Urgent, c'est le tournant de ma vie

Forum confiance en soi, psychologue confiance en soi
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

DOLTO

Il suffit de prononcer son nom pour évoquer instantanément l'enfance. Françoise Dolto est plus qu'une célébrité : déjà un mythe. C'est la grand-mère un peu sorcière dont on a toujours rêvé, la super-mamie qui comprend les petits avec une clairvoyance frisant la magie. Pour un peu, on en oublierait presque l'autre visage de la dame, le vrai : la psychanalyste star, l'amie de Lacan, celle qui compte pour une bonne part dans le mouvement analytique français. Ce mois-ci paraissent simultanément la troisième livraison de son séminaire d'analyse d'enfants (Inconscient et destin, Seuil) et - c'est un événement - un ouvrage entièrement consacré à son oeuvre et à sa personnalité (Quelques pas sur le chemin de Françoise Dolto, Seuil), dans lequel moult spécialistes tentent de saisir ce petit quelque chose de mystérieux qui rend les enfants transparents à ses yeux. Françoise Dolto, qui aura 80 ans cette année, considère ces honneurs avec sa coutumière tranquillité. Dans son appartement parisien du Ve arrondissement, elle reçoit, assise à sa place favorite, derrière l'auguste divan aujourd'hui encombré de livres, tout près de la fenêtre d'où elle peut observer - est-ce étonnant ? - des petits garçons et des petites filles jouant dans la cour de l'école voisine. Et c'est avec la même sérénité qu'elle lance ici, à sa manière, une véritable déclaration d'amour pour ce qu'en réalité elle n'a jamais quitté : le monde des enfants.

L'EXPRESS : 1988 est presque une année Dolto. On vient de vous décerner un prix, on vous consacre maintenant un livre ... Vous êtes devenue "la référence absolue pour tout ce qui touche les enfants". On vous a même qualifiée de "déesse mère" de la psychanalyse. Vous voilà donc sacralisée et mythifiée l'année de vos 80 ans !

Françoise Dolto : Je suis très contente que l'on parle de mon travail, dans la mesure où cela peut aider à mieux faire comprendre la psychanalyse et le rôle de l'inconscient dans la richesse du coeur et de l'esprit. Vous savez, cela n'a pas toujours été le cas : on m'a longtemps attribué une réputation de farfelue, sans doute parce que j'étais une sorte de chercheur. Mais je n'ai travaillé qu'avec l'outil découvert par Freud.

Parmi les psychanalystes, vous aviez donc l'impression d'être un vilain petit canard?

Je crois que je l'étais déjà avec mon premier livre, ma thèse de médecine, "Psychanalyse et pédiatrie", que j'ai passée en juillet 1939. Elle n'a pu être publiée convenablement qu'en 1971. A la Société de psychanalyse, j'ai longtemps été très chahutée et contredite.

Parce que vous vous occupiez d'enfants ?

Probablement, mais pas seulement. Freud ne s'était intéressé aux enfants qu'à travers les adultes ; il n'a relaté qu'un seul cas d'enfant : la phobie du petit Hans. Quand j'ai commencé, dans les années 30, la psychanalyse d'enfants existait à peine. Le débat théorique ne les concernant, pas du tout. Les psychanalystes étaient très déroutés par les enfants. L'un d'eux m'a même dit que, si on se mettait à s'occuper des petits, il n'y aurait plus d'adultes malades, et donc plus de clients !

Tout le monde vous reconnaît maintenant une exceptionnelle faculté : comprendre les enfants mieux que quiconque. Comment l'expliquez-vous ?

Cela remonte sans doute à ma propre enfance. J'avais 5 ans et demi au début de la Première Guerre, en 1914. J'étais la quatrième d'une famille de sept enfants. A l'époque, à Passy où nous habitions, on pouvait voir des ânes et des moutons dans les terrains non construits, et on s'éclairait encore au gaz. Très jeune, j'ai réalisé quelque chose d'important : les adultes ne comprenaient rien aux enfants. On mettait, par exemple, un bébé à la diète simplement parce qu'il avait vomi. C'était complètement absurde ! Mon petit frère avait rendu parce que la nurse était saoule : elle avait bu de l'eau de Cologne, et s'était disputée avec la cuisinière pendant qu'elle donnait son repas au bébé.

Quel rapport avec le bébé ?

Eh bien il avait assisté, comme moi, à toute la scène ! Ça n'aime pas avaler l'angoisse, un bébé. Alors, il la rendait avec son repas, et il avait bien raison ! Mais, après, il avait faim ! Il aurait fallu lui redonner à manger au calme au lieu de le mettre à la diète.

Et vous, vous compreniez ... Que faisiez- vous ?

Je me taisais. Dans une famille comme la mienne, on ne caftait pas. Je me disais simplement : "les médecins ne savent pas qu'on peut être malade à cause d'une émotion". C'est pour cela qu'à 8 ans j'ai décidé de devenir "médecin d'éducation", une sorte de docteur qui s'intéresserait à l'aspect affectif des maladies et chercherait non pas seulement à soigner les symptômes, mais à comprendre leurs causes.

Vous étiez très en avance ...

Je l'ai toujours été un peu. Je réfléchissais, tout simplement. Un enfant, même très jeune, ça pense, vous savez ! C'est d'ailleurs ce qui surprenait mes parents. Au début de la Première Guerre, j'entendais des phrases comme : "Mme Untel a perdu son fils". Tout le monde pleurait avec la pauvre mère. Moi, je les trouvais bêtes. Elles n'avaient qu'à le chercher, si elle l'avait perdu ! L'ennui, c'est qu'on me demandait toujours à quoi je pensais. Je le disais, et, comme tous les enfants, j'étais souvent punie pour des malentendus.

Vous aviez, semble-t-il, un intérêt déjà prononcé pour le vocabulaire ...

Oui. Le vocabulaire est très important, et pas seulement pour un enfant. Plus tard, pendant la Seconde Guerre, j'ai vu, par exemple, à la consultation d'hôpital, des garçons de 6 à 12 ans qui recommençaient à faire pipi au lit de honte, parce que leur père était prisonnier. Pour les plus jeunes, un prisonnier, c'était forcément un salaud. Pour les plus âgés, un lâche devant l'ennemi. Quand ils pouvaient en parler, leur trouble urinaire cessait.

"Les enfants sont intelligents, ils s'interrogent plus que nous"
Avez-vous souffert de l'incompréhension des adultes ?

Mes parents ne me considéraient pas comme une enfant à problèmes. Mais ma mère ne comprenait pas que, moi, une fille, au milieu de cinq garçons, je puisse désirer avoir un métier. Pendant la guerre de 14, j'avais vu trop de mères bourgeoises complètement ruinées, incapables de travailler pour élever leurs enfants, parce qu'elles n'avaient pas suivi d'études. Alors, un jour, j'ai déclaré: "Je ferai médecine, personne ne m'en empêchera ! Pour mes parents, c'était une vie de femme sacrifiée. Et puis, il y avait eu aussi un drame : ma soeur, l'aînée de tous, est morte d'un cancer à 18 ans, j'en avais 11. Ma mère a failli y perdre la raison ... Tout cela a suscité en moi une extraordinaire compassion pour les adultes. Et une culpabilité dramatique de commencer mes études, en 1930, contre la volonté de ma mère. Pour elle, elle "perdait" la fille qui lui restait. J'ai dû faire une analyse à cause de cela, terminée en 1933.

Et, finalement, vous êtes passée de l'autre côté du divan ...

Oui. Le jour de la déclaration de guerre, le 3 septembre 1939, j'ai vu des scènes de folie. Toutes les églises sonnaient le tocsin. Autour de la place Duroc, des passants agglutinés, silencieux, et puis des isolés, des femmes surtout, gesticulaient, criaient "Mon papa, mon papa, les Zeppelin, les uhlans vont arriver" ! Elles reprenaient le vocabulaire de 1914, elles revivaient ce qu'elles avaient vécu quand elles étaient enfants. Pour moi, qui finissais médecine à l'hôpital des Enfants-Malades, ces délires de la rue illustraient les découvertes de la psychanalyse. C'est vrai, dans certaines périodes traumatiques, l'inconscient déborde le conscient tout d'un coup, et c'est l'enfant de 3 ou 4 ans qui resurgit.

C'est donc ainsi que vous avez commencé à vous intéresser aux enfants ?

Non, au métier de psychanalyste, alors que je pensais devenir un pédiatre classique. Je m'étais occupée de mon dernier petit frère, qui avait quinze ans de moins que moi. Il me posait des questions sur tout : dès 2 ans, sur les statues des jardins publics, sur ce qui se passait entre Vénus et Pluton, bref, sur ce qui tournait en fait autour des pulsions en jeu dans l'oedipe. Alors j'ai pensé : "Les enfants sont intelligents, ils s'interrogent plus que nous". A l'hôpital, l'observais leurs dessins. Je m'intéressais à ce qu'ils disaient des formes, des couleurs. Aucun gribouillis n'était insignifiant quand ils en parlaient. Et, déjà, je voyais l'importance inconsciente l' "image du corps" que se faisait l'enfant. Un grand-père pouvait, par exemple, être représenté par un fauteuil. J'ai ainsi compris qu'on était en mesure d'accéder à l'imaginaire de l'enfant.

Et vous avez inventé la psychanalyse d'enfants.

Mais non, je ne l'ai pas inventée. J'ai simplement contribué à son étude et à l'illustration clinique de la vie psychique inconsciente. J'ai constaté qu'un enfant, comme un adulte, peut très bien revivre les premières relations qu'il a eues avec sa mère et son père, et qui sont enfouies dans sa structure inconsciente. Et que cela pouvait être fait dans le transfert avec un analyste. Quant à la théorie, Freud avait montré que le psychisme d'un enfant se développait en passant par une série de stades. J'ai réhabilité cette découverte en me servant de ces repères pour les moins de 5 ans ...

... Théorie qui était rejetée par votre ami Lacan.

C'est vrai, parce que Lacan n'en avait pas besoin avec les adultes. Avant 4 ans, cependant, la compréhension du développement par stades est très importante. A chacun d'eux, l'éducation impose une "castration". Elle rend obsolète ou refoule un mode de plaisir en le remplaçant par un autre : le sein par le biberon, par exemple. L'enfant apprend à satisfaire ses désirs d'une autre manière. Ces étapes successives, ces "inter-dits" - qui doivent être parlés entre l'enfant et l'adulte - sont nécessaires à son bon développement.

Françoise Dolto dans L'Express n° 1915 de du 18 mars 1988
Françoise Dolto dans L'Express n° 1915 de du 18 mars 1988L'Express
''L'enfant est comme un papillon qui porte encore des bouts de sa chrysalide"
L'enfant subit, en quelque sorte, des métamorphoses ...

.. qui doivent être totales. Sinon, à la puberté, il est comme un papillon qui porte encore des bouts de sa chrysalide, des bouts de larve, des bouts de l'oeuf qu'il fut... Parfois, tous ces petits morceaux l'empêchent de vivre sa vie de papillon, c'est-à-dire de s'assumer dans son adolescence, puis dans l'âge adulte.

Qu'est-ce qui peut perturber un enfant au point de justifier l'intervention d'un analyste ?

Un problème psychique, c'est un problème d'expression impossible qui perturbe gravement son développement, avec des troubles fonctionnels, physiques, psychologiques ou affectifs. Le processus est toujours le même : un événement, une émotion, par exemple la jalousie d'un frère, la mort d'un parent qu'on lui a cachée et qui n'a pas été parlée, a bloqué l'enfant et l'empêche de communiquer avec les autres. Ce qui se traduit par un état maladif : perturbation de ses rythmes biologiques, de son appétit, de son sommeil, instabilité, lenteur, repli sur soi, fugues, ou d'autres comportements spécifiques.

Par exemple ?

La dyslexie, les tics, le bégaiement... Ils expriment l'impossibilité inconsciente de l'enfant d'accepter le code d'expression des adultes, en qui il n'a pas plus confiance. "Je subis sa loi parce que ma vie dépend de lui, mais je ne m'exprimerai pas comme lui". C'est inconscient, et parfois précoce. Entre 9 et 17 mois, l'enfant peut ainsi mal emmagasiner ou refuser les mots qu'il entend. Plus tard, il ne saura pas les représenter correctement par écrit. Une preuve : un enfant français dyslexique en français n'est pas dyslexique quand il apprend l'anglais à 11 ou 12 ans. Il ne commet aucune faute d'orthographe dans cette seconde langue, parce que, à ce moment-là, il n'a pas besoin de contester le code qui est donné, comme il avait dû le faire en son temps pour le français ... Un trouble, c'est toujours une question muette. Toujours. Le rôle de l'analyste, c'est de la révéler par des questions parlées.

Ce dialogue, c'est ce qui caractérise une analyse d 'enfant ?

Un analyste sait d'abord écouter, et respecte profondément celui qui est devant lui et qui, seul, sait. Un enfant, tout comme un adulte, s'exprime à l'analyste et lui suppose des pensées le concernant. C'est ce qu'on appelle le transfert. L'analyste pose des questions : "Pourquoi me dis-tu cela ? A qui crois-tu parler ? A qui est-ce que je ressemble pour que tu croies que je pense cela ?" Ce dialogue éclaire l'enfant sur les personnes ou les événements qui l'ont traumatisé ...

... Et qui peuvent avoir eu lieu, selon vous, au cours des premiers mois de la vie, et même avant.

Oui. Ils peuvent remonter à la vie foetale. Et même à la vie antérieure des parents, à leur propre enfance. Pour comprendre un psychotique, il faut comprendre la dette ou l'héritage qu'il a reçu de ses parents. La cure suscite le patient à se souvenir des relations qu'avaient son père et sa mère avec leurs propres parents. Ce sont souvent des gens très estimables qui ont été piégés dans une situation qu'ils ne pouvaient pas exprimer en paroles. Encore moins en parler à leur enfant. Il y a comme cela des séquelles qu'on n'a pas pu analyser chez certaines personnes, mais qui ressortent chez leurs enfants. Un mauvais héritage, en quelque sorte. Lacan disait : "Les parents ont mangé des raisins verts, et les enfants en ont les dents agacées".

En parlant à l'enfant, vous soignez ainsi les parents ...

Le problème se résout souvent des deux côtés. Le petit enfant est le thérapeute des parents. II boit leurs fantasmes sadiques, masochistes, schizoïdes, paranos, ils les fait siens, sans même le savoir. C'est pour cela qu'en psychanalyse, la plupart du temps, lorsqu'on a bien écouté les parents parler des premières difficultés de leur enfant, neuf fois sur dix, il n'est plus besoin de s'occuper de l'enfant.

Vous conseillez donc aux parents d'aller s'allonger sur le divan ?

Pas si vite ! On ne doit faire une analyse que lorsqu'il n'y a pas d'autre solution, lorsque l'angoisse ruine la vie. Sinon, l'inconscient doit rester inconscient. Nous sommes tous névrosés et pervers à des degrés divers, parce que nous avons tous, en nous, des refoulements, parce que nous refusons que la réalité soit ce qu'elle est, parce que nous refusons de penser notre mort. C'est ce qui fait la richesse de l'être humain. S'il ne refoulait pas, il n'y aurait pas d'art, pas de culture, pas de commerce... Le refoulement est nécessaire. C'est pour cela qu'une analyse peut être très dangereuse pour ceux qui se sont accommodés de leurs névroses, dans leur métier, leur couple et leurs responsabilités. Avec une analyse, ils risquent de souffrir davantage. Quand c'était la "mode", beaucoup de gens se sont allongés sur les divans. Mais, en réalité, ils sont passés à côté de leur cure. Heureusement ! Il vaut mieux s'occuper de leurs enfants, si ceux-ci commencent à souffrir eux-mêmes, pour arrêter ce processus à répétition qui met la culpabilité à la place de la responsabilité.

"L'être humain est d'emblée un être de communication, dès sa vie foetale"
Selon vous, il faut parler à l'enfant comme s'il était l'égal de l'adulte.

Ce n'est pas un adulte, puisque son corps ne l'est pas, mais c'est un sujet à part entière. D'emblée, vous pouvez lui parler au moins comme à votre égal. Pour lui, tout est langage. Ce qui ne veut pas dire "tout est parole". Le langage de l'enfant, c'est d'abord celui des organes, qui peut être le silence ou le chaos. Ensuite, c'est le langage de sa santé, bonne ou mauvaise, qui permet son développement, qui l'oriente ou, parfois, l'interrompt. C'est fondamental : l'être humain est d'emblée un être de communication, dès sa vie foetale. Et on peut communiquer avec lui, si on sait l'entendre et si on respecte sa dignité de futur homme ou de future femme.

C'est là où vous apparaissez encore comme subversive. Qu'un très jeune enfant puisse communiquer, on commence à l'admettre. Mais un foetus...

Il existe une communication très riche, inconsciente, entre la mère et son foetus. Parfois, si la mère subit un événement grave pendant sa grossesse et qu'elle ne peut pas parler de son angoisse, il arrive que le développement de son foetus en soit affecté, et même arrêté un temps, sans pour cela qu'elle fasse une fausse couche. C'est peut-être difficile à comprendre, mais l'analyse de l'enfant le révèle.

Peut-on entamer la conversation avec le foetus ?

Oui. C'est le rôle d'une discipline nouvelle : l'haptonomie, enseignée par Franz Velzmann. Les médecins, comme ma fille Catherine, qui la pratiquent communiquent avec le foetus par le toucher, à travers la paroi du ventre de la mère Ils obtiennent des résultats extraordinaires. Si l'enfant a déjà communiqué in utero avec ses parents grâce à l'haptonomie, le père et la mère l'aident, par le toucher et la parole, au moment de l'accouchement, à bien se présenter. Et il le fait, sous les yeux ébaubis du médecin obstétricien qui n'y croyait pas jusque-là !

On dit, maintenant, que les premières heures après la naissance sont très importantes pour que se nouent de bonnes relations entre un bébé et sa mère. Etes-vous de cet avis ?

Oui. Dès la première heure, l'enfant est un être humain à part entière. Les événements qui se sont déroulés autour de sa naissance restent engrammés dans sa sensibilité, et les mots entendus, dans sa mémoire. Hélas ! Trop souvent aujourd'hui encore, on l'éloigne de sa mère et de son père à ce moment-là.

C'est parfois par nécessité, à cause d'une césarienne, par exemple. Du coup, les mères qui sont dans cette situation vont croire, à vous entendre, qu'elles ont raté leurs premières relations avec leur enfant.

Mais non ! Ce ne sont pas les événements qui importent, c'est le fait d'en parler ! Son père ou une aide-soignante peut très bien expliquer au bébé ce qui se passe. Il est capable d'aider sa mère.

On vous dira : " Voyons, madame Dolto, il ne comprend pas, ce bébé !"

Mais si, il comprend ! J'ai soigné une petite anorexique de 15 jours. C'était un petit rat épuisé, niché dans les bras de sa mère. Elle avait perdu son poids de naissance. Ne pas manger, pour cette enfant, c'était recouvrer la sécurité imaginaire foetale. Elle voulait retourner in utero, là où elle n'avait pas besoin de sa bouche pour se nourrir - en effet, sa mère, angoissée, était débordée de travail avec les autres enfants. Je lui ai parlé très simplement de la situation : "Il faut que tu comprennes, il faut que tu apprennes à vivre avec ta bouche. Ton père et ta mère veulent que tu vives, même s'ils ont beaucoup à faire...". La petite a décollé sa tête de sa mère, et m'a regardée. Puis elle s'est mise à téter. Evidemment, la mère a été bouleversée de l'intelligence de son enfant. L'être humain est bien plus intelligent inconsciemment que consciemment.

Même à 15 jours !

Surtout à 15 jours ! L'enfant d'aujourd'hui ne naît pas comme un enfant de Cro-Magnon. Il est déjà structuré par le langage. Peu importe la langue employée, en fait. On pourrait très bien parler en chinois au bébé français. Il comprendra que quelqu'un qui le respecte veut communiquer avec lui.

Mais un nouveau- né n'est pas conscient, tout de même !

Pas conscient du tout. Mais son inconscient, lui, est déjà constitué.

L'inconscient précéderait, donc, selon vous, la maturation du cortex cérébral.

Naturellement.

Vous en parlez tranquillement, comme s'il s'agissait d'une évidence. Comment expliquez- vous tout cela ?

Mais ça ne s'explique pas ! Ça se constate ! Moi, je me réfère, dans ma pratique, au système d'interprétation découvert par Freud et qui tourne autour de l'oedipe : une situation triangulaire d'amour et de désir contradictoire, inconsciente et nécessaire nous anime, de la conception à la mort. Tout se passe "comme si" les théories analytiques étaient vraies. Mais elles sont peut-être fausses ! Ce que je sais, c'est qu'en disant la vérité à l'enfant, comme à un égal, il collabore avec ceux qui l'éduquent. Pourquoi ? Peut-être parce que l'enfant accepte notre code, parce que nous sommes crédibles. Peut-être ... Qui sait si on ne trouvera pas une tout autre explication, dans dix ans.

Pensez-vous que la science moderne, telle la neurobiologie, pourrait, un jour, donner une base matérielle à la psychanalyse ?

Ce sont des points d'observation différents, mais qui ne se contredisent pas. L'inconscient freudien, c'est le désir de communiquer avec l'autre, de le rencontrer. Ce désir est matérialisé par des ondes, par des perceptions, par des comportements visibles, par les parents, par une odeur, différente selon qu'on est angoissé ou joyeux.

Françoise Dolto dans L'Express n° 1915 du 18 mars 1988
Françoise Dolto dans L'Express n° 1915 du 18 mars 1988L'Express
'' C'est en disant la vérité à l'enfant, comme à un égal, qu'il collabore avec ceux qui l'éduquent "
Est-ce que, dans tous ces dialogues subtils que vous décrivez avec les bébés et les enfants, ce ne serait pas votre sensibilité, celle de Françoise Dolto, douée d'une intuition exceptionnelle, qui agirait un peu comme par magie ?

C'est ce qu'on disait, à mes débuts : "Dolto guérit." Et on croyait que j'étais la seule à pouvoir le faire, et que cette pratique ne pouvait pas être enseignée. C'était faux. J'ai aidé beaucoup de gens à comprendre les enfants et les bébés, et à leur parler. Peu importe la personne, pourvu qu'elle soit convaincue que l'enfant a raison et qu'il demande quelque chose. Si elle parle le langage de la vérité, le courant passe.

Il faut, donc, selon vous, toujours tout dire à un enfant.

Tout à fait, mais seulement ce qui le concerne. Il ne sera pas traumatisé si ses parents lui parlent suffisamment de son angoisse. Il a perdu son nounours ? Au lieu de dire : "Tu crois qu'on a le temps de penser à ton nounours ?", on peut prendre son chagrin en charge avec compassion : "Tu l'aimais comme une personne, ton nounours, mais ce n'était pas une personne". On peut dire cela à un enfant de 2 ans. Il aura un chagrin vrai, mais pas de traumatisme. On dessinera le nounours, on symbolisera le deuil. Quand je dis "nounours", ç'est aussi valable pour une grand-mère.

Pour une mère, aussi ?

Si la mère n'est plus là, que l'enfant a été abandonné, il faut dire au bébé : ""Ta mère de naissance ne reviendra pas, ce n'est pas la peine d'essayer de l'attendre ni de la remplacer, tu n'en as plus besoin, la preuve, c'est que tu n'es pas mort quand elle est partie. Tu aimerais la retrouver. Tu penses à elle et, sans doute, elle à toi. Il vous reste la pensée". Toutes ces paroles sont essentielles, mais, hélas ! On ne les prononce pas dans les pouponnières. On obtient pourtant des résultats extraordinaires avec les enfants, quand on leur dit la vérité.

Le principe vaut-il, également, pour tous les parents ?

Absolument. Il y a beaucoup de parents qui parlent d'eux-mêmes à la troisième personne, "maman va faire ceci", "papa va faire cela", au lieu de dire "je". Qu'ils ne s'étonnent pas si leur enfant est pot de colle ! Lorsque vous dites "maman fais ceci" à un enfant, c'est comme si vous n'aviez d'existence que relativement à lui. Il est votre raison de vivre, puisque vous n'existez qu'en tant que "maman" ou "papa". Si, au contraire, vous dites "je", vous existez non seulement pour lui, mais aussi pour votre conjoint, les voisins, la marchande de fruits, tout le monde. Dès ce moment-là, l'enfant a enfin le droit de devenir comme vous, maître de son agir, c'est-à-dire d'être lui aussi un "je". Et il trouve son autonomie.

"Si vous ne dites pas : "Allez, Zorro, viens déjeuner", Paul ne viendra pas"
Tout se joue dans le langage...

Le langage est la métaphore des désirs, mais il a une réalité charnelle. Quand on appelle un enfant par son prénom, il finit par s'identifier au sujet symbolisé par ce mot. C'est "moi", "je suis là". Alors qu'un enfant autiste n'est pas, lui, identifié à son prénom. Pourquoi ? C'est toute la question de l'autisme. Il y a des moments précis au cours desquels l'enfant décide de son identité, un peu avant l'oedipe. C'est le moment où il aime se déguiser. Ce qu'il n'a encore pas décidé de son identité, il le joue en paraissant un autre. Et si vous ne dites pas "Allez, Zorro, viens déjeuner", eh bien, Paul ne viendra pas déjeuner. En Italie, à Rome en particulier, les enfants se déguisent pour carnaval et le restent durant plusieurs semaines. Ils vont ainsi en classe. Il peut y avoir trois Blanche-Neige, quatre Zorro, six Robin des Bois, etc. Et Robin des Bois répond à ce nom de personnage, en classe. De 7 à 9 ans, sortis de l'oedipe, les enfants n'ont plus une identité flottante, il ne s'agit plus de tout faire "comme papa", comme Zorro ou Blanche-Neige. Ils n'éprouvent plus de jalousie envers maman et papa, et ils vivent leurs émois entre camarades. Satisfaire ce besoin d'imagination, de rôles leur permet d'acquérir l'aisance dans la réalité difficile de leur âge.

Comment savoir si un enfant évolue normalement ?

Ce que nous voyons d'un être humain n'est que l'apparence. C'est très difficile d'évaluer la gravité d'une névrose, parce que les enfants qui semblent les plus atteints aux yeux des autres sont quelquefois les plus sains. On met dans des asiles pour arriérés les plus sensibles, l'élite de la société sur ce plan, et ils s'y détruisent le plus souvent.

L'élite de la société ?

L'élite psychique. C'est-à-dire ceux qui sont faits pour la communication et qui ont été réduits à des corps parce qu'ils n'ont pas trouvé. Leur comportement est aberrant pour la société, mais il est positif pour leur inconscient. L'éducation les a menés à une authenticité qui ne peut s'exprimer que par un comportement d'échec. C'est du gâchis pour une société ; et c'est dommage pour ces individus.

L'ennui, c'est que, vous exceptée, les adultes ne peuvent plus comprendre cela, car ils perdent habituellement leur regard d'enfant.

Oui. Et puis, parce que les adultes cultivent une éthique du pouvoir, alors que les enfants sont dans une éthique de l'être et de la communication authentique entre les êtres. A l'âge de raison, ce qui est possible commence à" avoir raison" sur ce qui est impossible. L'enfant découvre que l'être humain est capable de faire la lumière la nuit, de vaincre les dangers cosmiques, il se met à valoriser le travail. Avant 6 ans, il se pose des questions à propos de tout. Après, il accepte les réponses des autres. Peu après 9 ou 10 ans, qu'il le sache ou non, la génitalité prend de l'importance ; et, avec elle, à la puberté, la responsabilité de ses propres actes. Il commence à s'adapter à ce qui va lui permettre de réussir, il se met à valoriser le savoir... Actuellement, la connaissance apporte, cependant, de moins en moins le pouvoir, les jeunes le savent bien : ils auront beau être très diplômés, ils pourront quand même être chômeurs à 40 ans ! Cela change, d'ailleurs, complètement leur du monde.

Vous semblez considérer l'enfant comme un modèle pour l'adulte.

Non, pas un modèle, mais un questionnement. Les enfants constituent la partie de la société la plus intéressante pour elle, c'est son avenir. Et nous avons le devoir d'empêcher que se détruisent les potentialités de la jeunesse. La psychanalyse permet justement de revenir à leurs valeurs, celles de la joie d'être et de créer. Mais elle n'est pas là pour adapter les gens à la société. Car celle-ci évolue rapidement, de nos jours. La psychanalyse étudie les désirs, mais ne donne pas de code moral. L'éducation, elle, fournit un code d'expression qui ne devrait pas être vu comme immuable.

Vous avez quand même un avis sur le système éducatif actuel.

Je trouve qu'il devrait insister davantage sur la valeur, toujours positive, de la différence, au lieu de comparer les enfants en valorisant la rivalité et l'imitation : "Fais comme le voisin, dis comme le voisin". Et puis, les enfants d'aujourd'hui trouvent absurde qu'un maître demande la réponse à une question qu'il connaît. Pourquoi la demande-t-il, puisqu'il la sait déjà ?

Pour apprendre à l'enfant, vous répondra-t-on, évidemment.

Mais la vraie pédagogie, ce devrait être de chercher avec l'enfant, de lui enseigner la collaboration entre enfants, entre enfants et adultes !

"A l'école, on devrait dire à l'enfant non pas "tais-toi", mais "exprime-toi"
Vous souhaitez donc un profond remaniement du système scolaire.

Complètement ! Il devrait être fondé sur la réponse aux curiosités des jeunes. Avant 8 ans, les enfants devraient pouvoir bénéficier des professeurs les mieux payés de tous. Ensuite, ils ont besoin non de quelqu'un qui en sache plus qu'eux, mais d'interlocuteurs qui les guident dans leurs recherches, leurs méthodes de travail. Les enfants qui savent lire devraient avoir un accès libre et permanent à la bibliothèque et à la vidéothèque. L'école devrait leur appartenir, du matin au soir. Et pourquoi pas, pour certains dont le foyer est un enfer, du soir au matin. Elle devrait devenir, dans le quartier, la maison des Enfants, où ils pourraient trouver enseignement, information, lieux de créativité, d'expression et même possibilité de vivre. Qu'ils aient le droit, le devoir même, de discuter et de critiquer les idées des adultes, qu'ils puissent entreprendre avec eux de longues conversations, en parlant des programmes de télévision de la veille, par exemple. L'école devrait leur dire non pas "tais-toi", mais "exprime-toi". Actuellement, un bon élève est quelqu'un qui accepte d'être robotisé. On devrait quand· même finir par comprendre que socialiser, ce n'est pas uniformiser.

Vous êtes plutôt sévère...

Je n'ai rien d'une contestataire, pourtant ! Bien sûr, j'ai vu des progrès, en quatre-vingts ans. On organise, maintenant, des sorties dans les musées, les théâtres ... Les initiatives pédagogiques se multiplient, surtout avec les jeunes enfants. Ça change. Lentement...

Que pensez-vous de la vogue actuelle pour un apprentissage précoce tel celui de la lecture avant 5 ans ?

Un enfant peut très bien lire et écrire plus tôt, s'il en a le désir. Mais il y a tant d'autres chose à apprendre : les sens, le corps, le vocabulaire des sentiments. Si dès 2 ans, un enfant consacre l'essentiel de son temps à la lecture, il n'investira pas ailleurs. Il risque de devenir un fruit sec.

Vous avez vous-même pris une initiative en créant ce que vous appelez une "Maison verte ", pour les très jeunes enfants, et même les bébés, avec leurs parents.

Oui, une petite équipe y accueille les bébés le plus tôt possible, les femmes en fin de grossesse. Les enfants sont admis jusqu'à 3 ans, toujours en compagnie de leur mère, ou de la personne à qui leurs parents les confient. Souvent, on ne se rend compte des problèmes d'un enfant qu'à partir de 6 ans, quand il fréquente l'école. L'idée de la Maison verte, c'est de prévenir d'éventuelles névroses, de préparer les enfants à la garderie ou à la crèche et de donner confiance aux parents. Certaines mères n'avaient jamais vu de bébés auparavant, dans leur famille!

Qu'y faites-vous ?

On ne donne pas de consignes éducatives, si ce n'est: " Ne croyez pas tout ce que disent les "psys", apprenez à trouver la solution vous-mêmes, et à écouter votre intuition". L'anonymat est scrupuleusement respecté, les enfants sont considérés comme les égaux des adultes. II n'y a pas, non plus, d'autorité médicale. On ignore le statut économique et social. Et on parle, on se repose. Les résultats sont spectaculaires : les familles apprennent à communiquer, la mère (ou le père) comprend que son bébé la (le) comprend. Ils apprennent aussi à le respecter. L'enfant, de son côté, se prépare en sécurité, grâce à la présence de celui qui est garant de son identité aux premières séparations et à la socialisation. Certaines mères nous on dit que, à la maison, il suffisait qu'elles parlent de la Maison verte à leur bébé pour qu'il s'apaise.

Percevez-vous une différence entre les enfants d'aujourd'hui et ceux d'autrefois ?

Je crois que les enfants sont beaucoup plus intelligents que ceux d'autrefois, ils disent davantage ce qu'ils pensent. C'est encourageant : la population qui a 8 ans actuellement sera à la hauteur des grandes difficultés qu'elle va rencontrer. Les modes de vie modernes accélèrent la maturation de l'enfant. Ils suscitent de plus en plus tôt son aptitude à se prendre en charge.

Ils font aussi peser sur lui un nombre croissant de nouveaux problèmes, dus, notamment, à l'éclatement des familles à cause des divorces.

Beaucoup d'enfants vivent maintenant en famille dite "monoparentale" ou sans père légal. Très vite, ils sont dans les crèches, dans les familles adoptives, séparés de ceux qui sont biologiquement leurs parents. Il est très important, dans ce cas, qu'ils puissent connaître le vocabulaire de la parenté. A l'école, lors de la fête des mères, par exemple, au lieu de leur faire décorer stupidement des boîtes de conserve, on pourrait en profiter pour évoquer la mère gestante, la mère allaitante, tutélaire, adoptive, la grand-mère, la belle-mère... Cela pourrait être dit avec humour. "Tu l'as choisie, ta maman. - Mais c'est pas moi ! - Comment ? Mais pendant six semaines, elle n'a même pas su que tu étais dans son ventre, tu lui as fait une bonne blague...". On pourrait parler comme cela de la conception.

On pourrait ...

Au lieu de leur raconter des sornettes sur " la petite graine qui est entré dans maman", il faut leur dire que c'est eux qui ont voulu naître, et on peut le dire avec les mots les plus chastes. On pourrait aussi, le jour de la fête des pères, parler du rôle fécondateur de l'homme...

Et des nouveaux modes de procréation, insémination artificielle, bébés-éprouvettes, mères porteuses, mots qu'ils entendent de plus en plus souvent ?

Pourquoi pas ? Je n'ai rien contre ces formes de procréation, à condition qu'elles soient humanisées par le vocabulaire avec dignité. Si un bébé naît d'une mère porteuse et qu'il est viable, c'est que cela lui a convenu. Bien sûr, l'enfant n'a qu'une mère génétique, c'est ainsi. Mais il n'a pas du tout besoin de n'avoir qu'une seule mère ! L'important, toujours, c'est de lui dire la vérité. Si on la lui cache, c'est que l'on considère qu'il y a eu une faute. L'enfant concerné risque de ne pas avoir confiance en lui, il pensera qu'il a mal fait de naître. II se produira une scission entre sa vitalité biologique et sa vitalité émotionnelle et sociale. On ne ment pas à l'inconscient. Au plus profond de lui, l'enfant connaît sa vérité conceptionnelle.

Vous posez, donc comme un principe absolu de dire la vérité à un enfant sur ses origines sociales et biologiques.

Absolument. Les psychanalystes sont bien placés pour le savoir : cette vérité est, de toute façon, toujours connue inconsciemment de l'enfant.

Etes-vous d'accord avec Claude Lévi-Strauss pour considérer l'inceste comme un tabou universel ?

Tout à fait. Le désir de l'inceste est une nécessité. C'est cela qui fait l'humain : la joie de le fantasmer, mais aussi l'interdiction de le réaliser. Le désir de coucher avec sa mère ou son père est indispensable au développement affectif et intellectuel de l'enfant, c'est ce qui lui permet de devenir lui-même. Qu'il lui soit interdit de le concrétiser est une économie de souffrance extraordinaire. Si la prohibition de l'inceste n'existait pas, il n'y aurait plus de créativité. Si l'inceste se réalisait, il n'y en aurait plus non plus. C'est un fondement de l'humain.

"Le contraire de l'amour, ce n'est pas la haine, c'est l'indifférence"
Vous avez une conception très humaniste, et même mystique, de la psychanalyse.

Non, pas de la psychanalyse, mais de l'être humain. Quant à la méthode psychanalytique, c'est une sorte d'humanisme, en effet, que d'accoucher l'être humain essentiel derrière les masques qu'il a pris successivement pour s'identifier à ceux qui l'ont éduqué. Ce qui intéresse la psychanalyse, comme les religions, c'est l'essentiel de l'être, l'authenticité du désir originel. A notre conception, nous exprimons le verbe "amour".
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LE MYSTÈRE DU SEXE: TRANSMUTATION

Le sens du mot «transmuter» est, dans un langage simple, «le changement ou le transfert d'un élément, ou d'une forme d'énergie, dans un autre».
L'émotion du sexe fait naître un état d'esprit. En raison de l'ignorance sur le sujet, cet état d'esprit est généralement associé au physique, et à cause d'influences inappropriées, auxquelles la plupart des gens ont été soumis, en acquérant la connaissance du sexe, les choses essentiellement physiques ont fortement biaisé l'esprit.

L'émotion du sexe a en retour la possibilité de trois potentialités constructives, ce sont: -

1. La perpétuation de l'humanité.

2. Le maintien de la santé (en tant qu'agence thérapeutique, il n'a pas d'égal).

3. La transformation de la médiocrité en génie par la transmutation.

La transmutation sexuelle est simple et facile à expliquer. Cela signifie le passage de l'esprit des pensées d'expression physique à des pensées d'une autre nature.

Le désir sexuel est le plus puissant des désirs humains. Lorsqu'ils sont poussés par ce désir, les hommes développent une acuité d'imagination, de courage, de volonté, de persévérance et de capacité créatrice qui leur sont inconnus à d'autres moments. Le désir de contact sexuel est si fort et si impérieux que les hommes courent librement le risque de leur vie et de leur réputation pour s'y adonner. Lorsqu'elle est exploitée et redirigée le long d'autres lignes, cette force de motivation conserve tous ses attributs d'acuité d'imagination, de courage, etc., qui peuvent être utilisées comme de puissantes forces créatives dans la littérature, l'art ou dans toute autre profession ou vocation, y compris, bien sûr, l'accumulation de richesses.

La transmutation de l'énergie sexuelle nécessite l'exercice de la volonté, certes, mais la récompense en vaut la peine. Le désir d'expression sexuelle est inné et naturel. Le désir ne peut et ne doit pas être submergé ou éliminé. Mais il faut lui donner un exutoire à travers des formes d'expression qui enrichissent le corps, l'esprit et l'esprit de l'homme. S'il ne lui est pas donné cette forme d'exutoire, par transmutation, il cherchera des débouchés par des canaux purement physiques.

Une rivière peut être endiguée et son eau contrôlée pendant un certain temps, mais elle finira par forcer une sortie. La même chose est vraie de l'émotion du sexe. Il peut être submergé et contrôlé pendant un certain temps, mais sa nature même le pousse à être toujours à la recherche de moyens d'expression. S'il n'est pas transformé en un effort créatif, il trouvera un exutoire moins valable.

Heureusement, en effet, est la personne qui a découvert comment donner un exutoire à l'émotion sexuelle par une forme d'effort créatif, car elle s'est élevée, par cette découverte, au statut de génie.

La recherche scientifique a révélé ces faits importants:

1. Les hommes les plus accomplis sont des hommes de nature sexuelle très développée; des hommes qui ont appris l'art de la transmutation sexuelle.

2. Les hommes qui ont accumulé de grandes fortunes et obtenu une reconnaissance exceptionnelle dans la littérature, l'art, l'industrie, l'architecture et les professions libérales étaient motivés par l'influence d'une femme.

La recherche à partir de laquelle ces découvertes étonnantes ont été faites, a parcouru les pages de la biographie et de l'histoire pendant plus de deux mille ans. Partout où il y avait des preuves disponibles concernant la vie d'hommes et de femmes de grande réussite, cela indiquait de manière très convaincante qu'ils possédaient des natures sexuelles très développées.

L'émotion sexuelle est une «force irrésistible» contre laquelle il ne peut y avoir d'opposition telle qu'un «corps immuable». Lorsqu'ils sont poussés par cette émotion, les hommes deviennent dotés d'un super pouvoir d'action. Comprenez cette vérité et vous comprendrez la signification de l'affirmation selon laquelle la transmutation sexuelle élèvera une personne au statut de génie.

L'émotion du sexe contient le secret de la capacité créatrice. Détruisez les glandes sexuelles, que ce soit chez l'homme ou la bête, et vous avez supprimé la principale source d'action. Pour preuve de cela, observez ce qui arrive à tout animal après sa castration. Un taureau devient aussi docile qu'une vache après avoir été sexuellement altéré. L'altération sexuelle enlève au mâle, qu'il soit homme ou bête, tout le COMBAT qui était en lui. L'altération sexuelle de la femelle a le même effet.

LES DIX STIMULI D'ESPRIT

L'esprit humain répond aux stimuli, par lesquels il peut être «accroché» à des taux élevés de vibration, connus sous le nom d'enthousiasme, d'imagination créatrice, de désir intense, etc. Les stimuli auxquels l'esprit répond le plus librement sont: -

1. Le désir d'expression sexuelle

2. Amour

3. Un désir ardent de gloire, de pouvoir ou de gain financier, ARGENT

4. Musique

5. Amitié entre ceux du même sexe ou ceux du sexe opposé.

6. Une alliance Master Mind basée sur l'harmonie de deux personnes ou plus qui s'allient pour un avancement spirituel ou temporel.

7. Des souffrances mutuelles, telles que celles que vivent les personnes persécutées.

8. Auto-suggestion

9. Peur

10. Narcotiques et alcool.

Le désir d'expression sexuelle vient en tête de la liste des stimuli, qui «intensifient» le plus efficacement les vibrations de l'esprit et déclenchent les «roues» de l'action physique. Huit de ces stimuli sont naturels et constructifs. Deux sont destructeurs. La liste est ici présentée dans le but de vous permettre de faire une étude comparative des principales sources de stimulation de l'esprit. À partir de cette étude, on verra aisément que l'émotion du sexe est, à de grandes chances, le plus intense et le plus puissant de tous les stimuli de l'esprit.

Cette comparaison est nécessaire comme base pour prouver l'affirmation selon laquelle la transmutation de l'énergie sexuelle peut élever une personne au statut de génie. Découvrons ce qui constitue un génie. Certains sages ont dit qu'un génie est un homme qui "porte les cheveux longs, mange de la nourriture queer, vit seul et sert de cible aux faiseurs de blagues". Une meilleure définition d'un génie est, "un homme qui a découvert comment augmenter les vibrations de la pensée au point où il peut communiquer librement avec des sources de connaissance non disponibles par le taux ordinaire de vibration de la pensée."

La personne qui réfléchit voudra poser quelques questions concernant cette définition du génie. La première question sera: "Comment peut-on communiquer avec des sources de connaissance qui ne sont pas disponibles par le rythme ORDINAIRE de vibration de la pensée?"

La question suivante sera: "Y a-t-il des sources connues de connaissances qui ne sont disponibles que pour les génies, et si oui, QUELLES SONT CES SOURCES, et comment les atteindre exactement?"

Nous offrirons la preuve de la justesse de certaines des déclarations les plus importantes faites dans ce livre - ou du moins nous offrirons des preuves à travers lesquelles vous pouvez obtenir votre propre preuve par l'expérimentation, et ce faisant, nous répondrons à ces deux questions.

"GENIUS" EST DÉVELOPPÉ PAR LE SIXIÈME SENSE

La réalité d'un «sixième sens» est assez bien établie. Ce sixième sens est «l'imagination créatrice». La faculté d'imagination créatrice est celle que la majorité des gens n'utilisent jamais pendant toute une vie, et si elle est utilisée du tout, cela se produit généralement par simple accident. Un nombre relativement restreint de personnes utilisent, AVEC DÉLIBÉRATION ET OBJECTIF PRUDENT, la faculté d'imagination créatrice. Ceux qui utilisent volontairement cette faculté, et avec la compréhension de ses fonctions, sont GENII.

La faculté d'imagination créatrice est le lien direct entre l'esprit fini de l'homme et l'Intelligence Infinie. Toutes les soi-disant révélations, mentionnées dans le domaine de la religion, et toutes les découvertes de principes fondamentaux ou nouveaux dans le domaine de l'invention, se font par la faculté de l'imagination créatrice.

Lorsque des idées ou des concepts surgissent dans l'esprit, par ce que l'on appelle communément une «intuition», ils proviennent d'une ou de plusieurs des sources suivantes: -

1. Intelligence infinie

2. L'esprit subconscient de chacun, dans lequel sont stockées toutes les impressions sensorielles et les impulsions de pensée qui ont atteint le cerveau par l'un des cinq sens.

3. De l'esprit d'une autre personne qui vient de libérer la pensée, ou l'image de l'idée ou du concept, par la pensée consciente, ou

4. De l'entrepôt subconscient de l'autre personne. Il n'y a pas d'autres sources CONNUES à partir desquelles des idées "inspirées" ou des "intuitions" peuvent être reçues.

L'imagination créatrice fonctionne mieux lorsque l'esprit vibre (en raison d'une certaine forme de stimulation de l'esprit) à un rythme extrêmement élevé. Autrement dit, lorsque l'esprit fonctionne à un taux de vibration supérieur à celui de la pensée normale ordinaire.

Lorsque l'action cérébrale a été stimulée, par un ou plusieurs des dix stimulants de l'esprit, elle a pour effet d'élever l'individu bien au-dessus de l'horizon de la pensée ordinaire, et lui permet d'envisager la distance, la portée et la qualité des PENSÉES non disponibles sur le plan inférieur, comme celui occupé pendant que l'on est engagé dans la solution des problèmes des affaires et de la routine professionnelle.

Lorsqu'il est élevé à ce niveau supérieur de pensée, par toute forme de stimulation de l'esprit, un individu occupe, relativement, la même position que celui qui est monté dans un avion à une hauteur à partir de laquelle il peut voir au-delà de la ligne d'horizon qui limite son vision, sur le terrain. De plus, alors qu'il se trouve à ce niveau de pensée supérieur, l'individu n'est gêné ou lié par aucun des stimuli qui circonscrivent et limitent sa vision tout en luttant contre les problèmes de l'acquisition des trois nécessités de base que sont la nourriture, les vêtements et le logement. Il est dans un monde de pensée dans lequel les pensées ORDINAIRES, travail par jour, ont été aussi efficacement éliminées que les collines et les vallées et autres limitations de la vision physique,

Tandis que sur ce plan exalté de la PENSÉE, la faculté créatrice de l'esprit est libre d'agir. La voie a été dégagée pour que le sixième sens fonctionne, il devient réceptif à des idées qui ne pourraient atteindre l'individu dans aucune autre circonstance. Le «sixième sens» est la faculté qui marque la différence entre un génie et un individu ordinaire.

La faculté créatrice devient plus alerte et réceptive aux vibrations, provenant de l'extérieur de l'esprit subconscient de l'individu, plus cette faculté est utilisée, et plus l'individu s'appuie sur elle et lui impose des impulsions de pensée. Cette faculté ne peut être cultivée et développée que par l'usage.

Ce qui est connu sous le nom de «conscience» opère entièrement par la faculté du sixième sens. Les grands artistes, écrivains, musiciens et poètes deviennent grands, parce qu'ils prennent l'habitude de s'appuyer sur la «voix encore petite» qui parle de l'intérieur, par la faculté de l'imagination créatrice. C'est un fait bien connu des gens qui ont une imagination «vive» que leurs meilleures idées viennent de soi-disant «intuitions».

Il y a un grand orateur qui n'atteint pas la grandeur, jusqu'à ce qu'il ferme les yeux et commence à compter entièrement sur la faculté de l'imagination créatrice. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il fermait les yeux juste avant l'apogée de son oratoire, il a répondu: "Je le fais, parce que, alors je parle à travers des idées qui me viennent de l'intérieur."

L'un des financiers les plus prospères et les plus connus d'Amérique a pris l'habitude de fermer les yeux pendant deux ou trois minutes avant de prendre une décision.

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait fait cela, il a répondu: «Les yeux fermés, je suis capable de puiser dans une source d'intelligence supérieure».

Le regretté Dr Elmer R. Gates, de Chevy Chase, Maryland, a créé plus de 200 brevets utiles, dont beaucoup sont basiques, à travers le processus de culture et d'utilisation de la faculté de création. Sa méthode est à la fois significative et intéressante pour celui qui souhaite accéder au statut de génie, catégorie à laquelle appartient incontestablement le Dr Gates. Le Dr Gates était l'un des plus grands scientifiques du monde, bien que les moins médiatisés.

Dans son laboratoire, il avait ce qu'il appelait sa «salle de communication personnelle». Il était pratiquement insonorisé et disposé de manière à ce que toute lumière puisse être éteinte. Il était équipé d'une petite table sur laquelle il gardait un bloc de papier à lettres. Devant la table, sur le mur, se trouvait un bouton-poussoir électrique qui contrôlait les lumières. Lorsque le Dr Gates désirait puiser dans les forces dont il disposait grâce à son imagination créatrice, il allait dans cette pièce, s'asseyait à la table, éteignait les lumières et se concentrait sur les facteurs CONNUS de l'invention sur laquelle il travaillait. , restant dans cette position jusqu'à ce que les idées commencent à "flasher"

À une occasion, les idées sont venues si vite qu'il a été contraint d'écrire pendant près de trois heures. Quand les pensées ont cessé de couler et qu'il a examiné ses notes, il a constaté qu'elles contenaient une description minutieuse de principes qui n'étaient pas un parallèle parmi les données connues du monde scientifique.

De plus, la réponse à son problème était présentée intelligemment dans ces notes. De cette manière, le Dr Gates a complété plus de 200 brevets, qui avaient été commencés, mais non terminés, par des cerveaux «à moitié cuits». La preuve de la véracité de cette déclaration se trouve au Bureau des brevets des États-Unis.

M. Gates gagnait sa vie en «cherchant des idées» pour des particuliers et des entreprises. Certaines des plus grandes sociétés américaines lui ont payé des honoraires substantiels, à l'heure, pour «s'asseoir pour des idées».

La faculté de raisonnement est souvent défectueuse, car elle est largement guidée par l'expérience accumulée. Toutes les connaissances, que l'on accumule par «l'expérience», ne sont pas exactes. Les idées reçues par la faculté de création sont beaucoup plus fiables, parce qu'elles proviennent de sources plus fiables que toutes celles dont dispose la faculté de raisonnement de l'esprit.

La différence majeure entre le génie et l'inventeur ordinaire «manivelle», peut être trouvée dans le fait que le génie travaille par sa faculté d'imagination créatrice, tandis que le «manivelle» ne sait rien de cette faculté. L'inventeur scientifique (comme M. Edison et le Dr Gates) utilise à la fois les facultés synthétiques et créatives de l'imagination.

Par exemple, l'inventeur scientifique, ou "génie, commence une invention en organisant et en combinant les idées connues, ou les principes accumulés par l'expérience, à travers la faculté synthétique (la faculté de raisonnement). S'il trouve que ces connaissances accumulées sont insuffisantes pour l'achèvement de son invention, il puise alors dans les sources de connaissances dont il dispose grâce à sa faculté créatrice. La méthode par laquelle il y parvient varie selon l’individu, mais c’est la somme et la substance de sa démarche:

1. IL STIMULE SON ESPRIT POUR QU'IL VIBRATION SUR UN PLAN SUPÉRIEUR À LA MOYENNE, en utilisant un ou plusieurs des dix stimulants de l'esprit ou un autre stimulant de son choix.

2. IL SE CONCENTRE sur les facteurs connus (la partie finie) de son invention, et crée dans son esprit une image parfaite des facteurs inconnus (la partie inachevée) de son invention. Il garde cette image à l'esprit jusqu'à ce qu'elle ait été prise en charge par l'esprit subconscient, puis se détend en effaçant son esprit de TOUTES ses pensées, et attend que sa réponse "clignote" dans son esprit.

Parfois, les résultats sont à la fois définitifs et immédiats. À d'autres moments, les résultats sont négatifs, selon l'état de développement du «sixième sens», ou faculté créatrice. M. Edison a essayé plus de 10 000 combinaisons d'idées différentes grâce à la faculté de synthèse de son imagination avant de «s'accorder» à travers la faculté de création, et d'obtenir la réponse qui a perfectionné la lumière incandescente. Son expérience était similaire lorsqu'il a produit la machine parlante.

Il existe de nombreuses preuves fiables de l'existence de la faculté d'imagination créatrice. Cette preuve est disponible grâce à une analyse précise des hommes qui sont devenus des leaders dans leurs appels respectifs, sans avoir reçu une formation approfondie. Lincoln était un exemple remarquable d'un grand leader qui a atteint la grandeur, grâce à la découverte et à l'utilisation de sa faculté d'imagination créatrice. Il découvrit et commença à utiliser cette faculté à la suite de la stimulation de l'amour qu'il éprouva après avoir rencontré Anne Rutledge, une déclaration de la plus haute importance, en rapport avec l'étude de la source du génie.

Les pages de l'histoire sont remplies des archives de grands leaders dont les réalisations peuvent être directement attribuées à l'influence des femmes qui ont éveillé les facultés créatrices de leur esprit, à travers la stimulation du désir sexuel. Napoléon Bonaparte en faisait partie.

Lorsqu'il était inspiré par sa première femme, Joséphine, il était irrésistible et invincible. Lorsque son «meilleur jugement» ou sa faculté de raisonnement le poussa à mettre Joséphine de côté, il commença à décliner. Sa défaite et Sainte-Hélène n'étaient pas loin.

Si le bon goût le permettait, nous pourrions facilement citer des dizaines d'hommes, bien connus du peuple américain, qui ont atteint de grands sommets sous l'influence stimulante de leurs épouses, pour retomber dans la destruction APRÈS que l'argent et le pouvoir leur soient montés à la tête. , et ils ont mis de côté la vieille femme pour une nouvelle.

Napoléon n'a pas été le seul à découvrir que l'influence sexuelle, de la bonne source, est plus puissante que n'importe quel substitut de l'opportunisme, qui peut être créé par la simple raison.

L'esprit humain répond à la stimulation! L'un des plus grands et des plus puissants de ces stimuli est le besoin sexuel. Lorsqu'elle est harnachée et transmutée, cette force motrice est capable d'élever les hommes dans cette sphère de pensée supérieure qui leur permet de maîtriser les sources d'inquiétude et de petite gêne qui assaillent leur chemin sur le plan inférieur.

Malheureusement, seuls les génies ont fait la découverte. D'autres ont accepté l'expérience de l'envie sexuelle, sans en découvrir une de ses potentialités majeures, fait qui explique le grand nombre des «autres» par rapport au nombre limité de génies.

Dans le but de rafraîchir la mémoire, en relation avec les faits disponibles à partir des biographies de certains hommes, nous présentons ici les noms de quelques hommes de réalisations exceptionnelles, dont chacun était connu pour avoir été de nature très sexuée. Le génie qui était le leur, a sans aucun doute trouvé sa source de puissance dans l'énergie sexuelle transmutée:

GEORGE WASHINGTON
NAPOLEON BONAPARTE
WILLIAM SHAKESPEARE
ABRAHAM LINCOLN
RALPH EMERSON CHARLIE
ROBERT BURNS
THOMAS JEFFERSON
ELBERT HUBBARD
ELBERT H. GARY
OSCAR WILDE
Woodrow Wilson
JOHN H. PATTERSON
ANDREW JACKSON
ENRICO CARUSO

Votre propre connaissance de la biographie vous permettra de compléter cette liste. Trouvez, si vous le pouvez, un seul homme, dans toute l'histoire de la civilisation, qui a obtenu un succès exceptionnel dans n'importe quel appel, qui n'était pas motivé par une nature sexuelle bien développée.

Si vous ne souhaitez pas vous fier aux biographies d'hommes qui ne vivent pas actuellement, faites l'inventaire de ceux que vous savez être des hommes de grande réussite et voyez si vous pouvez en trouver un parmi eux qui ne soit pas très sexué. L'énergie sexuelle est l'énergie créatrice de tous les génies. Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de grand leader, constructeur ou artiste dépourvu de cette force motrice du sexe.

Personne ne comprendra sûrement ces déclarations comme signifiant que TOUS les personnes hautement sexuées sont des génies! L'homme n'atteint le statut de génie QUE lorsque, et SI, il stimule son esprit pour qu'il puise dans les forces disponibles, à travers la faculté créatrice de l'imagination. Le principal parmi les stimuli avec lesquels cette "intensification" des vibrations peut être produite est l'énergie sexuelle. La simple possession de cette énergie n'est pas suffisante pour produire un génie. L'énergie doit être transmutée du désir de contact physique, en une autre forme de désir et d'action, avant qu'elle ne l'élève au statut de génie.

Loin de devenir des génies, à cause de grands désirs sexuels, la majorité des hommes s'abaissent, par incompréhension et abus de cette grande force, au statut des animaux inférieurs.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

[quote=Endevenir
Excellent article, pouvez-vous en indiquer la source ?
"https://www.psitek.net/pages/PsiTekTAGR28.html"
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

La dysphasie est un trouble structurel, primaire et durable de l’apprentissage et du développement du langage oral.
Cette pathologie, trop peu connue, est assez fréquente, puisque l’on considère qu’elle touche, sous une forme ou une autre, 2% de la population soit plus d’un million de personnes en France.

Elle se retrouve sur des enfants :
sans histoire médicale particulière,
ni déficit sensoriel même si l’enfant présente d’apparentes difficultés,
ni déficit intellectuel. L’enfant dysphasique peut ne pas trouver ses mots d’une manière dramatique, mais être parfaitement capable de résoudre une opération ou de résoudre des problèmes. Cet enfant est normalement intelligent mais présente un déficit circonscrit au domaine langagier,
ni trouble du comportement même si les enfants dysphasiques peuvent paraître agités peu attentifs, instables, agressifs…preuve d’un réel mal-être relationnel à une situation d’échec qui s’installe.
ni trouble de la relation. Les enfants dysphasiques cherchent le plus souvent à communiquer par tous les moyens à leur disposition, à l’inverse des enfants autistes par exemple.
La dysphasie peut être plus ou moins sévère et se présenter sous des formes diverses : paroles indistinctes, troubles de la syntaxe, expressions par mots isolés, discours plus ou moins construit, manque du mot, compréhension partielle du langage oral…

Parce que ne pas pouvoir être compris est très énervant et très décourageant, ces enfants se replient sur eux-mêmes ou secouent le camarade qui ne comprend pas. C’est ainsi qu’ils ont été rangés très longtemps, à tort, dans le rang des autistes.

Le langage de la personne dysphasique présente non pas des retards mais des caractères déviants et instables dans le temps.
Elles portent sur des aspects complexes :
la réception c’est-à-dire de la compréhension du langage,
et/ou la programmation des sons de la langue puis de leur production,
et/ou la disponibilité des mots ou encore sur leur agencement syntaxique au sein de la phrase,
il ne parvient pas à expliquer des choses simples (troubles de l’informativité),
il produit des choses spontanément mais il ne sait plus les répéter ou les dire quand on les lui demande (dissociation automatico-volontaire).
Ces enfants parlent mal, parlent tard, ont durablement des difficultés d’expression orale. Ces domaines du langage peuvent être déficitaires ou préservés indépendamment les uns des autres. C’est pourquoi les enfants doivent faire l’objet d’un diagnostic précis permettant de poser les indications thérapeutiques.

D’autre part, le langage écrit est souvent d’acquisition problématique. Et donc, parce que le langage est l’outil privilégié de la transmission du savoir à l’école, les troubles ont un retentissement constant sur les apprentissages scolaires classiques.
Dans d’autres domaines pourtant, ils se développent bien, même si, fréquemment, les difficultés langagières s’accompagnent d’un retard psychomoteur ou/et graphique.
Ils organisent un langage qui peut suffire dans la vie quotidienne mais conservent, le plus souvent, des difficultés de langage.
Le langage est fait de morceaux, d’approximations, de segments traités sans souplesse comme des agglomérats, des blocs figés.

Les différentes classifications de la dysphasie
1/ La dysphasie de type phonologique-syntaxique :
une hypospontanéité.
un trouble phonologique. Mots inintelligibles. Ces troubles se différencient de ceux des « retards simples » de la parole. En effet, ces derniers sont plutôt caractérisés par des simplifications, alors que les déformations faites par les enfants dysphasiques tendent vers des complexifications (leurs énoncés se complexifient).
parfois une dissociation automatico-volontaire. Lorsque, par exemple, la formulation d’un son est incorrecte en situation dirigée, mais est correcte en spontanée.
des troubles praxiques oro-faciaux. Ils sont caractérisés par des difficultés à produire des sons verbaux, mais aussi à produire des gestes et leurs enchaînements. A ne pas confondre avec la dyspraxie oro faciale.
un trouble de l’encodage syntaxique. Il réside dans la difficulté à associer des mots alors qu’ils ont une bonne conscience de la syntaxe. Ces enfants sont très souvent « agrammatiques » (style télégraphique).
un vocabulaire restreint mais accessible. Il est lié à la sous-utilisation du langage et à leur difficulté conceptuelle.
une compréhension peu perturbée. Elle ne doit pas être négligée. En effet, ces enfants ont pris l’habitude de comprendre beaucoup par le contexte. Leur niveau de compréhension est lié à la restriction de leur vocabulaire, un problème de mémoire verbale immédiate, des difficultés conceptuelles.
une bonne « pragmatique » du langage. Le langage est informatif. Ce qu’ils disent à minima n’est pas déviant. Ils pallient par la mimique gestuelle ou faciale.
Signes d’alerte :
Ils restent souvent inintelligibles jusqu’à l’âge d’au moins 7/8 ans. Ils ont des difficultés avec l’implicite. Ils utilisent un mot pour un autre (par association d’idée, par exemple). Ils ont aussi du mal avec l’humour qu’ils ne saisissent pas. Les difficultés de compréhension et de préhension du monde qui les entoure interrogent les parents. En situation scolaire, ils butent sur la compréhension de texte, même une fois oralisé, qui semble pourtant simple. Ils rencontrent souvent des difficultés massives sur le plan scolaire qui persistent dans le temps. Leur expression écrite reste limitée. A l’âge adulte, l’articulation est marquée, la syntaxe est simple, les difficultés orthographiques persistent. Il ne faudra pas perdre de vue leurs difficultés à comprendre le langage élaboré (les publicités, les jeux de mots, les titres de journaux, les notions abstraites).

2/ La dysphasie de type production phonologique : difficultés essentiellement expressives.
Pas de réduction. Après stimulation, ce sont des enfants qui parlent normalement.
Défaut d’intelligibilité.
Troubles praxiques oro-faciaux variables. Les difficultés se situent au niveau de l’enchaînement des gestes.
Troubles de l’encodage syntaxique. Les productions sont de type dyssyntaxique.
Manque du mot. Il se manifeste par des conduites d’approche ou des « évitements » de situation de communication verbale.
Bonne compréhension verbale.
Le langage est informatif.
Trouble de la concaténation. Ce sont des difficultés au niveau des enchaînements des tâches séquentielles.
Troubles associés. ils peuvent rencontrer des difficultés graphiques et des troubles visuo-constructifs.
Ces enfants ont une grande conscience de leur trouble. La communication orale et écrite s’améliore sur le plan verbal (la phonologie est meilleure, mais la difficulté à trouver leur mot persiste ; ils ont moins de difficultés dans les notions abstraites) et sur le plan écrit, on note une dysorthographie plus ou moins importante.

3/ La dysphasie réceptive : difficultés principalement au niveau du décodage.
Trouble phonologique. Petits, ils sont inintelligibles. Ils ont du mal à différencier certains sons : ils n’ont pas d’image auditive claire et précise.
Trouble de l’expression syntaxique. Leur langage devient dyssyntaxique en situation dirigée.
Manque du mot. Ces enfants ont du mal à trouver leur mot aussi bien en situation dirigée qu’en spontanée.
Trouble important de la compréhension.
Leur langage est peu informatif. Leur discours est incohérent et redondant.
Au fil des années, ils vont utiliser des compensations. Le déficit au niveau du vocabulaire persiste. Ces sujets sont rivés au concret. Le langage écrit reste longtemps non-fonctionnel.

4/ La dysphasie lexicale-syntaxique (ou mnésique) :
Pas d’hypospontanéité.
Pas de trouble phonologique.
Pas de troubles oro-faciaux.
Manque du mot. Ces enfants sont en permanence à la recherche de leurs mots et de la structure de leurs phrases.
Trouble de l’expression. Informativité et syntaxe sont perturbés.
Trouble de la compréhension. Il est dépendant de la longueur des énoncés.
Ces enfants apprennent à lire mais restent gênés par leur problème de mémorisation et par leurs difficultés à trouver leurs mots.

5/ La dysphasie sémantique-pragmatique : en situation dirigée
Un choix de vocabulaire adéquat.
Un trouble de compréhension.
Un trouble de l’informativité.
Le discours restera marqué par l’utilisation de formes plaquées.

Selon les différentes classifications, il existe plusieurs types de dysphasies, mais on retient surtout deux grands groupes :
Les dysphasies expressives et les dysphasies réceptives
1/ Les dysphasies expressives
Les dysphasies expressives sont les plus fréquentes, elles touchent les composants de l’expression de façon variable :
– la mise en sons des mots: l’enfant omet ou transforme, de façon classique ou inhabituelle, les sons composant un mot, ce qui rend sa parole inintelligible, exemple : «!feu bipui!» pour «je veux un biscuit!».
– la recherche du mot en mémoire ou la production du mot même si celui-ci appartient à son vocabulaire, exemple : recherche le mot fourchette, ne le trouvant pas, il dit « couteau », ou, n’arrivant pas à produire le mot, il dit « frouchette »
– l’utilisation à bon escient des mots
– l’organisation des mots en phrases : l’enfant n’utilise pas les mots grammaticaux, les conjugaisons, il n’a pas acquis les notions de genre et de nombre, l’ordre des mots n’est pas respecté. De ce fait, il produit des phrases courtes et de style télégraphique, exemple : « il joue moi poupée » pour « elle joue à la poupée avec moi ».
Dans tous ces cas, l’enfant comprend mieux qu’il ne s’exprime, et il cherche à établir la communication par tous les moyens possibles (gestes, regards, attitudes, mimiques, dessins…). Cependant sa compréhension n’est pas parfaite.

2/ Les dysphasies réceptives
Les dysphasies réceptives sont plus difficiles à diagnostiquer et aussi plus graves.
Elles touchent la compréhension de l’enfant qui ne parvient ni à segmenter la chaîne parlée, ni à lui attribuer un sens. Il possède un langage social suffisant pour se faire comprendre mais défaillant pour la subtilité notamment pour les choses abstraites : sens figuré, difficulté à manier les concepts à l’oral et à l’écrit.
Des difficultés expressives sont souvent présentes mais jugées secondaires par rapport aux troubles de la compréhension.
Cependant, sa compréhension non verbale (situation, gestes, logique…) est satisfaisante.
Ce sera un enfant qui prélèvera le maximum d’indices visuels, qui communiquera beaucoup par le regard et les gestes, qui aura tendance à utiliser le mime, à copier sur son voisin, …

Le diagnostic de la dysphasie
Poser ce diagnostic n’est jamais simple. Pourtant, la dysphasie de développement peut être diagnostiquée dès l’âge de 3-4 ans si les troubles sont d’importance moyenne et qu’il n’existe pas de troubles associés.
Mais elle l’est souvent plus tardivement car il n’est pas toujours facile de repérer une dysphasie chez un jeune enfant en raison des difficultés ajoutées : difficultés psychologiques, troubles du comportement prédominants, existence d’un degré de déficience associée, existence d’une surdité associée, …
D’autres raisons s’ajoutent aussi : l’enfant compense ses difficultés quand la forme est mineure, la dysphasie reste encore très mal connue voire inconnue des écoles, des médecins, de la famille et de la société en général, il est difficile de retrouver des critères de déviance quand l’enfant ne parle pas à l’exception des troubles de compréhension verbale et des praxies bucco-phonatoires (difficulté à reproduire des mouvements de la face et de la langue que l’on pourrait trouver chez un enfant dyspraxique, par exemple).
Le diagnostic peut alors nécessiter du temps et la répétition des bilans orthophoniques à six mois d’intervalle.

Conséquences et comorbidité
Troubles co morbides:
1/ Les troubles constamment associés à la dysphasie :
– Troubles de la mémoire auditive: votre enfant éprouve des difficultés à retenir ce qu’il entend, ce qui le perturbe dans tous les apprentissages alors qu’il mémorise beaucoup plus facilement ce qui lui est présenté visuellement.
– Troubles de l’organisation temporelle: votre enfant se repère difficilement dans le temps (il ne connaît pas les jours, les mois, les saisons).
2/ Les troubles non constants:
– Troubles psychomoteurs: votre enfant a marché tardivement, sa motricité globale (marcher, porter…) et sa motricité fine (tenir un stylo, par exemple) peuvent être perturbées.
– Troubles praxiques: votre enfant ne peut ni concevoir ni réaliser un geste alors qu’il ne présente ni paralysie, ni difficultés motrices. Il rencontrera par exemple des difficultés à manipuler des objets, à écrire, à dessiner et à effectuer des gestes dans la vie quotidienne (habillage, repas…).
– Troubles de l’organisation dans la vie quotidienne ou dans les problèmes de mathématiques
– Troubles d’abstraction et de généralisation : votre enfant a des difficultés de représentation mentale, avec le sens figuré, les mathématiques. Il a des difficultés à aborder une notion nouvelle dans un contexte nouveau.
– Troubles de l’organisation spatiale : il n’intègre pas les termes spatiaux comme « sur, sous, devant, derrière, …».

Les conséquences sur les apprentissages, liées à leur trouble :
Pour les dysphasies expressives :
Dyslexie: retard de dix-huit mois à 2 ans par rapport à l’âge chronologique, dans l’acquisition de la lecture, chez un enfant présentant une dysphasie.
Dysorthographie : difficulté d’apprentissage de l’orthographe.
Pour les dysphasies réceptives:
Troubles de la compréhension de la lecture: bien que le déchiffrage se mette en place, l’enfant ne comprend pas le sens de ce qu’il lit.
Dyscalculie : trouble spécifique du développement de l’apprentissage du calcul.
Les troubles du comportement:
En raison de ces difficultés à exprimer et partager ses émotions, il peut présenter une grande agitation voire une instabilité. Il se concentre difficilement et ne maintient son attention sur une activité que très peu de temps. Il peut être inhibé et/ou anxieux, il peut s’isoler. Toujours pour les mêmes raisons, il peut avoir des troubles de l’alimentation, du sommeil, du contrôle sphinctérien. Il y aura lieu de consulter un psychiatre et/ou un psychologue.

Dysphasie : quelles rééducations ?
Pour la dysphasie, il faut intervenir au plus tôt, dès 2ans et demi, 3 ans si cela est possible.
Les séances d’orthophonie doivent être fréquentes et intensives, au moins jusqu’à 7 ans et demi. Elles pourront ensuite être plus espacées.
C’est l’orthophoniste, après bilan approfondi et chiffré, qui étudiera sa compréhension, notamment sa compréhension verbale ainsi que son expression et les moyens qu’il utilise pour se faire comprendre s’il ne parvient pas à bien parler (gestes, mimiques, dessins…).
L’orthophoniste évaluera aussi le décalage par rapport aux autres enfants.
Lors de cette rencontre, l’orthophoniste doit vérifier la présence d’anomalies spécifiques à la dysphasie de développement : l’enfant ne retrouve pas un mot qu’il connaît pourtant (manque du mot), il n’utilise pas ou peu les petits mots comme les articles (un, des, la, les…) et les prépositions (sur, avec, par, pour, en, à…) dans ses phrases, il juxtapose les mots sans conjuguer les verbes(agrammatisme ou dyssyntaxie), il comprend difficilement voire pas du tout ce qu’on lui dit (trouble de la compréhension verbale), il parle peu et pas facilement.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

SOIGNER L'APHASIE ADULTE

Aphasie : quand paroles et pensées ne sont plus en phase
Le langage permet de traduire la pensée en parole. Quand on souffre d'aphasie, on perd partiellement ou complètement cette capacité à communiquer.
L'aphasie résulte d'une lésion située dans les zones du langage. Chez la plupart des personnes, ces zones du langage sont situées dans l'hémisphère gauche, dans les aires de Broca et de Wernicke. L'aire de Broca est située au niveau du lobe frontal, tandis que l'aire de Wernicke est située à l'arrière du lobe temporal tout près du cortex auditif qui reçoit les sons.
La zone de Wernicke joue le rôle d'un récepteur qui participe à la compréhension des mots qu'il perçoit, alors que l'aire de Broca fonctionne comme un émetteur chargé de produire les mots, comme lorsque l'on doit répondre à une question. Notre langage articulé est conçu par la zone de Broca mais exécuté par une autre partie du cerveau, qui commande les mouvements de la langue et de la mâchoire.
Il existe différentes sortes d'aphasies en fonction du siège de la lésion. Quand elle survient au niveau de la zone de Broca, c'est-à-dire au niveau de l'émetteur, la personne a du mal à parler. Elle n'arrive pas à prononcer les phonèmes, ni à les assembler en mots. En revanche, elle comprend parfaitement le discours qu'elle entend.
Quand la zone de perception (Wernicke) est atteinte, la personne peut parfaitement parler, mais elle perd la capacité à trouver ses mots. Elle ne peut plus nommer les objets, ni retrouver le nom des personnes qu'elle connaît. Dans ce type d'aphasie, la personne a tendance à beaucoup parler mais ses phrases n'ont plus aucun sens.

L'aphasie est la perte partielle ou totale du langage. La parole et la pensée ne sont alors plus synchronisées. Dans la prise en charge de l'aphasie, la rééducation orthophonique est primordiale pour aider le patient à communiquer autrement en s'adaptant à son handicap. Lorsque la personne est encore fatiguée et fragile, dans l'impossibilité de se déplacer, l'orthophoniste peut proposer des séances de rééducation à domicile.

Après un AVC
Après un AVC, ce patient souffre d'aphasie.
La prise en charge de l'aphasie passe obligatoirement par de la rééducation avec un orthophoniste.
La rééducation orthophonique a deux objectifs : restaurer les capacités à parler et comprendre. Mais si l'on ne peut pas tout récupérer, elle sert aussi à trouver des stratégies compensatrices.
Des ateliers "théâtre" à destination des personnes aphasiques
Il existe des ateliers de théâtre spécialement réservés aux personnes aphasiques. Un bon moyen de travailler sur la communication et de poursuivre le travail mis en oeuvre par les orthophonistes.
Le cours de théâtre commence toujours par un échauffement où une à une, toutes les parties du corps sont stimulées. Une étape importante pour les personnes aphasiques qui souffrent pour la plupart de troubles de la mobilité et d'un manque d'expressivité.
"Les ateliers théâtre sont bénéfiques pour les aphasiques parce qu'ils permettent un travail sur l'expression vocale et sur l'expression corporelle via des exercices de mimes, de textes, de voix", explique Manuel Lambinet, professeur de théâtre et membre de la Fédération nationale des aphasiques de France.
Les exercices de mimes se mêlent à des performances vocales. L'objectif est de travailler la communication sous toutes ses formes. À la fin de la séance, les plus aguerris s'attaquent à des textes plus compliqués. Un exercice difficile qui demande beaucoup de concentration et un effort de prononciation. L'objectif des participants étant d'être prêts pour un spectacle de fin d'année.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

VOIR AILLEURS POUR COMPARER L'ENTENTE SEXUELLE
Message Antony » 28 mai 2021, 09:35

Bonjour Clara,
J'ai lu avec attention le fil de la discussion.
Tout d'abord, il y a la "trajectoire" de la femme de l'éjaculateur précoce. Vous suivez ce processus d'évolution.
http://cafe.antony.free.fr/evolution.pdf

Ensuite, il y a un lien entre le besoin" compulsif" (ce que vous appelez l'appétit sexuel), et l'éjaculation précoce. Il est dans une recherche "fréquente" de l'éjaculation, c'est à dire de l'instant de plaisir qui dure 5 à 8 secondes. Cela conduit inévitablement, à éjaculer de plus en plus vite et de plus en plus fréquemment. C'est l'histoire de l'oeuf et de la poule, qui était le premier. Votre homme est dans une boucle psychologique et sexuelle. Ejaculer souvent et vite ou inversement vite et souvent.

Comme souvent, on dit un train peut en cacher un autre. Lui, ne voit pas son propre problème. C'est facile de vous faire porter le chapeau d'une anorgasmie coïtale, alors qu'il refuse de voir son problème.

Je suis absolument opposé à ce que vous cherchiez "l'autorisation" d'aller voir ailleurs sous prétexte de lui dire la vérité. C'est laver votre conscience sur la sienne. Vous devez assumer ce que vous faite et devez le porter sur votre propre conscience et pas torturer la conscience de votre partenaire.
Par ce comportement, vous allez le détruire, il va installer une dysmorphophobie (complexe de petit pénis), et ensuite il va prendre conscience brutalement de son éjaculation précoce qu'il refuse de traiter. Le fond du problème c'est qu'il est centré sur lui-même (son plaisir).
Lors d'une pénétration, il y a 2 comportements possibles. Soit le pénis stimule le vagin de la femme, soit c'est le vagin qui stimule le pénis de l'homme ou les deux à la fois. Dans le cas de l'éjaculateur précoce, un homme se masturbe dans le vagin d'une femme. C'est un comportement mental, il est centré sur lui-même. La femme a un "sens" au dessus de l'acte lui-même (avoir de la hauteur de vue) pour sentir si son partenaire la transforme en objet sexuel (poupée gonflable) ou pire "vase à sperme" (propos de femmes). Ces dernières notions échappent à l'éjaculateur précoce.

J'ai un pronostique sombre pour votre couple, tôt ou tard, vous irez voir ailleurs, ne serait-ce que pour savoir si c'est lui le problème avec une éjaculation précoce, ou si le problème vient de vous avec une anorgasmie coïtale (vous n'êtes pas anorgasmique).

Ce que l'on appelle "chaussure à son pied", je le nomme "compatibilité ou incompatibilité sexuelle". A vous de voir ......
Dans les pays en voie de développement, le "couple du paralytique et de l'aveugle" est solide, l'aveugle a besoin des yeux du paralytique et le paralytique a besoin de la force de l'aveugle.
Le couple anorgasmie coïtale et éjaculation précoce est souvent un équilibre qui convient aux 2 membres du couple.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

PERSONNALITE NARCISSIQUE

L'individu souffrant du trouble de la personnalité narcissique a un sens grandiose et démesuré de sa propre importance.
Le narcissisme, ce trouble de la personnalité caractérisé par une tendance à être centré sur soi-même, à exagérer ses talents et à manquer d'empathie, peut devenir problématique pour ceux qui en souffrent et leur entourage.

Habituellement, le trouble de la personnalité narcissique se manifeste de neuf façons importantes, qui varient selon les gens.
1) La personne surestime ses réalisations et s'attend à être reconnue comme supérieure, sans pour autant avoir accompli quoi que ce soit qui justifierait une telle reconnaissance. Elle met aussi constamment de l’avant certains succès ou certaines forces sans nuance et en amplifiant ces accomplissements;
2) La personne est absorbée par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d'amour idéal. Très souvent insatisfaite de sa vie de tous les jours, elle a un idéal de vie complètement irréaliste;
3) La personne pense être spéciale et unique, et croit ne pouvoir être comprise que par des institutions ou des gens spéciaux. Elle n’acceptera pas d’échanger avec des personnes qu’elle qualifie d’inférieures;
4) La personne a un besoin excessif d'être admirée. Il s’agit d’un moteur important dans sa vie professionnelle ou personnelle;
La personne pense que tout lui est dû. Elle s'attend sans raison à bénéficier d'un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits;
5) La personne exploite l'autre dans ses relations interpersonnelles. Elle utilise autrui pour parvenir à ses propres fins;
6) La personne manque d’empathie. Elle n'est pas disposée à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d'autrui. Elle est incapable de concevoir ce que l’autre ressent dans cette situation;
7) La personne envie souvent les autres et croit que les autres l'envient;
8) La personne fait preuve d'attitudes et de comportements arrogants et hautains. Elle méprise l’autre et manifeste un sentiment de dominance.

DÉFINITION D'UN MANIPULATEUR NARCISSIQUE

Le narcissisme est un élément fondamental de la personnalité, qui se développe particulièrement au cours de l'enfance et de l'adolescence, au gré de nos expériences affectives et sociales.
A la source de l'estime de soi et de la confiance en soi, un narcissisme sain permet de bien vivre avec soi-même et les autres, de concevoir que chaque humain est constitué de qualités et de défauts, que nous sommes tous faillibles et en même temps porteurs de ressources.
Un narcissisme « en bonne santé » permet en somme d'évoluer dans le respect de soi et d'autrui, sans dévaloriser ni idéaliser à l'excès sa propre personne ou celle des autres. Nous avons tous cependant des failles narcissiques, plus ou moins importantes.
Ces failles, lorsqu'elles sont mineures, renvoient à la possibilité de douter de soi, de perdre confiance, dans des circonstances ou à des moments de vie particuliers. Lorsqu'elles sont majeures, elles impactent notre sentiment intime d'avoir de la valeur et peuvent mener à une auto-dévalorisation profonde, douloureuse et socialement handicapante.
Enfin, lorsqu'elles sont exceptionnellement massives, on parle de pathologies du narcissisme et notamment du trouble de la personnalité narcissique. Il s'agit d'un stade ultime où l'individu est absolument incapable d'intégrer consciemment sa fragilité narcissique fondamentale.
Il développe donc dès son plus jeune âge une vision grandiose de lui même lui permettant de continuer à avancer sans s'effondrer.
Si toutes les personnes porteuse d'un trouble de la personnalité narcissique ne sont pas des pervers narcissiques authentiques, ce trouble constitue la base de la personnalité du pervers narcissique ; ce sont des personnes souvent arrogantes et ayant un besoin massif d'être admirées, avec une vision grandiose de leur propre importance et de leur capacités.
Le succès et le pouvoir sont particulièrement fantasmés et recherchés. Elles ont tendance à penser que tout leur est dû et utilisent autrui pour parvenir à leurs fins. Le trouble de la personnalité narcissique est aussi caractérisé par un manque d'empathie : la personne n'est que rarement en mesure de reconnaître et de partager les sentiments et les besoins des autres.
C'est sur ces bases que la perversion peut venir se greffer et c'est dans ce cas là que l'on parlera de pervers narcissique. La caractéristique du pervers narcissique est son besoin de se faire du bien en faisant du mal à autrui, et notamment en dévalorisant l'autre.
On parle de perversion morale au sens où le plaisir se prend au détriment de l'autre, dans sa gêne, sa confusion, sa souffrance. Le pervers narcissique a fondamentalement besoin de dégrader l'autre pour se sentir exister au niveau de son propre narcissisme.
Il faut comprendre qu'on parle ici d'un mode de fonctionnement qui, même si il est particulièrement cruel en plus d'être conscient, n'est pourtant pas à proprement parler un choix : le pervers narcissique n'a simplement pas d'autre moyen à sa disposition pour vivre la relation.
Les personnes au narcissisme fragile peuvent être sujettes à la dépression, mais dans le cas du pervers narcissique, la position dépressive n'est pas accessible parce qu'il n'est pas suffisamment construit psychiquement pour la vivre.
Sa seule protection contre l'effondrement et la chute dans la « folie » (décompensation psychotique) réside dans la constitution progressive d'une personnalité pathologique, où l'empathie n'existe pas et ou la dégradation de l'autre est le seul moyen pour (sur)vivre psychiquement.

COMMENT FONCTIONNE LE PERVERS NARCISSIQUE ?
La personnalité destructrice du pervers narcissique s'est structurée de manière à ne pas ressentir le moindre sentiment vrai, susceptible de mettre en péril son existence psychique même.
L'amour, la compassion, la tendresse lui sont inconnues puisque ces émotions impliquent de s'abandonner partiellement à l'autre. Or pour le pervers narcissique, tout doit être sous contrôle, et sous son contrôle.
De la même manière, le respect ne peut exister puisque cela impliquerait de considérer l'autre comme ayant une valeur, une identité propre, un narcissisme à lui. Le pervers narcissique ne peut considérer l'autre dans son intégrité et sa différence, puisque l'autre n'est qu'un outil au service de son propre narcissime.

Deux mécanismes principaux sont utilisés par ce type de personnalité pour perdurer et se développer. D'abord, le clivage, qui lui permet de se percevoir comme admirable et grandiose, sans jamais se remettre en question.
Le pervers narcissique a conscience du bien et du mal, mais il n'est pas suffisamment solide pour intégrer en lui-même ses propres aspects négatifs et a besoin de se percevoir de manière idéale.
Il va donc parvenir à dénier ses torts, ses défauts, ses fragilités et à les projeter sur autrui à l'aide du second mécanisme : l'identification projective. Ainsi, selon sa conception, il est lui-même parfait, essentiellement bon, et tout ce qu'il peut contenir de mauvais, il va l'attribuer à l'autre.
La honte et la culpabilité qu'il provoque ainsi chez sa victime nourrissent un sentiment de bien-être en lui permettant de se sentir irréprochable et puissant, puisque c'est l'autre qui souffre d'un mal dont il s'est déchargé sur lui.

Encore une fois, il est fondamental de comprendre que le pervers narcissique ne connaît d'autre mode de fonctionnement que cette destruction minutieuse et progressive d'autrui.
Il a conscience du mal qu'il fait, en jouit, et en même temps croit sincèrement à sa légitimité, par l'effet du déni et de l'absence d'empathie. Pas de remord ou de culpabilité de son côté, il laisse cela aux autres ! Ajoutons à cela que le pervers narcissique est un prédateur habile.
Grand séducteur, souvent charismatique, il sait reconnaître les failles au niveau de l'estime de soi d'autrui. Subir l'humiliation est sa véritable terreur, son point faible, et il s'en protège scrupuleusement en la faisant vivre aux autres.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LE MANQUE D'ATTENTION

Concernant votre manque d'attention, il se peut que dans votre enfance certains troubles psychomoteurs n'aient pas été pris en charge.
Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) chez l’adulte
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) se manifeste par des difficultés à maintenir l’attention, une tendance à être impulsif (c'est-à-dire réagir rapidement sans réfléchir) et une hyperactivité motrice ou mentale. On parle de ce trouble surtout chez l’enfant, chez qui il entraîne des difficultés scolaires, familiales et émotionnelles.

Aujourd’hui, nous savons que le TDAH peut persister à l’âge adulte de façon fréquente. Ainsi, il est estimé que 2 à 4 % des adultes présentent un TDAH. Les enfants qui ont eu un TDAH ont entre 50 et 75 % de chances d’avoir toujours des symptômes ou des difficultés en lien avec le TDAH. Ainsi il est important d’identifier un TDAH à tous les âges de la vie car ce trouble n’est pas sans conséquences pour les personnes atteintes et pour leur entourage.

En effet, sur le plan de la santé mentale, il existe un risque accru de dépression, d’anxiété, ou de (consommation problématique d'alcool) ou de drogues lorsque l’on souffre de TDAH. Les addictions) peuvent parfois s'expliquer par l'usage de produits à visée sédative ou stimulante, pour contrer les symptômes de TDAH. Les conséquences négatives peuvent aussi impacter la sphère des *études ou de la vie professionnelle, avec une scolarité difficile, un épuisement professionnel, une mauvaise perception de son propre travail, l’impression d’être toujours en dessous de son potentiel. Les conséquences sont aussi familiales avec des conflits, des séparations, des mésententes sur le fonctionnement du quotidien et avec les enfants.

Il faut savoir de plus que le TDAH est un trouble qui a une composante génétique, ce qui fait qu’on retrouve souvent plusieurs cas dans la même famille. Il n’est pas rare que des parents, suite au diagnostic de leur enfant, suspectent chez eux l’existence d’un TDAH.

Quels sont les symptômes du TDAH chez l’adulte ?
Les symptômes de TDAH sont généralement stables dans le temps. Chez l’adulte, les symptômes peuvent ressembler à ceux décrits chez l’enfant, mais il existe des particularités du fait de l’âge, du contexte de vie, et des attentes sociales.

Des difficultés d’attention
Le TDAH se manifeste par des difficultés d’attention, c’est-à-dire :
- Une difficulté à se concentrer, à maintenir son attention, et particulièrement si la tâche est peu motivante, peu stimulante ou demande un effort mental. L'attention ne peut être maintenue que quelques minutes, bien moins que la plupart des gens. Il y a ainsi une tendance à la rêverie (partir dans ses pensées), des erreurs d'étourderie fréquentes, et une impression d'être particulièrement inefficace dans son travail ou dans ses activités quotidiennes.
- Une tendance à oublier les rendez-vous et obligations, perdre ses affaires ou passer beaucoup de temps à les chercher.
la personne peut être facilement distraite par les bruits ou les choses qui l'entourent, ou même être dérangée par ses propres pensées. Cette tendance à la distraction peut entrainer une tendance à se disperser, à faire des erreurs, à avoir du mal à se concentrer, avoir du mal à écouter les autres.
-Une difficulté à gérer sa motivation, comme avoir du mal à se mettre en route, avoir une forte tendance à la procrastination, c’est-à-dire repousser au lendemain ce qui doit être fait.
des difficultés d’organisation, une tendance à être dispersé, à faire les choses dans le désordre, à avoir du mal à finir ce qui est commencé. Les personnes ont du mal à gérer le temps, sont souvent en retard, ou font les choses à la dernière minute.
les personnes avec un TDAH peuvent aussi faire beaucoup d'efforts pour compenser leurs problèmes d'attention, comme faire des listes de manière exagérée, devoir vérifier sans cesse pour éviter les oublis, avoir une tendance au perfectionnisme ou être très lent pour vérifier.
- Des problèmes d’hyperactivité
A côté de cela il y a des problèmes d’hyperactivité qui consistent en des difficultés à rester assis tranquille, ou bien avoir une tension interne persistante, être "sur la brèche", énervé, avoir du mal à se détendre, avoir la "bougeotte". Les personnes avec TDAH peuvent avoir des difficultés à rester tranquille, avoir besoin toujours de faire quelque chose. L'hyperactivité peut être uniquement mentale, comme avoir toujours la tête pleine d'idées, avoir du mal à ne pas penser.

Des problèmes d’impulsivité
Il peut aussi y avoir des problèmes d'impulsivité, c’est-à-dire une tendance à agir trop rapidement sans réfléchir, interrompre les autres, à couper la parole, avoir du mal à attendre son tour ou prendre des décisions sur un coup de tête. Les personnes peuvent aussi faire des actes problématiques par impulsivité : bagarres, prise de risque en voiture, consommation de drogues.

Certaines personnes ont uniquement des symptômes d’inattention, d’autres personnes ont des symptômes dans les différents domaines d’inattention, d’hyperactivité ou impulsivité.

Autres symptômes possibles
D’autres symptômes peuvent aussi être observés, notamment des problèmes émotionnels : tendance à se mettre très facilement en colère, à avoir une humeur qui varie très vite à différents moments de la journée, avoir du mal à gérer les fluctuations des émotions, être très sensible.
Etat dépressif intense.

Il peut y avoir également des troubles du sommeil, comme une difficulté à s’endormir, un sommeil de mauvaise qualité ou bien une fatigue ou une somnolence la journée.

B - Les petits symptômes de la vie quotidienne qui vont suivre vous sont-ils familiers ?
C - Test de dépistage ASRS v1.1 (Organisation Mondiale de la Santé) Voici maintenant un test de dépistage à réaliser :
1) Vous ne trouvez pas vos clés de voiture, et si par bonheur elles sont dans votre sac, il y une chance que vous ne vous souveniez pas où elle est garée…
2) Faire vos courses vous prend beaucoup de temps, et particulièrement en allers-retours au magasin ! D'abord, vous oubliez votre liste chez vous. Ensuite, lorsque vous y retournez, vous la prenez mais oubliez votre portefeuille. Si la troisième tentative est la bonne, il est possible que vous ayez tout de même oublié l’achat principal…
3) Vous avez assez d'argent à la banque pour payer les factures, mais les lettres de rappel s’accumulent (par oubli ou problème de priorisation) !
Vous avez déjà retrouvé des clefs, un livre ou une télécommande dans votre réfrigérateur.
Vous trouvez régulièrement des tasses pleines de thé froid dans votre maison.
4) En réunion, alors que c’était à vous de parler, vous vous demandez ce qu’il y aura à manger ce soir.
5) Vous allez dans votre cave pour chercher quelque chose, mais QUOI ?
6) Le jour où vous avez perdu votre agenda était le pire jour de votre vie…
7) Vous avez besoin de faire un exercice intense pour vous écrouler dans le sommeil.
8) Personne ne vous supporte pendant les vacances à la mer, tant que vous n’avez pas trouvé une occupation…

Si vous avez 4 réponses dans la zone grisée, et si A, B ou C sont vrais, il est possible que vous présentiez un TDAH.
Mais encore une fois il est important de répéter que pour poser un diagnostic, un avis médical est nécessaire. Seul un spécialiste, dont c’est le métier, est habilité à le faire.

Comment fait-on le diagnostic du TDAH ?
Le diagnostic est posé par un psychiatre à partir d’un entretien lors duquel les symptômes, le contexte et le retentissement sont analysés. Il faut aussi évaluer les autres troubles psychiatriques associés.

D’autres examens, comme un bilan neuropsychologique, un bilan biologique ou une exploration du sommeil peuvent être utiles pour rechercher un autre diagnostic, évaluer le retentissement ou préciser certaines composantes du trouble. Parfois, certains médecins proposent de remplir des questionnaires qui permettent d’orienter vers le diagnostic.

Mais au final, c'est l'entretien psychiatrique approfondi, idéalement avec un médecin psychiatre qui connait bien ce trouble, qui permettra de poser le diagnostic.

Quelles sont les causes du TDAH ?
Les causes du TDAH ne sont pas complètement élucidées à ce jour.

Il existe tout d’abord très probablement des causes génétiques qui expliquent que le TDAH se retrouvent très souvent chez plusieurs membres d'une même famille. Les études scientifiques suggèrent que le TDAH est associé à de nombreux gènes qui apportent chacun un petit risque. Il ne s'agit pas d'une maladie génétique au sens propre du terme. Plusieurs gènes ont été identifiés comme « facteurs de risque » aujourd’hui mais aucun ne permet de poser un diagnostic.

L’environnement peut aussi influer, avec notamment des problèmes pendant la grossesse : prématurité, faible poids de naissance ou exposition à certains produits. Des facteurs liés au milieu social et des accidents comme un traumatisme crânien peuvent aussi contribuer au risque d'avoir un TDAH.

Il est très difficile de faire la part entre les causes génétiques et les causes environnementales sur le TDAH. Il existe très probablement une interactionentre ces facteurs génétiques et ces facteurs d’environnement.

De manière générale, il est considéré que le TDAH est une variation extrême de plusieurs traits qui varient de manière continue dans la population générale.

Quelles sont les anomalies du fonctionnement du cerveau dans le TDAH ?
Le TDAH est associé à différentes anomalies neuropsychologiques comme des déficits d’attention soutenue, des déficits de mémoire de travail (garder en parallèle en mémoire un certain nombre d'informations), des déficits dans les fonctions exécutives (les fonctions qui permettent d’organiser la pensée et d’organiser les séquences de tâches ou inhiber certains comportements automatiques). Le TDAH est également associé à des modifications des tâches impliquant la motivation et la perception du temps.

Cependant le diagnostic ne peut pas être fait à partir de tests neuropsychologiques uniquement. Les déficits sont très variables en fonction des personnes et ne sont pas spécifiques au TDAH.

Au niveau cérébral, les recherches scientifiques récentes suggèrent qu’il y ait un retard de maturation cérébrale chez les enfants avec TDAH. Chez les enfants et les adultes avec TDAH, il existe des signes de fonctionnement cérébral un peu différent. Il y a une moins bonne activation des zones cérébrales impliquées dans certaines fonctions comme l’attention ou la mémoire. Il y a aussi une instabilité au niveau des réseaux cérébraux qui favorise le vagabondage des pensées et la distractibilité.

Il existe différents types de psychothérapies qui peuvent être utiles pour le TDAH.
La thérapie la plus évaluée dans le TDAH de l'adulte est la Thérapie Cognitivo Comportementale (TCC). Elle aide les personnes à diminuer leurs symptômes en utilisant des stratégies plus efficaces et permet également de travailler sur l’estime de soi.
La Psychoéducation ou Education Thérapeutique permet de mieux connaître le TDAH et les moyens d'y faire face.
D’autres thérapies peuvent être utiles comme la thérapie basée sur la pleine conscience ou mindfulness qui peut permettre d'entraîner son attention, de diminuer la réactivité aux stimuli et limiter l'impulsivité. Elle permet aussi de mieux observer son propre fonctionnement mental et de mieux s'adapter dans différentes circonstances.
La thérapie comportementale dialectique, intégrant des éléments de la TCC et de la pleine conscience, est une thérapie qui vise à une meilleure régulation des émotions.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 16905
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

*****
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel 06 61 80 53 18 Hypnothérapeute humaniste
A VOTRE ATTENTION : Mme Dubreuil sera en vacances, sans internet, du 20 juillet au 20 aout. Elle répondra à vos messages à partir du 22 aout.
Répondre
  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Revenir à « Forum confiance en soi »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 5 invités