Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

PHOBIE ET HUMOUR EN THERAPIE

Le courant de la thérapie stratégique brève a toujours considéré la créativité comme un facteur clé pour susciter la surprise et donc provoquer le changement. Elle a été et reste encore l’un des outils essentiels du thérapeute de cette orientation pour élaborer des prescriptions ad hoc selon la logique inhabituelle et apparemment bizarre du désordre (Portelli, 2004). Par exemple, avec des patients présentant une phobie très résistante, le thérapeute pourrait user de sa créativité en suggérant une séquence ritualisée d’actions apparemment illogiques, qui détournera l’attention du patient de l’objet craint vers la tâche prescrite.

Dans leur ouvrage extraordinaire, La logique de la communication, Watzlawick et al. (1972) décrivent le caractère essentiellement paradoxale de la créativité sous toutes ses formes (fantaisie, jeu, humour, rituels, métaphores, symbolisme, etc.). En fait, le paradoxe apparaît dans différentes formulations de la thérapie stratégique brève, depuis les prescriptions paradoxales jusqu’aux actions et communications paradoxales (Nardone & Watzlawick, 2005).
Historiquement, le paradoxe a franchi pour la première fois le seuil de la thérapie sous les auspices de « l’intention paradoxale » de Viktor Frankl (1960), mais Bateson et ses collègues (1956) ont été pour leur part les précurseurs de la reconnaissance du paradoxe en tant que constituant de base des troubles mentaux et de l’utilisation systématique de formulations paradoxales pour résoudre ce type de problèmes.

Le paradoxe est particulièrement utile pour créer une relation et un climat thérapeutiques adéquats, en particulier avec des patients très résistants. En prescrivant un comportement opposé à ce qu’ils attendent, et donc en évitant de faire pression à leur encontre, leurs défenses et résistances sont désarmées. Cela se passe comme au Judo où l’on accepte la poussée de l’attaquant et où, au lieu de s’y opposer, on l’amplifie, désarmant ainsi l’adversaire. Par la prescription du symptôme ou de la résistance au changement, le patient est amené à ne plus ressentir le besoin de se défendre de la peur du changement. Ainsi, l’anxiété anticipée en tant que prophétie qui se réalise par elle-même se voit minée.

Les patients obsessionnels compulsifs sont souvent choqués et surpris lorsque le thérapeute stratégique les invite à amplifier leurs symptômes compulsifs au lieu d’essayer de les convaincre de les faire cesser. Ces symptômes indésirables sont exagérés au point de devenir absurdes et ridicules. Le thérapeute provoque l’intensification de leur qualité jusqu’à un point de saturation qui entraîne leur autodestruction (Nardone & Portelli, 2005b). Les qualités destructrices du paradoxe sont mises en action et les perceptions déformées du patient sont délibérément encouragées puisqu’on sait qu’une tentative voulue d’être heureux entraîne le déprimé à se sentir plus mal, et qu’essayer de s’endormir maintient éveillé. Aller à l’encontre du symptôme est le meilleur moyen de permettre au patient de persister dans ses processus mentaux perturbés qui paraissent incontrôlables. A l’opposé, les prescriptions paradoxales qui peuvent sembler bizarres, irrationnelles et souvent ridicules, font perdre aux symptômes indésirables leur spontanéité et leur statut de symptôme et les conduisent à se supprimer eux-mêmes (Nardone & Watzlawick, 2005). Souvent, le changement est si surprenant et rapide que c’est comme si un miracle avait eu lieu. Arthur C. Clarke déclare d’ailleurs dans The Lost Worlds of 2001: « Toute technologie suffisamment avancée est souvent indistincte de la magie. »

Nous sommes arrivés à dégager que certains cas requièrent au cours des séances l’usage d’actes créatifs ou de langages comme l’humour, la fantaisie, les métaphores et le jeu, afin de déclancher des moments de changements thérapeutiques réels. Dans les situations où la logique rationnelle n’a pas d’effet, le langage paradoxal s’avère utile pour rompre les mécanismes répétitifs inhérents aux divers types d’obsessions. Pour mieux expliquer cette technique, citons le cas d’une femme qui nous a été envoyée par son médecin de famille ; elle était convaincue qu’elle souffrait d’une maladie incurable et pratiquement indétectable (condition définie par la terminologie psychiatrique classique comme l’« hypochondrie »). En dépit du fait que des examens médicaux et des analyses répétées avaient démontré le contraire, et malgré les explications hyperdétaillées, rationnelles et démonstratives fournies par de nombreux médecins, elle persistait à observer et interpréter tout changement corporel légèrement inhabituel comme un symptôme de son étrange maladie. Terrifiée par ces indices, elle cherchait la réassurance et de l’aide auprès de tous ceux qui l’entouraient et également auprès de son thérapeute.

Voici la transcription d’un échange avec cette patiente :
Patiente :
- Docteur, je suis à bout. Je me sens si malade ! J’ai tellement peur ! Il y a quelque chose de malin en moi, je sens que cela grandit. Je vais bientôt mourir ! Personne ne croit que je suis gravement malade. Je transpire tout le temps et je sens que mon cœur bat si vite… Je ressens comme une malédiction sur moi. Vous n’allez pas croire ces choses, elles sont pourtant vraies. Personne ne me croit, mais cela me ronge à l’intérieur.
Thérapeute :
- Hmmm (paraissant sérieux et pensif). Je crois vraiment que vous êtes gravement malade. En fait, je suis sûr que votre maladie est plutôt rare. Vous savez qu’il y a « malédiction » et « malédiction », et on dirait que vous avez été maudite. (Brève pause) Oui, je vois que vous allez être très malade et que cela ira de mal en pis. En vous regardant maintenant, j’ai l’impression que vous êtes en train d’aller plus mal ici, devant moi. Vous vous sentez malade, pas vrai ? Vous me paraissez sur le point de vous sentir vraiment mal bientôt. (Faible sourire).
Patiente :
- Mais docteur, que dites-vous, que je vais mourir ? Ainsi, c’est vraiment vrai ! Je suis gravement malade. Mais docteur, pourquoi tous les examens médicaux que j’ai faits n’ont-ils rien montré de négatif à mon niveau ? Mais, êtes-vous vraiment sûr de ce que vous dites, que je suis malade et que vous voyez réellement que quelqu’un a porté une malédiction sur moi ?
Thérapeute :
- Mais bien sûr. (Léger sourire).
Patiente :
- Mais docteur, vous vous moquez de moi ! Je ne me sens pratiquement pas malade du tout maintenant. En fait, en vous parlant, j’ai cessé de transpirer et je me sens plus calme. Mais dites-moi, docteur, comment se fait-il qu’à l’âge de quarante ans, notre cerveau nous joue de tels tours ?

Les patients sont habituellement surpris et étonnés d’entendre que leurs peurs sont justifiées et, dans la plupart des cas, cela a pour effet de les amener à rechercher la preuve que le thérapeute est loin de la cible. D’autres patients vont juste sourire lorsqu’ils comprennent le « gentil tour » que leur a joué le thérapeute. Mais dans ces deux cas, le recours au langage paradoxal humoristique permet de rompre le mécanisme obsessionnel des perceptions et des réactions déformées, et d’amener un changement.
L’un des collègues de Bateson, Fry (1963), avait souligné l’importance de l’humour en thérapie en déclarant que : « durant le déroulement de l’humour, on est soudainement confronté à une inversion de l’explicite et de l’implicite lorsque la chute est donnée. […] Mais, ce retournement a également pour effet unique de forcer les participants au jeu humoristique à redéfinir intérieurement la réalité. […] Suite à cette inversion de contenu, ce qui paraissait être la réalité peut être présenté maintenant en termes d’irréalité. » (p. 153-154).
Burbridge (1978) considère l’humour comme un outil permettant au patient de s’ouvrir à de nouvelles perceptions qui sont, selon lui, des évaluations et des sentiments. Il rend le patient accessible à de nouveaux points de vue et contribue donc à provoquer le changement. De fait, on peut définir le sens de l’humour comme l’aptitude à apprécier l’incongruité, l’absurdité, un futur inattendu, une surprise agréable, un choc et/ou un chaos émotionnel dont on pourra se souvenir sereinement ensuite.
Schimel (1978) fut l’un des premiers érudits à déclarer que l’humour permet de contourner et de désarmer les défenses ou les résistances des patients. C’est un outil thérapeutique qui nous permet de communiquer avec eux alors que d’autres méthodes ont échoué, et d’altérer de manière constructive leur comportement et par conséquent leur perception. Ceci est dû au fait que l’humour offre la possibilité de se distancer et se libérer d’anciennes configurations dysfonctionnelles au niveau des perceptions et des réactions. Il suscite une sorte de juxtaposition du réel avec l’irréel et de la métaphore avec la fantaisie, remet en question l’absolutisme, ébranle le sérieux exagéré et crée le jeu. Par exemple, avec un jeune homme diagnostiqué comme « mégalomaniaque politique » (obsédé par sa mission de soulever une révolution politique et de divulguer les idéologies socialistes), le thérapeute 
Le grand philosophe Kierkegaard considérait l’humour comme une contradiction indolore qui nous conduit à une nouvelle manière de voir, à une soi-disante nouvelle existence religieuse (Lipitt, 2000). Dans le même ordre d’idées, Hazlitt (in Morreall, 1987, p. 68) ajoute que l’humour est une « contradiction indolore » soudaine et inattendue entre ce que les choses sont et ce qu’elles devraient être. De son côté, Baudelaire parle de la collision contradictoire entre la misère infinie et la grandeur infinie. On peut associer ce point de vue à sa perception de la métaphore selon laquelle toute chose correspond à une autre (1923-1952, MB : 40). Dans une recherche plus récente, Morreall (1987) affirme que l’humour implique toujours la jouissance d’une incongruité perçue ou imaginée. Il est basé sur la surprise ou l’incongruité et peut constituer un changement affectif.
Selon Kant (1951, p. 181), lorsque la logique paraît illogique, les prévisions tombent à l’eau et laissent la place au rire. Sa théorie de l’absurdité logique est celle-ci : « L’humour pris dans le bon sens signifie la capacité de se mettre volontairement dans une certaine disposition mentale où tout est jugé à l’aide d’une méthode différente de l’ordinaire et pourtant en accord avec certains principes rationnels de ce cadre d’esprit. » Ces termes sont tout à fait applicables à la thérapie. La plupart des patients viennent en thérapie, piégés par leur perception et leur croyance d’avoir un problème insoluble. Une attitude trop sérieuse du thérapeute amènera par conséquent à confirmer cette conviction.
En thérapie, l’humour est souvent joliment associé à la métaphore. On peut utiliser cette dernière pour éviter d’être littéral, échapper aux perceptions étroites ou oppressives, s’écarter du langage tabou ou inacceptable, apporter du soulagement ; elle offre des moyens indirects de dire les choses. La métaphore permet de se distancer d’un objet, d’une personne ou d’une situation. Cette technique réduit les résistances car on ne demande pas ici aux patients de faire quelque chose et on ne critique ni leurs opinions, ni leur comportement. Le message passe sous une forme déguisée, dans une manière de parler (Nardone & Watzlawick, 2005).

En thérapie brève, nous faisons souvent usage de métaphores ou d’anecdotes humoristiques pour créer en douceur une aversion envers une tentative de solution dysfonctionnelle qui maintiendrait et aggraverait le problème.
Par exemple, pour faire comprendre à une personne obsessionnelle et phobique, le côté contre-productif de s’écouter elle-même sans arrêt et donc d’accroître ainsi son anxiété jusqu’à l’attaque de panique, le thérapeute peut raconter l’histoire apparemment ridicule du mille-pattes.
- Ce récit évoque un mille-pattes en train de se promener avec élégance quand une fourmi l’arrête et lui exprime son étonnement devant la manière dont il arrive avec tellement d’aisance à coordonner si adroitement tant de pattes. C’est la première fois que le mille-pattes le remarque lui-même, et donc, il commence à réfléchir à la manière dont il s’y prend pour mouvoir tant de pattes en même temps ; mais ce faisant, il n’arrive plus à marcher et finit par trébucher.
Ce type de tactique est de loin plus efficace que celle de donner des explications scientifiques sérieuses au patient. Au cours de la thérapie, il est plus important que le patient arrive à sentir que quelque chose a besoin de changer que de le comprendre (Nardone & Salvini, 2004). Les suggestions sont intégrées et communiquées au travers des métaphores sans que le patient ne soit impliqué directement, mais le pouvoir évocateur de l’image humoristique contrebalancera les perceptions et réactions autorenforçantes du patient (Nardone & Watzlawick, 2005).

La métaphore et les autres types de langages analogiques ne révèlent pas les perceptions et les sentiments directement ; en effet, ils revêtent des significations multiples et permettent donc différentes lectures. Le thérapeute peut dès lors aider le patient à utiliser ces figures de langage comme échappatoire ou pour se libérer du poids d’une vision de la réalité trop perturbante sur le plan émotionnel. La métaphore consiste à user d’un langage autre que littéral, elle est une émotion. Elle ne se borne pas à susciter nos émotions ou à permettre leur expression. Le vécu de la métaphore est une émotion ou une sensation en elle-même. Ce dispositif offre une expérience émotionnelle correctrice qui touche (Nardone & Portelli, 2005b). En fait, le langage analogique joue un rôle toujours significatif dans le dialogue stratégique 

Le dialogue stratégique est une technique stratégique brève en évoquant des sensations chez des patients bloqués au niveau émotionnel 
Blaise Pascal a déclaré qu’« avant de convaincre l’intellect, il est nécessaire de toucher et de prédisposer le cœur », indiquant ainsi l’importance fondamentale de l’éveil des émotions pour accéder à l’argumentation incluse dans tout processus de persuasion. Toutes les figures rhétoriques du discours et des formes poétiques sont employées dans cette intention. De fait, il n’y a aucune limitation linguistique pour ce qui concerne l’éveil d’une sensation dans le dialogue. Un facteur important est que la formulation communicative provoque chez l’interlocuteur un effet évocateur planifié et utile pour atteindre le niveau prédéterminé de dialogue. En d’autres mots, il n’y a aucune différence entre les utilisations de l’humour ou du jeu, des aphorismes ou des métaphores, des anecdotes ou des exemples concrets, une récitation d’un poème ou une narration d’un événement, une argumentation ou un contresens, tant que ces procédés évoquent une sensation qui provoque un effet émotionnel conduisant à la persuasion visée.

Ainsi, un thérapeute stratégique est plus efficace s’il est assez créatif et flexible pour pouvoir se montrer dramatique, sérieux, enjoué et humoristique lorsque c’est nécessaire. Il est souvent plus difficile d’être naturellement humoristique en thérapie que sérieux ou dramatique. Dziemidok (1993, p. 153) a dit : « L’esprit est une preuve d’intelligence. Personne ne peut jouir d’un sens actif et créatif du comique ou être vraiment spirituel s’il n’a pas un esprit vif, brillant et critique. »

L’humour, le paradoxe et d’autres actes créatifs représentent incontestablement des outils essentiels pour le thérapeute stratégique.
La recherche empirique et clinique a prouvé que ces procédés constituent de puissants moyens pour nous permettre de transcender l’étroitesse d’esprit et d’aller au-delà du bien et du mal, du vrai et du faux ; ils nous aident ainsi à atteindre les niveaux supérieurs de perception et de sentiment, et dès lors, à agir différemment.
L’humour et les autres actes créatifs nous renvoient à la réalité d’une manière qui ne pourrait être réalisée par la logique rationnelle ordinaire. Ils frustrent et sapent intentionnellement les idées rigides, les plongeant dans la contradiction et dans l’absurde. Bien qu’ils soient souvent sous-estimés, ils constituent des moyens pour créer une situation occasionnellement planifiée qui bouleverse discrètement une résistance de l’intérieur afin d’amener le changement désiré.
On peut donc conclure que l’utilisation d’actes créatifs est réellement un art, et pourtant c’est aussi une science qui exige de la flexibilité tout autant que de la rigueur, de la spontanéité mais aussi de la prévisibilité.
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
DE de psychomotricité - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse
*** Pas de consultation via internet, ni d'appel téléphonique, ni de mail. Merci de votre compréhension.
Très bonne année 2021 à chacun(e)d'entre vous, cher(e) internaute, que cette nouvelle année vous soit douce et clémente, dans votre santé, comme en belles émotions affectives.
Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

a Gestalt-thérapie paraît tout à fait appropriée au suivi de personnes souffrant de conduites addictives. Nous nous appuyons sur l’exploration et la compréhension de la dynamique addictive pour tendre vers une approche thérapeutique adaptée qui implique la variété des propositions. Les pratiques visant la réduction du symptôme, orientées vers l’abstinence ou l’application de substituts, s’articulent judicieusement avec l’approche gestaltiste.
QU ’EST - CE QUE L’ADDICTION ?
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L’addiction peut être définie comme la recherche impérieuse d’un état émotionnel, d’un certain type d’expériences, d’état intérieur, qui peuvent être induits soit par des produits (substances psychotropes comme l’alcool, drogues, nicotine, médicaments), soit par des schémas de comportement (par exemple addiction à la nourriture, au travail, au jeu, aux activités sexuelles, à internet).
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L’addiction est le stade évolutif final de la dépendance à une substance ou un comportement. Elle se caractérise par la perte de contrôle du comportement, qui est lié à un phénomène de tolérance (il en faut « de plus en plus » pour obtenir le même effet). Le style de vie est de plus en plus façonné par l’addiction et s’accompagne souvent de graves altérations de la santé et de l’intégration sociale; celles-ci sont aggravées par la cohabitation avec d’autres personnes addictives. Il s’agit d’un comportement compulsif, dont les schémas sont tellement fixés qu’ils ne peuvent être modifiés par la seule volonté de la personne.
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La santé physique et psychique, l’équilibre émotionnel et le comportement social en sont affectés, de différentes manières selon le type de drogue ou de comportement addictif. La prise de conscience des besoins et du ressenti est altérée, la personne addictive est en proie à une instabilité émotionnelle ainsi qu’à une foule de sentiments pénibles avec lesquels elle doit composer : honte, agressivité, sentiment d’échec, culpabilité. L’environnement social est faible ou absent, la personne se retrouve souvent isolée; elle peut aller jusqu’à enfreindre les codes sociaux par son comportement, délits ou violences.
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La suite de cet écrit portera plus précisément sur la toxicomanie, qui n’est q’un exemple parmi toutes les formes d’addictions.
COMMENT SE DÉVELOPPE L’ADDICTION ?
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On considère communément que l’addiction vient compenser des déficits psychiques. Des personnes incapables de satisfaire leurs besoins psychiques de base tentent de compenser leurs manques par des drogues ou par des comportements. Les personnesaddictives n’ont pas la faculté de reconnaître, nommer et satisfaire leurs besoins basiques. Plus ils les compensent ainsi, plus ils se négligent, et plus ils s’éloignent de la conscience de ce dont ils ont vraiment besoin.
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Ils se comportent de manière à éviter la responsabilité d’eux-mêmes : les uns pensent que d’autres, comme leur partenaire, leurs parents, ou « la société », sont responsables de leur addiction. Ils vont éviter le contact en projetant massivement. Leur attitude est plutôt agressive-attaquante et ils se montrent volontiers blessés quand on les confronte avec leur propre comportement et leur part de responsabilité.
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D’autres prennent toute la responsabilité sur eux, en occultant celle de leur environnement social. Ils se sentent très coupables de tous les problèmes qu’ils posent à leur entourage. Ces personnes ont tendance à être dépressives, évitent le contact par rétroflexion, se dévalorisent et ont des comportements auto-punitifs.
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Ainsi il ne leur est pas possible de distinguer ce qui est leur propre responsabilité de ce qui ne l’est pas. Cela entretient leur comportement addictif, car la responsabilité à porter est trop grande. L’autorégulation de leur système organique est gravement perturbée, le cycle du contact est bloqué, pratiquement à toutes les phases. Dans bien des cas, des pathologies parallèles peuvent être diagnostiquées : dépression nerveuse associée à l’alcool, anxiété associée à la dépendance aux médicaments et autres drogues, structure borderline associée à la dépendance à alcool, drogues, sexe, etc.
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Il faut noter le phénomène paradoxal suivant : d’un côté l’addiction aux drogues ou à un comportement a vraiment une fonction de soutien, voire soignante, et aide la personne à continuer à vivre, mais de l’autre côté elle la détruit physiquement et psychiquement, et aussi dans sa dimension sociale. Ainsi, le comportement addictif prévient la souffrance et la mort, mais en même temps mène vers encore plus de souffrance et de mort. L’addiction est une maladie fatale si elle ne peut être maîtrisée.
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On peut voir la prise de drogues et les comportements addictifs comme une stratégie visant à gérer des sentiments et des situations insupportables. Dans leur histoire, ces personnes ont souvent subi des violences physiques ou psychiques, des abus de pouvoir ou des abus sexuels. Beaucoup d’entre elles ont été traumatisées et souffrent d’un grand manque d’amour. Elles ont appris qu’il serait préférable qu’elles ne soient pas en vie : qu’on puisse les aimer ne fait pas partie de leurs croyances.
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C’est comme un combat sur le thème basique de l’amour, comme une danse à haut risque à la frontière entre la vie et la mort. Cela explique peut-être l’attrait que ces personnes exercent sur beaucoup de gens : elles abordent ces thèmes humains plus profondément que bien d’autres. Sous la surface de l’addiction, couve un désordre de la structure de la personnalité.
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Il importe de reconnaître qu’à son début le comportement addictif était une solution pleine de sens et créative (un ajustement créateur), afin de gérer une situation de vie particulièrement stressante. Mais, bien que partant de leur créativité, les patients addictifs sont finalement pris au piège progressif d’un cercle vicieux. Ils ne sont plus les acteurs de leur vie, c’est l’addiction qui en est devenue le chef. Ainsi, au début de chaque thérapie, une personne addictive doit reconnaître cela et capituler.
DIAGNOSTIC PHÉNOMÉNOLOGIQUE DE L’ADDICTION
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Malcolm Parlett fait état de cinq aptitudes (Parlett 2000), auxquelles on peut se référer pour décrire les perturbation suivantes :
L’expérientiel : l’aptitude à l’expérimentation et à la créativité est limitée et centrée sur les moyens de se procurer le produit. Les comportements se sont rigidifiés et ne peuvent être changés sans appréhension. La propension à contrôler et à « tenir » l’emporte sur le mouvement et le changement.
En thérapie et en conseil psychosocial, il sera important d’encourager ces personnes à de petits changements, pas à pas, afin de développer leur créativité pour trouver des alternatives qui puissent satisfaire leurs besoins.
Le corps : un des buts du comportement addictif est de s’anesthésier, de ne plus sentir. Les personnes dépendantes n’ont pas une bonne relation avec leur corps et n’ont pas facilement accès à leurs sensations corporelles ni à leur ressenti.
En thérapie et conseil psychosocial il sera important de les ramener à leurs sensations et aux ressentis qui leurs sont associés. Thérapeutes et conseillers utiliseront tous les outils de l’awareness sensoriel. Ils aideront à explorer les sensations du corps et les émotions, ils en soutiendront la prise de conscience et la pleine expression.
La connaissance de soi : les personnes addictives ont une perception d’elles-mêmes très distordue : elles essayent, à l’aide de la drogue, de se sentir autres que ce qu’elles sont en réalité. Leurs représentations d’elles-mêmes sont faussées, en bien ou en mal.
En thérapie et conseil, de bonnes interventions consisteront à « faire miroir », donner des feed-backs, partager son point de vue et faire des jeux de rôle, afin d’aider l’accès à d’autres points de vue sur soi-même. Cela contribuera à leur croissance et accroîtra leur capacité à trouver une vision plus réaliste de soi.
Le relationnel : la capacité relationnelle est très pauvre. La plupart des personnes addictives vivent isolées et ont perdu leurs relations antérieures. Si toutefois elles ont encore des relations, celles-ci sont fonctionnelles et instrumentalisées, elles restent superficielles.
Thérapie et conseil doivent s’en préoccuper, en les confrontant, mais également par un soutien attentionné quand ces patients lâcheront prise et s’ouvriront. Ces personnes ont besoin de s’exercer à la vie sociale et il faudra que la relation thérapeutique devienne un modèle et un laboratoire pour expérimenter ce qu’est une bonne relation, intime et sans abus de pouvoir.
La responsabilité de soi : ces personnes ont perdu le sens de la responsabilité d’elles-mêmes; c’est pour une grande part la conséquence logique d’une longue addiction, où la drogue est devenue acteur de la vie du patient et où celui-ci a perdu son pouvoir de décision. Ces personnes croient fermement que ce sont la société, leurs parents, leurs anciens instituteurs, les circonstances et ainsi de suite, à qui incombe la faute de leur état.
Thérapie et conseil doivent leur apprendre à retrouver le sens de la responsabilité de soi. L’attention sera portée au langage : « je »àla place de « on »ou « nous », « je ne veux pas » à la place de « je ne peux pas », « j’ai fait » à la place de « ça m ‘est arrivé ». On préférera les verbes aux substantifs, et les formulations actives aux formulations passives (dire par exemple « je me bloque » au lieu de « je sens un blocage » – dire « j’ai arrêté la relation » au lieu de « c’était fini »). Un espace d’expérimentation pour s’exercer aux décisions doit être créé.

L’ADDICTION DANS UNE PERSPECTIVE SYSTÉMIQUE
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L’addiction ne se réduit jamais à un comportement individuel isolé. Il importe de regarder où et quand elle a commencé, sur quel fond et sur quel champ du contexte social elle est apparue. Le comportement addictif révèle souvent des systèmes addictifs produisant des individus addictifs qui portent leur symptôme pour tout le système autodestructeur. Il y a une certaine dynamique dans ces systèmes addictifs, avec des rôles différents et complémentaires. Ainsi Eric Berne (1964) a décrit l’addiction à l’alcool comme un jeu au sens de l’Analyse Transactionnelle. Le jeu ne peut pas se dérouler si les rôles ne sont pas adoptés par d’autres membres du système. D’un point de vue sociopsychologique, on voit souvent très clairement que le système en question a délégué à l’un de ses membres la mission de devenir dépendant. Ces systèmes sont mis à jour au plus tard quand le patient « décroche » : il y a alors des forces de résistance au changement de tout le système, qui tendent à faire revenir la personne à son addiction – ainsi elle pourra à nouveau être désignée comme celle qui porte l’échec. Ce peut être un jeu très dur avec une fin fatale, car le bouc émissaire doit être sacrifié pour tous.
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Ainsi, en thérapie et conseil, il est très important de ne pas négliger cette dimension de l’addiction : d’autres membres importants du système en question doivent être inclus dans le processus thérapeutique. Quand on s’intéresse à l’histoire des patients, il importe d’être attentif au contexte de l’apparition de la dépendance, ainsi qu’à l’effet que ce comportement a eu sur le système. Quelle fonction a le comportement addictif dans un certain système social ? Àquoi (qui) sert-il ? Et de quoi le système aurait-il vraiment besoin ? Quelles sont les alternatives qui mèneraient à une meilleure satisfaction de ces besoins ? Comment les mettre en action ?
THÉRAPIE
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Le travail thérapeutique avec l’addiction se fait en plusieurs phases. Le premier pas sera de rendre la personne concernée consciente de sa dépendance. Elle doit apprendre à faire la différence entre une habitude qui peut être changée et une addiction élaborée qui échappe au contrôle. Patients et membres du système concerné doivent admettre que la personne est devenue dépendante, ce qui est une maladie sérieuse nécessitant l’aide de professionnels. Ils doivent capituler face au pouvoir de l’addiction. C’est la base nécessaire à la motivation pour la thérapie et le changement de comportement.
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La deuxième étape visera à interrompre le cercle vicieux qui entretient la dépendance. Ce peut se faire en expérimentant de petits ou grands changements d’habitudes et en modifiant l’environnement dans lequel le comportement doit changer.
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L’essentiel, à la troisième étape, consiste à découvrir les besoins non assouvis qui ont été recouverts par le comportement addictif. Quelle est la souffrance de base, avant l’addiction ?
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Même quand le comportement addictif sera stabilisé et la personne soulagée, il importera non seulement d’arriver à un sevrage, mais également de continuer à donner ou explorer de nouvelles alternatives en vue d’obtenir une meilleure satisfaction des besoins de base. Le manque de la substance éveillera une crise physique et psychique durant laquelle les patients ont besoin d’être contenus par un environnement thérapeutique. Il faudra travailler sur des questions de base comme « quel est le sens de ma/la vie ?» – « quel genre de personne suis-je devenu sous l’influence de mon addiction, qui suis-je maintenant et que vais-je devenir ?» Il est primordial de travailler avec des perspectives d’avenir qui valent la peine d’être vécues.
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Un suivi médical visera à recouvrer une meilleure santé physique, car la plupart des personnes dépendantes sont dans un mauvais état de santé : elles ont à redécouvrir leurs sensations et leurs besoins, à trouver une nouvelle relation d’amour avec leur corps. La psychothérapie fera émerger l’importance des enjeux psychiques puisant leurs racines dans l’histoire de la personne. Le conseil psychosocial s’attachera à leur apprendre à se socialiser à nouveau et à intégrer correctement les systèmes sociaux. La thérapie de groupe et les communautés thérapeutiques sont à cet égard des outils de choix.
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Pour se réinsérer dans un travail, les patients auront à retrouver un rythme équilibré concernant les horaires de travail, de repos, d’alimentation et du sommeil, ainsi que le rythme jour/nuit, car leur rythme de vie est la plupart du temps complètement perturbé. Ils auront également besoin de bénéficier d’une forme de rattrapage scolaire et/ou de formation professionnelle, car beaucoup d’entre eux ont tout quitté avant la fin des études ou en plein apprentissage.
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Ainsi, la thérapie des personnes dépendantes doit être multidimensionnelle et multi-modale. Elle doit inclure le corps, l’âme, l’esprit et l’environnement social.
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Il est difficile de sortir d’une addiction dans un cadre ambulatoire.
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Celui-ci suffit rarement et ne fonctionne qu’avec des personnes qui sont en règle bien intégrées et hautement motivées. Habituellement, il y a une phase de travail ambulatoire afin d’acquérir la motivation, puis une phase de thérapie dans une clinique ou une communauté thérapeutique, et ensuite une nouvelle phase de travail ambulatoire, afin de consolider le processus thérapeutique.
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La thérapie des conduites addictives se fait à long terme et en général ne sera pas concluante dans un premier temps. Les rechutes sont normales. Mais viendra le temps où la personne voudra à nouveau s’en sortir – même s’il s’agit d’héroïnomanes qui reçoivent leur produit sur ordonnance !
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Soyons clairs : il n’y a pas un seul et unique programme thérapeutique « juste » ou « bon ». Ce qui est bon pour l’un peut s’avérer mauvais pour un autre. Il est important d’individualiser les soins et de regarder comment telle ou telle personne peut vraiment être aidée.
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Les recherches indiquent qu’à long terme 1/3 des thérapies de personnes addictives sont couronnées de succès, 1/3 échouent et 1/3 des patients guérissent spontanément, sans avoir suivi une thérapie. Cela montre à quel point il est important d’appliquer des programmes visant à réduire le mal, là où les personnes ne trouvent pas la motivation pour faire une thérapie. Et là où il y a motivation, il faut s’appliquer à découvrir la meilleure façon d’aider et ne pas abandonner l’effort d’essayer encore et encore.
ABSTINENCE OU RÉDUCTION DU MAL ?
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Pendant longtemps, les thérapies des conduites addictives n’avaient qu’un but : obtenir l’abstinence. Un article de Clemmens (1997) décrit très clairement cette approche en utilisant des concepts de la Gestalt. Comme le montre l’expérience des thérapies avec des personnes dépendantes, ce but ne peut pas être atteint. Beaucoup de patients ont été traités plusieurs fois avec de tels programmes, sans succès.
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Aussi les professionnels ont-ils été amenés à réviser leur point devue. Des programmes de réduction du mal ont été développés. Ce sont des programmes où la thérapie est proposée aussi bien àdes personnes qui n’ont pas décroché. Elles peuvent même avoir des drogues de substitution, voire de l’héroïne sur ordonnance. Le but est de réduire le mal et de changer le comportement addictif, de telle sorte qu’au moins elles n’aient pas à se focaliser tous les jours sur la manière d’obtenir la substance, avec tous les risques que cela comporte pour leur santé et avec les risques d’implication criminelle.
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Cela fait une place à des soins médicaux et à l’intégration sociale, même en phase de dépendance. D’habitude, seules les personnes pour qui ont échoué les thérapies orientées vers l’abstinence arrivent dans de tels programmes, de même que dans les programmes qui proposent des modalités multi-référentielles. Quant àsavoir quelle serait la meilleure approche, c’est encore en débat. Les deux approches ont de fortes justifications d’ordre pragmatique. J’ai moi-même travaillé avec les deux et constaté qu’elles sont toutes deux appliquables avec de bonnes raisons et de bon résultats : le choix dépend de la personnalité du patient et de la possibilité de le motiver et de construire avec lui une relation thérapeutique. Cette discussion a également lieu entre gestaltistes. Fairfield (2004) a décrit dans le British Gestalt Journal une approche gestaltiste pour un concept de thérapie de réduction du mal. Il en est résulté une discussion lors d’une parution ultérieure (Clemmens, Thomas, Brazier, Wheeler, Fairfield 2005). La discussion démontre qu’en partant des concepts gestaltistes, on a aussi de bonnes raisons de soutenir un modèle de réduction du mal. C’est même le seul moyen quand le comportement addictif concerne l’alimentation ou d’autres comportements, où l’on ne peut pas prétendre que l’abstinence est le but thérapeutique.
DU POINT DE VUE DE LA GESTALT - THÉRAPIE
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Le thérapeute aura à confronter et soutenir, et à s’appuyer sur l’expérience et l’expérimentation. La Gestalt-thérapie propose une large gamme de possibilités de travail dans ce sens.
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En tant que gestaltistes, nous travaillons d’une manière phénoménologique. Nous n’interprétons pas, nous expliquons peu, mais nous commentons et nous confrontons d’une manière pertinente ce qui apparaît, ce qui peut être vu et entendu.
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Nous possédons tout un bouquet de techniques et d’expérimentations visant à soutenir les fonctions de contact. Nous savons non seulement reconnaître les aspects négatifs d’un comportement addictif mais aussi en voir le bénéfice, apprécier tout symptôme comme la recherche d’une solution créative à une situation insupportable. Nous sommes bien équipés pour confronter un comportement qui a eu du sens dans une certaine situation et qui n’en a plus maintenant, pour créer ensemble avec les patients des changements dans leurs schémas stéréotypés.
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Lorsque nous faisons des diagnostics, nous considérons toujours ce qui est bien développé (où sont les ressources actuelles de la personne), ce qui est manquant et peut être développé avec un travail de thérapie et d’apprentissage, ainsi que ce qui manque et ne peut pas être guéri, nécessitant des stratégies adaptées.
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Bien des thérapeutes gestaltistes ont l’expérience des thérapies de conduites addictives, mais il existe peu d’écrits. J’ai maintenant travaillé plus de 30 années avec des personnes dépendantes, dans une large gamme de substances et de comportements, et j’ai été non seulement conseiller et thérapeute, mais également superviseur d’équipes de communautés thérapeutiques et cliniques : je suis convaincu que la Gestalt est une approche hautement qualifiée pour le traitement des conduites addictives. Il est nécessaire de dire cela haut et fort, de nos jours, car la tendance actuelle va vers des approches comportementalistes et cognitives associées à la thérapie systémique; le risque est alors de perdre une expérience thérapeutique de qualité : celle d’une relation soignante, ce qui est le point fort de la thérapie gestaltiste dialogale.
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Traduit de l’anglais par Manon Van Wœnsel et relu par Catherine Bolgert
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
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Très bonne année 2021 à chacun(e)d'entre vous, cher(e) internaute, que cette nouvelle année vous soit douce et clémente, dans votre santé, comme en belles émotions affectives.
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Le rôle actuel du cannabis dans la psychothérapie
Le rôle du cannabis en psychothérapie moderne est turbulent, mais certaines preuves montrent que le THC et le CBD ont quelque chose à offrir à ceux souffrant de maladies mentales. Le cerveau humain est complexe, le cannabis l’est aussi : le cannabis est-il le prochain traitement révolutionnaire des troubles mentaux ?


26 1 29 Apr 2019

Il n’y a peut-être pas de branche médicale qui avance autant à tâtons que celle qui étudie les effets des cannabinoïdes sur le cerveau humain « dysfonctionnant ».
De nos jours, aucune preuve ne montre que la consommation de cannabis provoque des troubles cérébraux chroniques, mais la complexité du cerveau humain rend compliqué le fait de savoir s’il pourrait ou non traiter ces troubles mentaux. Consommé en grandes quantités, le cannabis peut mener à des « symptômes psychotiques », particulièrement chez les individus vulnérables à la personnalité des antécédents familiaux liés à des problèmes mentaux. Pourtant, un grand nombre de patients atteints de schizophrénie, paranoïa, troubles bipolaires, et autres conditions mentales se soignent par eux-mêmes grâce au cannabis et ce depuis des années.
Les docteurs aux États-Unis qui prescrivent de grandes quantités de cannabis médical rapportent que très peu de ce cannabis est destiné à des patients atteints de troubles psychiatriques sévères, le syndrome de stress post-traumatique étant la condition la plus répandue. Les psychiatres conseillent souvent d’éviter le cannabis, mais certains l’approuvent en tant que traitement complémentaire pour des patients atteints de symptômes ou de diagnostics très particulier. De nombreux patients rapportent que le cannabis soulage certains de leurs symptômes, pourtant la littérature clinique reste très limitée, et de nombreuses études concernant la consommation de cannabis et la santé mentale ne sont pas d’une haute qualité méthodologique.
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Le Cannabis pour l'Anxiété


LE CANNABIS DANS LES PRATIQUES PSYCHOTHÉRAPEUTIQUES
Le rôle que joue actuellement le cannabis dans les pratiques psychothérapeutiques est en effet complexe. De nombreux patients sentent déjà un certain stigmate entourant leurs troubles mentaux, le cannabis ne ferait que rajouter de l’huile sur le feu. Les personnels de santé, quel que soit leur rang, ont le devoir de protéger la vie privée de leurs patients, et ne sont pas supposés juger les choix de vie de leurs patients. À l’inverse, une discussion franche autour de la consommation de cannabis avant de commencer une séance avec un nouveau thérapeute est hautement recommandée afin d’aider à clarifier la position de chacun concernant la plante.
La thérapie devrait être une opportunité de se livrer en compagnie d’un professionnel bienveillant. Tout thérapeute digne de ce nom devrait être ouvert et compréhensif de votre relation avec le cannabis avant d’émettre le moindre avis ou jugement. C’est particulièrement le cas si l’on considère que le cannabis présente moins de danger que d’autres drogues vers lesquelles les patients se tournent parfois en cas de détresse, les professionnels de santé seraient peu intelligents de discréditer l’herbe sans y réfléchir.
D’un autre côté, les thérapeutes ont eux-mêmes un rôle difficile. Il est par exemple entièrement possible que la consommation de THC pousse quelqu’un à l’anxiété, ou qu’une consommation chronique empêche une autre personne de remplir ses responsabilités quotidiennes. Une fois de plus, tout est question de communication.

LA PSYCHOTHÉRAPIE ASSISTÉE AU CANNABIS
Il est intéressant de mentionner que les psychothérapies psychédéliques sont de plus en plus acceptées par la communauté scientifique. Les herbes et substances telles que la kétamine, la MDMA, l’ayahuasca, et les champignons magiques sont testés en tant qu’agent thérapeutique dans le cadre de troubles mentaux moyens et lourds. Les cannabinoïdes ne sont pas des psychédéliques au sens strict du terme, pourtant, dans certains pays où il est légal, des séances de psychothérapie assistés des effets des cannabinoïdes sont désormais proposées. Par exemple, certains États américains proposent des psychothérapies assistées au cannabis pour une somme approchant les 350 $, après quoi un chauffeur doit légalement vous ramener à votre domicile.
En matière de maladies mentales, chaque trouble demande des soins et traitements uniques. Cela signifie que les cannabinoïdes pourraient affecter différents troubles de différentes manières. Intéressons-nous à certaines recherches sur le rôle du cannabis en plein développement dans la santé mentale.
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Le cannabis peut-il aider en cas de dépression?


GÉRER LES EFFETS DU THC
Il est bien connu que le THC peut rendre les gens plus détendus, moins stressés, et de meilleure humeur en règle générale. Malheureusement, le THC peut aussi provoquer des effets secondaires, c’est particulièrement le cas chez les consommateurs novices ou sensibles. Le THC est connu pour provoquer de la paranoïa et de l’anxiété à fortes doses. Bizarrement, le CBD est efficace pour réduire certains de ces effets psychotropes négatifs en diminuant la capacité du THC à se lier aux récepteurs de cannabinoïdes CB1.
Bien que le CBD gagne de plus en plus de terrain en tant que futur traitement pour les troubles psychologiques, le THC se montre efficace à sa propre manière, surtout pour les cas de troubles bipolaires. Ces troubles impliquent des périodes de forte énergie maniaque, alternant avec des périodes de très mauvaise humeur et des épisodes dépressifs. La consommation de cannabis est en fait plus élevée chez les patients bipolaires, probablement parce qu’ils l’utilisent pour soulager la dépression et atténuer les épisodes maniaques. L’effet biphasique typique des cannabinoïdes, où différentes doses produisent des effets différents (par exemple, des effets sédatifs par rapport à des effets revigorants), semble bien fonctionner chez certains patients atteints de cette maladie.
Néanmoins, et malgré des anecdotes prometteuses, les études sur des patients atteints de troubles[1] bipolaires ou de schizophrénie utilisant du cannabis ont donné des résultats assez peu concluants, à la fois pour évaluer l’efficacité médicale du THC, et ses utilisations spécifiques. Les études ont en effet observé que la consommation de cannabis était associée à une meilleure fonction neurocognitive chez les sujets atteints de troubles bipolaires, mais que le contraire était constaté chez les sujets schizophrènes.

LE THC ET LE SYNDROME DE STRESS POST-TRAUMATIQUE
Les récepteurs CB1 se trouve partout dans notre cerveau, et de récentes techniques de neuro-imagerie ont montré une augmentation des récepteurs CB1 dans de multiples régions du cerveau liées à syndrome de stress post-traumatique. Les cannabinoïdes affectent l’hippocampe, une région du cerveau qui joue un rôle dans la mémoire et l’apprentissage. Cette zone est importante dans le cas des troubles de l’anxiété tels que les SSPT, car elle contribue aux mécanismes du danger et de la sécurité.
Le rôle des cannabinoïdes dans le processus d’apprentissage lié au danger et à la sécurité indique que le cannabis peut être utile contre l’anxiété et les SSPT. Le système endocannabinoïde semble être impliqué dans la disparition des mauvais souvenirs, et il a été prouvé que le THC comme le CBD facilitent la disparition de la réponse de peur pathologique.
Des millions de personnes souffrantes de troubles de l’anxiété rapportent que le cannabis amène relaxation, sérénité, et les apaise. Les patients souffrant de SSPT ont particulièrement déclaré que le cannabis aidait contre les insomnies, l’anxiété, et les sautes d’humeur. Toujours est-il que les rapports sur l’efficacité du THC varient. Une étude déclare que la consommation seule de cannabis ne semble pas mener à un rétablissement sur le long terme pour l’anxiété ou les SSPT, pourtant, d’autres études suggèrent que le cannabis joue un rôle dans leur traitement. Pour faire court, on sait peu de choses sur les effets du cannabis sur le rétablissement naturel des troubles de l’anxiété et de SSPT.
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LE CBD ET LA SCHIZOPHRÉNIE
Le CBD a été capable de traiter des symptômes de la schizophrénie lors de tests contrôlés en laboratoire, les résultats étaient comparables à ceux de médicaments antipsychotiques, avec beaucoup moins d’effets secondaires. Étant donné sa nature non-psychoactive, le CBD peut-être plus facilement soumis aux expérimentations que le THC dans le cas des troubles psychiatriques. La recherche a montré que le CBD était efficace en tant que traitement supplémentaire de la schizophrénie[2], catalysant une réduction significative des symptômes psychotiques chez les patients traités par cannabidiol.
Des études ont également montré que le CBD pourrait améliorer l’apprentissage et la mémoire pour les personnes souffrant de trouble cognitif légers, mais son efficacité dans l’amélioration de la cognition liée à la schizophrénie ne peut être entièrement confirmée à cause d’un manque de preuves cliniques. Cependant, il a été prouvé que le CBD augmentait la cognition lors de multiples études menées sur des troubles cognitifs légers avec des modèles pré-cliniques de schizophrénie, de maladie d’Alzheimer, de méningite, et d’ischémie cérébrale.

INTERACTION ENTRE THC, CBD ET MÉDICAMENTS SUR ORDONNANCE
Les patients ayant consommé du cannabis contenant des quantités de THC décentes sont heureux du peu d’effets secondaires comparés aux médicaments sur ordonnance. Cependant, dans certains cas, le THC a le potentiel de diminuer l’efficacité d’autres médicaments, et même de causer des réactions imprévisibles voire d’empirer le trouble. Il a été prouvé que le cannabis aidait les personnes souffrant de dépression, mais le consommer tout en prenant des antidépresseurs peut être dangereux, car les cannabinoïdes peuvent intensifier les effets secondaires. Cela peut aussi arriver avec les sédatifs, l’alcool, ou d’autres drogues et médicaments, les patients se sentiront trop sédatés en consommant du THC en plus de tranquillisants.
Le CBD est non-psychotrope, il est aussi potentiellement intéressant pour aider à se débarrasser de l’addiction[3] à certaines substances nocives en particulier. Cependant, le cannabidiol peut empêcher une correcte métabolisation de beaucoup de médicaments pharmaceutiques. Le CBD est métabolisé par les enzymes du cytochrome P450; il désactive alors essentiellement ces enzymes, les empêchant de métaboliser efficacement les autres médicaments. Il est essentiel de comprendre cela pour les personnes prenant certains médicaments, comme certains antipsychotiques, car cela peut entraîner des effets secondaires plus prononcés.
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LOIN D’ÊTRE UNE CONCLUSION
L’interaction particulière entre les cannabinoïdes et notre esprit est loin d’être comprise. Le manque d’étude complète et à grande échelle rend extrêmement difficile de tirer des conclusions sur le plan psychologique ou psychiatrique. Les cannabinoïdes pourraient aider contre certaines maladies mentales, mais ils pourraient aussi augmenter les symptômes ou compliquer la thérapie. De plus, nous sommes très loin de connaître les doses optimales et les méthodes standards d’administration du cannabis pour un usage en psychiatrie.
Malgré notre manque de connaissances actuelles, les cannabinoïdes sont perçus comme très prometteur, car ils ciblent des systèmes neurotransmetteurs différents des médicaments traditionnels et ont le potentiel d’être plus efficace tout en étant moins dérangeant
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Qu’est-ce qu’est l’encéphalite à anticorps antirécepteurs nmda?

L’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA est une maladie qui se présente quand des anticorps produits par le système immunitaire du corps s’attaquent aux récepteurs NMDA du cerveau. Les récepteurs NMDA sont des protéines qui gèrent les impulsions électriques du cerveau, et leur fonction est essentielle pour le jugement, la perception de la réalité, l’interaction humaine, l’encodage et l’extraction de la mémoire et la gestion des activités inconscientes (comme respirer, avaler, etc.), appelées les fonctions autonomiques.
Les anticorps sont une composante importante du système de défense du corps. Toutes les personnes en santé produisent des anticorps pour combattre les virus, les bactéries et les tumeurs. En circonstances normales, le corps empêche la production d’anticorps contre ses propres tissus. Or, chez certaines personnes, le corps produit des anticorps qui attaquent ses propres cellules. Dans de tels cas, on dit que le patient a une maladie « auto- (c’est-à-dire qu’elle provient de la personne elle-même) immune ».
Dans le cas de l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA, le corps produit des anticorps qui vont s’attaquer aux récepteurs NMDA à l’endroit où on les trouve en plus grande concentration : dans le cerveau. Toutefois, nous ne comprenons pas encore clairement les raisons pour lesquelles ces anticorps antirécepteurs NMDA sont créés.
L’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA peut être associée à une tumeur – dans un tel cas, on l’appellerait une maladie « para (c.-à-d. Associée à) néo (c.-à-d. Nouvelle) plasique (c.-à-d. Tumeur). Si une tumeur est décelée, il s’agit généralement d’une tumeur bénigne (c.-à-d. Non cancéreuse) de l’ovaire. Le type de tumeur le plus commun est le tératome. Toutefois, au contraire d’autres types de tumeurs, celle-ci pourrait contenir de nombreux différents types de tissus du corps (y compris des tissus du cerveau!). Il est généralement plus probable de trouver une tumeur chez les jeunes femmes qui deviennent malades pendant l’âge de fécondité, et moins probable chez les personnes très jeunes (de 0 à 10 ans) ou plus âgées (plus de 50 ans). L’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA touche davantage les femmes (80 %) que les hommes (20 %). Les tumeurs peuvent également se produire chez les hommes. Dans de tels cas, on les trouve généralement dans les testicules. D’autres types de tumeurs qui ont été associées à l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA comprennent le cancer du poumon, les tumeurs de la glande thyroïde, le cancer du sein, le cancer du colon et les neuroblastomes.
Le rôle de la tumeur dans le développement de l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA n’est pas encore pleinement connu et fait l’objet de recherche en cours. Par contre, nous savons que toutes les tumeurs associées à l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA contiennent des tissus nerveux (soit des tissus contenant des cellules identiques à celles que l’on retrouve dans le cerveau) et des récepteurs NMDA. On présume que les anticorps sont initialement formés pour combattre les récepteurs NMDA qui se trouvent dans la tumeur, et que ceux-ci s’attaquent ensuite à des récepteurs d’apparence semblable dans le cerveau, ce qui produit les symptômes et les signes associés à l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA.
Si la tumeur est trouvée, son extraction est une partie importante du traitement de l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA. Les patients chez qui la tumeur est enlevée récupèrent plus rapidement et sont moins susceptibles d’avoir une récidive (ou une rechute) que ceux chez qui aucune tumeur n’est trouvée. Tous les patients chez qui on soupçonne une encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA devraient subir un dépistage pour déceler la présence de tumeurs. Cet examen est généralement fait à l’aide de l’imagerie (CT ou IRM) de la poitrine, de l’abdomen et du bassin. Les femmes devraient également recevoir une échographie des ovaires, et les hommes, une échographie des testicules. Même quand elles ont été enlevées, les tumeurs peuvent grossir à nouveau. C’est pourquoi les personnes avec l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA devraient être examinées périodiquement pour déceler la présence (ou la récurrence) de tumeurs.
Chez bien des personnes avec l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA, une tumeur n’est jamais trouvée. Ceci peut se produire si la tumeur est trop petite pour être détectée par les techniques d’imagerie, si elle a été détruite par le système immunitaire, ou s’il n’y a pas de tumeur. Dans les cas non associés à une tumeur, la cause de l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA est inconnue.
Quels sont les principaux symptômes?
Symptômes semblables à la grippe
Déficits de mémoire, y compris une perte de la mémoire à court terme;
Troubles du sommeil;
Troubles de la parole – le patient n’est plus capable de produire un langage cohérent ou pourrait être totalement incapable de communiquer;
Trouble cognitifs ou de comportement – pensée confuse, hallucinations, pensées délirantes, comportements désinhibés;
Crises épileptiques;
Troubles du mouvement – généralement des bras et des jambes, de la bouche et de la langue, mais peut inclure des spasmes du corps entier. Ces types de mouvements sont très communs dans l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA, et le patient est incapable de les maîtriser. Ces mouvements sont généralement très violents et nécessitent que le patient soit immobilisé et mis sous sédation pour sa propre sécurité et pour celle de ses prestataires de soins. Par opposition, se peut aussi que le patient soit incapable de bouger et ressemble à une statue, gardant la même position pendant des heures ou des jours (catatonie);
Perte de conscience – le patient peut être semi-conscient ou tomber dans un coma;
Dysfonction autonomique – respiration, rythme cardiaque et pression sanguine erratiques; perte de contrôle de la vessie et des intestins;
Hypoventilation centrale – le patient pourrait arrêter des respirer et avoir besoin d’une machine à respiration mécanique;
La vision et/ou l’audition pourraient aussi être touchés.
La grande majorité des patients présentent une combinaison des symptômes et signes ci-dessus. Ces symptômes peuvent fluctuer au cours de la maladie. Dans de rares cas (>5 %), les seuls symptômes de l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA sont des symptômes psychiatriques (hallucinations, perturbations de l’humeur, délire).
Bien des gens rapportent des symptômes semblables à la grippe autour du début de la maladie. Des études en cours explorent activement la possibilité qu’une infection virale ou bactérienne soit l’élément déclencheur ou contribue à l’établissement de l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA.
Qui est touché par cette maladie?
La majorité des cas se présentent chez les jeunes adultes et les enfants, quoique certains cas aient été diagnostiqués chez des personnes de plus de 80 ans! Les femmes sont quatre fois plus susceptibles d’être touchées que les hommes.
Quels testent permettent de diagnostiquer l’encéphalite à anticorps antirécepteurs nmda?
Pour établir un diagnostic d’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA, il faut détecter la présence d’anticorps dans les liquides corporels de la personne dont les symptômes correspondent à l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA. Les anticorps peuvent se trouver dans le sang ou dans le liquide céphalorachidien. Les tests utilisant le liquide céphalorachidien sont plus précis que les tests de sang. Par conséquent, si les tests de sang sont négatifs, il est recommandé de tester le liquide céphalorachidien avant de conclure que le patient n’a pas l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA.
L’imagerie est également une composante importante de l’évaluation d’un patient chez qui on soupçonne l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA, et devrait comprendre des études examinant le cerveau (IRM) et des études examinant le corps pour déceler la présence d’une tumeur associée.
Quel est le traitement de la maladie?
Les patients avec un diagnostic d’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA doivent être admis à l’hôpital, où ils peuvent être observés et soignés par une équipe de médecins, d’infirmiers et d’autres professionnels de la santé. Même si la maladie, les symptômes et l’expérience de chaque patient sont différents, la majorité sont traités à l’aide de médicaments qui réduisent les niveaux d’anticorps dans le sang et dans le liquide céphalorachidien. Ces médicaments comprennent des corticostéroïdes (« stéroïdes »), de l’immunoglobine intraveineuse (des anticorps recueillis auprès de donneurs de sang en santé qui peuvent se fixer aux anticorps du patient) et la plasmaphérèse (PLEX, c’est-à-dire l’utilisation d’une machine pour filtrer les anticorps dans le sang du patient).
Il arrive qu’on doive utiliser des médicaments plus puissants pour éliminer les anticorps. Les médicaments les plus souvent utilisés pour traiter l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA sont le rituximab (Rituxin®) et le cyclophosphamide 9 (Cytoxin®).
De nombreux autres médicaments peuvent aussi être nécessaires pour diverses raisons, y compris ceux qui gèrent la pression sanguine, arrêtent les crises épileptiques, soulagent l’anxiété, améliorent le sommeil et traitent les hallucinations ou les comportements anormaux.
Il est possible que les patients doivent continuer à prendre ces médicaments même après avoir commencé à se rétablir de la maladie.
Quel est le pronostic?
Même si l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA est une maladie grave constituant un danger de mort, la majorité des patients qui reçoivent rapidement leur diagnostic et leur traitement se rétablissent bien de la maladie.
Le rétablissement est généralement lent et peut prendre des mois ou même des années! Le processus de rétablissement est souvent compliqué par des hauts et des bas, et par la peur de rechute ou de la réapparition de symptômes. Pendant cette période, il est important que le patient continue d’être surveillé par son médecin. Même quand le rétablissement est bien établi, il est très important de participer à des examens médicaux de routine, y compris la répétition de l’imagerie, pour s’assurer qu’aucune tumeur n’est décelée.
Malheureusement, les personnes avec l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA ne se remettent pas toutes de la maladie. Celle-ci peut être fatale, et la majorité des patients qui en meurent décèdent d’un arrêt cardiaque (quand le coeur arrête de battre) ou de complications associées aux longs séjours à l’hôpital et à l’utilisation de médicaments puissants qui affaiblissent le système immunitaire (ce qui rend les gens plus susceptibles aux infections graves). Il arrive également que certains patients ne récupèrent jamais totalement de la maladie, et leurs proches pourraient noter des changements dans leur personnalité ou d’autres différences par rapport à leur état avant le début de la maladie.
Quelles sont les risques de rechute?
Une rechute peut se produire chez 14 à 25 % des patients. Il n’existe aucun test pour prédire quels patients auront une rechute, mais la recherche démontre qu’une rechute est plus probable chez les patients chez qui aucune tumeur n’est décelée, ainsi que chez ceux qui ne sont pas traités à l’aide de médicaments immunosuppresseurs pendant leur première attaque.
La prise de médicaments immunosuppresseurs pourrait être recommandée pendant de longues périodes de temps (même après le rétablissement) afin de prévenir une rechute.
Quand une rechute se produit, elle présente généralement les mêmes symptômes rapportés durant la première attaque – quoique ces symptômes pourraient être moins forts, ne pas se produire au même moment ou ne pas se produire dans le même ordre que la première fois.
Est-ce contagieux?
Non.
Est-ce héréditaire?
Actuellement, aucune étude n’indique que l’encéphalite à anticorps antirécepteurs NMDA est héréditaire. Or, les maladies auto-immunes sont parfois plus fréquentes dans certaines familles. La recherche se poursuit pour examiner la possibilité d’un lien génétique possible.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

NUDES CHANTAGE
par Antony » 06 juin 2020, 18:28
https://www.nextinpact.com/news/98208-l ... amende.htm

En général une lettre d'avocat, qui rappelle les sanctions, suffit à calmer les esprits ! Car souvent, l'auteur des revenge porn est connu !
Antony
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

VAGINISME

Message
par Antony » 27 mars 2020, 09:59
Bonjour,
Je ne suis pas favorable à un jouet sexuel, mais à un dilatateur thérapeutique du genre Kit Velvi
https://www.velvi.fr/Kit-Velvi-Complet

https://www.amazon.fr/s?k=kit+velvi&i=h ... nb_sb_noss


Quand vous aurez franchi le cap du kit velvi, vous pourrez passer à l'oeuf de yoni.
https://fr.aliexpress.com/wholesale?cat ... uf+de+yoni

Une vidéo sur youtube
https://youtu.be/l9VLMiOxOjw

Pour reprendre la commande de vos muscles du périnée, vous pouvez utiliser l'appli gratuite EMY sur votre smartphone, option "sans sonde"
C'est par là qu'il convient de commencer d'ailleurs.

Vous souhaitez m'écrire sur ma boite mail, soyez la bienvenue.
Le Covid-19 m'a conduit à poursuivre mes actions de bénévolat de sexologue retraité, sous forme virtuelle intitulé "Cabinet de sexologie virtuel" qui fonctionne comme WhatsApp mais plus sécurisé et plus privé. C'est gratuit, mais réservé aux personnes motivées et intéressées entre autre par le développement personnel, ou tout autre problème sexuel. Merci de copier-coller le lien ci-dessous dans votre navigateur.
https://mega.nz/C!oJghzLIJ
Antony
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Message par Dubreuil »

LE STADE ANAL

Voici en quoi consiste le stade Anal
( si vous ne comprenez pas quelque chose, revenez vers moi )

*** Affirmation du Moi
Quand l'Enfant décide de donner ou de ne pas donner ses matières fécales, il montre sa toute puissance car il a le choix de s'opposer à sa Mère, en ne déféquant pas dans le pot alors qu'elle le lui demande par exemple.

*** Agressivité
- Elle se traduit par la rétention ou l'expulsion suivant la relation avec la Mère.
- Elle est la marque de toute puissance de l'Enfant face au désir Maternel.

*** Ambivalence
- Le stade anal est marqué par le passage du clivage à l'ambivalence.
- Celle-ci est déplacée de l'Objet même à tout l'entourage et s'exprime par une alternance d'activité et de passivité, d'obéissance et de désobéissance, de posséder et d'être vidé, d'agresser et d'être agressé, de sadisme et de masochisme.
- (voir : relation d'Objet).

*** Angoisse
- C'est l'angoisse de se vider de son corps, de perdre quelque chose d'important.
- Cette angoisse est un sentiment de manque lié à un acte volontaire de l'Enfant.
- C'est également l'angoisse de l'effraction anale.

*** Argent
- Les conduites adultes par rapport à l'argent découlent du stade anal: le positionnement que l'Enfant aura face à cette première monnaie d'échange qu'est le boudin fécal déterminera la relation à l'argent du futur Adulte.
- L'avarice se rapproche de la rétention anale (en tant que refus face à la Mère), la générosité se rapproche de l'expulsion (en tant que cadeau, don à la Mère).

***Autonomie
Elle s'affirme au stade anal, l'Enfant y devenant actif par rapport au monde extérieur: par une action musculaire volontairement dirigée, par le choix du type de relation objectale (agressivité, obéissance) et par le langage.

*** Bisexualité
Le stade anal est le stade de la bisexualité (avoir des dispositions à la fois féminines et masculines, à la fois passives et actives) du fait du caractère bisexuel de l'excitation anale.

*** Boudin fécal ( crotte )
- C'est tout d'abord un excitant du corps, de la zone érogène.
- C'est aussi une partie du corps lui-même.
- Enfin, il est une monnaie d'échange entre l'Enfant et son entourage.

*** Contrôle sphinctérien
- Contrôle que l'Enfant découvre au cours du stade anal. ( garder ou expulser )
- Il ne peut s'acquérir qu'avec la loi céphalo-caudale. ( se tenir debout )

*** Coprolalie
- C'est un langage ordurier, grossier.
- Cette conduite découle du stade anal, avec allusion à ce qui concerne les excréments.
- La grossièreté est souvent une attitude agressive, reproduction du vécu anal.

*** Encoprésie
- Défécation involontaire, indépendante de toute atteinte organique chez l'Enfant de plus de 3 ans.
- Conduite plus rare et plus grave que l'énurésie.
- L'encoprésie relève d'un conflit non résolu entre la Mère et l'Enfant par rapport au boudin fécal (et le rapport d'échange qu'il induit : je fais si je veux, c'est moi qui commande mon corps, et aussi mon désir ou pas de te faire plaisir en évacuant )

***Enurésie
- Emission involontaire d'urine chez l'Enfant pendant le sommeil, plus rarement pendant la journée.
- trouve son origine dans 2 situations :
1- L'Enfant qui refuse de grandir.
2- Réaction affective de protestation.

*** Jeu
- Le jeu permet d'exprimer sous une forme symbolique les conflits de l'Enfant et constitue un bon déplacement de ses expériences de plaisir et d'agressivité.
- Jeux spécifiques du stade anal :
1- Jeu avec le boudin fécal (rétention/expulsion ) on le retrouve avec la pâte à modeler, terre, dessin etc.).
2- Montage et démontage des objets qui traduisent l'angoisse de l'intégrité du corps.
3- Jeu du changement de rôle qui correspond à une identification à l'agresseur.

*** Loi céphalo-caudale
- Loi qui régit la maturation de tous les vertébrés.
- Cette loi permet la maturation qui va de la tête à la queue, permettant le redressement de la colonne vertébrale.
- Entre autre, elle permet la marche, puis l'éducation sphinctérienne (et non l'inverse).

*** Masochisme
- L'Objet est tellement valorisé que le Moi n'est plus rien.
- Le masochisme peut s'exprimer au stade anal par la violence que s'inflige l'Enfant dans la rétention.
- C'est un retournement de l'agressivité sur soi: le plaisir est atteint dans la souffrance.
- Chez l'Adulte, cela correspond à une régression au stade anal où la punition était recherchée pour le plaisir.
- Face à l'angoisse de castration, l'Enfant s'inflige lui-même une punition pour éviter qu'on ne la lui impose.
- Le masochisme est sans cesse une répétition de la scène de castration.

*** Non
Son apparition marque une étape importante de l'acquisition du langage.
- C'est une identification à l'agresseur par laquelle le Moi de l'Enfant s'affirme en s'opposant.

*** Propreté
- C'est un ordre établi selon des règles maternelles et sociales.
- L'accession à la propreté est une condition à la résolution du stade anal.

*** Relation d'Objet
- Cette relation d'Objet est typiquement et normalement ambivalente.
- Le boudin fécal prend une signification selon l'Objet "Mère":
1- Une bonne relation avec la Mère permet à l'Enfant de tirer satisfaction de l'expulsion du boudin fécal en ayant l'impression de produire quelque chose de bon.
2- Si les relations avec la Mère sont plutôt défavorables, les matières fécales sont dépréciées, l'anal devient symbole de défendu. La rétention est vécue comme une opposition à la Mère et l'expulsion comme une projection d'agressivité.

*** Rétention / Expulsion
- Jeu corporel de l'Enfant vis à vis du boudin fécal :
1- La rétention, c'est retenir, garder les matières fécales en soi, c'est différer l'expulsion, ce qui procure un plaisir passif.
2- L'expulsion, c'est faire sortir les matières fécales du corps, ce qui procure un plaisir actif.
- La rétention ou l'expulsion prennent une signification différente suivant la relation d'Objet.
- (voir : relation d'Objet).

*** Sadisme
- Conduite découlant du stade anal qui consiste en une valorisation par rapport à l'Objet et une projection d'agressivité sexualisée.
- C'est le plaisir que l'on tire à faire souffrir ou humilier l'Autre.
- Le sadisme implique la confusion entre dynamisme érotique et dynamisme agressif.
- Le but est de contrôler, maîtriser corporellement l'Objet affectif.
- Chez l'Adulte, c'est l'angoisse de castration qui provoque une régression au stade anal: pour ne pas être la victime, le sadique devient bourreau.

*** Saleté
- Elément indésirable d'un système.
- La saleté dépend d'un code, d'une mise en ordre.
- Construire un système ordonné implique le rejet d'éléments indésirables, dénommés "saleté".
- Il n'y a pas de différence naturelle entre la saleté et la propreté: c'est la Mère qui transmet à l'Enfant sa propre attitude vis à vis de la propreté. Elle transmet ainsi des règles culturelles et sa propre relation à la saleté, acquise au stade anal (règles familiales).

*** Sexualité
- C'est une sexualité prégénitale.
- La recherche du plaisir se fait au niveau du contrôle des sphincters, avec le plaisir de la rétention, puis celui de l'expulsion.
- Elle est caractérisée par une bisexualité et un auto-érotisme.
- Cette recherche de plaisir peut se faire aussi dans la manipulation du boudin fécal ainsi que dans le plaisir de maîtriser l'Objet affectif: la Mère.
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
DE de psychomotricité - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse
*** Pas de consultation via internet, ni d'appel téléphonique, ni de mail. Merci de votre compréhension.
Très bonne année 2021 à chacun(e)d'entre vous, cher(e) internaute, que cette nouvelle année vous soit douce et clémente, dans votre santé, comme en belles émotions affectives.
Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

RESTER JEUNE

La tendance actuelle est au jeunisme : phénomène apparu dans les années 70, il se caractérise par une tendance à exalter la jeunesse, ses valeurs et à en faire un objet de culte. Magazines, publicité, télévision, Internet… L’obsession pour la jeunesse est partout. On vous montre un idéal difficile à atteindre et à maintenir.

Vous vous comparez à des normes impossibles à suivre jusqu’à l’angoisse, le doute, le désaveu de soi.

L’industrie cosmétique, la médecine esthétique, la chirurgie, l’industrie alimentaire exploitent cette niche depuis des décennies. Les secteurs des centres d’amaigrissement et d’esthétisme et le coaching explosent.

On nous promet la jeunesse éternelle, voire l’immortalité. Le transhumanisme fait des adeptes à travers le monde et les générations : l’homme “augmenté”, l’homme réparé par la puissance de la technologie pourrait espérer défier les outrages du temps et sa condition de mortel…

Puce Pourquoi cette course effrénée contre le temps qui passe ?
L’âge est devenu un obstacle :

au travail : il faut refléter une image “jeune” sous peine d’être écarté ;
dans la relation amoureuse : vous devez rester au top, fringant, pimpant, dynamique ;
au sein de la famille.
On assiste à une discrimination, voire une marginalisation de la personne “âgée” (âgisme) dans une époque qui sacralise l’apparence et la jeunesse : la jeunesse est synonyme de force et de liberté. Le vieillissement est perçu comme la perte de la vitalité.

On ne peut pas nier le passage du temps mais, plus l’espérance de vie augmente, plus on sacralise la jeunesse. Le jeunisme vire à l’intolérance, comme si nous étions affublés d’une date de péremption : le moindre cheveu blanc, la moindre ride, le moindre signe extérieur de vieillissement est scruté… Il y a aussi ce désir de plaire à tout prix, pour soi certes, mais aussi pour les autres, qui vous jugent sur votre apparence. La moindre imperfection est cachée, corrigée. Tout y passe : botox, collagène, crème antirides, laser, lifting, peeling, régime, coloration… C’est un travail à plein temps et un sacré budget !

A l’approche de cet âge critique fixé par la société, soumis au regard des autres, on peut comprendre cette envie de rester jeune, de ne pas vieillir, cette crainte même de passer dans la catégorie “senior”.

En définitive, on est vieux de plus en plus jeune au vu des exigences de la société…

Et puis, on est toujours “le vieux” de quelqu’un !

Dites STOP ! Stop au dictat de la mode, oui ce n’est qu’une mode, une mode puissante et écrasante. Acceptez de vieillir et vieillissez bien. Pour cela, il faut être informé et agir…

Puce Est-ce que le processus de vieillissement est vraiment inéluctable ?
Oui, le corps n’est pas garanti à vie. Il s’use. Au lieu de regretter ce que vous n’avez plus, de courir après des chimères, réjouissez-vous de ce que vous avez là, maintenant. Bien vivre son âge, voilà la clé.

Pour y parvenir, il faut comprendre que le vieillissement est dû principalement aux radicaux libres (découverts par Denham Harman, médecin gérontologue, dès les années 50) que l’on trouve dans notre environnement et que notre corps produit. Ils oxydent nos cellules et les premiers signes de “corrosion” apparaissent : une baisse du tonus et un vieillissement cutané. Ces mêmes radicaux libres sont impliqués dans le diabète, la cataracte, les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, les maladies cardiovasculaires…

Il faut oser rester soi-même. L’acceptation de soi est une étape inévitable pour bien vieillir.

“Un esprit sain dans un corps sain”, disait le philosophe antique Juvénal. Il faut être bien dans sa peau et, pourquoi pas, dans une belle peau. Il faut apprendre à apprivoiser le temps qui passe plutôt que s’épuiser à vouloir le stopper à tout prix.

Puce Bien vieillir revient à rester en forme
Une bonne hygiène de vie, le moins de stress possible (le stress libère du cortisol dans le corps, qui en accélère le vieillissement), de bonnes habitudes alimentaires si ce n’est pas encore le cas et un minimum de vigilance, voilà les grandes lignes pour garder la forme.

Les choses à surveiller :

l’appareil digestif (foie, estomac, intestin, pancréas) montre les premiers signes d’usure vers la cinquantaine, une paresse facilement résorbable avec un peu d’exercice physique (la marche) et une alimentation riche en fibres (céréales, légumes, fruits) ;
le cholestérol : l’alimentation joue un rôle primordial aussi. Suivez les conseils de votre médecin ou d’un diététicien, si besoin ;
le sommeil : des insomnies et des réveils nocturnes peuvent apparaître. Il faut garder l’habitude de se lever à peu près à la même heure et ne pas rogner sur une courte sieste (20 minutes maxi pour ne pas tomber dans le sommeil profond) ;
la vue : protégez vos yeux, offrez-vous une jolie paire de lunettes avec des verres teintés, cela vous évitera les désagréments de la cataracte ou de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). N’oubliez pas la vitamine A contenue dans les carottes, les tomates, le beurre et les oeufs ;
l’audition : l’audition peut baisser au fil des années. Si vous avez l’impression de ne plus suivre les conversations, consultez. Si vous avez été ou êtes dans un environnement bruyant, consultez régulièrement et efforcez-vous de reposer vos oreilles ;
le cerveau : le stress accélère le vieillissement cérébral. Lisez ou faites des exercices de mémoire. Il est à noter que le cerveau est l’organe qui résiste le plus au vieillissement mais c’est aussi celui qui demande le plus d’énergie (20 à 30% de toute l’énergie du corps). Oubliez les régimes drastiques, mangez correctement et nourrissez votre cerveau (iodes, zinc, oméga 3) ;
la peau : le soleil est responsable à 80% du vieillissement cutané. L’alimentation et la pollution viennent ensuite. Hydratez votre peau, protégez-la avec des crèmes solaires les moins chimiques possible. Optez pour un chapeau. Pensez aux antioxydants contenus dans les huiles d’olive, le soja, les noix, le thé, le gingembre ou le café ;
le coeur : tabagisme, obésité, stress, tension artérielle, mauvaise alimentation, STOP ! Bougez 30 à 60 minutes par jour (une marche à vive allure) et n’oubliez pas les acides gras oméga 3 ;
les dents : pensez à aller chez le dentiste pour des détartrages.
Bien vieillir, rester en forme, rester jeune, appelez cela comme vous voulez, c’est faire des choix :

celui d’une posture : se tenir droit, sourire. Ça vous donne fière allure, vous dégagez quelque chose d’agréable, vous êtes bien dans vos chaussures ;
une attitude : soyez positif, optimiste, faites des projets ;
celui du lien familial, social, amoureux ;
une ou des activités : innovez, changez. La nouveauté est stimulante.
Et si vous n’avez pas attendu jusqu’ici pour avoir une bonne hygiène de vie et pour prendre soin de vous, vous aurez prolongé votre qualité de vie. “On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux“, d’après Matisse.

Chaque être doit pouvoir se mouvoir seul, manger seul, penser seul. Conserver sa liberté de mouvement, entretenir ses facultés de penser et de choisir, adapter son alimentation en fonction de ses besoins, voilà les bases pourbien vivre quel que soit votre âge.

Il ne faut pas confondre longévité et rajeunissement : “Vieillir est encore le seul moyen qu’on ait trouvé de vivre longtemps”, a dit Charles-Augustin Sainte Beuve.

Un dernier conseil : ne cédez pas aux modes des aliments “santé”, aux régimes miracles que vous assènent les magazines et dont l’industrie alimentaire s’est emparée dans les rayons de vos magasins. L’enrichi en vitamines, l’allégé, le produit antioxydants à la mode… Tout est bon pour vendre du rêve !

Ce n’est pas au marché de l’agroalimentaire de structurer ou de décider de votre alimentation, c’est à vous de le faire. L’alimentation se mondialise et s’uniformise, à vous de diversifier et de faire les bons choix.

Aliments antioxydants

Vitamine C goyave, cassis, paprika, brocoli, chou vert, fenouil, papaye, kiwi, fraise, citron, épinard, orange, tomate
Polyphénols kaki, mangue, raisin noir, pomme, cerise, poire, prune, avocat, pêche
Vitamine E framboise, paprika, mûre, asperge, chou vert, avocat, cassis, mangue
Caroténoïdes carotte, fenouil, épinard, chou vert, mangue, brocoli, abricot, melon, kaki, tomate
Epices gingembre, curcuma, poivre noir, muscade, vanille
Oligoéléments : effets et sources

Le bore Chez les femmes : prévention de la décalcification et la déminéralisation en post-ménopause ; chez les hommes : augmentation de la masse musculaire. Dans quels aliments : la majorité des fruits et des légumes
Le calcium Prévient l’ostéoporose et préserve la santé de la peau, permet de métaboliser le fer, prévient certains cancers et les maladies cardiovasculaires. Dans quels aliments : lait, fromage, oeuf, légumes verts, saumon, sardines à l’huile
Le cuivre Intervient dans la production du collagène, maintient la santé des os, du cartilage et de la peau et produit aussi des antioxydants. Dans quels aliments : fruits, huîtres, crustacés, noix, légumes, rognons
Le manganèse Indispensable à la structure osseuse et nécessaire à la synthèse des protéines des cellules. Dans quels aliments : poisson, mollusques, crustacés
Le sélénium Protège la peau et les cheveux. Dans quels aliments : son, germe de blé, pain complet, oignon, tomate, brocoli, thon
Le silicium Joue un rôle important dans la formation des tissus conjonctifs, des os, de la peau et des ongles. Il prévient l’ostéoporose et facilite l’assimilation du calcium. Dans quels aliments : céréales, légumes, fruits de mer
Le zinc Prévient les effets de dégénérescence liés au vieillissement. Dans quels aliments : viande, huître, champignon, oeuf, levure de bière
Le phosphore Participe au processus de minéralisation osseuse. Dans quels aliments : graines de courge, boeuf, sardine, lentilles, saumon, palourde, espadon, thon, abats de volaille
Le fluor Traite l’ostéoporose et aide à la minéralisation des tissus musculaires et osseux. Dans quels aliments : thé, épinards, dattes, poissons de mer
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LA PORNO DEPENDANCE
https://youtu.be/IZAbTiSvGrc
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

ADDICTION AUX JEUX DU HASARD

Plusieurs types d’approches thérapeutiques ont été décrites pour le traitement des personnes présentant des problèmes de jeu. Hormis quelques techniques très spécifiques développées en thérapie cognitive, aucune ne peut à ce jour être considérée comme réellement spécifique. Dans la pratique, les différentes approches sont combinées. Les modèles les plus courants sont les suivants :

*** Les traitements utilisant l’approche cognitivo-comportementale.
Ce type de traitement part du principe qu’un des éléments majeurs de développement et de maintien du jeu excessif réside dans les croyances du joueur concernant le jeu. D’une part, le joueur a tendance à surestimer les probabilités de gain, d’autre part il pense pouvoir influencer favorablement le jeu par ses compétences ou son expérience. Cette approche considère que les croyances, les comportements et les émotions des personnes sont intimement liés et s’influencent réciproquement. Le traitement consiste alors à remettre en question ces croyances inadaptées, avec pour objectif une modification du comportement de jeu.
Un autre aspect de ce type de traitement consiste à repérer les situations associées à l’envie de jouer, et à identifier et entraîner des stratégies qui
permettent de gérer ces "situations à risque". Les traitements utilisant l’approche cognitivo-comportementale peuvent se faire en individuel ou en groupe.

*** Les traitements pharmacologiques.
Dans le contexte des dépendances aux substances, les pharmacothérapies visent à 1) soulager les effets de sevrage ; 2) remplacer les effets de la drogue ; 3) bloquer les effets de renforcement ; 4) soulager des troubles associés, afin de réduire l’abus aux drogues indirectement. Dans le contexte du jeu excessif, les traitements visent à atteindre les deux derniers objectifs. Les études portent essentiellement sur 3 types de traitements pharmacologiques :
la sérotonine, les stabilisateurs de l’humeur et les antagonistes opiacés (les inhibiteurs des opiacés).

*** Les traitements d’inspiration psychanalytique ou psychodynamique.
Le travail d’orientation psycho-dynamique a pour but d’aider les personnes présentant un jeu excessif à accroître leur compréhension des besoins émotionnels inconscients en rapport avec le comportement de jeu problématique. Selon la perspective psychanalytique, le joueur peut par exemple présenter un désir inconscient de perdre qui créerait en lui un sentiment de culpabilité, notamment envers les figures d’autorité comme les parents.
L’approche psychanalytique recouvre des approches variées, avec pour point commun une démarche centrée sur l’analyse des mouvements émotionnels survenant dans le cadre de la relation thérapeutique appelée transfert et contre-transfert, ce qui suppose un cadre d’intervention régulier et selon une durée d’intervention de moyen-long terme (mois-années). Toutefois, ils offrent également des stratégies et techniques qui
peuvent s’intégrer à des interventions brèves, et se surajouter à d’autres approches spécifiques.

*** Les traitements basés sur les programmes en 12 étapes
Ce type de traitement s’inspire du mouvement des Alcooliques Anonymes et se base sur les mêmes principes. Il s’agit de rencontres fixes, hebdomadaires, pendant lesquelles les joueurs peuvent discuter de leurs problèmes réciproques, s’entraider, s’identifier à d’autres joueurs et remédier à un sentiment d’isolement. Selon cette approche, le jeu est considéré comme une maladie et seule l’abstinence totale peut conduire au rétablissement.
Le programme de changement se base sur 12 étapes amenant les joueurs à réfléchir à leurs problèmes et à modifier leurs comportements, leurs croyances relatives au jeu et la signification attribuée à l’existence.

Les approches thérapeutiques sont fréquemment combinées, par exemple une médication, ou des entretiens de famille, peuvent venir compléter un autre type d’intervention.
D’autre part, il est fréquent que les programmes de traitement pour le jeu excessif intègrent un volet socio-éducatif ou socio-thérapeutique, avec des conseils en matière de gestion de budget ou de désendettement par exemple, ou encore la mise en place d’un cadre d’activités de réinsertion
socioprofessionnelle.

COMMENT EVITER LES RECHUTES
Dans le jeu excessif, comme pour la plupart des conduites addictives, les rechutes sont fréquentes lors des tentatives d’arrêt du comportement
problématique. Par rechute, on entend dans le cas particulier un retour à une perte de contrôle du comportement de jeu. Les rechutes sont souvent interprétées par le joueur et son entourage comme un échec;
Une autre attitude assez fréquente de la part du joueur consiste à banaliser la rechute. Or ces deux attitudes (dramatisation/banalisation) ne favorisent pas la reprise de contrôle. En effet, le joueur qui banalise peut passer à côté d’un signal indiquant une perte de contrôle qui risque de s’aggraver. Inversement, le joueur qui dramatise une rechute peut l’interpréter comme une incapacité à changer durablement, et de ce fait
renoncer à ses efforts de changement.
Pour les professionnels, la rechute est considérée comme partie intégrante du processus de changement. Il est important de prendre le temps d’analyser dans quel contexte elle est survenue. Ce peut être en effet l’occasion d’identifier de nouveaux éléments pour la suite du processus de changement, et de mettre en place de nouvelles stratégies qui permettent de le maintenir.

Propositions :

- Ayez peu d'argent liquide sur vous.
- Laissez cartes de débit et de crédit à
la maison.
- Annulez vos cartes de crédit.
- Demandez à votre banque de fixer un montant de retrait quotidien maximal peu élevé.
- Apprenez comment gérer un budget qui soit en adéquation avec vos revenus et vos dépenses.
- Pour la gestion de l’argent et des dettes, demandez conseil à un service social ou de désendettement.
- Mettez en place des virements bancaires permanents pour les factures de base (loyer, assurances, etc.).
- Utilisez les services d'auto-exclusion des casinos ou les "convention de visite" limitant le nombre de passages et leur durée par période de temps.
- Pensez aux activités que vous avez aimées par le passé et que vous avez abandonnées à cause du jeu.
- Planifiez des activités autres que le jeu pour les jours où vous recevez votre salaire.
- Tentez de voir les pièges que vous vous tendez avant d'aller jouer.
- Évitez pour un certain temps de fréquenter les endroits de jeu.
- Modifiez vos trajets pour vous assurer qu’une occasion de jeu ne se présente pas sur votre route.
- Dans un endroit de jeu, placez-vous le plus éloigné possible des jeux, évitez de parler de jeu, essayez de modifier vos habitudes.
- Accordez-vous des moments de plaisir.
- Evitez de vous punir.
- Pensez souvent à ce qui vous motive à arrêter de jouer.
- Confiez les cartes bancaires à un proche digne de confiance.
- Demandez un co-signataire pour vos retraits bancaires.
- Parlez de votre problème de jeu à des personnes de confiance.
- Donnez le message à vos proches de ne pas vous prêter d’argent.
- Faites-vous accompagner de quelqu’un quand vous devez retirer de l’argent.
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