agité entrecoupé de réveils brutaux avec impossibilité de se rendormir - Un rythme de sommeil décalé comme l'endormissement impossible avant l'aube - et L e sommeil continu non réparateur, avec la sensation d'être fatigué au réveil.
L'Hypnose Humaniste apprend à canaliser les angoisses responsables de ces insomnies, à rapidement les réduire, voire les éliminer, pour permettre au patient de retrouver un sommeil de qualité et d'en ressentir immédiatement les bénéfices.
***
La phobie

Sur le traitement des phobies, l'hypnose est non seulement un recours possible mais l'une des thérapies les plus efficaces quelque soit l'objet de la peur.
Anxiété – hyperactivité - manque de confiance en soi – dépression réactionnelle – les Tocs – les troubles obsessionnels compulsifs - questions existentielles – troubles d'identité sexuelle – rupture amoureuse – harcèlement – tabac – drogues - anorexie – boulimie - Sensation d’être dissocié, coupé de son corps, de ses émotions, de ses sentiments - Problèmes d’ordre psychosomatiques à répétition, et de cause inexpliquée

Il est important de ne pas confondre peur et phobie.
La peur apparaît dès la naissance, et se poursuit jusqu'à l'enfance, comme la peur qu'éprouvent les plus petits dès que leur mère disparaît de leur champ de vision, la peur du noir, ou la frayeur des fantômes et autres monstres imaginaires.
la phobie est un trouble d'anxiété développé durant l'enfance, suite à un vécu désagréable, mais sachant qu'il n'existe pas de frayeur rationnelle ou irrationnelle, mais seulement la peur d'une force inculte excessive, elle peut resurgir à n'importe quelle période de notre vie.
L'Hypnose Humaniste propose de libérer l'inconscient des données cachées, pour les transmettre au conscient. Une fois cette étape passée, la personne est désormais en mesure de mettre des mots sur ses maux. En second lieu, plus elle sera confrontée à sa phobie, plus le trouble d'anxiété diminuera pour finalement s'éteindre.

***
Les tocs
Troubles Obsessionnels Compulsifs

Dans le trouble obsessionnel compulsif, les pensées intrusives sont définies comme des pensées non voulues, des idées ou des images provoquant de l’anxiété, de la peur, ou de l’inconfort. Le contenu de ces pensées concerne souvent la douleur, la violence, les agressions, le sexe. Parce qu’elles provoquent de la peur et de l’anxiété, les personnes tentent de résister, de les stopper ou de les contrôler. Mais cela ne fonctionne pas souvent ou seulement pendant un petit moment. Les pensées reviennent alors et développent une vie propre.
Les recherches ont montré que certaines personnes traitent leurs pensées intrusives comme un bruit de fond, en reconnaissant ce type de pensée comme normal et sans intérêt, tandis que d'autres vont tenter de donner un sens à ces pensées, une importance, comme si c’était un signe, ou encore la vérité et qu’elles étaient dangereuses.
Les pensées négatives sont une partie de l’esprit humain et de sa capacité créative. Avec cette capacité d’imaginer et d’anticiper toutes sortes de scénarios aussi bien agréables que désagréables, notre esprit est hautement développé pour protéger et résoudre efficacement les problèmes.
Les pensées intrusives négatives n’ont pas de réelle importance, elles sont inoffensives et flottent dans notre esprit.
Pour illustrer cette idée, imaginez le cerveau humain comme étant un ordinateur ou un réfrigérateur. Ces machines, quand elles fonctionnent correctement, font régulièrement des bruits étranges (des cliquetis,des bourdonnements), mais ces bruits ne sont pas préoccupants, ils paraissent plus graves que ce qu’ils sont en réalité. Nos pensées, comme le bruit de l’ordinateur, semblent donc plus graves qu’elles ne le sont.

***
Les troubles de l'enfance et de l'adolescence

Les troubles de l'enfant
Les rêves et cauchemars (lien) - énurésie – tics - traumatismes – anxiété - hyperactivité.
A travers son imaginaire et sa créativité, dans ses jeux, ses pensées, l'enfant a déjà l'habitude d'être à la fois ici et ailleurs. L'Hypnose Humaniste est une connexion à soi-même, et l'enfant est déjà dans son état naturel, connecté à lui-même, éveillé. Il ne se pose pas de questions, il ne se met pas de barrières, il est habitué à vivre dans le monde de l'imaginaire, il est spontané, et comme en Hypnose Humaniste nous travaillons de manière ludique, bienveillante et juste, il se prête facilement au jeu.

Les troubles de l'adolescence
Manque de confiance en soi – dépression réactionnelle – questions existentielles – troubles d'identité sexuelle – rupture amoureuse – harcèlement – tabac – drogues - anorexie – boulimie...
Le cerveau se développe très rapidement durant la petite enfance puis adopte une vitesse de croisière assez lente jusqu’à l’âge adulte.
Le cerveau est formé à 95/100 dès l’âge de 5 ans, mais les secteurs les plus sophistiqués ne complètent leur développement qu’à la fin de l'adolescence.
Dans le cerveau, la partie appelée corps calleux est un ensemble de nerfs réunissant tous les secteurs du cerveau qui participent à son bon fonctionnement, par exemple dans la prise des décisions. Cet ensemble de «câbles» est indispensable à l’intelligence, à la conscience, à la connaissance de soi.
.Au tout début de l'adolescence le cortex préfrontal connaît une poussée de croissance spectaculaire. L’essentiel de la maturation de cette partie du cerveau a lieu entre 12 et 20 ans. Vers 20 ans le cortex est pratiquement maître du contrôle des émotions, de la maîtrise de soi, et de la rationalité des décisions. Tant que le cortex frontal est inopérant les systèmes de compréhension de soi et des autres sont plus ou moins anarchiques.
Il se peut que les années de l'adolescence soient marquées par la rage, la dysfonction, et la désaffection, et ces aspects peuvent restés « gravés » dans la tête de l’adolescent à son passage adulte.
Tout comme le cerveau de l’enfant, celui de l’adolescent est parfois instable, dys-fonctionnel, et imprévisible. On pourrait dire qu’ils ont des circuits nerveux tout neufs qui se déclenchent souvent de façon inattendue. Ils sont momentanément inaptes à contrôler leur impulsivité, à anticiper, et à comprendre les conséquences probables de leurs actes.
Impulsivité et goût du risque sont extrêmement importants dans le développement de la maturité et de l’identité de l’adolescent.
Il est dangereux de demander à un adolescent de se conduire comme un adulte, ou qu’il le fasse en croyant disposer de tous les privilèges de cet état. Il ne sera pas encore en mesure de gérer son autonomie, l’indépendance de ses décisions, et l’évaluation de sa propre conduite, son cerveau ne maîtrise pas tout. Les impulsions cérébrales l’emportent sur le jugement, le comportement souvent particulier est dû à des « ratés » du système nerveux, sans plus. Il faut attendre que ça passe.
La croissance désordonnée du cerveau peut se traduire par d’imprévisibles modes de pensée, où les réactions subites l’emportent sur le jugement rationnel.
Une déficience neurologique peut empêcher l’enfant, puis l’adolescent à bien identifier et se servir correctement des émotions sociales, telles que la peur ou la colère.
Tout ceci ne sont pas des défauts de caractère, de la méchanceté, de la perversion narcissique, mais le résultat transitoire d’un vice de «câblage» qui se réglera avec le temps !
Avec ses techniques adaptées, l'Hypnose Humaniste aide les enfants et les adolescents à retrouver leur état de conscience élevée en leur permettant de traiter rapidement certains troubles ou blocages dont ils souffrent.
Les jeunes adolescents vivent encore beaucoup dans leurs mondes imaginaires, il leur apparaît donc naturel de résoudre leurs problèmes en utilisant les outils symboliques de l'Hypnose Humaniste en utilisant spontanément des techniques dont ils connaissent déjà intimement les codes.
***
Le trouble TDAH
Trouble du Déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité
Le « Trouble Déficit de l’Attention/Hyperactivité » est un trouble neuro-développemental répondant à un diagnostic médical. Il se caractérise par l’expression de symptômes d’inattention, d’impulsivité et d’hyperactivité, et peut s’associer à des troubles de l’apprentissage ou des troubles psychiatriques, alors que l’intelligence est souvent au dessus de la moyenne

Le TDAH est l’un des troubles comportementaux le plus fréquent chez les enfants et adolescents.
Il existe trois formes de TDA/H en fonction de la répartition des symptômes suivants :
1) Hyperactivité -impulsivité dominante
2) Hyperactivité avec inattention dominante
2) Hyperactivité avec symptômes « mixtes »

Chez l’enfant hyperactif, l’activité motrice est augmentée et désordonnée, accompagnée d’impulsivité, de réactions plus ou moins agressives, et d’un trouble déficitaire des fonctions attentionnelles portant préjudice à son efficience scolaire.
L’agitation psychomotrice est due autant par la mauvaise perception du monde où il vit, que par la nécessité de devoir répondre à des impératifs scolaires et sociaux dont il pressent les enjeux sans être en mesure de les anticiper, encore moins de les satisfaire.
Son déficit attentionnel, ses actes interprétés comme irréfléchis mais liés à des troubles praxiques et ses stratégies hasardeuses quelque peu déconcertantes pour l’entourage, se majorent d’un légitime état d’angoisse réactionnel relevant d’une douloureuse prise de conscience identitaire.
On assène à cet enfant hypersensible, la certitude « qu’il est intelligent, et peut mieux faire ». Intelligent, il l’est certainement, mais il ne peut pas mieux faire ! Il fait ce qu’il peut avec ce que ses troubles lui permettent. Il se ressent dramatiquement limité dans ses difficultés d’apprentissage et son retard de développement global.
Avec la conviction qu’il n’est pas en capacité d’honorer l’espoir des adultes, l’enfant porteur d’un trouble TDAH vit dans un univers subjectif où l’agitation impulsive et les décharges motrices sont présentes pour diluer sa dépréciation narcissique et sa grande déception de n’être pas là où on l’attend.
Ainsi limité, nommé comme « différent » au sein de l’école et de sa famille, il peut en venir à présenter fidèlement à l’opinion générale les troubles de l’attention et du comportement attendus pour s’en faire sinon reconnaître, du moins accepté.
Avec le recours de l'Hypnose Humaniste, ces enfants gagnent en confiance, ressentent une diminution de leur stress et une bien meilleure concentration. Les symptômes diminuent considérablement et favorisent, à leur rythme, la gestion de leurs troubles en leur offrant ainsi un soulagement rapide et durable.

***

La dépression

Dans l'évolution de la dépression, ce sont nos propres réactions aux événements, notre interprétation des événements sous notre contrôle, qui finissent par affecter notre qualité de vie. Plus généralement, il s’agit d’un état d’impuissance et de désespoir profond qui semble insurmontable, et qui survient souvent après un trop grand stress ou de trop grandes difficultés.
Cliniquement parlant, la dépression nerveuse survient lorsqu’il y a un dérèglement d’humeur. Selon les causes et les formes de la dépression, l'Hypnose Humaniste rétablit l’équilibre physique tout en agissant au niveau psychique. Cela accroît l’efficacité des antidépresseurs et augmente les chances de guérison.
En complément du médecin et des éventuels antidépresseurs, l’hypnothérapie humaniste est très indiquée pour rediriger l’attention des personnes qui souffrent. Du fait des changements dans la cognition (pensées) qui alimentent des cycles vicieux de sentiments négatifs et de ruminations, l'Hypnose Humaniste s'est révélée prometteuse comme approche pour aider à lutter contre la dépression post-partum après l'accouchement, et en complément du traitement médicamenteux pour les patients bipolaires.
Du fait des changements dans la cognition (pensées) l’Hypnose Humaniste est l'un des traitements le plus efficace pour la dépression. Des études montrent qu'elle aide les patients à surmonter les symptômes, comme le désespoir, la colère et le manque de motivation, il réduit également leur risque de rechute dans le futur.

***

Les addictions
L'addiction crée un comportement de dépendance de l'organisme à un produit. En l'absence du produit, la personne se trouve dans un état de manque. Sur le plan médical, l'addiction se définit par un besoin compulsif. Elle englobe divers types de dépendances, comme : - les troubles alimentaires, anorexie, boulimie – la dépendance aux boissons, alcool, drogues douces ou dures, aux médicaments, somnifères – la dépendance aux jeux, argent, vidéos – les achat compulsifs – les dépendances affectives, addictions sexuelles.
La recherche a montré l'efficacité de l'Hypnose Humaniste dans le traitement de l’addiction au cannabis et d'autres dépendances aux drogues, comme la dépendance aux opioïdes et l'alcool, les jeux du hasard, et d'aider les gens à cesser de fumer des cigarettes.
Le thérapeute aidera la personne à créer un dialogue entre son conscient et son inconscient, de cette communication rétablie elle va constater qu'elle n'est pas victime d'une quelconque dépendance, qu'il n'y a pas de sa part une absence de volonté, mais un conditionnement.
L'Hypnose Humaniste réduit les comportements addictifs et la toxicomanie. Contre ces dépendances tout autant physiques, que psychologiques, il existe peu d'outils aussi efficaces que l'Hypnose Humaniste.

Addiction au tabac
L'hypnose humaniste apprend à découvrir ce qui différencie le besoin, l'envie, le désir. Arrêter de fumer n'est pas une question de volonté. Nous décodons mal les signaux de notre désir, c'est une envie de fumer, pas un besoin.

Addiction à l'alcool
Il y a dépendance, même en cas de consommation modeste, quand celle-ci est devenue régulière, que le besoin en est impérieux, ou que les doses ont tendance à progressivement augmenter.
Quand une situation douloureuse du passé amène la personne à éprouver le besoin d'en éloigner le souvenir, elle pense que l’alcool va l'aider à augmenter cette distance en anesthésiant la blessure. Mais cette sensation anesthésiante s'étend sur sa vie sociale, et l’alcool produit un éloignement entre elle-même et les autres. Elle devient insupportable et son entourage la met à distance. Inversement, une rupture de sa part avec autrui se développe car elle veut échapper aux conseils, reproches ou jugements des autres.
Par la suite, elle méprise secrètement la personne dépendante qu’elle est devenue. Elle en vient même à détester l’alcool dont pourtant elle ne peut se passer. Mais comme dit l’adage, elle doit maintenant boire pour oublier qu’elle boit.

Addiction aux jeux du hasard
Le joueur a tendance à surestimer ses probabilités de gain, il pense pouvoir influencer favorablement le jeu par ses compétences ou son expérience. L'Hypnose Humaniste considère que les croyances, les comportements et les émotions des personnes sont intimement liés et s’influencent réciproquement. Elle s'emploie alors à remettre en question ces croyances inadaptées, son objectif étant une modification du comportement aux jeux.

Addiction à la pornographie
Elle a l’attrait de l’interdit, et le même résultat au niveau du cerveau que la consommation de produits tels que l’alcool ou l’héroïne.
Certaines régions de notre cerveau, comme le système dit « de récompense » sont surstimulées et suractivées, et notre évolution ne nous a pas préparé à cette suractivation.
Ce sont des relations affectives précaires qui sont à l’origine de cette dépendance, l'Hypnose Humaniste propose de les comprendre et d'y remédier

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Les problèmes de poids

Que votre prise de poids soit d'origine hormonale, et/ou un moyen d'atténuer une douleur morale, l'Hypnose Humaniste va vous permettre de jouir d'un équilibre psychologique et physique où vous mangerez non plus par pulsion mais en ressentant réellement la sensation de faim.
Vous ne vous servirez plus de la nourriture pour apaiser votre stress et compenser vos émotions négatives, vous rééduquerez votre cerveau en lui permettant d'éviter les excès à l'aide d'une meilleure image de vous-même et du renforcement de votre motivation.
L'hypnose Humaniste est devenue le traitement de choix pour traiter l'anorexie, la boulimie nerveuse, et les « troubles de l'alimentation non spécifiés », les trois diagnostics les plus courants du trouble de l'alimentation.
Il est également prouvé qu’elle sera utile pour traiter environ 60 pour cent des patients atteints d'anorexie, considérée comme l'une des maladies mentales les plus difficiles à traiter.

L'anorexie

La personne qui souffre d'anorexie mène un combat acharné et dangereux contre toute prise de poids. Elle est la victime de nombreuses peurs irraisonnées pouvant s'apparenter à de véritables phobies en lien avec les conséquences de s’alimenter, comme prendre du poids ou devenir obèse. Le résultat est une restriction alimentaire obstinée et souvent dangereuse.
Le contrôle qu'exerce la personnes anorexique sur son alimentation est excessif et permanent. L'appétit est la plupart du temps conservé mais la personne lutte contre le besoin et le désir de s'alimenter. Elle s’impose une perte de poids graduelle pouvant aller jusqu'à l’émaciation (maigreur extrême).

Différence entre anorexie ou anorexie mentale
L'anorexie est un symptôme qu'on retrouve dans de nombreuses pathologies (gastroentérite, cancer, etc) qui correspond à la perte d'appétit.
L'anorexie mentale est une maladie où l'appétit est préservé alors que la personne refuse de s'alimenter.
Sur le plan psychologique, de nombreuses études ont fait le lien entre l'apparition d'une anorexie mentale et une estime de soi négative (sentiment d'inefficacité et d'incompétence) ainsi qu'un grand besoin de perfectionnisme.
Les hypothèses et études analytiques retrouvent certaines constantes dans la personnalité et les sentiments éprouvés par les personnes anorexiques. L'anorexie toucherait souvent de jeunes personnes qui évitent des situations de danger même très faible et qui sont très dépendantes du jugement


***
La boulimie
La boulimie fait partie des troubles alimentaires ou des troubles du comportement alimentaire (TCA) tout comme l'anorexie mentale et l'hyperphagie.
La boulimie se caractérise par la survenue de crises de suralimentation durant lesquelles la personne ingurgite d'énormes quantités de nourriture sans pouvoir s'arrêter. Les personnes boulimiques ont l'impression de perdre totalement le contrôle pendant les crises et se sentent honteuses et coupables après celles-ci.
Après la survenue d'une crise, les personnes mettent en place des comportements compensatoires non appropriés afin d'essayer d'éliminer les calories ingurgitées et d'éviter de prendre du poids. Elles ont souvent recours aux vomissements, à l'usage abusifs de médicaments (laxatifs, purgatifs, lavements, diurétiques), à la pratique intensive d'exercices physiques ou encore au jeûne.

L'hyperphagie boulimique
L'hyperphagie boulimique est un autre trouble du comportement alimentaire. Il est très proche de la boulimie. On observe la présence de crises de suralimentation mais il n'y a pas de comportements compensatoires permettant d'éviter la prise de poids. Les personnes atteintes d'hyperphagie boulimique sont souvent en excès de poids.

Anorexie avec crises de boulimie
Certaines personnes présentent à la fois les symptômes de l'anorexie mentale et de la boulimie. Dans ce cas, on parle non pas de boulimie mais d'anorexie avec crises de boulimie.

Troubles associés à la boulimie
On retrouve principalement des troubles psychopathologiques associés à la boulimie. Toutefois, il est difficile de savoir si c'est l'apparition de la boulimie qui va entraîner ces troubles où si la présence de ces troubles conduira la personne à devenir boulimique
Tout comme l’anorexie, la boulimie est une maladie psychiatrique qui ne guérit pas.
La boulimie, ce n'est ni de la gourmandise ni du grignotage, c'est un faux appétit.
Etre boulimique, ce n'est pas manger au delà de sa faim, ni manger sans faim, c'est avoir toujours faim. !
Ce faux appétit impérieux a une partie liée avec le noyau anorexique dans un rapport d’inversion, la boulimie fait son apparition comme inversion de l’anorexie et peut former un système d’alternance. Si les processus psychiques ne sont pas les mêmes, tout comme une addiction alcoolique, anorexique ou boulimique, la personne reste pourtant toute sa vie fragilisée par le risque d’une rechute.
Dans la boulimie il y a toujours l’existence d’une phase préalable donnant lieu à une lutte pour repousser l’acte qui n’en finit pas moins par se produire sur le mode impulsif :
- Manger très peu, tantôt énormément
- Justifier l’ouverture de la boite
- Vivre cette impression de faim, d’angoisse, irritable ou de malaise
- Choisir la nourriture la plus riche
- Ne pas attendre, prendre tout ce qui est à sa portée
- Manger les aliments faciles de suite
- Subir une solitude pesante
- Manger très vite.
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La procrastination
Les causes de la procrastination sont psychologiques, c'est à dire reliées à des traits de personnalité et/ou des difficultés cognitives. Ces difficultés sont elles-mêmes partiellement expliquées par les gènes et la neurobiologie.
Parmi les causes de procrastination psychologiques, on retrouve :

La peur de l'échec
La peur de l'échec est une des causes principales de la procrastination. Le procrastinateur a souvent peur de ne pas être à la hauteur, et c'est pour cela il n'arrête pas de repousser sa réalisation. Toutefois, assez fréquemment, il n'admet pas qu'il a peur d'échouer. Les personnes qui ont une tendance à la procrastination sont en effet des perfectionnistes. Souvent, elles procrastinent parce qu'elles ont peur de ne pas pouvoir exécuter une tâche comme il faut. Ces personnes sont rarement satisfaites de leur travail ou de leur vie, et pensent toujours qu'elles pourraient «faire mieux».

La peur de perdre le contrôle
Une autre cause qui peut être à l'origine de la procrastination est la peur de perdre le contrôle. Le procrastinateur a envie d'avoir le pouvoir décisionnel sur les tâches à accomplir : c'est lui qui doit pouvoir décider comment et quand s'en occuper.

Le manque de motivation
Le manque de motivation peut aussi expliquer la procrastination. Si on ne voit pas l'utilité d'une tâche, ou que l'on n'anticipe pas de plaisir immédiat, il est moins aisé de passer à l'action !

Les difficultes de concentration
Parfois, des difficultés de concentration peuvent être la cause d'une tendance à la procrastination. Plus particulièrement, la procrastination - et les difficultés d'organisation au sens large - est fréquente chez les personnes qui souffrent de TDA/H (Trouble de déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité).
***
Le harcèlement moral
Les agissements du harcèlement moral, qui de l’extérieur paraissent anodins, ont un effet dévastateur pour la santé physique et psychique des victimes. Nous pouvons tous supporter une certaine hostilité, sauf si cette hostilité est permanente ou répétitive, ou si on est placé dans une position où il est impossible de répliquer ou de se justifier.
Au stress, s’ajoutent un sentiment d’impuissance, d’humiliation et l’idée que « ce n’est pas normal».

Les Troubles psychosomatiques
Un choc physique peut avoir un retentissement psychique, et un choc émotionnel peut avoir des incidences somatiques, on passe ainsi du physique au psychique et réciproquement.
Le corps enregistre une agression physique avant le cerveau qui a besoin d'un temps pour comprendre, et plus tard il se souviendra également du traumatisme, et les symptômes risqueront de se poursuivre avec du stress post-traumatique

La dévalorisation
Elle persiste, même si la personne est éloignée de son agresseur. Elle porte une cicatrice psychologique qui la fragilise et l’amène à vivre dans la crainte et à douter de tout et de tout le monde.
individuel.

La perte de sens
Ce qui rend malade, c’est l’incompréhension, ce sont les discours destinés à déstabiliser. Le double langage familial peut rendre un individu schizophrène, mais le double langage dans une entreprise ou un institut, peut détruire les employés et les rendre paranoïaques.
Les injonctions paradoxales (dire une chose et exprimer son contraire) sont souvent utilisées comme technique de harcèlement. Il s’agit d’empêcher l’autre de comprendre, de le paralyser.
On reproche à quelqu’un de ne pas travailler, mais on ne lui donne pas les moyens de travailler, ou bien, on prescrit à un employé une tâche dont tout le monde sait qu’elle est inutile. Ainsi il doute de sa santé mentale, ce qui est suffisamment éprouvant, et cela peut être aggravé par un comportement inconscient de collègues qui font comme si de rient ne s’était passé ou qui, au contraire, laissent entendre qu’on doit bien y être pour quelque chose pour être traité ainsi. Dans ces conditions, d'une façon ou d'une autre, les personnes ne peuvent que décompenser

La pseudo-psychose
C’est un mécanisme de défense que notre psychisme met en œuvre pour résister dans un contexte hostile et qui consiste à s’identifier à ce qu’on nous reproche d’être. Quand on dit à quelqu’un : « Tu es fou » ou bien « Tu es paranoïaque », il devient effectivement fou ou paranoïaque. De même, quand on lui dit : « Tu es nul », la personne concernée perd ses moyens et se sent devenir nulle. On la traite de paranoïaque et, après un certain temps, on la pousse à devenir méfiante, rigide, procédurière. C’est le pouvoir des mots qui fait acte et qui, par injonction, transforme l’autre. Le harcèlement moral est un processus particulier où une personne finit (le sujet harcelé) par devenir ce qu’on lui reproche d’être.

Le Traumatisme
Les événements traumatisants peuvent avoir des répercussions émotionnelles graves sur certaines personnes. Même si l’événement n’a pas de conséquences physiques, l’événement est inattendu, la personne n’était pas préparé à le vivre, la personne ne pouvait rien faire pour l’empêcher de se produire.
Ce n’est pas la cause qui détermine si quelque chose est traumatisant, mais la façon dont la personne va vivre l’événementLes agissements du harcèlement moral, qui de l’extérieur paraissent anodins, ont un effet dévastateur pour la santé physique et psychique des victimes. En effet, nous pouvons tous supporter une certaine hostilité, sauf si cette hostilité est permanente ou répétitive, ou si on est placé dans une position où il est impossible de répliquer ou de se justifier.
Les facteurs aggravants du harcèlement moral
Le harcèlement par un supérieur hiérarchique est plus grave que le harcèlement par un collègue, car la victime a le sentiment, souvent justifié, qu’il y a moins de recours possibles, et qu’il y a un chantage implicite à l’emploi.
Les conséquences sur la santé à long terme, sont plus graves lorsqu’il s’agit de harcèlement moral proprement dit, qui vise une personne isolée, que lorsqu’il s’agit d’une maltraitance managériale où tout un groupe est victime d’un même supérieur caractériel. Dans le dernier cas, les victimes peuvent se regrouper pour se plaindre et se défendre collectivement
Gravité des conséquences sur la santé de la victime
Elle dépend effectivement de plusieurs facteurs, mais les plus importants sont :
- La durée du harcèlement
- L’intensité de l’agression
- La vulnérabilité de la victime, sa fragilisation due à des agressions antérieures ou au manque de soutien familial et/amical ou à une mauvaise estime de soi avant l’agression.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - Analyste - formation au Psychodrame de Moréno (théâtre impromptu) - Formation à la Méthode Simonton (contre le cancer et la maladie grave)
NB. Ne répond ni aux messages privés ni aux appels téléphoniques. Merci de votre compréhension.
N.B. pour lire toutes les informations utiles sur l' HYPNOSE HUMANISTE, tapez : SUJETS ACTIFS, puis ensuite sur : URGENT C'EST LE TOURNANT DE MA VIE. et recherchez : Les bienfaits de l'hypnose humaniste. Renseignements personnalisés par thérapeute : Annabel GLISE, 06 61 80 53 18 sur internet tapez : Annabel Glise hypnothérapeute humaniste à Nice, ensuite : site weeb
Dubreuil
Psychologue clinicien
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

(suite)

A V A N C E E S P S Y C H O L O G I Q U E S
Le harcèlement moral au travail
Le syndrome post-traumatique
Le syndrome abandonnique
L'anorexie
La boulimie
Le bébé et la nourriture
Le Burn-out
Coaching
Réorientation professionnelle. Entraînement à la concentration, à la performance. Etudes, examens, prise de décision importante

LE HARCELEMENT MORAL
les symptômes
Le stress
Lorsque le harcèlement moral est récent et qu’il existe encore une possibilité de riposte ou un espoir de solution, les symptômes sont d’abord très proches du stress, avec ce que les médecins appellent des troubles fonctionnels : fatigue, nervosité, troubles du sommeil, migraines, troubles digestifs, lombalgies. C’est la réponse de l’organisme à une hyperstimulation et une tentative d’adaptation du sujet pour faire face à cette situation.
Toutefois, au stress, qui provient d’une situation de harcèlement moral, s’ajoutent un sentiment d’impuissance, d’humiliation et l’idée que « ce n’est pas normal
A ce stade, la personne peut récupérer rapidement si elle est éloignée de son harceleur ou si on lui fait des excuses. Alors, elle retrouve son équilibre, sans plus de conséquences à long terme.
La dépression
Si le harcèlement se poursuit dans le temps ou s’il se renforce, un état dépressif majeur peut s’installer, La personne harcelée présente alors une humeur triste, un sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessif ou inapproprié, la perte de tout désir et un manque d’intérêt pour tout ce qui l’intéressait jusqu’alors.
Très souvent l’employé masque ses symptômes à son entourage et même à son médecin, car il se culpabilise de ne plus être à la hauteur des attentes de sa hiérarchie. Il est important de ne pas négliger ces états dépressifs car le risque suicidaire est élevé à ce stade.
Les Troubles psychosomatiques
Dans le harcèlement, les troubles psychosomatiques sont presque toujours au premier plan. Le corps enregistre l’agression avant le cerveau qui refuse de voir ce qui n’a pas été compris. Plus tard, le corps se souviendra également du traumatisme, et les symptômes risquent de se poursuivre avec du stress post-traumatique
Le cortège des troubles psychosomatiques est impressionnant et est de gravité rapidement croissante :
- Des amaigrissements spectaculaires
- Des prises de poids rapides
- Des troubles digestifs (gastralgies, colites, ulcères d’estomac)
- Des troubles endocriniens (problèmes thyroïdiens, troubles du cycle menstruel
- Des poussées d’hypertension artérielle incontrôlables malgré les traitements
- Des malaises et des vertiges
- Des maladies de la peau (dépigmentation, blanchissement des cheveux…
- Des cancers (seins, ovaires, surrénaux, vésicaux...)
Il n’est pas toujours possible d’établir un lien direct entre un cancer et le stress professionnel, mais plutôt sur l’évolution rapide du cancer et l’ambiance difficile du travail, dans ce sens que l’individu craque là où il est génétiquement prédisposé.
Un choc physique peut avoir un retentissement psychique, et un choc émotionnel peut avoir des incidences somatiques. On passe ainsi du physique au psychique et réciproquement.
La représentation ou la crainte de l’événement (hurlements, insultes, humiliations, paroles sarcastiques, prévarication verbale, arrogance professionnelle ou de position de type : « on ne s’adapte pas aux désirs des employés, c’est à eux de s’adapter »), cela crée à son tour le même syndrome que l’acte lui-même
Evolution
Dans toutes les souffrances au travail, et en particulier en cas de trop forte pression professionnelle, si le stimulus cesse, la souffrance cesse et la personne peut recouvrer son état normal.
Le harcèlement moral, au contraire, laisse des traces indélébiles qui peuvent aller du stress post-traumatique à un vécu de honte récurrent, ou même à des changements durables de la personnalité.
La dévalorisation persiste, même si la personne est éloignée de son agresseur. Elle porte une cicatrice psychologique qui la fragilise et l’amène à vivre dans la crainte et à douter de tout et de tout le monde.

Les symptômes traumatiques
La reviviscence des scènes de violence et d’humiliation s’impose à la personne traumatisée qui ne peut pas ne pas y penser. Ces traumatismes entraînent une distorsion du temps : la mémoire stagne sur l’événement traumatisant, comme par hypermnésie, et le présent devient irréel, entraînant l’oubli ou un détachement des sentiments quotidiens. Pr exemple : - « Même mon mari et mes enfants ne comptent plus vraiment pour moi. Pourtant, je sais que je les aime, mais je n’éprouve plus rien pour eux»
La conséquence de la reviviscence est la désillusion, la victime est usée, minée par le souvenir des événements du harcèlement, jusqu’à perdre toute illusion et tout espoir. L’écroulement narcissique est d’autant plus fort qu'elle avait surinvesti son travail affectivement. Il y a là une situation de ratage, d’existence gâchée, de paradis perdu.
La prédominance de la honte et de l’humiliation
C'est ce qui fait la singularité des tableaux de harcèlement par rapport aux autres formes de souffrance au travail. Cela va de pair avec une absence de haine envers l’agresseur : les victimes veulent seulement être réhabilitées et récupérer leur honneur bafoué ; c’est cela qui explique leur envie de se cacher, de se retirer du monde.
La honte explique la difficulté qu’ont les victimes à s’exprimer, surtout lorsque le harcèlement est individuel. Comme dans les cas d’abus sexuel, la réalité est souvent pire que ce que les victimes racontent dans un premier temps, car elles ne trouvent pas les mots. Comment dire, à un moment donné, que l’on se sent maltraité, alors qu’on n’en a rien laissé transparaître jusqu’alors ? Comment justifier à ses propres yeux de n’avoir pas protester tout de suite ? Comment expliquer aux autres pourquoi on réagit à ce moment-là ?
Une agression dont on réussit à se défendre, même tardivement, ne produit pas tant d’effets à long terme. Ce qui blesse, en définitive, c’est n’avoir pas su (ou pu) faire ce qu’il fallait pour arrêter le processus, ce sont les humiliations subies en faisant bonne figure, les messages venimeux qu’on n’a pas décryptés à temps. La honte vient de ce qu’on n’a pas su ou pu réagir.
Le passage à l’acte agressif
Il est la conséquence directe de la perte de sens et de l’impossibilité de se faire entendre. On voit des employés avoir des gestes impulsifs de colère, qui peuvent aller jusqu’à casser du matériel sur le poste de travail, détruire toute une base de données informatique, ou téléphoner à leur agresseur pour l’injurier (acte suicidaire). Il va sans dire que ces actes impulsifs se retournent toujours contre l’employé, trop réactif, qui passe pour caractériel.
Les modifications psychiques
« On peut guérir d’un coup d’épée mais pas d’un coup de langue » (proverbe mossi). Ainsi quand le but de l’agression est de détruire l’autre, de le priver de son identité, on n’a, pour se protéger, que deux solutions : Se dédoubler (dissociation), ou bien renoncer à son identité. Ces événements provoquent une rupture, plus rien ne sera jamais pareil. On en ressort changé. Ce changement se fait parfois dans un sens positif, comme un apprentissage (prudence/méfiance dans les situations analogues), mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas.
Deux registres d’évolution sont possibles : la dévitalisation et la rigidification.

La dévitalisation
La personne harcelée s’installe dans une névrose traumatique et son état dépressif devient chronique. C’est comme si elle n’arrivait pas à se désengluer de l’emprise. Elle rumine la situation et devient comme écrasée, perdant tout élan et toute étincelle de vie. Il n’y a plus aucun mouvement en elle puisque la personne est figée, parfois définitivement. C’est dans ce cas que l’on parle de « meurtre psychique » : elle est toujours en vie, mais elle est devenue comme un zombie. Elle porte désormais un bout de son agresseur en elle. Elle a incorporé ses paroles. Dans une autre culture, on dirait qu’elle et « possédée » ou bien « envoûtée »
La rigidification
D’autres fois, les personnes harcelées évoluent vers une rigidification de leur personnalité et présentent des traits paranoïaques.
En effet, il facile de passer d’une méfiance légitime à une paranoïa induite. La limite est subtile et bien souvent celle-ci vient fausser le diagnostic. Pourtant, ce serait un abus de savoir psychiatrique que d’attribuer ces troubles à une pathologie antérieure. Quand la confiance est bafouée, quand on a été trahi et manipulé, il est normal de devenir méfiant. Quand on a été surveillé, piégé, il est inévitable que l’on prenne ensuite des précautions. Toute situation professionnelle où il faut être en permanence sur ses gardes, peut entraîner une méfiance généralisée et une rigidification de la personnalité
Il arrive souvent que les victimes de harcèlement rencontrent méfiance et incrédulité, même parmi les thérapeutes et les avocats. On leur dit qu’elles ont été trop naïves, et elles se reprochent de n’avoir pas vu venir l’agression. En réaction, elles s’installent facilement dans une méfiance généralisée et en viennent à douter de tout le monde. On voit alors apparaître une rigidification réactionnelle avec souvent un sentiment de persécution, qui peut aller jusqu’au délire. La voie de sortie d’une telle situation est la reconnaissance extérieure (objective) de la violence subie.

ETAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE
Les troubles psychiques spécifiques liés aux traumatismes sont liés à des mécanismes de sauvegarde exceptionnels, psychologiques et neurobiologiques déclenchés lors d'un stress extrême et du risque vital que génère le traumatisme. Ces mécanismes sont responsables d'une déconnection du circuit de réponse au stress entraînant une mémoire traumatique, une dissociation avec anesthésie affective et physique. Par ex - pour qu'une victime puisse vivre malgré cette insurmontable horreur, son inconscient va faire en sorte qu'elle ne se rappelle plus des deux ans de sa vie avant le drame, et deux ans après, afin qu'elle ne puisse faire aucun lien entre un souvenir anodin durant cette période, et la scène traumatique.
Pour la victime, la répétition des chocs émotionnels ont comme « anesthésié» ses relations à autrui. Le fait que l’on ait pu se servir de son corps comme un objet de jouissance sexuelle la distancie dramatiquement de ses affects.
Symptômes de l'état pos-traumatique
Angoisse réactionnelle
Difficulté d’anticipation se traduisant par la nécessité de ne plus réfléchir, cela risquant de lui rappeler l’impact émotionnel.
Troubles dissociatifs post traumatiques (LHT)Troubles de la mémoire et de la concentration
Sentiment d’être spectateur de sa vie
Banalisation de son état de victime
Sentiment de vide
Troubles d’hyperactivation neurovégétative
Déni de reconnaissance
Distanciation des affects, froideur
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LE SYNDROME DE L'ABANDON
La peur de l'abandon est le plus souvent associée à une faible estime de soi, le vécu de l'abandon étant plus ou moins consciemment mis en lien avec le sentiment de sa propre valeur. Selon cette logique, si nous avons pu être, ou vivre comme abandonné, c'est sans doute parce que nous ne méritions pas autre chose.
La peur de l'abandon est associée à une sensibilité marquée au rejet et à une grande réactivité. Les comportements qui ne permettent pas de combler la faille affective ne sont pas tolérés et déclenchent souvent une colère, voire une agressivité, qui peut sembler déplacée. En réalité, la personne se retrouve en permanence confrontée à la même douleur ancienne, réactivée par tout ce qui ne la rassure pas entièrement sur l'amour inconditionnel et absolu de son partenaire ou de ses proches.
La blessure d’abandon trouve ses origines dans nos expériences relationnelles passées, souvent infantiles, et renvoie à une instabilité affective difficile à vivre au quotidien, qui est liée à la peur du rejet et à la crainte de ne pas être aimé et accepté.
Elle se manifeste par des troubles du rapport à soi-même : mauvaise estime de soi et sentiment de ne pas être à la hauteur, et par des comportements excessifs dans les relations affectives.
La demande d'amour est massive et les attentes démesurées. La personne blessée aura tendance à rechercher un absolu dans ses relations affectives qui fait écho à l'ampleur de ce dont elle a manqué. Dans la relation, le manque d'amour occupe une place majeure et ouvre la voie à la dépendance affective dans la mesure où la solitude est fréquemment redoutée.
La blessure d’abandon est, dans le plus souvent des cas, un ressenti vécu pendant l’enfance. Cette blessure survient à la suite d’une absence d’un parent ou d’un proche qui a provoqué un sentiment d’insécurité ou un attachement qui n’a pas pu se faire convenablement.
Il est possible de souffrir d'une blessure d'abandon à l'âge adulte sans être en mesure d'en identifier les causes concrètes : chaque personne possédant une sensibilité particulière et donc des capacités d'intégration psychiques limitées et qui lui sont propres, des microtraumatismes non identifiables en tant que tels, peuvent aussi suffire à créer une peur de l'abandon. Celle-ci se traduit par un « syndrome d'abandon » qui se manifeste comme un état psychologique et émotionnel d'insécurité ayant des conséquences sur la vie relationnelle, mais aussi sur le rapport à soi-même.
L'hypnose Humaniste ramène à la conscience les événements traumatiques douloureux que nous sommes prêts à intégrer psychiquement. Un travail d'introspection et la mise en action concrète se révèlent être des atouts précieux pour le processus de guérison.

L'ANOREXIE DU COTE PSYCHANALYTIQUE

La psychanalyse considère que c'est surtout le cas de certaines mères des enfants anorexiques qui auraient besoin de soins thérapeutiques.
Dans le cliché le plus sombre, la mère pathologique serait une mère étouffante, ou indifférente, qui ne chercherait pas à savoir qui est son enfant. Elle pense qu'il est comme elle le croit, ou comme elle le veut. Et elle se sent trahie quand elle voit que ce dernier lui démontre qu'il est différent.
L'enfant qui reçoit ce message ne sait plus où commence et où finit l'intrusion de la mère, où commence et où finit l'image de son propre corps. Il ne sait plus faire la part des choses. Et un jour où l'autre, pour se défendre il pense inconsciemment qu'il ne sera jamais assez maigre, jamais assez « rien », pour se soustraire du regard étouffant de cette femme.
Dramatiquement, pour l'adolescente concernée, à côté du cliché des gravures de mode, la jeune fille cherche un moyen de s'émanciper, de s'échapper du carcan maternel, et l'anorexie semble être l'une des meilleures façons de « sortir du corps de sa mère » sans avoir à s'opposer verbalement à elle. Ce qui veut à peu près dire ceci :
- « Maman, je sais ce que je veux être, mais toi tu en as peur. Tu n'es pas dans l'amour de me laisser me démarquer de ton propre désir, tu veux que je sois ce que tu désires pour moi. Alors en ne mangeant plus ce que tu veux que je mange, ou même ce que j'aimerai manger, je me soustrais à toi, même si je dois en mourir ! Car je t'aime tant que je vais en mourir. »
Comme la mère s'est emparée de tout son être, qu'elle a tout touché, calculé, qu'elle cherche à tout contrôler, l'adolescente anorexique doit absolument trouver « le rien », cette absence de tout. Et dans ce rien, dans cet espace vierge symbolique elle va essayer de se reconnaître. Elle fait en sorte que son corps devienne absent du réel, absent du regard de la mère. Elle s'amenuise, elle cherche la possibilité d'exister hors du désir pathologique d'incorporation de la mère. Elle recherche « le rien. »
La jeune adolescente ne peut se séparer de sa famille, parce que son corps semble n'appartenir qu'à ses parents. Et dans le même temps, l'absence du regard des parents sur son quotidien déclenche chez elle une panique indicible, les angoisses de séparation avec l'environnement familial, et la mère en particulier, sont incontrôlables.
Convaincues de ne pouvoir quitter la cellule familiale, les adolescentes sont dans l'incapacité de décrypter leurs propres ressentis, elles refusent et nient farouchement leurs changements corporels hormonaux (seins, fesses, formes). En maîtrisant ainsi les besoins de leur corps elles abolissent la domination de l'autre sans remettre en question les liens qui les unissent.
L'adolescente n'a pas de « poids » dans le regard d'une mère qui lui dit :
- « Ma fille, tu es mon objet complet. C'est moi qui sait ce qui est bon pour toi. Alors crois-moi sur parole, si je décide pour toi, si je prends ton espace et ta parole c'est pour ton bien. »
De ce fait, l'anorexique avale symboliquement sa mère, ses désirs et ses certitudes. Elle les avale jusqu'à enfin décider de s'en libérer, à en vomir. Jusqu'à en mourir.
L'adolescente se force à vomir cette mère qui habite son corps, et qui refuse de la voir vivante, libre, et autonome.
Dans l'inconscient de sa mère l'adolescente est restée cet enfant qui n'est jamais sortie (symboliquement) de son ventre, et qui ne doit pas en sortir. Elle l'accapare et le retient dans ses injonctions d'amour :
- « Je t'aime trop, il faut que tu manges pour faire plaisir à maman, sois ce que je veux que tu sois. »
De son côté l'anorexique cherche sans cesse à déjouer la projection. Elle se forge un Moi tout puissant, et dans l'extérieur d'elle même elle travaille assidûment à interpeller, à choquer, à provoquer le regard de sa mère :
- « Maman tu m'as dessiné comme ça, mais moi je vais trahir ton dessin (ton dessein). Ton dessein de me faire mourir puisque tu ne peux pas supporter que je sois moi. Tu dis à tort que tu m'as voulue mais moi je te réponds que non tu ne m'auras pas. Je vais me soustraire à ton regard, à ton désir, je vais me redessiner moi-même comme je le veux, et surtout comme tu ne peux pas supporter que je sois ! Ta grande peur c'est que je meurs, mais au moins c'est là où tu ne pourras pas m'accompagner, alors je vais vers la mort, je la frôle, je joue avec elle, je la nargue, et je te sais enfin impuissante. Tu ne sais plus comment faire ni quoi dire pour me remettre en toi ! A force de trop mauvais amour tu n'as plus de pouvoirs sur moi et quand je maigris je gagne le combat ».
L'anorexie est donc une mise en acte de rébellion envers la mère. Un long et terrible passage à l'acte ( la mort ) distillé pour se défendre, pour pouvoir à la fois haïr et adorer cette mère hyper-protectrice et totalement rejetante.
C'est un « passage à l'acte » (cette mort annoncée et distillée) qui lui apporte une jouissance (symbolique) dans la sensation euphorisante qu'elle peut à sa guise maîtriser sa faim, dompter son corps.

LA BOULIMIE DU COTE PSYCHANALYTIQUE
Manger c’est incorporer, garder en soi, mais détruire, c’est du cannibalisme. Dans la boulimie l’avidité dépasse ce que l’on veut et ce que l’on nous donne.
En s’appuyant sur la théorie des pulsions de Mélanie klein, psychanalyste, ces pulsions iraient sur tout ce qui est mangeable, la nourriture n’existant pas en elle même.
Manger est un fait social avec des normes conventionnelles, petit déjeuner, déjeuner, goûter, dîner. Ces fonctions apparemment innées sont en fait particulièrement acquises par un apprentissage primitif qui les complètent, les organisent en sensations distinctes efficaces ou totalement anarchiques pour le bébé.
La mère répond normalement aux sensations de faim de son enfant avec une nourriture appropriée, l’enfant développe l’engramme de faim et apprend ainsi à le reconnaître et à le distinguer de ses autres tensions ou besoins.
Le boulimique n’a pas de repères physiologiques, il y a confusion dans les signaux du corps. Dans des besoins identifiés la sensation de faim est très souvent absente. Les boulimiques sont des mangeurs sans repères physiologiques, ils mangent par accès brutaux et ne sont pas particulièrement enclins à s’asseoir à table en toute convivialité.
La mère de l'enfant boulimique est perdue dans ses problèmes personnels elle ramène à elle tous les faits et gestes de son enfant, si par ex, quand il pleure, elle a mal, quand il ne mange pas il lui est hostile, quand il mange c’est pour lui faire plaisir, - et si ses réponses ne sont pas appropriées, si elle néglige, inhibe, force ou entérine indistinctement tous les messages de l’enfant, celui-ci est dans la plus grande confusion. Plus tard cet enfant sera incapable de faire la différence entre faim et non faim. D’où la peur de mourir de faim de l’obèse.
Chez le bébé, l’aliment est associé à l’excitation du besoin qui amène le souvenir de la satisfaction, c’est ce qu’on appelle le désir. La satisfaction orale est une satisfaction érotisée, celle du plaisir de jouir du lait.
La suralimentation est un retournement auto-érotique lié à la perte de l’objet, une régression vers la « sexualité » orale
Normalement perdre le sein c’est le désirer. Il y a donc une différenciation de fait entre le lait et le sein. Dans la boulimie il n’y a pas d’objet perdu ( le lait ) car le lait et la satisfaction-jouissance ne font qu’un, la fonction reste uniquement sur elle-même.
Il n’y a pas le deuil de la symbiose, il n’y a pas de séparation donc pas de désir de retrouver. Le désir va rester sur la nourriture.
Ne pas manger ou manger trop sont toujours les signes d’une recherche de limites.
La boulimie se vit comme un refuge, un fonctionnement désespéré dans la confrontation avec la réalité chez des sujets qui se débattent avec l’incertitude des frontières entre l’intérieur et l’extérieur, entre leurs pensées et celles des autres, entre le rêve et la réalité.
Dans la normalité, ce qui est associé à l’excitation du besoin amène le souvenir de cette satisfaction et on la désire à nouveau, c’est le désir. L’aliment est associé à l’excitation du besoin, et le souvenir de la jouissance procurée ramène le désir.
Dans la boulimie il n’y a pas de vie possible quand il n’y a pas de nourriture, on ne peut que mourir. Il n’y a pas de recul entre le lien du désir créé par le manque, et la différenciation entre l’objet et la satisfaction. On ne peut donc que manger.
De même que la nourriture ne nourrit pas, qu’elle n’a pas de goût, la sexualité n’a pas de désir.
Chez la personne boulimique la suralimentation est une masturbation. Une régression à la première sexualité qui était orale
Entre ce qui se perd et n’est pas perdu, le sein érotisé qui est soi, et ce qui ne peut pas se retrouver puisque c’est là, il n’y a pas de deuil possible
Manger est la nécessité de retourner avant la parole sans avoir besoin de la parole pour exister.
Pour éviter le déplaisir la nourriture est alors considérée comme seule désirable, on tourne en rond sans l’autre, on s’auto-récupère pour ne jamais se perdre.
La boulimie est entre la négation du plaisir, et la tentative du plaisir, pour ne pas aller vers la réalité.
Le boulimique jouit seul, il se donne ce souvenir érotisé, il jouit de lui.
Le corps ignoré fuit, laissé à l’abandon. Il y a une distorsion du fait de cette manipulation, les anorexiques ne se voient pas maigres, les obèses ne se voient pas maigrir.
Manger pour le boulimique c’est comme une hallucination, le passage de la bouche pleine d’aliments à une bouche pleine de mots. Mais la bouche reste vide.
Le manque est nommé par la bouche qui n’en parle pas et l’engouffre.
Manger c’est ne rien dire, le discours du plaisir est parfait, les ots y perdent leur sens, on ne cherche plus les mots, la nourriture les habitent. Tout ne devient que besoin sourd, machinal, comportementaliste, sans travail, sans objet ni désir
Manger c’est transgresser un interdit, on est gros, on ne doit pas manger, on se fait honte et on fait honte aux autres, alors on mange quand même en sachant que ce n’est pas ce que l’on désire, et on se punit de manger en mangeant
Si on mange on nie tout, donc on mange tout. Jusqu’à ce que l’on ne puisse rien retrouver, que l’on ne voit plus rien, que ça n’existe pas 
***
LE BEBE ET LA NOURRITURE
L’alimentation est un événement important dans la vie du nourrisson et du jeune enfant. Elle représente le centre de l’attention pour les parents et les autres donneurs de soins, ainsi qu’une source d’interaction sociale par la communication verbale et non verbale. L’expérience alimentaire apporte non seulement une valeur nutritive, mais aussi des occasions d’apprentissage. Elle affecte la croissance et la santé physique des enfants ainsi que leur développement psychosocial et affectif. La relation alimentaire subit l’influence de la culture, de l’état de santé et du tempérament.
Mélanie Klein pense que dès le début de la vie, le petit enfant a déjà un Moi archaïque livré à la peur et à l’angoisse. De plus, il aurait déjà un surmoi lui interdisant de satisfaire ses désirs
Elle divise cette première périodes de la vie en deux positions
- La position paranoïde-schizoïde
- La position dépressive

La position paranoïde-schizoïde
Elle se situe vers 4 mois, dans le stade oral. Elle est liée à l’instinct de vie et de l’instinct de mort de la personnalité.
D’une part les pulsions sexuelles et d’auto-conservation, d’autre part les pulsions agressives et d’auto-destruction. Ce sont ces pulsions qui sont en œuvre dans la position paranoïde-schizoïde, ainsi qu’entre les conflits entre le moi et le surmoi.
Au stade oral le bébé ne fait pas de distinction entre lui-même et le sein nourricier. Il ne voit que les objets partiels et non l’objet entier. Le sein de la mère est un objet partiel
Dès que le déplaisir ou la frustration se fait jour le bébé projette à l’extérieur ce qui lui est intolérable, mais cela lui revient automatiquement et l’habite entièrement.
A la fois il devient mauvais et à la fois il est mauvais. De même pour le bon ressenti, à la fois il est bon et à la fois le bon lui revient. Dans son omnipotence il peut donc être bon et mauvais ( caractère des enfants-rois )
Il clive ainsi l’objet en deux parties : le bon et le mauvais sein. Et il est aussi la bonne et la mauvaise mère.
Quand l’objet lui semble mauvais il développe une agressivité fantasmatique et attaque le sein.
Cette agressivité lui est aussitôt rendue et peut le détruire ( fantasme ) d’où les peurs et les angoisses.
En incorporant le bon et le mauvais sein il devient identifié à ces objets.
Il en prend les attributs et la puissance, bonne ou mauvaise. Ce qui est détruit fantasmatiquement chez l’une est détruit chez l’autre.
En ethnologie, il a été prouvé qu’à des périodes lointaines les parents dévoraient véritablement leurs enfants. Ces comportements ne pouvant qu’engendrer l’horreur, n’ont pu être assumés et ne le sont encore aujourd’hui que par le biais des contes de fées.
Cette animalité dévorante de l’homme le dépasse lui-même dans son entendement, et force lui est, pour l’expurger, de la banaliser dans un imaginaire collectif ou symbolique.
L’enfant en garde inconsciemment le souvenir et l’anticipe en dévorant symboliquement la mère potentiellement dévoreuse. ( d’où le désespoir des enfants qui veulent « réparer » les parents )
Ensuite, plus élaborée l’angoisse devient soit persécutrice, soit dépressive.
L’enfant n’arrivera à se dégager de cette position paranoïde-schizoïde qu’à la position dépressive
La position dépressive
Le clivage du bon et mauvais sein, de la bonne et mauvaise mère s’atténue par la suite, mais les pulsions destructives ont fait naître une grande culpabilité provoquant une angoisse dépressive.
Là intervient alors le fantasme de réparation et de protection de l’objet détruit.

LE BURN - OUT
Le burn-out est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental. Il est lié à la dégradation du rapport qu’un salarié peut avoir à son travail, causant un stress professionnel chronique.
Causes associées provoquant le burn-out
Surcharge de travail, pression temporelle 
Faible contrôle sur son travail ;
Manque de reconnaissance ;
Sentiment de manque d’équité ;
Conflits de valeur, demandes contradictoires ;
Manque de clarté dans les objectifs, les moyens ;
Insécurité de l’emploi.

Le burn-out se caractérise par 3 dimensions :
Un épuisement émotionnel 
Une dépersonnalisation ou du cynisme, avec une insensibilité à l’environnement de travail et une déshumanisation des autres 
Un sentiment de non-accomplissement et de dépréciation.

Différence entre dépression et burn-out
Le burn-out ne survient que dans la sphère professionnelle
La dépression survient dans tous les domaines de la vie
Le burn-out est un processus de dégradation lié au rapport au travail
La dépression entraîne un état dépressif caractéristique, avec troubles de l’humeur, baisse de l’estime de soi et perte d’intérêt pour les activités habituellement agréables.

La dépression se concentre sur le patient en matière de traitement et de prévention
Le burn-out peut faire intervenir toutes les personnes qui sont dans la sphère professionnelle du malade.

Symptômes émotionnels du burn-out
anxiété 
tristesse ou manque d’entrain ;
irritabilité, hypersensibilité
absence d’émotion
pensées suicidaires, dans les cas les plus graves

Symptômes cognitifs du burn-out
Troubles de la mémoire
troubles de l'attention
Difficulté de concentration
troubles des fonctions exécutives : penser, s'organiser, apprendre, etc...

Symptômes comportementaux ou interpersonnels du burn-out

Repli sur soi isolement social avec comportement agressif, parfois violent
diminution de l’empathie 
Ressentiment et hostilité à l’égard des collaborateurs
Troubles du comportement alimentaire, toxicomanies

Symptômes physiques du burn-out
Tensions musculaires diffuses, crampes
asthénie (fatigue) 
troubles du sommeil et musculo-squelettiques 
céphalées (maux de tête) 
vertiges 
troubles gastro-intestinaux, maux de ventre
infections fréquentes 
troubles cutanés
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - Analyste - formation au Psychodrame de Moréno (théâtre impromptu) - Formation à la Méthode Simonton (contre le cancer et la maladie grave)
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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

Si vous ne trouvez pas le sujet que vous espériez, n'hésitez pas à laisser un message à Mme Annabel Glise, au 06 61 80 53 18
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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LES HALLUCINATIONS AUDITIVES

Ce que vous décrivez, si vous n'aviez pas pris de substances hallucinogènes sans le savoir (.. ) est en effet mystérieux, et à part une entrée dans la schizophrénie n'a pas d'explication rationnelle.
Les hallucinations auditives sont des symptômes psychiatriques connus, mais elles peuvent aussi survenir chez tout le monde, dans des moments de grande détresse psychologique. Le phénomène est plus fréquent qu’on ne croit.
Les «voix» sont des illusions complètement inventées par le cerveau. Elles seraient dues à un dysfonctionnement des zones cérébrales du langage, mais le cortex auditif pourrait être impliqué lui aussi.
Ces hallucinations n’ont rien à voir avec cette petite voix avec qui nous dialoguons très souvent dans notre for intérieur. « Dans le dialogue intérieur, chacun est conscient de se parler à soi-même. En cas d’hallucination auditive, la personne a perdu cette conscience et ne sait plus à qui appartient la voix. Elle essaie de lui attribuer un sens, comme si quelqu’un lui envoyait un message.
Ces voix ne peuvent pas non plus être assimilées à des acouphènes. Les voix correspondent à des paroles ou des mots prononcés distinctement, tandis que les acouphènes sont des bourdonnements ou des sifflements perçus de manière anormale dans l’oreille ou dans le crâne.

Les hallucinations auditives apparaissent dans certaines maladies psychiatriques, en particulier la schizophrénie. Mais d’autres pathologies comme le trouble bipolaire, le trouble borderline ou le trouble dissociatif de l’identité peuvent engendrer de telles hallucinations, en particulier dans les moments d’excitation ou de forte anxiété.
En dehors de ces troubles psychiatriques, les voix peuvent survenir dans les périodes de stress intense ou de grande solitude. Les navigateurs solitaires entendent des voix. Dans les moments de deuil, certaines personnes sont persuadées d’entendre le défunt, et même de dialoguer avec lui.

Les voix peuvent se manifester de manière ponctuelle, ou être présentes en permanence, comme une sorte de bruit de fond. Chez certaines personnes, les voix sont plutôt agréables et bienveillantes. Mais il arrive qu’elles soient dévalorisantes, inquiétantes voire menaçantes, plus particulièrement chez les personnes victimes d’un traumatisme ou qui manquent d’estime de soi.

Plus classiquement, il peut arriver d’entendre une voix au moment de l’endormissement ou lors du réveil, dans ce demi-sommeil où nous ne sommes pas pleinement conscients. Enfin, la consommation d’alcool ou d’autres drogues modifie l’équilibre du cerveau et peut générer des hallucinations auditives, également dans les troubles psychotiques très graves quand les capacités de contrôle de la personne sont abolies.
Plus fréquemment, il peut arriver que la voix donne un ordre et que la personne se sente démunie pour y faire face. Cela peut la conduire à se faire du mal, à se suicider par exemple. L’agression envers les autres est possible, mais beaucoup plus rare », observe le psychologue.

Entendre ponctuellement une voix n’a rien d’inquiétant. En revanche, « quand la voix devient plus régulière et plus forte ou lorsqu’elle génère une détresse psychologique au point d’amener la personne à modifier son comportement au quotidien, à se replier sur elle-même par exemple
Actuellement, les thérapies cognitivo-comportementales semblent la stratégie la plus efficace. Plutôt que de chercher à tout prix à les supprimer, ce type d’intervention aide le patient à mieux comprendre ses voix, à les apprivoiser et, surtout, à vivre avec. « En s’habituant aux voix, le patient parvient à les mettre à distance. Pour cela, on fait appel à des méthodes de pleine conscience, d’accueil et de compassion », explique encore le psychologue. Ces thérapies peuvent être pratiquées en individuel ou en groupe.

Thomas Langlois a mis au point un programme spécifique, appelé Accept Voices, qu’il développe actuellement dans différents services de psychiatrie à Toulouse, en région Occitanie, à Paris et à Lyon. Des patients souffrant de troubles psychotiques se voient proposer six séances, en complément de leur traitement médicamenteux. Le psychologue en dresse un premier bilan : « Nous obtenons de bons résultats. Les patients dédramatisent leurs voix. En acceptant de ne pas lutter contre elles, ils récupèrent des ressources psychiques qu’ils peuvent réinvestir dans leur vie. Certains entendent moins de voix ou ils sont moins anxieux. Dans de rares cas, ils parviennent à ne plus du tout les entendre. »
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LA BANALITE DU MAL
le soulèvement perversif de Hannah Arendt


Adolf Eichmann, prenant des notes au cours de son procès à Jérusalem, en 1961.
La « banalité du mal » est un concept philosophique développé par Hannah Arendt en 1963, dans son ouvrage : Eichmann à Jérusalem : Rapport sur la banalité du mal.
Lors de son procès, Eichmann, qu’on pense être une bête furieuse et qui devrait laisser une forte impression, montre plutôt l’image d’un petit fonctionnaire médiocre, ce qui fait dire à Arendt que le mal ne réside pas dans l’extraordinaire mais dans les petites choses, une quotidienneté à commettre les crimes les plus graves.

Le concept
Hannah Arendt, philosophe juive d'origine allemande réfugiée aux États-Unis et auteure d'un livre sur Les Origines du totalitarisme, offre au magazine The New Yorker d'agir comme envoyée spéciale pour couvrir le procès d'Adolf Eichmann, criminel de guerre nazi, auquel elle assiste à Jérusalem en 1961 et 1962.
L'accusé n'est pas comme elle s'y attendait ; c'est un homme « insignifiant ». Le procès fait une large place aux « isme », nazisme et antisémitisme, mais elle veut comprendre le rapport entre l'homme et ses propres actes. Ainsi, dans une série d'articles, elle soutient qu'Adolf Eichmann a abandonné son « pouvoir de penser » pour n'obéir qu'aux ordres, il a renié cette « qualité humaine caractéristique » qui consiste à distinguer le bien du mal, et, en n'ayant « aucun motif, aucune conviction (personnelle) », aucune « intention (morale) » il est, dit Arendt, devenu incapable de former des jugements moraux. D'un point de vue philosophique, ce qui est en cause dans les actes affreux qu'il a commis n'est donc pas tant sa méchanceté que sa « médiocrité » - d'où l'expression « banalité du mal »

Toutefois, pour Arendt, la banalité du mal n'est pas de l'ordre de la théorie ou du concept, mais du fait.
Elle la propose comme une constatation. Il ne s'agit pas d'un phénomène ordinaire ; pour autant, il s'observe dans le comportement de gens ordinaires.

Karl Jaspers, son ancien professeur à Heidelberg lui aurait peut être suggéré cette idée. Dans une lettre du 19 octobre 1946, Jaspers lui écrit : « (…) pour ce qui concerne les deux autres remarques critiques à l’égard de la Schuldfrage, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous : ce que les nazis ont fait, ne se laisserait pas, selon vous, comprendre comme un crime ; votre conception m’inquiète un peu du fait que la faute qui dépasse toute faute criminelle acquiert inévitablement une certaine « grandeur », une grandeur satanique, qui, pour ce qui est des nazis, est aussi loin de moi que les discours sur le « démonisme » de Hitler et autres choses de cette sorte. À mon avis, c’est parce qu’il en a vraiment été ainsi, qu’il faut voir les choses dans toute leur banalité, dans leur prosaïque nullité. Les bactéries peuvent provoquer des épidémies… et ne resteront pourtant que des bactéries ». Dans une lettre datée du 17 décembre 1946, Arendt lui répond : « (…) Je perçois très bien que, comme j’ai formulé les choses jusqu’à présent, je me rapproche dangereusement d’une « grandeur satanique » que je rejette totalement comme vous. N’y a-t-il pas cependant une différence entre un homme qui va assassiner sa vieille tante et les gens qui (…) ont construit des usines pour fabriquer des morts ? Une chose est sûre : toutes les tentatives visant à mythifier l’horreur doivent être combattues et tant que je ne me sortirai pas de telle formulations, je n’aurai pas compris ce qui s’est réellement passé. »

Cependant, Hannah Arendt comprend l'absence de pensée comme étant, non pas une fatalité imposée de l'extérieur par quelque force insurmontable, mais le résultat d'un choix personnel, de l'ordre de la démission. Penser est une faculté humaine, son exercice relève de la responsabilité de chacun. Eichmann, selon elle, a forcément choisi d’arrêter de penser, voilà pourquoi il reste coupable, l'obéissance mécanique n'étant, dans cette situation, pas une excuse1.
La banalité : ce terme indique aussi que le mal est partout dans la société. Toute une société se met, de façon commune, à accepter une étiquette morale sans entretenir de réflexion à son sujet. La société adhère à un système normatif et cesse de comprendre son contenu. Puis, sous diverses pressions, ce contenu évolue, pouvant même devenir l'inverse de ce qu'il était : « tu tueras ton prochain » pour le IIIe Reich, ou « tu porteras de faux témoignages contre ton prochain » pour l'URSS sous Staline. Cette évolution peut se produire très brutalement : « en une nuit », dit Hannah Arendt, « et il ne reste plus que l'habitude de tenir fermement à quelque chose ». Hannah Arendt a montré pourquoi la pensée humaine était un rempart contre le totalitarisme1. Et la comparution devant un tribunal permet de mettre un terme à cette absence de pensée, à cette banalité du mal, car l'accusé n'y apparait plus et ne s'y pense plus comme un rouage d'un État tout puissant, mais comme un individu pensant qui doit répondre de ses propres actes. L’obéissance à des ordres n'est jamais mécanique, car en politique l’obéissance a le même sens que le mot soutien. Voilà pourquoi, chacun est personnellement redevable, possiblement coupable, de ses actes. Il peut y avoir une responsabilité collective, mais la culpabilité s'examine à l'échelle de chaque individu1.

Depuis la présentation de ce rapport de Hannah Arendt, près d'un demi-siècle s'est passé et des sociologues apparaissent qui ont à leur disposition de nouvelles sources, différentes de celles du procès d'Eichmann. Certaines sources sont récentes. Ainsi, pendant toute la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques ont procédé à des écoutes systématiques de milliers de prisonniers allemands logés dans des baraquements, gravé sur des disques de cire les passages qui leur paraissaient présenter un intérêt spécifique et en ont, ensuite, réalisé des transcriptions. Les procès-verbaux n'en ont été rendus publics qu'en 1996.
Les conversations enregistrées des soldats étaient celles de sous-mariniers, des soldats de l'armée de l'air, mais encore de l'armée de terre allemande (accessoirement italienne). Il s'agissait d'hommes de tous grades : officiers, sous-officiers, soldats. Les sujets abordés par les prisonniers étaient très nombreux : stratégie, organisation de la chaîne de commandement, moral des troupes, réactions individuelles à des situations extrêmes lors du coulage de navires de commerce, abattage d'avions en vol, viols, massacres de masses de civils, d'enfants. La masse des transcriptions permet de se faire une idée de l'écart existant entre ce que ces soldats considèrent comme des actions banales dans leur contexte à eux et ce que le lecteur ordinaire considère comme le paroxysme du mal et de l'inhumanité.

Aussi violent que soit le sujet des discussions entre eux, les soldats se comprennent et partagent le même univers de camaraderie militaire. Ils racontent leur vécu dans un cadre culturel et historique spécifique qui représente leur cadre de référence. Les discussions se passent sans violence physique, entre camarades de combat qui ont connu les mêmes évènements. Le comportement des personnes qui exercent des violences extrêmes, comme ce fut le cas pendant la guerre nous apparaît comme anormal ou pathologique, même s'il est plausible et compréhensible si l'on reconstitue le monde de leurs points de vue.
Que l'on pense, par exemple, à la description d'un soldat qui veut faire impression sur son public en raconte. Les deux auteurs S. Neitzel et H. Welzer tentent de porter, à l'aide de l'analyse du cadre de référence, un « regard amoral » sur la violence exercée au cours de la Seconde Guerre mondiale, afin de comprendre dans quelles conditions des hommes parfaitement normaux parviennent d'un point de vue psychique à commettre dans des circonstances déterminées des choses qu'ils ne feraient jamais dans d'autres conditions, et faire basculer des crimes de guerre dans ceux contre l'humanité

Zygmunt Bauman analyse, en partie, le même phénomène qu'Hannah Arendt. Par ailleurs, l'écrivain polonais Tadeusz Borowski avait devancé par sa prose, et à sa façon, les idées de Bauman en les illustrant parfaitement par ses récits vécus à Auschwitz. Le système nazi est, selon Baumann, la réalisation la plus aboutie de l'idée de l'État moderne. Il peut être décrit comme une « normalité » qui va dans le sens d'un modèle parfait de notre civilisation et non comme une pathologie étrangère à l'humanité. Le caractère spécifique de la Shoah vient du fait que les idées démentes de l'élite du pouvoir nazi coïncidèrent avec le développement de la bureaucratie et l'utilisation du progrès technique dans sa plus froide rationalité. La différence entre les différents génocides connus dans l'histoire vient du progrès technique. D'une entreprise artisanale, on fait une entreprise industrielle. Du meurtre individuel hasardeux, mal organisé, on fait un meurtre anonyme, massif. Pour que le camp puisse fonctionner de manière optimale, le travailleur du camp ne doit se concentrer que sur la réalisation de sa tâche. L'utilité, l'efficacité remplace la morale21.

Selon Bauman, la civilisation moderne n'a pas été la condition suffisante de l'Holocauste, mais la condition nécessaire. Le monde rationnel de la civilisation moderne l'a rendu imaginable. L'objectif fixé : se débarrasser des Juifs. L'extermination physique est le moyen le plus efficace pour y parvenir. La suite n'est qu'un problème de coopération et de planification entre les différents services de l'État pour réunir : la technologie, le budget, les ressources nécessaires.

Il existe dans l'histoire de l'humanité des pogroms et des massacres perpétrés sans l'aide d'une bureaucratie moderne telle que celle de l'Allemagne en 1940. Mais pour l'Holocauste cette bureaucratie était indispensable et dans son absence ne pouvait se produire. Et cette bureaucratie était le produit de procédures bureaucratiques ordinaires : calcul des moyens, équilibre du budget, etc.22. Elle était organisée par des gens dits « normaux » comme Eichmann qui devaient résoudre des « problèmes ».

La banalité du mal dans l'univers concentrationnaire soviétique
Le Goulag a duré beaucoup plus longtemps que les camps nazis et a fait de nombreuses victimes. Toutefois ici, pas de massacre méthodique, pas de chambre à gaz. Les déportés étaient condamnés au travail dans des conditions si atroces que la plupart mouraient d'épuisement quand ils n'étaient pas victimes d'exécutions sommaires ou de tortures.

On retrouve dans l'organisation de cet univers concentrationnaire soviétique des années 1930 et 1940, sous Staline, les éléments qui rendent banals les gestes des bourreaux en les rendant les plus conformes à la légalité, à la défense des valeurs soviétiques, en utilisant un vocabulaire consacré et spécifique pour qualifier leurs actions, en organisant et en réglant tout comme « papier à musique » de telle manière que le bourreau se sente à l'aise dans son rôle.

Bien que le gouvernement soviétique ait longtemps nié l'existence des camps sur son territoire, le système concentrationnaire était justifié par lui par ses fonctions économiques (exploitation des richesses aurifères et autres en Sibérie) ou idéologiques (rééducation par le travail). De ce sombre univers décrit par Varlam Chalamov, Soljenitsyne, Gueorgui Demidov notamment se dégage l'image d'un bourreau. Est-ce un pervers ? Un novice qu'il faut former ? Ou un simple soldat qui reproduit les gestes de ses chefs ? Tous leurs débordements n'ont été possibles qu'avec l'approbation des instances de décision les plus haut placées. La justification est le danger que représentent les détenus pour le régime. Beaucoup d'hommes se sont laissé prendre au piège du pouvoir. Ils se sont condamnés eux-mêmes et ont été broyés par la machine qu'ils mettaient en place. Leurs motivations sont variées : certains essayent d'oublier un passé douloureux, d'autres convoitent un salaire trois fois plus élevé que la norme. Ils n'envisagent pas une carrière de bourreau mais obéissent simplement aux ordres par peur ou par conviction. Certains s'adaptent d'autres se font muter
Pour Varlam Chalamov, le point commun est le plaisir de maltraiter, humilier et faire souffrir. Ainsi en va-t-il de l'ingénieur Kisseliev. Le camp lui permet de laisser libre cours à ses instincts sadiques. Il sait pertinemment que personne ne trouvera à redire à ses agissements. À la Kolyma, il y a une morale spéciale. Les hommes sont habitués aux libertés que donne la vie de soldat d'escorte, à ses particularités où le soldat est entièrement maître du sort des détenus. La pratique des « aveux » obtenus sous la torture est largement utilisée par les bourreaux. Les hommes du NKVD se sentent investis d'une mission qui a pour but d'éradiquer les ennemis du régime stalinien. Si la torture ne marche pas, les bourreaux ne se découragent pas et menacent les proches : la femme le plus souvent.
Alexandre Soljenitsyne voit dans l'univers concentrationnaire un microcosme de la société soviétique. Celle-ci est victime mais aussi partie prenante de ce qui s'est passé. C'est un modèle d'organisation où on inculque les valeurs du socialisme dont le travail fait partie. Pour le Français Jacques Rossi, qui a passé plus de vingt ans dans le Goulag, les camps sont un laboratoire dans lequel le pouvoir teste les mesures qu'il voudrait prendre pour tout le territoire soviétique, c'est-à-dire rendre ces mesures non plus extra-ordinaires mais ordinaires et par là même, banales. L'écriture de l'écrivain russe Varlam Chalamov, qui a passé dix-sept ans dans le Goulag à la Kolyma, parvient à rendre compte de la minutieuse organisation du camp, de sa banalité empirique, par l'absence de pathos, par la grande pudeur de l'écrivain qui énonce sans dénoncer : « Le camp - sa structure - est une grandeur empirique. La perfection que j'ai trouvée en arrivant à Kolyma, n'était pas le produit d'un quelconque esprit du mal. Tout s'était mis en place petit à petit. On avait accumulé de l' expérience.

Svetlana Aleksievitch, prix Nobel de littérature en 2015, a rassemblé dans l'ensemble de son œuvre des centaines de témoignages, sous forme d'interviews de personnes ayant vécu dans le Goulag ou sous la répression stalinienne en URSS. La perfection du système d'oppression, de torture, de mise à mort mis en place par les agents du pouvoir est également soulignée par les victimes ou encore le renversement complet des valeurs quand le bourreau se présente comme victime du pouvoir dont il est le serviteur.

« Eux aussi [les bourreaux] ils ont fait des choses horribles, et seuls quelques-uns sont devenus fous. Tous les autres avaient une vie normale, ils embrassaient des femmes,… ils achetaient des jouets à leurs enfants… Et chacun d'eux se disait : ce n'est pas moi qui ai suspendu des hommes au plafond, qui ai fait gicler leur cervelle, ce n'est pas moi qui ai planté des crayons bien taillés dans des mamelons de femmes. Ce n'est pas moi c'est le système. Même Staline l'a dit : Ce n'est pas moi qui décide c'est le Parti… Ah c'était d'une logique géniale ! Des victimes, des bourreaux, et à la fin, les bourreaux deviennent aussi des victimes. On ne dirait pas que cela a été inventé par des hommes… Une perfection pareille cela n'existe que dans la nature… Ils sont tous des victimes en bout de compte »

Dans Voyage au pays des Ze-Ka en raisonnant sur les différences entre les camps allemands et soviétiques, Margolin propose cette comparaison : « Dans les camps allemands on tuait une fille sous les yeux de sa mère, et la mère s'éloignait en souriant d'un sourire hébété, un sourire de folle ».
Dans les camps soviétiques, on ne connaît pas ces horreurs. Ces camps sont peuplés d'hommes qui semblent extérieurement normaux, mais qui sont, à l'intérieur d'eux-mêmes, des « plaies ouvertes ». S'ils pleuraient, protestaient, ils seraient encore normaux. Mais ils ne trouvent plus rien dans le camp, dans le monde sur quoi ils pourraient comprendre ce qui se passe dans leur âme, dans le camp, dans le monde. Si vous leur parlez de Staline, d'humanité, de socialisme, de démocratie, ils sourient comme cette mère devant laquelle on a fusillé sa fille. Margolin appelle l'état psychologique qui en résulte la « névrose des camps ». Elle a pour cause l'absurdité des souffrances humaines « à laquelle, par comparaison, le génocide perpétré par les Allemands est le sommet de la logique ».

Développements ultérieurs
Stanley Milgram s'est appuyé sur le concept de banalité du mal pour expliquer les résultats de son expérience de psychologie expérimentale de soumission à l'autorité (expérience de Milgram). Harald Welzer revient sur cette expérience dans un chapitre intitulé « Initiation au massacre » et insère cette expérience dans son étude de l'importance du cadre référentiel militaire lors de massacres et du choix d'exécutions de type militaire
Prolongement de l'expérience de Milgram, l'expérience de Stanford confirme que des hommes, placés dans un milieu carcéral, peuvent devenir rapidement de redoutables tortionnaires
Cependant, de nouveaux examens historiques apportent des doutes aux thèses d'Hannah Arendt. Eichman n'est pas qu'un simple exécutant, mais il est aussi un antisémite pouvant agir avec zèle. Dans d'autres contextes que le procès d'Eichman, Laurence Rees a montré qu'à Auschwitz les ordres et instructions étaient souvent assez vagues, et qu'ils ne pouvaient être mis en œuvre par de simple exécutants. Il faut un réel engagement des subalternes, qui donne force aux régimes totalitaires. Il faut que ces subalternes soient réellement motivés, qu'ils croient en leur action. L'obéissance ne suffit pas. Il faut en plus l'idéologie, un discours moraliste adapté. Aussi la peur d'une menace est un vecteur fort capable de faire basculer dans l'extrême ; croyant vivre une situation exceptionnelle, des personnes normales trouvent normal d'avoir un comportement exceptionnel.
Rony Brauman et Eyal Sivan ont réalisé un film à partir des images d'archives du procès d'Eichmann (Un spécialiste), et un livre (Éloge de la désobéissance), prolongeant leur réflexion sur la soumission à l'autorité comme instrument de barbarie dans les conflits contemporains.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - Analyste - formation au Psychodrame de Moréno (théâtre impromptu) - Formation à la Méthode Simonton (contre le cancer et la maladie grave)
NB. Ne répond ni aux messages privés ni aux appels téléphoniques. Merci de votre compréhension.
N.B. pour lire toutes les informations utiles sur l' HYPNOSE HUMANISTE, tapez : SUJETS ACTIFS, puis ensuite sur : URGENT C'EST LE TOURNANT DE MA VIE. et recherchez : Les bienfaits de l'hypnose humaniste. Renseignements personnalisés par thérapeute : Annabel GLISE, 06 61 80 53 18 sur internet tapez : Annabel Glise hypnothérapeute humaniste à Nice, ensuite : site weeb
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

VIVRE AVEC UN(E) BIPOLAIRE
Explications de la Dre Isabelle Secret-Bobolakis, psychiatre.

Les relations amoureuses sont rarement simples. Lorsque l'un des partenaires souffre d'un trouble psychiatrique, elles nécessitent d'autant plus de communication et de compromis pour durer dans le temps. Contrairement aux apparences, amour et bipolarité ne sont pas si incompatibles, à condition de respecter certains impératifs. Comment mener une vie de couple saine ? Le Dr Isabelle, psychiatre et secrétaire générale de la Fédération française de psychiatrie, nous éclaire.

Le trouble bipolaire, autrefois appelé psychose maniaco-dépressive, est un trouble de l'humeur caractérisé par des phases de manie et de dépression, entrecoupées de phases de rémission (durant lesquelles l'humeur se stabilise et redevient "normale"). "Il faut le distinguer du trouble borderline : dans ce cas, les fluctuations de l’humeur sont nombreuses et se produisent au cours de la même journée. Tandis que dans la forme classique de trouble bipolaire, les phases de profonde dépression et d'excitation intense (manie) durent plusieurs semaines", précise la psychiatre. Et d'indiquer :

"Pendant les phases de dépression ou de manie, la vie émotionnelle et affective des patients est perturbée : soit elle est éteinte, soit elle est totalement exacerbée. De quoi compromettre sérieusement la qualité de vie des patients, qui sont plus susceptibles de développer des troubles anxieux, des addictions et des conduites suicidaires."

La phase dépressive est marquée par une grande difficulté à ressentir du plaisir : l'anhédonie. "Le sentiment amoureux, le plaisir et la vie émotionnelle sont très fortement impactés. Les patient(e)s n'ont plus goût le goût de la vie et leur estime d'eux-même peut-être diminuée"

Ils ou elles peuvent présenter plusieurs de ces symptômes :
une humeur dépressive ;
une perte d’intérêt ou de plaisir ;
une perte ou une augmentation de l’appétit ;
des insomnies ou, au contraire, une hypersomnie ;
un ralentissement psychomoteur ;
une fatigue très importante (asthénie) ;
une perte d’estime d'eux-mêmes :
un sentiment de culpabilité important ;
une indécision majeure ;
des idées noires, des pulsions ou des idées suicidaires.
Le risque suicidaire est majeur pendant cette phase ! Si une personne bipolaire est déprimée et exprime des pensées suicidaires, il s'agit d'une urgence psychiatrique absolue : elle doit être protégée et hospitalisée, insiste la psychiatre.

La phase maniaque est principalement caractérisée par une hyperactivité, une euphorie démesurées et des idées de grandeur. "Lors de ces phases, l'impulsivité et la désinhibition prennent le pas, ce qui favorise toutes sortes de passages à l'acte : notamment sur le plan sexuel, mais aussi sur le plan financier, au travers d'achats inconsidérés, par exemple", prévient la professionnelle. L'entourage du (ou de la) malade peut aussi être confronté à une forme d'agressivité. Les patient(e)s peuvent présenter plusieurs symptômes :
une grande euphorie ;
une forte estime d'eux-mêmes et parfois des idées mégalomanes ;
un besoin réduit en sommeil ;
une grande volonté de parler (logorrhées) ;
des idées confuses ou encore une pensée qui s’emballe ;
des troubles de l’attention et de la concentration ;
une hyperactivité (qui peut se traduire par un surinvestissement social, professionnelle, scolaire, financier, sportif ou encore sexuel) ;
des conduites à risque : achats compulsifs, excès de vitesse, rapports sexuels non protégés ou multiples, actes violents, délictueux voire criminels, jeux d’argent, etc ;
des symptômes psychotiques : idées délirantes, hallucinations et déstructuration de la pensée.
Cette instabilité émotionnelle a inévitablement des conséquences sur les relations affectives, en particulier les relations de couple. D'autant que la maladie connaît un retard de diagnostic et tarde donc à être prise en charge. Une fois diagnostiqué, le trouble bipolaire peut être contrôlé grâce aux médicaments thymorégulateurs, aux diverses psychothérapies et à la psycho-éducation.

Lorsqu'elles ne sont pas en phase maniaque ou dépressive, les personnes qui souffrent de trouble bipolaire sont tout à fait capables d'identifier leurs sentiments, de ressentir et de donner de l’amour. Les difficultés surviennent lors des phases aigües, dites de décompensation (phases maniaques et dépressives).

Les personnes qui souffrent de trouble bipolaire tombent amoureuses, comme tout le monde. Elles ne forment pas spécialement des couples dysfonctionnels, mais la maladie peut finir par créer des difficultés

Lorsqu'ils prennent leur traitement et respectent leur suivi, les patient(e)s sont tout à fait capables de préserver une relation stable. Comme dans chaque couple, cela demande de la communication, de la compréhension et quelques sacrifices.
Ne nous voilons pas la face, le trouble bipolaire fragilise les relations de couple, mais aussi, plus largement, les relations socio-professionnelles. "Les changements d'humeur ne sont faciles à vivre ni pour le ou la patient(e), ni pour son ou sa conjoint(e). Malheureusement, de nombreuses unions se soldent par des séparations ou des divorces", relève l'experte.
Tout n'est pas toujours noir : les personnes bipolaires ont souvent des personnalités généreuses, créatives et sensibles. Mais parfois, cela ne suffit plus à compenser la charge mentale quotidienne. Le ou la partenaire vit souvent dans l'hypervigilance : il ou elle guette sans arrêt les signes annonciateurs (prodromes) d'un accès maniaque ou dépressif. À cette anticipation anxiogène, s'ajoutent la frustration, la crainte et la tristesse de ne pas pouvoir soulager les symptômes de la maladie. Sans compter la lourdeur des tâches de la vie quotidienne, qui lui incombent, dès que le ou la patiente entre en phase dépressive (asthénie, anhédonie).

Autre difficulté, et non des moindres : en phase maniaque, il se peut que la personne bipolaire ait des coups de cœur récurrents, commette des infidélités, mette en danger les finances du ménage, développe des réactions violentes, etc. Dans certains cas, très rares, une mise sous curatelle (voire sous tutelle) est nécessaire, car le ou la patiente entre en phase de déni de sa maladie et refuse de prendre son traitement. Le conjoint est alors perçu comme un frein, un obstacle, qui empêche de dépenser de l’argent, critique, ne soutient pas assez...
Si le patient est correctement pris en charge et que lui et son entourage sont habitués à reconnaître les prodromes de la décompensation, alors, une vie de couple et de famille est tout à fait envisageable dans le temps. Il faut garder en tête que le trouble bipolaire se stabilise, mais qu'il s'agit d'une maladie chronique

Les personnes souffrant de trouble bipolaire doivent adopter un mode de vie très strict pour contrôler au mieux leur maladie :
dormir suffisamment ;
limiter les facteurs de stress ;
éviter l'alcool, les drogues et le tabac ;
pratiquer une activité sportive régulière ;
adopter une alimentation saine et équilibrée ;
ne pas prendre de médicaments (notamment des antidépresseurs) sans avis médical ;
etc.
Les personnes bipolaires qui souhaitent s’engager dans une relation amoureuse doivent prendre conscience qu’elles souffrent d’un trouble psychologique qui nécessite un suivi thérapeutique régulier. Pour mener une relation saine, le plus important est d'apprendre à communiquer avec son ou sa partenaire à propos de ses expériences précédentes, de ses ressentis et de ses craintes. Ainsi, il ou elle sera moins désarçonné lors d'un épisode d’humeur.

Si vous êtes en couple avec une personne bipolaire, n'hésitez pas à rencontrer ses soignants, afin de poser toutes les questions nécessaires à votre bonne compréhension du trouble. "Dans la majorité des cas, les patient(e)s bipolaires ont un bon niveau d’insertion socio-professionnelle. Ce sont souvent des gens créatifs, originaux et charmants
Entretenir une relation affective avec une personne bipolaire nécessite de bien connaître son histoire, de chercher à s'instruire pour mieux comprendre sa maladie, d’être flexible, à l'écoute, patient(e), etc. Il faut aussi pouvoir faire face aux périodes de déni : "souvent, en phase de rémission, le ou la patiente bipolaire pense qu'il n'a plus besoin de soins. La communication devient difficile, le dialogue laisse souvent place aux cris et aux reproches. Les proches doivent alors pouvoir compter sur le soutien d'équipes de confiance, pour prendre en charge le patient

les bipolaires ne sont pas dangereux pour leur entourage. Les maladies psychiatriques ne sont pas dangereuses en elles-mêmes. En revanche, les bipolaires peuvent se mettre en danger eux-mêmes : le risque de suicide en phase dépressive, ou de décision inconsidérée en phase maniaque présente un réel danger. C'est d'autant plus vrai lorsque la personne est en proie à des addictions (alcool, drogue, jeux, etc) qui peuvent exacerber les passages à l'acte agressifs.
Ne pas hésiter à se faire aider !
Toutes les maladies "psys" ont des répercussions sur l’entourage proche (parents, enfants, conjoint, etc). Le ou la partenaire de vie devient rapidement "aidant" : il assure le soutien moral, la présence affective, le suivi des traitements… Une place qui n’est pas toujours facile, car nous n’avons pas tous les mêmes aptitudes psychologiques ou médicales. Il est donc important de se sentir entouré, écouté et soutenu.

Comme dans toute relation, l’important est de s’écouter, de se comprendre et d’être présent pour l'autre. Quelques conseils pour entretenir une relation sereine avec votre partenaire :
Communiquer des deux côtés ;
Accorder un temps de réflexion et d'adaptation à l'autre ;
Miser sur la stabilité (géographique, temporelle, etc) ;
Exprimer ses sentiments : réassurer son amour permet de consolider le couple en dépit des épreuves ;
Prendre conscience des émotions de l'autre et les accepter, sans s'en formaliser.
Lorsque la maladie prend trop de place dans la relation, il est important d'en discuter avec les équipes soignantes, éventuellement de suivre une thérapie de couple. Chacun doit prendre conscience de son rôle et de ses limites. Conclusion ? Il est possible d’avoir une relation avec une personne souffrant de trouble bipolaire, mais il faut de la patience et de la stabilité.

Un film à voir pour aller plus loin : Les Intranquilles, réalisé par Joachim Lafosse avec Leïla Bekhti et Damien Bonnard (2021).
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LA PSYCHOTHERAPIE

On définit la psychothérapie comme "un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique.
Le but est de favoriser, chez le patient, des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé.
Ce traitement va au-delà d’une aide visant à affronter les difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien".

Des centaines de recherches menées depuis quelques dizaines d’années, et regroupées en synthèses d’études et en méta-analyses, ont démontré que la psychothérapie peut contribuer à traiter efficacement plusieurs problèmes psychologiques comme :
la dépression ;
le trouble panique ;
l’anxiété ;
les troubles de l’alimentation ;
divers troubles de la personnalité.
Le recoupement de ces études a permis de conclure que toute psychothérapie bien menée, peu importe la technique particulière utilisée, a de fortes chances de donner de bons résultats.

La psychothérapie présente de nombreux bienfaits, en voici les principaux :
cesser de souffrir psychologiquement (phobies, angoisses, anxiété, panique, déprimes récurrentes) ;
régler des problèmes affectifs ou relationnels (obsessions, timidité, estime de soi, échecs amoureux) ;
modifier des comportements qui nuisent au bien-être (stress post-traumatique, dépendances diverses, maux imaginaires, dysfonctions sexuelles) ;
faire face à une crise existentielle et redéfinir ses objectifs de vie (après quoi je cours, réorientation de carrière) ;
d’autres y ont également recours, non pas tant pour régler des problèmes spécifiques, mais pour acquérir de nouveaux outils afin de se réaliser pleinement ou pour améliorer l’adéquation entre leurs valeurs et la réalité de leur vie ;
bien-être et développement personnel : meilleure estime de soi et connaissance plus précise de ses besoins.
Les différentes psychothérapies

Il existe quatre principales approches psychothérapeutiques.

LA PSYCHANALYSE
La personne est amenée à prendre conscience de l’influence de ces conflits sur son fonctionnement afin de les comprendre et de s’en dégager progressivement.
On vise des changements profonds et durables chez le patient. Généralement, les psychothérapies psychanalytiques durent au moins un an, à raison d’une ou plusieurs séances par semaine
Certains des outils classiques des thérapies psychanalytiques sont :
l’association verbale libre ;
l’analyse des rêves ;
la tenue d’un journal personnel ;
la prise en compte des phénomènes de transfert, c’est-à-dire la projection de désirs ou de situations inconscientes du client vers son thérapeute.
Depuis quelques années, des psychothérapies psychodynamiques brèves ont fait leur apparition. Elles s’échelonnent sur une période plus courte (de 10 à 40 séances) et sont le plus souvent centrées sur un événement ou un comportement bien circonscrit.

THERAPIE COGNITIVO-COMPORTEMENTALE
Certaines difficultés psychologiques peuvent être liées, entre autres, à des pensées ou à des comportements inadéquats que l'on a appris ou adoptés, souvent malgré soi.
Ces comportements inadéquats peuvent s’apparenter à des réactions « incontrôlables » qui surgissent automatiquement en certaines circonstances (dès que je vois un policier, je me sens fautif, si je n’ai pas d’amoureux, je ne vaux plus rien, etc.)
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) proposent d’observer objectivement et d’analyser avec détachement ces comportements et ces pensées, d’apprendre de nouveaux comportements et de remplacer les pensées ou les émotions non désirées par d’autres qui sont davantage adaptées.
On cherche des problèmes concrets à résoudre et une démarche thérapeutique est établie en commun (déconditionnement progressif, clarification des mécanismes de défense, modifications des croyances, etc.).
Généralement, on segmente la difficulté à affronter en ses diverses composantes et l'on valorise les nouvelles attitudes et les comportements positifs à mesure qu’ils s’installent.
Selon les cas, on travaillera davantage sur la dimension cognitive (la pensée) ou sur la dimension comportementale (les actions).
Quand les TCC travaillent avec l’inconscient, le cadre n’est pas celui de la psychanalyse (fantasmes, désirs, pulsions, etc.), mais celui des schémas cognitifs qui donnent du sens aux émotions et aux comportements.
Ce sont ces schémas que l'on tente d’assouplir ou de modifier. Un traitement comprend habituellement de 10 à 25 séances hebdomadaires.

LES THERAPIES BREVES
On peut considérer que des approches comme les thérapies brèves, les thérapies orientées vers les solutions et la psychothérapie neurolinguistique font partie des approches comportementales.
Un des objectifs fondamentaux de la thérapie brève est de réduire la durée du traitement (au plus dix séances).
Pour y parvenir, on tente de définir le problème avec un maximum de précision et de s’attaquer à des problèmes circonscrits le plus précisément possible.
On ne cherche pas les causes, on met plutôt l’accent sur :
ce qui est changeable ;
les solutions ;
les habiletés ;
l’action.

LA THERAPIE HUMANISTE
Les approches de la thérapie humaniste ou existentielle se fondent sur les capacités intrinsèques de l’être humain à maîtriser son existence et à se réaliser pleinement.
On peut diviser cette famille thérapeutique en quatre sous-groupes :
les thérapies psychocorporelles ;
les thérapies transpersonnelles ;
les thérapies créatives ou expressives ;
les thérapies par la parole.
Comment se déroule la thérapie ?
Le thérapeute entre en relation avec un client plutôt que de soigner un patient. L’accent est mis sur les prises de conscience des difficultés et des forces de la personne, puis sur l’ici-maintenant.
Le thérapeute favorise l’exploration de soi et l’expérimentation de nouvelles façons d’être ou d’agir.

THERAPIES PSYCHOCORPORELLES
Comme leur nom l’indique, les thérapies psychocorporelles agissent sur le psychisme par l’intermédiaire du corps. Elles y parviennent de différentes manières :
en utilisant l'énergie de la respiration (respiration holotropique) ;
par un toucher de la part du thérapeute (Trager) ;
en se servant du corps comme déclencheur d’une verbalisation de type analytique (bioénergie) ;
enfin en permettant au mouvement d'aider le psychisme à se rééquilibrer (EMDR).
Dans toutes ces approches, on se sert du corps pour entrer en contact avec ses états intérieurs ou pour intervenir sur le psychisme.
Par exemple, les touchers doux de la synergie Rubenfeld sur une partie particulière du corps pourront faire remonter certaines émotions à la surface.
Un massage plus profond à cet endroit ravivera des mémoires cachées et susciter une intense libération d’émotions.
Une fois les émotions libérées, il devient plus facile de faire des choix conscients et d'éviter certains comportements nuisibles dictés par des habitudes trop bien ancrées.

THERAPIES TRANSPERSONNELLES
La psychologie transpersonnelle s'intéresse aux « états non ordinaires » de conscience :
l'extase ;
le sentiment de connexion avec l'Univers ;
la conscience aiguë de son être profond ;
le mysticisme.
Ayant pour objet la « pleine réalisation » de la personne, la psychologie transpersonnelle se préoccupe des perturbations résultant de l'enfermement des potentiels illimités de la conscience dans les structures limitées de l'ego. Comme cela peut se manifester au moment de crises existentielles ou de ce que l'on appelle des crises d'émergence spirituelle.
Si, dans la psychologie classique, les modèles sont des êtres performants, motivés, efficaces et bien intégrés socialement, ceux de la transpersonnelle sont des saints, des sages et des héros de l'humanité.
Ce qui ne veut pas dire que cette approche nie l'importance d'un ego sain. Au contraire, c'est à partir d'assises solides et équilibrées que l'être humain pourrait atteindre d'autres dimensions.

LA CREATIVITE
Ces thérapies font appel aux capacités créatives inhérentes à chacun. Que ce soit par le dessin (voir notre fiche art-thérapie), la danse, la musique, etc. et sans devoir posséder le moindre talent artistique, la personne est appelée à laisser émerger ce qui se cache au fond d’elle-même.
La personne qui pratique des thérapies établies sur la créativité pourra envisager ses problèmes dans une perspective inédite, découvrir des solutions inusitées, et les appliquer de façon originale.
Ces approches font appel aux multiples dimensions de l’être et sollicitent, à travers le corps, l'imagination, l'intuition, la pensée et les émotions.

LA PAROLE
Les thérapies fondées sur la parole se déroulent de manière relativement classique, thérapeute et client dialoguant face à face.
La relation de confiance, d’intimité et de sécurité avec le thérapeute est fondamentale. Elle permet des prises de conscience et des découvertes qui peuvent ensuite mener à des changements de comportement et d’attitude.
On fait aussi parfois appel à divers exercices :
visualisations ;
jeux de rôles ;
dessin ;
analyse des rêves.

THERAPIES SYSTEMIQUES
L'approche systémique considère qu'il n'y a pas d'individus malades en soi, mais que les malaises proviennent plutôt des interactions avec l’entourage (famille, amis, équipe de travail, etc.).
On ne se demande pas pourquoi le problème existe ou subsiste, mais bien comment il se maintient.
L'objectif est de modifier les relations entre l’individu et son entourage. Les rencontres se font donc fréquemment avec plusieurs personnes (en couple, avec les enfants, entre employés, etc.).
En thérapie systémique ou interactionnelle, on s’attardera alors :
aux divers modes de communication ;
aux habitudes de vie ;
aux attentes respectives ;
aux rapports sociaux, etc.
C’est à partir d’eux que les changements pourront être initiés. Le psychodrame, où chacun joue un rôle (qui peut être le sien propre ou celui d’un autre membre du groupe), est un des outils utilisés dans le cadre de ces approches.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - Analyste - formation au Psychodrame de Moréno (théâtre impromptu) - Formation à la Méthode Simonton (contre le cancer et la maladie grave)
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N.B. pour lire toutes les informations utiles sur l' HYPNOSE HUMANISTE, tapez : SUJETS ACTIFS, puis ensuite sur : URGENT C'EST LE TOURNANT DE MA VIE. et recherchez : Les bienfaits de l'hypnose humaniste. Renseignements personnalisés par thérapeute : Annabel GLISE, 06 61 80 53 18 sur internet tapez : Annabel Glise hypnothérapeute humaniste à Nice, ensuite : site weeb
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

L'OMBRE DE L'INCESTE PATERNEL SUR LA MATERNITE DE LA VICTIME

L’inceste est paradigmatique de toutes les violences agies sur l’enfant, il transgresse l’interdit, disqualifie la différence générationnelle structurante et grève plus généralement la vie psychique 
Gennart (2011) évoque combien le sujet traumatisé dans son…. Il s’apparente à une expérience de mort imminente. Chez la femme ayant été abusée sexuellement, le vécu incestueux s’impose régulièrement au-devant de la scène, lors d’événements de vie qui jalonnent et éprouvent sa construction identitaire féminine : la maternité, notamment, est susceptible d’activer des impulsions infanticides (Bonnet, 1990). Notre intérêt porte sur ces femmes-mères qui ont été victimes d’inceste paternel et sur l’étendue du traumatisme dans le processus de maternalité. [

Des traumatismes primaires au trauma de l’inceste
Ferenczi (1934) définit le traumatisme comme étant un choc inattendu, brutal et violent, agissant comme un anesthésiant. Cet effet se manifeste par l’arrêt de l’activité psychique ou paralysie de la pensée à laquelle s’ajoute un état de passivité où le sujet se trouve démuni de toute capacité de résistance. Dans le cadre de l’agression sexuelle, le psychisme tente de survivre à l’invasion des excitations par le recours à diverses stratégies comme la sidération de la pensée et la fragmentation d’une partie du moi qui produit l’autoclivage narcissique. La psyché se dédouble, une partie éveillée continue de vivre et de se développer et une partie morte enkystée subsiste en état de stagnation. La commotion psychique fait partie des réactions au traumatisme, elle survient sans signal d’alarme, perturbe l’économie pulsionnelle et peut être à l’origine de la formation de symptômes. L’absence de protection ou d’investissement de l’enfant par la mère active chez lui un premier traumatisme dit en creux (ou traumatisme froid, selon Janin, 1995), contre lequel il peut lutter en produisant une représentation maternelle idéalisée, censée combattre la réalité du manque. D’autre part, l’environnement familial de l’enfant peut être source d’excitations insuffisamment métabolisées, relevant tant du registre de l’agressivité que de celui de la violence (Condamin, 2009). La séduction pathologique possède un caractère traumatique de par l’afflux d’excitations (traumatisme chaud, Janin, 1995) né des actes violents et/ou sexuels agis sur le corps de l’enfant. Les effets des deux expériences, celles du « trauma en creux » (absence de la mère) et du « traumatisme agi » (inceste) se superposent. Janin (1985, 1995) propose le concept de collapsus topique pour définir une forme de traumatisme où les limites entre espace interne et externe deviennent floues, le sujet ne sachant plus si les excitations ressenties appartiennent à l’un ou l’autre de ces deux espaces.

Dynamique familiale incestueuse et Antéœdipe
Découvrir Cairn-Pro3Dans Confusion de langues entre les adultes et l’enfant, Ferenczi (1933) montre combien, dans la séduction, le langage adulte reste imprégné de sexualité alors que l’enfant attend de la tendresse de l’adulte. L’identification à l’agresseur favorise l’internalisation de la culpabilité inconsciente récusée par cet agresseur. L’enfant peine à reconnaître ses émois et à discriminer les excitations ressenties, ce qui entrave également la capacité d’empathie et l’identification chez l’autre des gammes affectives (identification narcissique). Racamier (1995) suggère que l’inceste est non seulement un tueur de pensée mais aussi un sidérateur de plaisir, rejoignant ainsi les considérations de Ferenczi selon lesquelles l’inceste verrouille les futures capacités de symbolisation – laissant libre cours aux désorganisations comportementales, somatiques ou psychiques – d’autant plus si l’appareil à penser est encore immature. Le parent abuseur exploite le lien de confiance de l’enfant, qui se trouve partagé entre des rôles contraires : amant mais enfant de l’un, parent du parent avec lequel il n’a pas de commerce sexuel. Les limites tant spatiales que temporelles sont abolies entre le sujet aimé et l’objet désiré, le temps est inversé (Haesevoets, 2003) ou encore suspendu et accéléré. Marquant une posture d’obéissance et de sacrifice, les abus sont également gardés pour soi afin de préserver l’idéalisation du parent incestueux et de lui rester en tout point loyal. Aussi la dynamique de l’inceste maintient-elle l’enfant en position de passivité au sein d’une relation fortement asymétrique défavorable au processus de subjectivation. La violence de l’inceste se situe dans le gommage de la différence, dans le brouillage des places de chacun (VanMarcke et Igodt, 1987) qu’il engendre et plus spécifiquement dans le cas d’un inceste père-fille, par l’éradication de la différence avec la mère. En cela, l’inceste fait obstacle à la construction identitaire, voire détruirait le sujet par humiliation, maltraitance, mais aussi par négation de sa subjectivité, car toute tentative d’individuation avorte. La reduplication dans la réalité de fantasmes œdipiens activés par la situation incestueuse entraîne une « détransitionnalisation de la réalité ».

La maternité : une reviviscence possible du vécu traumatique incestueux
La maternité favorise l’émergence des éprouvés œdipiens, la future mère s’engageant dans une revisite de sa vie infantile 
La maternité dans sa forme la plus aboutie est un temps…. En tant qu’expérience de réorganisation possible du psychisme, la maternité peut aussi s’apparenter à une expérience désorganisatrice par la reviviscence du vécu traumatique incestueux. Entendue comme expérience de « transparence psychique » (Bydlowsky, 2000), elle peut en effet faciliter une levée du refoulement, et le développement intra-utérin est susceptible d’activer des représentations incestueuses. L’objet interne, animé par les mouvements du fœtus, possède à ce moment-là une réalité pour la femme enceinte (Bydlowsky, 2001). Ce temps prénatal s’entend donc comme une mise à l’épreuve des assises identitaires et comme résurgence de traumatisme, la mère supportant plus ou moins les transformations somatopsychiques inhérentes à la grossesse. Comme le souligne Missonnier (2001), pendant la grossesse, le fœtus est une extension psychosomatique maternelle, ce qui convoque l’empathie et la capacité de la mère à s’identifier aux besoins de son enfant à sa naissance. Bergeret-Amselek (1995) relève que la « maternalité est une étape existentielle clef dans l’éclosion de l’identité d’une femme, sur le parcours de [...] sa féminalité », au sens où elle relance la question des origines, de la différence des sexes et des générations et de la mort. L’auteur considère que la crise de la maternalité peut être tantôt maturative, tantôt pathologique, et propose le terme de « traumatisme de la maternalité » pour rendre compte de la réactivation d’expériences douloureuses et effractives antérieures qui exposent la femme au risque d’une crise régressive ou, a contrario, d’une crise maturative permettant d’élaborer les traumas. Bonnet (1990) indique que le duo symbiotique mère-enfant – notamment lors de la grossesse – vient souvent rappeler à la femme le couple incestueux caractérisé par la dépendance qu’elle entretenait avec son agresseur. La proximité de la relation avec l’enfant éveille un lien de dépendance difficilement supportable. Chez les femmes victimes d’abus sexuels, Bonnet (1990) comme Rouyer (1995) relèvent une ambivalence à l’égard du bébé, voire des fantasmes de maltraitance ou d’infanticide, ainsi que la majoration de dénis de grossesse dans ce contexte, qui trouvent à s’exprimer dans les fantasmes d’un enfant mort ou monstrueux ou encore dans la crainte de le malmener ou de lui porter atteinte (projection d’une mauvaise image de soi ou de l’abuseur sur l’enfant). Bydlowski (2001) insiste sur l’idée que la confrontation au réel de l’enfant lors de l’accouchement vient matérialiser l’abus sexuel, provoquant ainsi des réactions de terreur ou de dégoût (c’est précisément le cas lorsque l’enfant est un garçon, assimilé au sexe du violeur). La grossesse mais aussi le corps de l’enfant échouent à être investis, notamment lorsque le bébé est représenté comme une selle inerte afin de repousser les représentations incestueuses sous-tendues par la situation.
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NB. Ne répond ni aux messages privés ni aux appels téléphoniques. Merci de votre compréhension.
N.B. pour lire toutes les informations utiles sur l' HYPNOSE HUMANISTE, tapez : SUJETS ACTIFS, puis ensuite sur : URGENT C'EST LE TOURNANT DE MA VIE. et recherchez : Les bienfaits de l'hypnose humaniste. Renseignements personnalisés par thérapeute : Annabel GLISE, 06 61 80 53 18 sur internet tapez : Annabel Glise hypnothérapeute humaniste à Nice, ensuite : site weeb
Dubreuil
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Message par Dubreuil »

LE HARCELEMENT

Harcèlement moral, professionnel, scolaire, sexuel, de rue... Tous les types de harcèlement sont punis par la loi. Découvrez-les pour mieux vous en protéger.

Quels sont les différents types de harcèlement ?
On entend de plus en plus parler de harcèlement, et c'est une bonne chose car cela signifie que l'on donne enfin l'espace aux victimes pour qu'elles puissent en parler. Et plus on en parlera, plus on pourra le prévenir ou le contrer dès qu'il se présente.
Fondamentalement, le harcèlement est un comportement mené par une personne, le harceleur, ou par un groupe de personnes, sur une ou plusieurs victimes. Mais le harcèlement peut prendre plusieurs formes et se développer dans une large variété de contextes.

Qu'est-ce le harcèlement ?
Selon l'Éducation Nationale, "le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique", visant à affaiblir la personne qui en souffre. Cette violence peut se retrouver dans tous types de milieux, et peut être le fait d'une ou plusieurs personnes envers une ou plusieurs autres.
« Le harcèlement vise la destruction progressive d’un individu ou d’un groupe par un autre individu ou un groupe, au moyen de pressions réitérées destinées à obtenir de force de l’individu quelque chose contre son gré et, ce faisant, à susciter et entretenir chez l’individu un état de terreur »,
Le harcèlement est un comportement offensif et perturbateur, générant chez la victime un sentiment d'angoisse et de mal-être. Ce sont des comportements durables dus à un déséquilibre de pouvoir entre les personnes concernées (harceleur et harcelé), qui peuvent avoir de graves conséquences chez celui ou celle qui en souffre, aussi bien physiques que psychologiques.

Pour juger un comportement comme harcèlement, deux facteurs doivent être pris en compte :
La répétition : les comportements menés par le harceleur ont été répétés plus d'une fois et sont susceptibles de continuer.
Le déséquilibre : le harceleur utilise son pouvoir (physique, psychologique, social, etc.) pour exercer un contrôle ou perpétrer une série d'actes portant préjudice à la personne harcelée.
Il existe plusieurs types de comportements qui sont légalement vus comme du harcèlement : notons que ces divers types de harcèlement peuvent se croiser ou se chevaucher, car les harceleurs étaleront leur emprise sur la victime à de nombreux domaines. Ainsi, le harcèlement physique peut devenir sexuel, le harcèlement scolaire peut se propager sur les réseaux sociaux, le harcèlement moral peut aussi être professionnel, etc.

Le harcèlement scolaire, ou bullying
C'est le type de harcèlement le plus répandu, ou du moins dont on parle le plus depuis quelques années, car on a enfin reconnu qu'il ne s'agissait pas que de jeux d'enfants. Le harcèlement scolaire consiste en tout type de maltraitance ou agression psychologique, verbale ou physique menée à bien au sein de l'école, mais pas forcément dans les salles de classe. Pour être considéré comme harcèlement scolaire, on suppose que les deux parties doivent partager le même espace scolaire, même si le harcèlement peut s'étendre à d'autres domaines.
Ce type de maltraitance scolaire se distingue car le harceleur intimide la victime de façon réitérée, impliquant un abus de pouvoir, et ce, que le harcèlement soit mené par une seule personne ou par un groupe (bien que la force soit parfois uniquement perçue par la victime). Les conséquences de cette maltraitance peuvent être physiques et psychologiques, telles que :
Phobie scolaire
Anxiété, nervosisme
Dépression
Isolement
Suicide.
Contrairement aux idées reçues, le harcèlement scolaire n'a pas d'origine. L'enfant qui en souffre est perçu différemment des autres, mais rien ne le prédispose à cela.

Le harcèlement psychologique ou harcèlement moral
Il consiste en des conduites abusives portant atteinte à la dignité et à l'intégrité morale de la personne, dans le but de la déséquilibrer psychologiquement. Dans la plupart des occasions, les comportements peuvent être si subtils que la victime elle-même ne s'en rend pas compte. Le harceleur exerce une influence négative sur la victime par le mensonge, des paroles diffamatoires, ainsi que par une déformation de la réalité.
À ses débuts, le harcèlement fait naître un sentiment d'instabilité chez la victime, qui finit par perdre confiance en elle et en les autres, générant une sensation d'impuissance et d'anxiété qui peut dériver en dépression ou suicide.

Le harcèlement moral peut avoir lieu dans tous les domaines : dans le milieu professionnel, scolaire, en couple ou dans tout type de relation.
Le harcèlement sexuel
Il s'agit de tous les comportements intimidants ou de contrainte de nature sexuelle. Ces agressions peuvent être physiques, verbales ou non-verbales:
Actes de violence physique, touchers ou rapprochements non consentis
Commentaires ou appels sur l'aspect physique ou la vie privée de la personne, drague et compliments supposés
Gestes de nature sexuelle, sifflements.
Tous ces comportements peuvent se développer à un certain degré, depuis des comportements peu gênants pour la personne harcelée jusqu'à des abus graves pouvant dériver en une possible agression sexuelle.

Le harcèlement physique ou stalking
Il s'agit de poursuivre de façon constante et invasive la victime pour établir un contact avec elle contre sa volonté. Ce type de harcèlement trouve son origine dans une obsession que le harceleur développe envers l'autre personne, avec des comportements tels que :
Espionner la victime
La poursuivre
L'appeler et/ou essayer d'entrer en contact avec elle de manière intrusive
La menacer
Comportements violents envers la personne harcelée.
Harcèlement professionnel, ou mobbing
C'est une forme de maltraitance qui se crée au sein de l'environnement de travail. Ce harcèlement, qui peut être mené à bien par une ou plusieurs personnes, se fait surtout au niveau psychologique : menaces, moqueries, fausses rumeurs, isolement de la victime du reste du groupe. Le harcèlement peut aussi virer en comportements violents, devenant ainsi un cas de harcèlement avec agression.
L'environnement professionnel devient une source de stress pour la victime : si ce stress devient chronique, il peut évoluer en trouble de stress post-traumatique. Si vous en souffrez, rapprochez-vous d'un professionnel spécialisé en harcèlement du travail pour vous aider.

Le cyber-harcèlement
Bien qu'il soit aussi connu sous le nom de harcèlement virtuel, il est tout à fait réel. C'est le plus contemporain de tous les types de harcèlement : ici, le harceleur ou le groupe de harceleurs se sert des moyens de communication digitaux ou des réseaux sociaux pour perpétrer une série d'offensives personnelles :
Propagation de fausses rumeurs
Raids sur les réseaux publics de la personne (insultes en masse)
Envoi de messages privés aux contacts de la personne
"Revenge porn" : diffusion d'images à caractère intime de la personne sans son consentement
Création de faux profils usurpant l'identité de la personne pour la dénigrer.
La motivation principale d'un cyber-harceleur est de causer du mal-être et de l'angoisse psychologique et émotionnelle chez la victime.

Le harcèlement de rue
Le harcèlement de rue est un comportement spécifique des espaces publics et semi-publics consistant en l'interpellation d'inconnus par des commentaires ou messages irrespectueux, intimidants, insultants ou menaçants. Ce harcèlement se fonde sur des discriminations de sexe, de genre ou d'orientation sexuelle.
Sifflements, interpellations
Commentaires sexistes
Insultes
Attouchements.
Fruit d'une éducation et d'une culture ambiante sexistes, le harcèlement de rue est principalement mené par un groupe majoritaire dans l'espace public (les hommes), pas forcément sensibilisés à cela, envers des femmes et des personnes LGBT(Lesbien, Gay, Bisexuel et Transgenre). Longtemps considéré comme commun et quotidien pour des milliers de personnes, on en parle de plus en plus depuis quelques années, à tel point que la loi a enfin déclaré qu'il était illégal.
L'accumulation et/ou la violence du harcèlement de rue crée un environnement hostile, porte atteinte à la dignité et à la liberté des personnes, qui peuvent avoir peur de sortir dans les espaces publics. Souvent vu comme de la drague par les responsables, le harcèlement de rue en est pourtant totalement à l'opposé : si la drague se fait à deux, le harcèlement de rue est la responsabilité d'une seule personne qui outrepasse consciemment l'absence de consentement de l'autre.

Que faire en cas de harcèlement ?
Le harcèlement est puni par la loi dans toutes les situations. La victime du harcèlement peut porter plainte directement contre son agresseur ou contre X s'il est inconnu : pour cela, elle doit s'adresser à un commissariat de police ou à une brigade de gendarmerie, où sa plainte ne peut pas être refusée et sera transmise au Procureur de la République.
L'auteur du harcèlement peut risquer jusqu'à un an de prison et 15 000€ d'amende.
Il existe des circonstances aggravantes :
si le harcèlement a entraîné une incapacité totale de travail de plus 8 jours à cause de l'anxiété ou du stress
si la victime a moins de 15 ans
si elle est en situation de vulnérabilité connue de l'auteur (âge, maladie, infirmité, déficience physique ou psychique, état de grossesse).
Si le harcèlement est mené avec une circonstance aggravante, la peine passe à 2 ans de prison et 20 000€ d'amende ; avec trois circonstances aggravantes ou plus, la peine s'élève à 3 ans de prison et 45 000€ d'amende.

Toutefois, il reste difficile de justifier le harcèlement notamment dans le couple, mis à part porter plainte contre son mari pour violences psychologiques et/ou harcèlement sexuel, et dans le milieu professionnel que sur la bonne foi de l’intéressé.
Quant au harcèlement des réseaux sociaux, il serait judicieux de faire des cours de prévention en milieu scolaire sur les risques potentiels de diffuser des images, des conversations injurieuses, et de responsabiliser les adolescents sur la notion de « respect » et « d’intégrité sous toutes ses formes ».
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - Analyste - formation au Psychodrame de Moréno (théâtre impromptu) - Formation à la Méthode Simonton (contre le cancer et la maladie grave)
NB. Ne répond ni aux messages privés ni aux appels téléphoniques. Merci de votre compréhension.
N.B. pour lire toutes les informations utiles sur l' HYPNOSE HUMANISTE, tapez : SUJETS ACTIFS, puis ensuite sur : URGENT C'EST LE TOURNANT DE MA VIE. et recherchez : Les bienfaits de l'hypnose humaniste. Renseignements personnalisés par thérapeute : Annabel GLISE, 06 61 80 53 18 sur internet tapez : Annabel Glise hypnothérapeute humaniste à Nice, ensuite : site weeb
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