Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

DIFFERENCE ENTRE PSYCHOLOGIE ET PHILOSOPHIE

On cherche tous quelque chose. Bien souvent le pouvoir, l’amour, l’argent, le succès, en se disant que ça nous rendra heureux. Mais, il y a une chose que l’on cherche et que l’on a du mal à nommer : c’est la paix. Être en paix avec notre passé, notre futur, nos peurs et nos angoisses. Voilà ce qu’on veut réellement : être en paix avec nous-même.

Face à cette quête de paix intérieure, il y a deux types de comportements : il y a ceux qui se laissent aller, qui ne se posent pas vraiment de questions sur leur condition, leurs problèmes. Ils se contentent de combler leurs désirs pour ne plus penser à ce qui les torturent.
Et il y a ceux qui réfléchissent. Ceux qui se posent des questions sur eux-mêmes, ceux qui veulent savoir comment ils fonctionnent pour comprendre leurs émotions, leurs peurs pour les apprivoiser et les maitriser.
La philosophie et la psychologie sont des remèdes pour apprendre à mieux se connaître et exterminer nos démons intérieurs.

Psychologie : signifie littéralement : « la science de l’âme ». Il s’agit donc de l’étude des comportements et des pensées. Elle permet de comprendre les idées, sentiments, la manière d’agir et de penser d’un individu.

Philosophie : signifie littéralement : « l’amour de la sagesse ». Il s’agit d’une discipline qui questionne et qui interroge le monde et l’existence humaine.

Dès l’Antiquité, les philosophes se sont penchés sur la connaissance du monde, amenant réflexions sur la morale, l’existence humaine, le désir, la quête du bonheur et la sagesse.
La psychologie a longtemps été considérée comme une branche de la philosophie. Il faudra attendre le XVIIIe siècle, pour que la psychologie devienne autonome, grâce à l’université et à Wolff qui, en 1732, distingue la psychologie empirique de la psychologie rationnelle .
Elle sera ensuite reconnue comme science à part entière dans les années 1870, avec les premières publications scientifiques.

L’histoire de la psychologie s’inscrit dans l’histoire de la philosophie, et en cela, la psychologie va reprendre les grandes questions des philosophes et y répondre de manière scientifique. Mais elle va surtout se concentrer sur le rapport fondamental de l’homme à soi.

LA PSYCHO
On vous dira d’aller voir un psychologue si :
Vous avez des difficultés dans vos relations personnelles
Vous avez un mal-être, des peurs, des angoisses, du stress, un coup de déprime, ou une mauvaise estime de vous-même
Vous êtes dans une situation douloureuse (deuil, séparation, maladie, traumatisme ancien ou plus récent, échec…)
Vous voulez faire le point sur votre vie, accroître vos potentialités, apprendre à mieux vous connaître (dev perso)

LA PHILO
On ne vous dira que la philosophie ne soigne pas les traumatismes ou les troubles psychiques. Elle apaise. Voilà tout.
Elle apaise car elle sert à comprendre le monde. Elle fait réfléchir, et répond aux grandes questions que l’on se pose tous sur l’existence (le sens de la vie, le monde, l’amour, le bonheur, les relations humaines, nos faiblesses, nos peurs, et j’en passe). Car ces questions, des philosophes y ont déjà pensé bien avant nous. Il y a 2 500 ans. Et en lisant leurs expériences, leurs réflexions, leurs pensées, eh bien, on comprend ce qui nous arrive et on a moins peur.

Alors, c’est quoi leurs différences en vrai ?
1) D’abord, la psychologie est essentiellement centrée sur le “moi”. Elle cherche à comprendre les failles, les problèmes et les troubles du patient.
La psychologie invite le patient à regarder en arrière ; à fouiller dans son enfance, à se souvenir d’un évènement qui serait l’origine d’un traumatisme. Elle cherche à guérir le passé.

2) Les domaines concernés par la philosophie sont bien plus larges : elle traite de l’homme en général, mais elle se demande aussi ce qu’est le monde, Dieu, les autres, la vie, le bonheur…
La philosophie ne guérit pas le passé. Elle permet, grâce à la rencontre des philosophes d’il y a 500 ou 2500 ans, de penser autrement, de ne pas rester bloqué sur des idées/pensées qui nous font du mal. On en découvre d’autres qui nous correspondent et on agit en fonction de celles-ci. En ce sens, la philosophie nous donne les clés pour agir, et pour prendre notre futur en main et redevenir maître de son destin.
Etre philosophe, c’est vivre et agir d’une certaine façon, celle qui nous convient pour tendre vers le bonheur et la sagesse.
La philosophie doit avant tout être un véritable art de vivre.

Le psychologue est celui qui étudie l’âme, pour soigner les traumatismes psychiques
Le philosophe est celui qui, à travers la connaissance, cherche la sagesse.
Les deux disciplines peuvent aider considérablement au quotidien.
Quoi qu’on en dise, elles semblent répondre au fameux : “connais-toi, toi-même” socratique. Apprendre à se connaître, pour maitriser nos failles, nos peurs, nos émotions et nos réactions. Mais aussi, pour être heureux avec les autres.

MAIS IL FAUT ETRE REALISTE
Il existe deux genres de troubles :
1) les traumatismes, qui relèvent de la médecine/science/psychologie pour être réellement guéris
2) et les petites inquiétudes qui nous touchent tous. Ces petites inquiétudes là, la philosophie peut les soigner. Mais son pouvoir s’arrête là.
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Message par Dubreuil »

PATRIARCAT / MYSOGINIE
Par Marianne Dalmans

Au début de l’existence humaine, nous dit la sociologue et anthropologue marxisante iranienne, nos ancêtres n’avaient pas conscience du lien entre copulation et enfantement. Celui-ci était divin. Les femmes étaient fécondées par la déesse mère. Les femmes vivaient en clan avec leurs frères, sœurs, oncles et s’occupaient de la survie des enfants. Dès lors, elles s’organisaient pour engranger de la nourriture et veillaient à sa redistribution de façon équitable. Nous étions dans une transmission matrilinéaire.
C’est 6ooo ans avant Jésus christ que les communautés d’agriculteurs, en observant les animaux domestiqués, ont pour la première fois fait un lien entre acte sexuel et grossesse. Ils découvrent ainsi le rôle biologique de l’homme dans la procréation, dans la continuité de l’espèce.
Cette découverte a signifié la fin de l’âge de pierre et établit un évènement historique. Car, lorsque les humains réalisèrent qu’il y avait un lien entre sexualité et procréation et que c’étaient les hommes et non les divinités qui fécondaient les femmes, l’organisation sociale prit un tout autre sens.
La découverte de la paternité biologique mit aussi à jour des frustrations : appropriation par les femmes de la semence des hommes, incertitude quant à la paternité biologique, perte de contrôle sur l’être qui va grandir auprès de sa mère…

La découverte de la paternité aurait été un des facteurs déterminant du développement de la vie économique d’après l’âge de pierre. Le désir et l’intérêt de l’ensemble du sexe masculin à créer et à maintenir une paternité sociale les a incités à travailler et à accumuler des richesses pour subvenir aux besoins et au bien être des enfants. C'est-à-dire matérialiser le principe de puissance paternelle (il est très intéressant de constater que la puissance paternelle s’appuie depuis toujours sur le développement économique).

Ayant les mêmes intérêts quant à la continuité de l’espèce, les hommes des communautés claniques à la fin de l’âge de pierre se sont associés et ont créés des alliances à l’intérieur de sociétés secrètes dans le but d’implanter la paternité sociale.
Pour atteindre ces objectifs ils ont appliqués différentes mesures :
Des mesures magiques et rituelles.
La mise en place du culte du phallus qui affirme l’inclusion des hommes dans le processus de procréation. Avec un mécanisme de surcompensation : après avoir compté pour rien pendant tant d’années, les hommes voulaient maintenant être tout !
En somme, il y avait d’un coté le phallus et de l’autre le pouvoir de donner la vie. Dans la tentative de créer la paternité sociale, c’est le phallus qui l’emporta. Désormais, c’étaient les femmes qui n’avaient plus rien dans le ventre.
Bientôt, le contrôle de l’agriculture, de l’artisanat, du commerce se trouve entre les mains des hommes. Cela n’allège pas la lourdeur et la multiplicité des travaux féminins. Et n’aboutit pas non plus à l’exclusion des femmes, mais les confine à des rôles économiques toujours secondaires et subalternes.

Dès la révolution de l’âge de cuivre, les femmes se voient refuser la possibilité d’utiliser des outils complexes qui augmenteraient le rendement de leur travail.
Ainsi les hommes deviennent économiquement indispensables !
Dès lors, petit à petit, la révolution patriarcale remplace les rites de magie et de mystères avec l’émergence des religions monothéistes patriarcales universelles.

La femme peut, à l’heure actuelle, décider d’avoir des enfants :
Quand elle veut, grâce à la contraception.
Avec qui elle veut, grâce à l’évolution des mœurs.
L’assumer seule, grâce à son salaire.
Certaines femmes désirent sortir de leur rôle biologique et réfléchissent à procréer ou pas. Les méthodes de procréations assistées permettent de se passer de l’acte sexuel pour engendrer. Ce qui pourrait réduire l’homme à un pourvoyeur de sperme et lui ôterait ainsi le rôle de père social. Face à cet état de fait, il est plus que légitime que les hommes s’interrogent et soient en crise… Il est moins légitime qu’ils attaquent les femmes et désirent reprendre le pouvoir sur elles !

Nous allons vers une société qui doit repenser la parentalité. Et il nous faut réfléchir ensemble à recréer des liens humains différents et je l’espère égalitaires. Je reconnais qu’un acteur prend place dans certaines familles et complique la donne : c’est la justice, la loi. Quand un couple, une famille se retrouve face à la « justice » pour des problèmes familiaux, c’est terrible ! Chacun attend d’être entendu et reconnu dans sa douleur, si profonde, si intense que la justice ne peut satisfaire, elle ne peut que blesser…
Ces blessures pourraient grâce à des masculinistes faire naître des guerres absurdes entre les hommes et les femmes. Dès lors, soyons attentifs et attentives à ne pas tomber dans ce piège.

Ne sommes-nous pas en train de vivre une radicalisation des religions ? Avec la crise identitaire qui en découle.
Je vais à nouveau faire référence à la chercheuse Castelain Meunier qui souligne l’utilisation de l’islam comme recours identitaire pour certains hommes.
La religion musulmane, dit elle, apparaît comme un système de protection des hommes, par le pouvoir traditionnel qu’elle est censée leur accorder. La libération des femmes y est présentée comme la cause de la dénatalité, du déclin de la famille et d’une atteinte à la propriété. La loi coranique prend sa valeur du fait qu’elle restaure la dignité de l’homme, du chef de famille, du détenteur de l’autorité !
Ainsi l’islam vient-t-il au secours du malaise identitaire masculin.

Alors, si les masculinistes tentent de réaffirmer le pouvoir patriarcal, il est important que des hommes et des femmes s'unissent pour défendre un modèle égalitaire et épanouissant de vivre ensemble, en lien avec les besoins des hommes, des femmes et des petits d'hommes.

Comme le concluait fortement en 1985 Azâdée Azâd,
« En somme l'intégration des femmes sur un plan égalitaire dans le procès de production est une condition nécessaire, mais non suffisante de leur libération. Celle-ci dépend aussi et surtout de l'abolition de la paternité sociale et de la réintégration des hommes sur un plan égalitaire dans le procès de production domestique, c'est-à-dire dans les travaux domestiques de la reproduction quotidienne et de l'éducation-soin des enfants et ce, à titre de parent maternel, d'ami ou de gardien, et non à titre de père usurpateur»
[/quote]
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Message par Dubreuil »

VAGINISME
par Antony » 11 mars 2021, 20:53

essayer le kit velvi ou équivalent disponible sur Amazon (je n'ai aucune action chez Velvi ni chez Amazon)
https://www.velvi.fr/Kit-Velvi-Complet
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Message par Dubreuil »

L'IMPUISSANCE MASCULINE DU COTE DE LA PSYCHANALYSE

Si on accepte qu'un reliquat incestueux rattache l'homme à sa mère, et que l'interdit de l'inceste est universel, nous devrions nous attendre à ce que les hommes soient tous impuissants et que ce symptôme ne se limite pas aux seuls névrosés.
Dans sa première contribution, Freud répond à cette troublante question en décrivant la propension au rabaissement et les autres subterfuges par lesquels l'homme se tire d'embarras. Toutefois, lorsqu'elle ne provient pas de la réalité interne du fantasme, l'impuissance trouve son origine dans la réalité perceptive du corps de la femme et se traduit par une menace angoissante.
Ces deux sources de l'impuissance agissent de concert et imposent à chaque homme un travail de traduction, de représentation et d'intégration des perceptions ou des affects, inconscients ou non, que cette menace convoque.
Ce travail de symbolisation ou de sublimation œuvre à inscrire ces représentations dans son langage, mais lorsqu'elles échappent à cette élaboration, elles restent inconscientes, chargées d'angoisses, de peurs, d'effroi ou de symptômes. D'une certaine façon, en élargissant, dans ses trois contributions, son champ d'investigation de la névrose à la vie amoureuse, habitat privilégié de la vie sexuelle, Freud se demande implicitement si le destin de tout homme ne serait pas de guérir de son impuissance native.

Freud explore le déterminisme oedipien et ses conséquences lorsque l'homme choisit sa compagne. Si l'attachement incestueux à leur mère reste important, il remarque chez certains hommes une partition dans leur choix d'objet : d'un côté leur tendresse, prolongeant celle du commerce oedipien, se fixe sur l'épouse, de l'autre, leur sensualité ne trouve satisfaction qu'en se fixant ailleurs, sur des femmes rabaissées dont le paradigme serait la putain. Ce choix d'objet particulier leur permet d'éviter l'impuissance qui n'est ici qu'un moyen de repousser l'inceste. Pour ces hommes, écrit Freud : « Là où ils aiment ils ne désirent pas, et là où ils désirent ils ne peuvent pas aimer 

Puis il aborde la question du renoncement pulsionnel et celle de la culture qui pousse l'homme à un changement de but de la pulsion et lui ouvre la voie de la sublimation. Il définit celle-ci comme une alternative au processus de refoulement de la vie amoureuse. Imposée par la culture, elle est cette voie qui permet d'échapper à la névrose ou à son inverse, la solution perverse. Elle est ainsi ce « génie pensant » qui aide l'homme à penser son énigme et les troubles qui l'animent. De ce point de vue, l'analyse s'inscrit véritablement dans l'éveil et l'utilisation d'un processus de sublimation, mais elle ouvre sur le paradoxe selon lequel « celui qui dans sa vie amoureuse est appelé à devenir vraiment libre et de ce fait aussi heureux doit avoir surmonté le respect pour la femme et s'être familiarisé avec la représentation de l'inceste avec la mère ou la soeur. Celui qui face à cette exigence se soumet à un sérieux examen de soi-même découvrira sans doute en lui qu'il juge au fond l'acte sexuel comme étant malgré tout quelque chose de rabaissant, qui tache et qui souille, et pas seulement du point de vue corporel 

L'homme moderne souffre de la même cécité à reconnaître ce reliquat incestueux lorsque l'ombre de sa mère l'attire chez une femme : il la refoule projectivement vers les trottoirs ou les bas-fonds de la cité, au risque de se retrouver comme œdipe aux portes de la paranoïa. Par ce procédé, plus proche de la projection et de l'isolation que du refoulement, il cherche à éloigner, rabaisser et stigmatiser la femme tout en maintenant l'attraction incestueuse qu'elle incarne.

Le destin du mot « putain » et ce qu'il traduit comme mouvement psychique mérite que l'on s'y arrête un instant. Sa racine latine putidus ­ qui donnera aussi puer, puanteur, putois ­ exprime l'idée de miasme, de souillure, de rejet ou de confinement. Vestige probable d'une coprophilie incomplètement refoulée, la putain n'a pourtant pas toujours incarné cette caricature actuelle du rejet. À une époque où le rabaissement et la tension conflictuelle étaient moindres, la figure de la putain laissait entrevoir l'attrait au cœur du rejet. Le soupçon désignait un goût, plus ou moins affiché, pour la sexualité 

Freud définit l'impuissance comme un moyen d'échapper à l'inceste lorsque l'homme perçoit chez la femme un substitut de sa mère, et il situe l'origine de ce symptôme dans la réalité interne du fantasme.


Lorsqu'il est fécond et soutenu par l'analyse et grâce à ce que l'expérience de la vie apporte comme soutien à ce travail de symbolisation, l'homme accepte non seulement le sexe opposé mais aussi une limite à sa compréhension de celui-ci. Il accepte alors qu'il existe un point irréductible à partir duquel la femme reste une énigme et continue de lui faire peur, qu'il y a une limite à ce qu'il peut échanger avec elle, une limite à la compréhension réciproque et surtout une limite à l'amour. On comprend mieux ici le spleen qui infiltre le propos de Freud lorsqu'il nous invite à admettre que si la pulsion ne trouve jamais complète satisfaction, c'est également parce que la place attribuée à l'homme et à la femme dans le destin phylogénétique est telle qu'ils se cherchent mais ne parviennent jamais à se rencontrer complètement.
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Message par Dubreuil »

IMPUISSANCE MASULINE OU DYSFONCTIONNEMENT ERECTILE

L'impuissance masculine, ou dysfonction érectile, est l'incapacité de produire ou de maintenir une érection suffisamment forte pour une relation sexuelle accomplie. Cette dysfonction érectile peut avoir plusieurs causes, d'ordre physique ou psychologique, et peut même combiner les deux. L'impuissance masculine est le plus souvent liée à une mauvaise circulation sanguine, due à une maladie vasculaire touchant les artères du pénis.
L'impuissance masculine se définit comme une inaptitude partielle ou totale à atteindre ou à maintenir une érection suffisante pour une performance sexuelle satisfaisante. Ce trouble est assez fréquent chez les hommes, surtout à partir de l'âge de 40 ans. Cette fonction sexuelle amoindrie empiète fortement sur la qualité de vie du sujet atteint et de sa partenaire.
Cette affection peut engendrer, chez l'homme, une perte d'estime de soi, ternir son image de soi, voire mener à l'anxiété ou la dépression. L'impuissance peut fortement endommager l'intimité du couple, et même entraîner un évitement de tout contact physique d'un homme avec sa partenaire. Elle peut également augmenter le stress émotionnel. Ce stress peut alors, par lui-même, renforcer les composants d'ordre psychogène de la dysfonction érectile.

Causes
De nombreuses causes peuvent engendrer une dysfonction sexuelle, qui peut même être le premier symptôme d'une pathologie jusqu'alors non diagnostiquée.
Les érections sont assurées grâce à l'équilibre du flux sanguin entre l'intérieur et l'extérieur du pénis. Ainsi, l'érection du pénis est un phénomène neuro-vasculaire : elle requiert la dilatation des vaisseaux du pénis, la relaxation des muscles lisses, l'augmentation du flux sanguin dans les corps caverneux, et l'occlusion des veines.
Les deux corps caverneux situés au niveau du pénis constituent en effet un tissu spongieux et extensible. Composés d'espaces lacunes, ces corps caverneux se gorgent de sang durant l'érection. Raison pour laquelle, les maladies vasculaires du pénis sont les causes les plus fréquentes, et expliquent environ 80 % des cas de dysfonction érectile organique.

D'autres maladies peuvent engendrer cette dysfonction érectile, telles que :

*** Le diabète ;
Des maladies neurologiques, telles que les conséquences d'une opération de cancer pelvien, avec une ablation de la prostate, qui touche les nerfs érectiles. Ou également, en cas de section de la moelle épinière, comme chez des patients tétraplégiques et paraplégiques.

*** Des désordres d'ordre endocrinien : hypogonadisme (défaut de l'appareil reproducteur conduisant à une perte de fonction des testicules), hyperprolactinémie (surproduction d'une hormone appelée prolactine) ou maladie de la thyroïde ;

*** Les hyperplasies bégnines de la prostate, dont les causes sont mal définies. Ici, même si un facteur comme une dysfonction endothéliale, soit un mauvais fonctionnement des vaisseaux sanguins, peut se retrouver, un composant d'ordre psychogène, lié à l'anxiété de performance, joue aussi fortement. Parfois, le simple traitement de cet élément psychologique suffit à restaurer une érection normale.

Lorsqu'elle est d'origine psychogène, l'impuissance est plus fréquente chez les hommes plus jeunes, qui décrivent un démarrage brutal de dysfonction érectile, et des érections matinales ou nocturnes précoces et persistantes. Cette impuissance d'ordre psychologique peut être causée par divers problèmes, l'anxiété de performance principalement, mais aussi la culpabilité, la dépression, les problèmes relationnels, ou la peur, ainsi que par une anxiété personnelle.

Ainsi, un diagnostic aura finalement pour but de :
confirmer que le patient souffre bien de dysfonction érectile et ou d'une autre dysfonction sexuelle, telle que le manque de désir ou l'éjaculation précoce ;
évaluer la sévérité de la maladie ;
déterminer si la dysfonction érectile a une origine psychogène ou organique ;
identifier les facteurs de risque ou les comorbidités ;
évaluer la forme physique du patient lui permettant de reprendre une activité sexuelle.

Au niveau de l'examen physique, seront évalués :
l'organe génital externe ;
les systèmes endocriniens et vasculaires ;
la prostate.

En termes d'investigations cliniques :
les concentrations en testostérone dans le sang seront évaluées ;
le glucose, les lipides à jeun seront dosés ;
chez les hommes de plus de 50 ans, des antigènes spécifiques de la prostate seront analysés ;
Sur la base de ces investigations initiales, de plus amples recherches évalueront l'hormone lutéinisante, la prolactine, et les fractions HDL et LDL du cholestérol ;

Enfin, si nécessaire, un doppler (examen qui permet d'évaluer le flux sanguin dans les artères et les veines) pourra informer sur l'hémodynamique du pénis, le but étant alors de distinguer une insuffisance artérielle ou une dysfonction de l'occlusion veineuse des autres causes de trouble de l'érection.

L'impuissance touche majoritairement les hommes à partir de 40 ans. La dysfonction érectile totale concerne ainsi :
environ 5 % des hommes de plus de 40 ans ;
10 % des hommes ayant atteint la soixantaine ;
15 % des hommes de 70 ans et plus ;
et 30 à 40 % des hommes âgés de 80 ans et plus.
Toutefois, les jeunes hommes peuvent aussi être concernés ; chez eux, la cause majoritaire d'impuissance sera davantage d'origine psychogène.

Les facteurs de risque
Mis à part l'âge, les facteurs de risque prépondérants de la dysfonction érectile sont les mêmes que pour les maladies cardiovasculaires :
le tabac ;
le diabète ;
l'hypertension ;
les anomalies lipidiques ;
l'obésité ;
le manque d'exercice physique.
Soit, essentiellement, toutes les conditions qui endommagent le fonctionnement des vaisseaux sanguins. Parmi les autres facteurs de risque : la dépression, ou les troubles endocriniens.
Certains médicaments contre l'hypertension ou diminuant le taux de lipides dans le sang pourraient, en outre, exacerber cette dysfonction érectile.

Les symptômes de l'impuissance
Les symptômes les plus fréquents liés à des troubles de l'érection sont l'incapacité d'obtenir et maintenir une érection au cours d'une relation sexuelle, une faible libido, ainsi qu'une forte anxiété au sujet de la performance sexuelle.

Le changement dans le mode de vie qui peut le plus influer sur l'incidence de la dysfonction érectile est la pratique d'une activité physique. Les autres modifications du mode de vie ne peuvent pas toujours restaurer l'activité érectile : il est parfois trop tard. Une perte de poids, grâce à un régime et de l'exercice physique, pourra contribuer à améliorer l'érection.

Si l'impuissance est liée à un effet secondaire d'un médicament, le médecin pourra prescrire une molécule alternative.
Les traitements psycho-sexuels peuvent varier d'une simple éducation sexuelle, à travers l'amélioration de la communication entre les deux partenaires, à des thérapies comportementales cognitives. Ils sont souvent combinés avec la pharmacothérapie.

Des médicaments sont couramment utilisés dans le but de traiter la dysfonction érectile. L'ensemble des molécules fonctionnent en augmentant le flux sanguin vers le pénis. Ces pilules ont prouvé leur innocuité ainsi que leur efficacité, quand leur prescription est supervisée par un médecin : il s'agit principalement du sildénafil (Viagra), du tadalafil (Cialis) et du vardenafil (Levitra). 65 à 70 % des hommes retrouvent ainsi une fonction érectile de qualité.

Si ces pilules ne fonctionnent pas, il existe une médication pouvant être délivrée directement dans le pénis, au niveau intracaverneux : ainsi, après apprentissage auprès du médecin ou de l'infirmier, les patients peuvent réaliser eux-mêmes leur propre injection d'alprostadil, utilisé seul ou combiné avec la papaverine et la phentolamine. Ces injections sont efficaces dans plus de 70 % des cas, cependant jusqu'à 30 % des patients ressentent de la douleur sur le site de l'injection.

Enfin, quand les médicaments ne fonctionnent pas, il existe d'autres options : des dispositifs utilisant une pompe à vide, aussi appelés pompes à pénis, permettent une érection grâce à une action uniquement mécanique. En créant du vide, le sang est aspiré au niveau du pénis. L'érection est ensuite maintenue au moyen d'un garrot.

Des implants péniens, placés à l'intérieur du pénis, permettent de le rendre assez puissant pour une activité sexuelle. Ces implants sont efficaces, ils doivent toutefois être placés au moyen d'une opération chirurgicale. Ce type de traitement, dont les complications sont significativement plus élevées qu'avec des molécules médicamenteuses, sera seulement proposée à certains patients, chez lesquels les thérapies plus classiques ont échoué.

Parmi les solutions non médicamenteuses, une méthode de médecine chinoise telle que l'acupuncture semble, selon de premières études, montrer des résultats probants. Ils doivent encore être confirmés.

Les traitements de la dysfonction érectile amènent à résoudre les dépressions qui lui sont associées, et permettent de restaurer l'estime de soi, et donc, de gagner en qualité de vie.

Prévenir l'impuissance
Les facteurs de prévention pour éviter la dysfonction érectile consistent à adopter un mode de vie sain. La pratique d'une activité physique régulière est primordiale. Les autres facteurs protecteurs sont liés à l'alimentation, afin de prévenir diabète, obésité et hypertension. Enfin, le tabac et la consommation de drogues illicites sont à bannir… De même, la consommation d'alcool doit rester modérée.


Rédaction : Agnès Bourahla
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Message par Dubreuil »

AIMER TROP
amoureux(se) transi(e)

C’est le fait d’aimer une personne d’un amour fou au point d’en être totalement paralysé. C’est un sentiment malsain qui crée une dépendance affective terrible. Il se caractérise principalement par une terrible peur de la rupture. Les personnes qui aiment de cette manière souffrent d’un terrible manque de confiance en soi et ont une faible estime d’eux-mêmes. Ils essaient de combler un vide affectif avec ce qu’ils croient être l’amour de l’autre. Ils sont persuadés que sans l’autre, ils ne peuvent pas vivre et seront malheureux.

Comment reconnaître un partenaire transi d’amour ?
Un individu qui éprouve de l’amour transi idéalise l’autre et lui voue une adoration. Peu importe ses défauts, il ne les voit pas. Le partenaire transi d’amour fait tout pour prouver son amour. Il peut vous appeler plusieurs fois dans la journée pour s’assurer que vous n’avez besoin de rien. C’est le genre à demander votre avis sur tout. Il ne vous contredit jamais et vous laisse prendre toutes les initiatives. En début de relation tout cela vous faisait plaisir et vous enchantait, mais avec le temps vous voyez plus les choses du même œil.

L’amour transi est un sentiment irraisonné qui rend une personne totalement dépendante. À cause de ce sentiment obsessionnel, il conditionne sa vie à celle de l’autre. Parallèlement, il veut que l’autre aussi lui témoigne son amour à tout moment, car il en doute. La peur de la rupture est toujours aussi présente pour lui/elle et même après l’avoir rassuré(e). Or vivre dans l’angoisse permanente de la rupture ne consolidera pas la relation amoureuse, bien au contraire, elle la paralyse.

Une personne qui est transie d’amour ne vit pas une relation de couple épanouissante, car elle devient émotionnellement frustrée et la présence de l’autre lui devient incroyablement vitale. Pire, elle empêche l’autre de vivre également une belle histoire.

Vous êtes désormais conscient que vous êtes avec une personne qui vous idéalise. Pour son bien et le vôtre, il est important de lui fait comprendre pour l’aider à voir les choses autrement. Si vous ne le faites pas, vous courez le risque de vivre une relation non épanouissante qui ne tiendra pas longtemps. Vous devez donc lui faire comprendre dans un premier temps qu’il ne doit pas dépendre affectivement de vous.

En effet, le premier pas vers le changement est de reconnaître et d’accepter son problème. Vous devez donc faire comprendre à votre partenaire qu’il a un amour transi pour vous. C’est ce qui explique sa dépendance affective vis-à-vis de vous. Il doit alors accepter de faire un travail sur lui pour ne pas tout gâcher. Il doit également comprendre qu’il a un souci de manque de confiance en soi qu’il doit travailler.

Surmonter la dépendance affective
Il est très important de comprendre que l’amour ne rime pas avec possession et l’obsession. Dès lors que ces deux travers entrent en jeu, c’est que la dépendance est là. Si rien n’est fait pour gérer, elle nuira non seulement à la personne qui ressent un amour transi, mais à vous-même. C’est pourquoi vous devez amener votre partenaire à arrêter de fonctionner de cette façon.

Mettre de la distance entre vous
L’étape la plus difficile pour faire réagir un amoureux transi est de lui faire prendre conscience qu’il/elle est une personne à part entière et qu’il/elle ne doit pas dépendre affectivement continuellement de vous. Autrement dit, vous avez chacun le droit d’avoir votre intimité sans qu’elle ne soit empiété par l’autre. Pour quelqu’un qui aime d’un amour transi et qui a peur de la rupture, c’est difficile à accepter, mais il faut le lui imposer. S’il le faut, séparez-vous temporairement pour lui faire comprendre qu’il a le droit de vivre sa vie et vous aussi la vôtre. Demandez-lui de s’accorder du temps pour faire des choses de son côté. Il est très important que chacun ait son espace sans se sentir coupable. Il/elle découvrira qu’il/elle peut également faire des choses sans vous de manière sereine et sans paniquer à cette idée.

Qu’il ou elle pense d’abord à lui
Ayez une vie de couple et partagez des choses tout en apprenant à faire en sorte que chacun garde son jardin secret. Pour une personne qui éprouve un amour transi, dure de comprendre cela. Pourtant, il est important de lui faire comprendre qu’il est libre de faire ses choix et de prendre ses décisions. Il doit avant toute chose penser à lui et à son bonheur. Cela ne signifie pas devenir égoïste et imposer ses choix. Mais, il faut avant tout se sentir bien dans sa peau avant de pouvoir être épanouie dans la relation.

Travailler sa confiance en soi
L’excès d’amour de l’amoureux transi traduit certainement un manque de confiance en soi. Si vous tenez à lui, vous devrez alors l’aider à gagner en confiance. Cela permettra d’avoir une relation saine et épanouissante. Qu’il ou elle apprenne à vous parler franchement sans avoir peur de vous frustrer. Lorsqu’on ressent de l’amour transi, on évite de parler librement des défauts de l’autre parce qu’on a peur qu’il nous quitte. En amenant votre partenaire à travailler sur sa capacité à croire en lui, il pourra faire des critiques constructives afin d’améliorer votre relation.

Que retenir ?
Il arrive que certaines personnes aiment follement au point de perdre toute notion de la réalité. Ils ont tellement peur de la rupture qu’ils sont prêts à faire tout et n’importe quoi. Si vous êtes avec un individu qui ressent de l’amour transi, il est très important de l’aider à s’en sortir et surtout de ne pas en profiter pour le manipuler. Vous devez simplement lui prouver que vous l’aimez tout en lui montrant que vous n’êtes pas parfait(e). Il ou elle doit juste travailler son manque de confiance en soi et comprendre que même quand on est amoureux on doit laisser un peu de liberté à l’autre. Il ne sert à rien de le harceler avec des preuves d’amour exagérées.
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Message par Dubreuil »

QUAND ON DIT "ON"....

Ce « on » délicieusement vague, masque flou derrière lequel se cache l’indéterminé polymorphe : singulier ou pluriel, sans genre et sans risque, merveilleusement non discriminant, déresponsabilisant, indubitablement politiquement correct, à la neutralité presque luxembourgeoise, il a le défaut de ses qualités: il ne dit pas ce qu’il veut dire…
Ce "on" n'ose par parler en son nom

Le "on" indéterminé et déni d’individualité
Nous avons tendance à sous-estimer l’impact des mots que nous utilisons. Pourtant, nos choix sémantiques et syntaxiques sont le reflet de nos modes de fonctionnement, en particulier émotionnels et relationnels et de notre perception de la réalité.
Ils sont donc des moyens d’améliorer la connaissance de soi au travers de la valeur du mot choisi. Ainsi le recours au "on" délicatement impersonnel est révélateur de la relation que nous entretenons à ce que nous sommes en train de dire. Il n’engage pas, il ne prend pas parti, il ne s’implique pas, il n’a pas d’opinion.

Lorsque le on s’exprime, ce sont le "je" et le "nous" qui souffrent, faute d’avoir le droit d’exister, muselés. Et avec eux, c’est l’estime de soi qui trinque, interdite d’expression, d’implication ou d’opinion, autorisée seulement à une expression tronquée: être mouton du troupeau. D’un troupeau.

L’abus du "on" dans nos discours montre une déresponsabilisation, un refus d’implication qui sous-entend plus de passivité, de soumission et de petits mensonges à soi-même que de motivation à changer ce que nous désirons changer ou d’acceptation.
En d’autres termes, ce "on" qui ne s’articule pas ne nous met pas en mouvement, bien au contraire: il nous entrave, nous freine, nous empêche d’avancer, d’être ce que nous sommes et d’agir en fonction de nous-mêmes. Réhabilitons le "je" et le "nous", articulation de l’estime de soi, de l’affirmation de soi et donc du dynamisme nécessaire à la réalisation de nos projets.

Le "on" cache un "je"
Certains on sont plus ou moins consciemment choisis pour remplacer un je qui peine à s’affirmer par crainte du regard de l’autre, ou par manque d’assurance dans ses propres opinions, les deux étant le plus souvent intimement liés.
– “Dans la vie on a pas toujours le choix”
– “Quand on est au chômage, on se sent culpabilisé de tous côtés”
Ce "on"-là est sans doute en quête d’un bénéfice secondaire rassurant: il nous inclue dans un groupe qui, même s’il est indéterminé, à l’avantage d’être un groupe. Il nous aide à nous sentir moins seul(e)s dans notre expérience, qui doit donc être valable et justifiée, puisqu’elle est partagée par d’autres. En nous incluant dans un groupe, il permet d’éviter de prendre parti et de déguiser sa propre opinion en vérité universelle. Il déresponsabilise et rassure, devenant ainsi rapidement une illusion de satisfaction du besoin d’appartenance et de reconnaissance.
Car c’est bien joli d’éviter de prendre position, par exemple pour ne fâcher personne, ou pour masquer un sentiment personnel, mais ça a l’inconvénient majeur de nous obtenir l’inverse de ce que nous cherchons. Nous ne sommes pas acceptés pour ce que nous sommes en tant qu’individus, par et pour notre unicité, mais en tant que membre indéfini d’un groupe flou et fourre-tout. La satisfaction du besoin d’affirmation et de reconnaissance, qui sont intimement liés autant à notre individualité qu’à notre place dans nos communautés, sont finalement plus mis à mal que nourris,au détriment de l’estime de soi.

Quand le "on" cache un "nous"
Le on pluriel marque la difficulté à utiliser un nous inclusif et impliquant, qui nous rend co-responsables du discours que nous tenons, de la décision prise etc.
Le "on" pluriel qui ne s’assume pas peut aussi être révélateur de la nature ni vraiment consensuelle ni vraiment consentie de la décision prise. En d’autres termes, le "on" cache ici la faiblesse d’un nous avec qui ne nous sommes pas vraiment mis d’accord:
– Bon, on fait comme on a dit, hein les gars?
Ce "on" nous place ainsi à l’abri d’un groupe sans vraiment en revendiquer notre appartenance, nous débarrassant au passage de notre responsabilité dans les décisions collégiales. Un collectif bien faiblard dans lequel nous ne semblons pas vraiment nous reconnaître.
Il y a aussi l’exemple du on vaguement mensonger, celui d’expressions telles que:
– Il faut absolument qu’on mange ensemble
– On se voit et on en parle
– On se rappelle
Celui-là exploite les nuances de l’indéfini pour renvoyer à un avenir tellement indéterminé qu’il n’existe pas, à une action prétendument collective qui n’aura probablement jamais lieu. Pourtant, notre manque de recul sur la valeur du mot nous pousse à croire l’interlocuteur qui nous tient ce discours et à attendre patiemment l’invitation espérée, le coup de fil soit-disant promis, jusqu’à la déception. Car l’interlocuteur en question utilise ce "on" pour montrer un manque de motivation, voire une absence d’envie, dissimulé(e) derrière une formule pseudo-polie destinée à ne pas rompre la relation et donc à préserver sa propre image, à ses propres yeux.

Modifier le discours peut être un biais utile pour modifier la perception aussi se réapproprier le "je" ou le "nous" qui se cachent derrière est potentiellement un moyen détourné de renforcer l’estime de soi, la confiance en soi et la relation aux autres par la clarification du discours.
Car nous sommes aussi nos opinions, nos individualités, nos singularités. Nous réapproprier nos caractéristiques, nos désirs, nos opinions et les exprimer au travers d’un "je" qui n’exclue pas l’autre, mais qui assume qu’il est le sujet et le porte parole de ses propres opinions est un bon moyen de nous affirmer davantage d’une part, mais aussi de clarifier notre communication et de gagner en estime de soi.
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Message par Dubreuil »

LA CRISE SANITAIRE
Le regard de Boris Cyrulnik sur cette crise sanitaire que nous traversons
par France Inter publié le 27 avril 2020 à 17h55

Le neuropsychiatre était l’invité de l’émission "Le Téléphone sonne". Il a donné son point de vue éclairé au micro de Claire Servajean sur ce que la pandémie de Covid-19 et le confinement bouleversent dans nos vies - notre vie personnelle, mais, aussi, notre vie en société.

CLAIRE SERVAJEAN : Ce confinement n'est absolument pas naturel. Iriez-vous jusqu'à dire que le confinement est une agression psychologique ?
BORIS CYRULNIK : "C'est une forme d'agression psychologique, et neurologique. On n'est pas fait pour vivre seul. On peut parfois s’isoler de la société, et se reposer quand on a été trop stimulé. Mais ce n’est pas le confinement.
Se confiner, c'est être enfermé, prisonnier... Or, quand on isole quelqu'un sensoriellement alors qu’il ne le souhaite pas, cela restreint la stimulation de son cerveau. Si cela dure longtemps cela provoque des angoisses et des décompensations psychologiques. Trop longtemps, le cerveau s’altère."

Y a-t-il clairement des modifications dans notre cerveau liées au confinement ?
BC : "S’il n’y a pas « d’autre », le cerveau s’éteint. On le voit sur les photographies en neuro-imagerie maintenant.
Lorsqu’on est confinés à plusieurs dans un tout petit espace, au contraire, il y a une hyper stimulation et on n'arrive pas à traiter toutes les informations. Le rythme naturel se casse complètement. Dans les deux cas, trop seul ou trop nombreux dans un appartement trop petit, on n'est pas bien."

Il est donc normal que le confinement joue sur les comportements ?
BC : "Oui, le comportement est l'expression de nos émotions. Si on n'a pas appris à les contrôler petit, on explose. C’est ce qu’on voit actuellement avec l’augmentation des maltraitances familiales et conjugales."

Sur le plan psychologique, nous ne sommes pas égaux. Est-ce pour cela que certains vivent mieux que d'autres ce confinement ?
BC : "On n'est pas égaux, parce que ceux qui ont des grands logements souffrent moins que ceux qui ont des petits logements.
Mais surtout avant le confinement, certains parmi nous avaient acquis des facteurs de protection : une famille stable, sécurisante, une bonne maîtrise du langage, un diplôme qui leur permettait d'avoir un métier correct, ce qui explique un appartement assez grand… Donc ceux-là souffrent peu. Et quand le confinement sera terminé, ils reprendront un bon développement. C’est la définition de la résilience.
Mais à l'opposé, ceux qui ont acquis des facteurs de vulnérabilité avant le confinement (famille maltraitante, maladies répétées, précarité sociale, absence de diplômes mauvais maniement de la parole, petits métiers instables donc de petits logements… ), vont souffrir du confinement. Une fois qu’il sera levé, le traumatisme supplémentaire vécu fera qu’ils auront du mal à déclencher un processus de résilience."

Quels conseils pour ceux qui commencent à trouver le temps long ?
BC : "Tout le monde trouve le temps long. On peut essayer de trouver les ressources au fond de soi et autour de soi. Ceux qui avaient renoncé à la musique peuvent s’y remettre. Ceux qui sont capables de se faire un programme d'action dès le matin, avec par exemple une heure d'écriture, ensuite de l’écoute de musique, puis des coups de téléphone s’en sortiront mieux."

Ce qui est paradoxal, c'est que l'on avait tendance à se plaindre souvent de manquer de temps. Et là, on en aurait presque trop…
BC : "Le rythme fait partie du vivant. Il y a le jour, la nuit, le flux, le reflux… Les plantes s’ouvrent et se referment, les animaux dorment et sont actifs. Or, notre rythme est déséquilibré par le confinement.
Dans les années 1960, une expérience avait été faite par Antoine Spire. Ce spéléologue s'était isolé dans des grottes profondes de façon à se couper du rythme du jour. Au bout de quelques jours son rythme s'était désynchronisé. Il vivait 25 ou 26 heures par jour au lieu de 24 heures.
Quand on isole des gens très longtemps, comme les soldats torturés de la sorte pendant la guerre du Vietnam, ils finissent toujours par avoir des angoisses et parfois, même, des hallucinations. Et si ça dure trop longtemps, on y passe tous."

Les enfants s'adaptent-il mieux au confinement ?
BC : "Oui, ils sont faciles à blesser, mais aussi faciles à 'réparer'. Le bouillonnement des neurones est intense à leur âge, et une blessure est vite sécurisée. Même si ce n’est pas toujours facile pour les parents, les enfants ont envie de vivre, ils bougent, et c’est bon signe. A cette occasion, les petits vont redécouvrir le plaisir d’aller à l’école, et de retrouver les copains."

Une telle expérience laissera-t-elle des traces chez les enfants ?
BC : "Les enfants qui auront des traces cérébrales seront ceux qui auront été maltraités pendant l'isolement ou qui auront été isolés trop longtemps.
Mais la mémoire, c’est autre chose. Les souvenirs conscients dépendent des souvenirs collectifs. Si on ne leur parle pas de cet évènement, beaucoup d'entre eux vont l'oublier. Mais si on leur en parle, ils mettront en mémoire ce qu'on leur aura dit du confinement : s’il leur a été présenté comme une angoisse terrifiante, ils garderont en mémoire cette terreur.
La seule solution, c'est de leur dire qu’il y a un danger, mais aussi qu’on sait comment faire pour le surmonter – le respect des gestes barrières. Si on donne un programme au enfants, ils surmonteront l’épreuve."

Les personnes âgées ?
BC : L’isolement est très agressif pour les personnes âgées. Elles peuvent se laisser mourir de solitude. On appelle cela le syndrome de glissement. On parle de une mort naturelle alors qu’il s’agit d’une mort par carence affective.
On peut compenser cette solitude par une communication via Skype. C’est mieux que rien, mais il manque une partie de la communication sensorielle : entendre, voir des enfants courir…"

Que pensez-vous de l’expérience de l’Ehpad "Les Platanes" de Saint-Tropez où, comme dans d’autres établissements pour personnes âgées, le personnel s’est confiné avec les patients ?
BC : "C’est une expérience magnifique. Chapeau ! Je suis convaincu que la plupart des pensionnaires ont été stimulés par cette présence et que ceux qui ont participé à cette aventure vont être fiers de ce qu'ils ont fait pendant longtemps. Ils ont fait preuve de courage. Dans les situations de catastrophes, on parle trop de ceux qui profitent pour voler, pour escroquer, mais il y a toujours des gens courageux."

Qu'est ce qui fait que dans des crises comme celle que nous vivons aujourd’hui, certains font preuve d'altruisme et d'autres d'égoïsme ?
BC : "Dans ce genre de période, il y a toujours des personnes qui volent au secours des personnes blessées, affamées. Mais il y a toujours une minorité de gens qui profitent pour exploiter les malheureux. C’était vrai pour la guerre de 1940, mais c'est vrai aussi pour les petits événements de la vie quotidienne.

Il y a quelques années l’autoroute Lyon-Marseille a été bloquée par la neige. On parlait des « naufragés de l'autoroute ». Beaucoup de personnes sont arrivées avec des pelles, et des vêtements pour aider les gens qui étaient bloqués alors que d’autres sont arrivées pour vendre des bouteilles d’eau à un prix exorbitant."
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

OSER VIVRE, OSER MOURIR
Gérard Apfeldorfer

« Accepter sa condition de mortel est une libération.
Je vous propose un mode d’emploi.
Il s’agit d’apprivoiser la mort. Cesser de trembler face à sa finitude permet de vivre enfin pour de vrai, de s’engager sans réserve, de relever les défis, d’avoir une existence riche et pleine de sens.
Car là, il ne s’agit plus de durer, il s’agit de vivre, pleinement.
Une vie se juge aussi sur la façon dont on meurt. Veut-on que son trépas se déroule dans l’angoisse, la souffrance, l’indignité, comme c’est trop souvent le cas, ou bien préfère-t-on avoir son mot à dire sur le moment et les modalités de sa mort ? Certains pays le permettent, d’autres non. L’affaire est chaude… » G. A.

Gérard Apfeldorfer, dans ce livre, nous propose un manuel d’autothérapie de la thanatophobie pour nous permettre de nous réconcilier avec notre condition de mortel et d’apprécier chaque instant de notre vie.
Gérard Apfeldorfer est médecin, psychiatre et psychothérapeute.
Il est membre de l’Association française de thérapie comportementale et cognitive (aftcc.org). Il est notamment l’auteur de Pas de panique ! Manuel à l’usage des phobiques, des angoissés et des peureux, aux éditions Hachette, des Relations durables et de Maigrir, c’est simple et dans la tête, aux éditions Odile Jacob, qui sont de grands succès.
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Message par Dubreuil »

BREVES REPONSES AUX GRANDES QUESTIONS
Stephen Hawking

Dieu existe-t-il ? Comment l’Univers a-t-il commencé ? Y a-t-il de la vie intelligente ailleurs ? Peut-on prévoir l’avenir ? Qu’y a-t-il à l’intérieur d’un trou noir ? Peut-on voyager dans le temps ? L’espèce humaine pourra-t-elle survivre sur la Terre ? Faut-il coloniser l’espace ? Serons-nous dépassés par l’intelligence artificielle ? Que nous réserve l’avenir ?
Telles sont quelques-unes des grandes questions que Stephen Hawking éclaire dans ce livre auquel il a travaillé jusqu’à sa mort.
Tout au long de son exceptionnelle carrière, Stephen Hawking a approfondi notre connaissance de l’Univers et dévoilé quelques-uns de ses plus grands mystères. Mais, alors même que ses travaux sur les trous noirs, la gravité quantique, les temps imaginaires lui faisaient explorer les confins de l’Univers, il a toujours pensé que la science permettrait de résoudre les problèmes de la planète.
Passionnant, ambitieux, ô combien intellectuellement stimulant et plein d’humour, le dernier livre de Stephen Hawking, l’un des plus grands esprits de notre temps, nous invite à nous confronter à notre humaine condition et au destin de notre planète.
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