Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

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L'ANGOISSE D'ABANDON

L’angoisse d’abandon est une blessure qui a de lourdes conséquences sur nos relations si elle n’est pas soignée. De nombreux adultes attirent les mauvaises personnes par peur d’être abandonnés.
L’angoisse d’abandon ne naît pas d’un véritable abandon mais de la perception à un moment donné que l’enfant – dès sa naissance – peut avoir d’une situation.

Le sentiment d’abandon peut naître d’un moment où :
la mère ne répond pas aux pleurs du bébé parce qu’elle dort,
l’enfant vit mal “la crèche”,
l’enfant est envoyé trop souvent chez les grands-parents,
la mère doit partir 3 jours se faire opérer,
les parents partent 48h en colloque, en seconde lune de miel, en We…
le parent est présent mais il semble tellement préoccupé par ses pensées qu’il n’est pas attentif à l’enfant,
le père rentre à 21h quand l’enfant dort déjà, il ne le voit que le We,
etc etc…
Freud disait que l’angoisse d’abandon devient traumatisante surtout si les situations qui génèrent l’abandon sont répétées et régulières.

Les conséquences de l’angoisse d’abandon
L’enfant va se construire avec l’idée qu’il peut être abandonné et que pour pallier à ce risque, il va devoir s’adapter en faisant tout pour ne plus vivre ces situations.
Ainsi, il va par exemple :
*** tenter de faire plaisir à tout le monde en niant ses propres besoins,
*** accepter toutes les formes d’irrespects plutôt que d’être abandonné (même la violence),
*** devenir dépendant et s’adonner à des tas d’addictions (drogue, dépendance affective, jeu, dépenses, sexe…),
*** se sentir ”nul” et croire que les autres lui sont bien supérieurs puisqu’il ne mérite pas l’attention dont il a besoin,
*** créer lui-même des situations de rupture pour éviter d’être “abandonné”,
*** refuser toute forme d’engagement durable (pas de CDI, pas de mariage, pas de crédit sur 20 ans, pas d’enfant,…).

Sortir du schéma d’abandon
Les conséquences sont sources de multiples souffrances et multiples drames.
En général, l’angoisse d’abandon induit des schémas répétitifs. L’individu va attirer toujours et encore des situations ou des relations semblables. Ce n’est que quand il va en prendre conscience et qu’il décide de consulter qu’il pourra en sortir.
Si vous passez votre temps à faire plaisir à votre conjoint, vos parents, vos amis, vos enfants et toutes formes de relations en râlant parce que personne ne vous rend la reconnaissance de vos actes, il est probable que vous ayez ce problème !
Si vous passez votre temps à changer de relations amoureuses, sociales ou professionnelles, il est peut être temps de travailler sur vous-même.

Les addictions servent souvent à masquer et combler le vide que l’on ressent quand on se croit “abandonné”. On va par exemple se “remplir” de nourriture ou d’alcool.
Parfois l’angoisse vient de situations très banales comme celle où votre ami ne répond pas dans la minute au SMS que vous lui envoyez parce que la batterie est vidée: vous allez angoisser jusqu’à lui faire une scène quand il rentre le soir. En fait, vous ne faites qu’exprimer votre peur d’être à nouveau abandonné !
Dans les cas les plus graves, on verra dans les faits divers un homme dont la femme demande le divorce, tuer ses enfants et se suicider ensuite, ne supportant pas la rupture. La rupture réveille le sentiment d’abandon vécu dans la petite enfance. Elle met le doigt là où ça fait mal.

Les gens qui souffrent de ce problème vont préférer rester toute leur vie ou des années durant dans des relations de violences psychologiques ou physiques en étant souvent dans le déni de leur angoisse d’abandon.

Soigner sa blessure d’abandon chez un psy, c’est retrouver la paix en soi, dans ses relations et dans ses projets de vie.
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Message par Dubreuil »

FETICHISME DES PIEDS

je vais essayer d'être claire dans mes explications. Aussi saugrenue que vous apparaitra ma réponse, sachez qu'elle a des bases bien solides, révélées et vérifiées par de nombreux patients qui sont venus en parler sur un divan en psychanalyse, et ce, depuis Freud ( années 1900 ).
Il y a bien sûr des personnes qui vivent fort bien avec cette déviance et ne connaissent aucun problème lié à leur goût érotique.
Dans la petite enfance, le petit garçon n'a pas connaissance de la différence des sexes. Il est naturellement persuadé que tout le monde possède un pénis comme lui : son papa, sa maman, tous les autres garçons et toutes les autres filles.
Arrivé à l'âge de 4 à 5 ans, ( fin de l'Oedipe ) il saisit que quelque chose est finalement différent dans le comportement des petits garçons qui jouent avec des voitures ( je schématise ! ) et les petites filles à la poupée, il accède également à la prise de conscience que sa maman n'est pas faite comme papa, que les petites filles ne sont pas faites comme lui. Il leur manque quelque chose !
Et dans cette fraction de seconde, dans ce laps de temps où la vue découvre l'impensable mutilation, la terrible différence, le psychisme du petit garçon est sidéré.
D'un coup il découvre qu'il manque quelque chose à sa maman, aux petites filles, et que s'il elles n'ont pas de pénis, c'est qu'on leur a coupé !
Et que cela va lui arriver aussi !
C'est ce qui s'appelle en psychanalyse " l'angoisse de castration. "
MAIS.. comme l'épouvante est insupportable et que le petit garçon ne peut accepter cette idée de mutilation, sous peine d'en mourir d'horreur sur place, IL REFUSE LA REALITE, il refus le vide qu'il voit chez la petite fille et IL " HALLUCINE " qu'elle a quand même un pénis !
C'est à dire, qu'il est sûr qu'elle a un pénis, alors qu'il sait qu'elle n'en a pas !
Il voit qu'elle n'en a pas, mais il voit qu'elle en a un quand même !
Il sait qu'elle n'en a pas, mais il est sûr qu'elle en a un.
C'est ce qui s'appelle en psychanalyse : le clivage.
Je sais, c'est un peu compliqué à intégrer, mais nous y sommes tous passés !!!!!!

SAUF..
que la majorité des petits garçons ne se sont pas arrêtés à cette façon de penser du clivage. Ils ont pu dans le même temps intégrer ( accepter ) le manque de pénis de la petite fille, et sont passés vite à autre chose, ils ont eu la chance " d'occulter " cette horreur. Ils ont refoulés.
C'est à dire qu'ils savent qu'ils ont un pénis, et que les petites filles n'en ont pas. Ils savent que c'est normal, que ce n'est pas un danger pour eux, que personne ne viendra leur couper, que c'est la nature, et qu'ils sont du côté des hommes, du côté du papa.

Pendant ce temps.. le petit garçon qui est resté dans l'horreur du manque, du vide, du néant de la petite fille, va tellement avoir peur, que non seulement il va HALLUCINER qu'elle à quand même un pénis, mais qu'en plus, il va chercher un moyen REEL de le remplacer pour se rassurer.
C'est à dire qu'il va " inconsciemment " mettre en place dans son esprit, un SUBSTITUT de pénis chez la petite fille. Il va faire en sorte de se prouver qu'elle en a vraiment un. Ceci surtout au moment de ses premiers émois sexuels avec les jeunes filles, ou les femmes.

En somme, les pieds que vous adorez, que vous vénérez, sont les remparts contre votre épouvante infantile, du manque de pénis chez la petite fille. Tout simplement.

Vous savez toujours que la femme n'a pas de pénis, mais votre inconscient vous leurre sans que vous vous rappelliez pourquoi, il vous fait croire que LE PIED DE LA FEMME, C'EST SON PENIS QUI A TOUJOURS EXISTE ET QUI EST SIMPLEMENT DEPLACE AILLEURS.
Du coup vous êtes totalement rassuré, vous pouvez vivre sans crainte, vous avez tout seul " réparé " le manque, vous vous êtes consolé, réconforté tout seul.
Ainsi, ce plaisir à fantasmer sur les pieds de votre bien-aimée équivaut au soulagement intense, jubilatoire, de n'avoir rien perdu, ni de votre côté, ni du côté de la petite fille.

Cependant vous êtes resté dans le clivage. Vous êtes toujours ce petit garçon qui vit la peur intense de la castration. Vous voyez qu'il n'y a pas de pénis, mais dans le même temps vous en mettez un !
D'autre part, on peut aussi avancer que ce pied que vous vénérez est propre partie " symbolique " de vous-même. Que donc, vous vous auto-masturbez, auto-aimez, auto-jouissez. Que vous vous procurez du plaisir tout seul.
Sauf.. que vous n'êtes pas seul, que vous êtes avec votre compagne, et que vous lui donnez peut-petre aussi du plaisir ( est-ce le cas ? ) Ainsi vous n'êtes plus dans la solitude " masturbatoire ", mais le plaisir partagé.

Pour conclure, IL N'Y A RIEN DE MONSTRUEUX là-dedans, les conduites sexuelles sont de toute sorte.
La vôtre est ainsi, et elle reste particulière parce qu'elle ne provient pas véritablement du plaisir d'un fantasme, mais de L'IMPACT D'UNE DOULEUR PSYCHIQUE INTENSE. C'est en cela que vous mérites plus que quiconque respect et compréhension.
* Vous pouvez " vous en guérir " si vous le désirez. En retrouvant vos émotions de naguère dans des séances de psychothérapie analytique.
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Message par Dubreuil »

Bonne année 2021
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La THERAPIE HUMANISTE
( ou l'hypnose humaniste )
*** Cette hypnose n'a ABSOLUMENT rien à voir avec les séances que l'on regarde à la télé

En l'espace de quelques années seulement, l'hypnose thérapeutique a gagné ses lettres de noblesse. Désormais bienvenue dans les hôpitaux et les maternités (où on l'utilise pour lutter contre la douleur, par exemple), les patients font également appel à elle en complément de traitements allopathiques, dans le cadre de certaines pathologies : fibromyalgies, cancer, sclérose en plaques...
Si l'hypnose thérapeutique la plus connue reste l'hypnose ericksonienne (du nom de son fondateur, Milton H. Erickson), des « variantes » existent : c'est le cas de l'hypnose humaniste.

1-Pendant une séance, ON EST 100 % REVEILLE
C'est « la » différence principale qui existe entre l'hypnose ericksonienne et l'hypnose humaniste : pendant une séance d'hypnose humaniste, la personne reste 100 % consciente. On parle même de « conscience augmentée » !
« Les fondateurs de l'hypnose humaniste ont fait une expérience très simple, raconte Louis Monnier. Ils ont essayé de « réveiller » une personne se trouvant déjà dans un état « normal » (ou « état ordinaire de conscience »), en utilisant les techniques habituellement employées en hypnose ericksonienne. » Surprise : la personne est entrée dans un état de transe un peu différent, caractérisé par une conscience d'elle-même plus importante.
« Concrètement, alors que pendant la transe ericksonienne, on se sent un peu pâteux, un peu engourdi, pendant une transe humaniste, on se sent au contraire en pleine forme. Comme si on venait de se réveiller ! »

2 - On peut travailler sur tous les problèmes... ou presque
« L'objectif de l'hypnose humaniste, c'est surtout de stimuler les mécanismes d'auto-guérison du corps, de l'âme et de l'esprit. De comprendre tous les « nœuds » qui nous empêchent de fonctionner correctement, puis de les démêler »
Bien sûr, l'hypnose humaniste ne traite pas les problèmes mécaniques (fractures, arthrose, ostéoporose, tendinite, maladie virale...). En revanche, elle peut soulager la douleur et même aider à renforcer les défenses immunitaires de l'organisme pour favoriser la guérison. « On utilise aussi l'hypnose humaniste pour le développement personnel et le coaching professionnel : c'est une approche thérapeutique qui permet de mieux gérer ses émotions et son comportement. » Ou encore de trouver l'amour, de réussir sa carrière, de résoudre un conflit familial...
Cependant, l'hypnothérapeute précise quand même que « l'hypnose ne se substitue à aucun avis ni traitement médical. Les traitements en cours ne peuvent et ne doivent être suspendus que sur recommandation expresse du corps médical, même si vous constatez une amélioration au cours ou après vos séances d'hypnose. Les troubles psychologiques graves relèvent du domaine de la psychiatrie et ne peuvent, en aucun cas, être traités par l'hypnose. »

3 - « Les symboles, c'est le langage de notre inconscient ». C'est là qu'intervient l'anamnèse : cette longue discussion préliminaire permet à la personne de bien comprendre le contexte de sa problématique, afin de pouvoir se la représenter de façon symbolique pendant la phase d'hypnose. En clair, il s'agit de répondre à la question : « votre mal-être, vous le décririez comment ? » Ça peut être une boule noire, des piquants, une flamme brûlante... « C'est exactement la même chose que dans les contes de fées : le loup représente le masculin sauvage, par exemple. En langage symbolique, cela traduit une peur, une blessure... »
Ensuite, l'hypnothérapeute réutilise ces symboles pour nous permettre de communiquer avec notre « moi intérieur » : il s'agit alors de modifier (de « soigner ») ces représentations intérieures pour aller mieux... en profondeur !

4 - C'est le patient qui fait tout le travail
« Lorsque vous faites une séance d'hypnose ericksonienne, vous laissez les clés de votre inconscient à l'hypnothérapeute : vous êtes plutôt passif.
En hypnose humaniste, c'est l'inverse : c'est vous qui agissez. L'hypnothérapeute n'est qu'un guide, chargé de vous ouvrir les portes de votre esprit. »
Concrètement, c'est un peu comme un voyage intérieur : par la parole, l'hypnothérapeute guide la personne dans différents environnements imaginaires et symboliques, mais c'est cette dernière qui va réaliser mentalement certaines actions pour résoudre son problème.
Mieux encore : après 1 ou 2 séances, la personne peut réutiliser ce qu'elle a appris pour continuer à changer par elle-même. C'est l'autohypnose !

5 - Ça se rapproche de la méditation de pleine conscience
« L'état de conscience augmentée que l'on atteint lors d'une séance d'hypnose humaniste est proche de celui que l'on expérimente pendant une séance de méditation de pleine conscience ».
L'objectif n°1 de l'hypnose humaniste est d'amener la personne à prendre conscience d'elle-même, en lui permettant de communiquer avec son inconscient et sa conscience supérieure (ou conscience majuscule)
D'après Louis Monnier, « notre esprit, notre corps est comparable à une maison. Quand on ne la regarde pas, le temps fait son œuvre : elle se fissure, se ternit. En revanche, il suffit de porter son attention sur cette maison, en conscience, pour qu'elle commence à s'auto-réparer ».
[/quote]
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Message par Dubreuil »

LA JOUISSANCE, L'ORGASME
( dans le journal " psychologie "

L’orgasme est l’acmé supposé du plaisir. La jouissance, elle, parle d’abandon, d’émotion, de capacité à se laisser aller à l’autre, à ses sens, à ses fantasmes. Elle englobe l’être dans son entier.

Comment multiplier, intensifier les orgasmes ? Les variations autour du même thème foisonnent dans la presse et dans les ouvrages pratiques. Défini comme le point culminant du plaisir, l’orgasme est toujours considéré comme l’aboutissement incontournable de l’échange. Pourtant, et les sexologues sont unanimes, il y a danger à en faire la seule finalité. Car s’il ne peut y avoir jouissance complète sans orgasme, l’orgasme seul ne garantit pas la qualité et l’intensité d’une relation sexuelle.
Paradoxale et complexe, la jouissance ne saurait être réduite à une simple équation. Vaste et puissante, elle dépasse les limites du plaisir sexuel. C’est l’être tout entier qu’elle englobe, ses sens, son imaginaire, son affect.

L’orgasme : un aboutissement, pas une finalité
« Au début de ma vie sexuelle, une relation sans orgasme était impensable, raconte Maryse, 44 ans. J’étais féministe militante, et l’orgasme était carrément une revendication politique après des siècles d’oppression de la sexualité féminine. C’est avec le temps et une autre conception des relations homme-femme que j’ai changé de sexualité. Aujourd’hui, je privilégie la qualité de la relation érotique. La variété des caresses, l’imaginaire, les fantasmes sont primordiaux. Je ne cours plus après l’orgasme qui, cela dit, vient plus facilement maintenant. »
Pour les sexologues, c’est cette course qui empêche la relation sexuelle de s’exprimer pleinement. « Lorsqu’on se fixe un but en matière de sexualité, on risque fort de passer à côté du plaisir, rappelle le sexologue Gérard Leleu, auteur du Jardin des caresses (Flammarion). Quand seul le mental est aux commandes, il bride le corps et les émotions. »

Antoine, 43 ans, se souvient de l’angoisse qui accompagnait toutes ses relations sexuelles. La crainte de ne pas donner suffisamment de plaisir à sa partenaire l’empêchait d’être entièrement présent dans la relation. « Je guettais sa moindre réaction, j’avais peur de ne pas être à la hauteur, et si elle ne manifestait pas bruyamment son plaisir, j’en déduisais que j’étais passé à côté. Je ne suis pas encore débarrassé de cette crainte, mais je la gère mieux, je suis moins à l’affût et, l’expérience aidant, je suis plus sûr de mes compétences. »
C’est dans les premières années de la vie sexuelle que l’orgasme occupe la position centrale de la relation et qu’il est considéré comme le baromètre d’un rapport sexuel réussi. Une connaissance de soi et de l’autre insuffisante fait que le plaisir est souvent très aléatoire pour les femmes et difficilement contrôlable pour les hommes. « Lorsque j’avais 20 ans, se souvient Eric, qui en a aujourd’hui 36, j’étais très égoïste, comme la plupart de mes copains. Seul mon plaisir comptait, j’étais plus chasseur qu’amant. Aujourd’hui, jouir sans me soucier du plaisir de ma partenaire me semble impensable, au point que je peux jouir du plaisir que je lui donne. »

Les femmes seraient naturellement plus axées sur la jouissance, et leur notion du plaisir serait plus difficilement dissociable du climat sensuel et affectif de la relation sexuelle. « Si une femme ne connaît pas l’orgasme au cours du rapport, mais que la relation a été vécue sensuellement et émotionnellement comme gratifiante, elle ne sera pas ressentie comme un échec », explique Gérard Leleu. Contrairement à une large majorité d’hommes, pour qui éjaculation et orgasme restent une finalité et l’expression d’un rapport sexuel réussi. Toujours dans le rapport Spira, on apprend que les femmes seraient moins nombreuses que les hommes, à toutes les étapes de la vie en couple, à dire qu’elles ont eu un orgasme au cours de leur dernier rapport. Et seules 35 % d’entre elles déclarent avoir eu un orgasme au cours de chaque rapport sexuel.

« Faire l’amour est quelquefois plus sensuel que sexuel, ou l’inverse, confie Françoise, 36 ans. J’apprécie les deux. Ce n’est pas la même jouissance. On ne réagit jamais de la même façon, ni dans son corps ni dans sa tête. J’ai connu des orgasmes très violents, mais que je vivais seulement sur le plan physique, et des moments de pure sensualité, sans “pic” de plaisir mais qui m’ont bouleversée. »

Si on peut compter les orgasmes ou comparer leur intensité, la jouissance, elle, est plus subjective. Elle parle d’abandon, d’émotions, de capacité à se laisser aller à l’autre, à ses fantasmes et à ses sens. La magie de la jouissance réside, pour les hommes comme pour les femmes, dans l’incessante fluctuation entre désir et plaisir. Dans cet échange intime, à l’alchimie mouvante et complexe, un geste, un mot ou un regard ont le pouvoir de relancer le désir au cœur même du plaisir. « Lorsque mon amant me lèche le ventre, ça peut être beaucoup plus fort qu’un orgasme génital, dit Anna, 37 ans. Je peux jouir de mille façons. Avec ou sans orgasmes. L’essentiel est que je me sente touchée dans ce que j’ai de plus intime. »

La jouissance : un plaisir hors limites
Les sexologues ne se lassent pas de répéter que le cerveau est notre principal organe sexuel. Sans la sollicitation du vécu et des émotions qu’il a engrangées, le plaisir est condamné à rester enfermé dans ses limites corporelles.

Au-delà des différences physiologiques et psychologiques entre hommes et femmes, la jouissance exige un climat particulier fait de désir, de confiance et de respect. Impossible de s’abandonner dès lors que l’on s’attache trop au plaisir de son partenaire ou au sien propre : on réduit immanquablement l’autre à un objet de plaisir, ou soi-même, à un objet narcissique. « Pour qu’il y ait jouissance, il faut que j’aime et que je me sente aimée, explique Ericka, 33 ans. Même si ça ne dure que le temps de l’échange. Je ne peux pas envisager d’avoir du plaisir sans aimer le regard, les gestes, le corps de l’homme avec qui je fais l’amour. Sans cela, il n’y a pas pour moi de jouissance possible. »

S’il est vrai que les seuls sentiments ne suffisent pas à intensifier l’échange, lorsque sensualité, imaginaire érotique et affects sont réunis, le plaisir peut atteindre une autre dimension. Il n’est plus réduit à un réflexe mécanique, il peut devenir une expérience qui dépasse les limites corporelles. Cette plénitude dans la jouissance, Gérard Leleu n’hésite pas à la qualifier de « transcendante », au sens premier du terme : « Quand le plaisir s’inscrit dans une relation de partage et d’amour, de connaissance de soi et de l’autre, c’est l’être tout entier qui décolle. D’abord parce que, physiologiquement, on baigne dans un flot d’endomorphines, des molécules euphorisantes, et psychiquement, parce qu’on se sent vraiment en communion avec son partenaire. »

Jeanne, 39 ans, a attendu l’âge de 35 ans pour découvrir ce qu’elle appelle le « plaisir total ». « J’ai eu du plaisir sexuel au cours de mes relations, mais je ne savais pas que je pourrais un jour connaître des émotions et des sensations d’une telle intensité. Même au niveau purement physique. Il faut dire que c’est la première fois que je réunis dans une même relation passion physique et amour. Je me connais mieux, c’est un fait, mais ce que je vis avec Henri me permet de repousser chaque fois les limites du plaisir. »

Il y a une graduation dans le plaisir. On peut rester éternellement cantonné à un niveau ou choisir d’aller plus loin, plus haut. A condition de sortir de la quête de performance et en libérant ses émotions. Ce lâcher-prise dans la confiance allège les hommes des angoisses liées à leur érection et favorise une sensualité inventive qui permet aux femmes de se laisser aller pleinement à leur désir, à leur plaisir. On sait que les amants les plus sensuels, les plus inventifs, sont ceux qui explorent avec curiosité et virtuosité toute la gamme des sens et des fantasmes. Pour eux, l’essentiel n’est pas la quête de l’orgasme, mais la jouissance déclinée à l’infini dans la tête et le corps.

Orgasme simultanné : Un cadeau, pas un but
On croyait ce fantasme réservé aux films érotiques. A tort ! Le mythe de l’orgasme simultané est tenace, partagé aussi bien par la population féminine que masculine. S’il survient plus fréquemment dans les couples se connaissant bien et pouvant « se caler » assez facilement l’un sur l’autre, il peut aussi être déclenché par les manifestations de l’approche de l’orgasme de l’autre. Mais, parce qu’il exige de l’homme le contrôle de son érection et de son éjaculation, cet orgasme est souvent plus fantasmé que vécu.

C’est pourquoi dans la pratique, cet idéal de partage de la jouissance peut tourner à la course contre la montre. « Rechercher systématiquement l’orgasme simultané est une erreur, explique Jean-Luc Thoréton, sexologue. Cette démarche donne la priorité au contrôle, donc coupe l’individu de son ressenti corporel et émotionnel. »

Partager le point culminant du plaisir exige que chacun accorde son rythme à celui de l’autre. « Or, pour atteindre l’orgasme, c’est son propre rythme que l’on doit suivre, et non celui de son partenaire », poursuit le sexologue. Un avis partagé par Sylvain Mimoun, andrologue et gynécologue, qui « conseille de vivre l’orgasme simultané comme un cadeau et non d’en faire la mesure étalon d’un rapport sexuel réussi ».
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

J'AI PEUR D'ALLER ENCORE PLUS MAL SI JE VOIS UN PSY
Se sentir délogé de soi-même par un(e) inconnu(e) qui ne parle pas " notre langue ", se retrouver décalé(e) dans ses propres certitudes ou croyances, peut nous sembler en effet insupportable.
On a peur d'aller jusqu'à la sensation de chaos, de perdre les repères que l'on s'était construits pour survivre à notre douleur morale.
La " résistance " mise en opposition au travail thérapeutique est une façon désespérée de repousser le spectre de la perte de notre identité, la terreur que nos propres remparts bétonnés sur un sol mouvant, ne se dérobent sous nos pieds, et que plus rien ne soit là pour nous préserver de ce que nous appelons trop vite, et bien à tort, " la folie " !
Pourtant, est fou celui qui ne sait pas qu'il est fou, qui croit que ce sont les autres qui le sont.
Ainsi donc, si nous pouvons parler du pire, n'est-ce pas parce qu'il est derrière nous, et que le meilleur serait à venir ?
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LE PSYCHOTHERAPEUTE

Devenir psychothérapeute nécessite une formation post-universitaire. Aujourd'hui réglementé, bien que controversé, le titre de psychothérapeute est permis pour les psychologues et médecins ayant respecté certaines conditions (une formation théorique et clinique suffisante, avoir suivi une psychothérapie personnelle etc.). Cependant, le psychothérapeute est davantage une position transférentielle qu'un titre. Le psychothérapeute est la personne à laquelle un patient attribue un savoir sur lui-même et qu'il vient chercher auprès de lui.
Le psychothérapeute va suivre son patient tout au long de sa psychothérapie, laquelle est une méthode pour aider l’individu à résoudre ses problèmes. Comme il existe de nombreux types de psychothérapie, il existe également différents psychothérapeutes. Ainsi, les pratiques et approches peuvent différer d’un psychothérapeute à l’autre. Cette diversité dans les approches doit être bien connue du patient, afin que lui même se dirige vers le spécialiste qui lui correspond et qu'il puisse s'investir pleinement dans sa démarche.

LE PSYCHIATRE
*** Si le psychiatre ne justifie pas d'une formation de PSYCHOLOGUE ou de PSYCHANALYSTE, il est déconseillé de s'adresser à lui pour une thérapie.

Le psychiatre est un médecin qui a opté, lors de son cursus de formation de médecine, pour la branche médicale de la psychiatrie. Cette spécialisation vise à lui donner des connaissances sur les maladies mentales et sur les traitements chimiques appropriés. Une fois diplômé, le psychiatre peut prescrire des médicaments aux patients afin de le soulager, sans pour autant le soigner. Pour cela, il orientera ses patients vers un psychothérapeute ou un psychanalyste.
Le psychiatre n’est pas formé à la psychothérapie ni à la psychanalyse dans le cadre de son cursus. De même que le psychologue, le psychiatre peut se former à la psychanalyse et à la psychothérapie dans une école spécialisée qui lui permettra d’occuper la position de psychothérapeute et de psychanalyste.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

SUPER REPONSE D'UN INTERNAUTE SUR LA PEUR ET LA FRUSTRATION DU COVID

Re: frustration .... dans le monde du covid19
Message par l'internaute : " dire.pour.oublier »

04 févr. 2021, 12:31

Oui, on arrive vite a saturation avec toutes ces informations négatives et contradictoires qui s'enchaînent.
Quand c'est comme ça, le mieux, s'est d'éviter de trop s'informer, et d'éviter les chaînes d'info en continue qui nous bombardent le cerveau.
Choisissez une source d'information calme et brève (Journal d'Arte par exemple). Vous saurez l'essentiel, et vous serez moins stressée.
Quant à la sortie du tunnel : il y en aura une.
Ca fait des millions d'années que l'être humain existe. Il a déjà connu des famines, des guerres, des épidémies, des pandémies, des révolutions, des crises climatiques (au Moyen âge), et il est toujours sur Terre. Il s'est à chaque fois relevé, a cherché à apprendre de ses erreurs pour s'améliorer.
Les jeunes sont plein d'énergie et d'inventivité. S'ils n'aiment pas le monde qu'on leur laisse, ils le changeront et l'amélioreront.
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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

par dire.pour.oublier » 05 févr. 2021, 22:00
Voici un site qui propose une liste de personnalités toxiques : http://www.marre-des-manipulateurs.com/ ... -toxiques/
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
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