Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LE DOUBLE VISAGE DU PERVERS

"Ce qui caractérise le pervers, c’est qu’il utilise un double discours, dont il va mettre en avant l’une ou l’autre facette selon son interlocuteur, les circonstances, les enjeux", nous dit le psychanalyste Jean-Pierre Winter, auteur de Transmettre (ou pas !) (Albin Michel)

Côté face : c’est un Haut Fonctionnaire, honoré de sa mission d’information sur la fraude fiscale ; côté pile : c’est ce Haut-Fonctionnaire qui ne déclare pas ses impôts.
Côté face : c’est un bon père de famille qui prétend tout donner pour que son fils réussisse mieux que lui ; côté pile : c’est ce père qui humilie son fils quand celui-ci est sur le point de le dépasser.
Côté face : c’est un mari admiré pour sa galanterie dans les dîners en ville ; côté pile : c’est ce mari qui insulte et cogne sa femme quand il rentre chez lui.
Jean-Pierre Winter précise que ce n’est que ce n’est pas le fait d’être hors-la-loi qui est le signe de la perversion (même si c’est évidemment répréhensible et condamnable), c’est le fait d’occuper ces deux places, celle du juge et celle du criminel.

Aux yeux de la société : la place du juge, de la morale, de celui qui sait (par sa fonction ou son rôle.) Dans le privé : la place de la crapule.

Cette double position rend le pervers insaisissable et emprisonne celui qui est pris dans son système. Non seulement parce qu’aux yeux de la société, il est du bon côté du manche, mais aussi parce qu’il peut semer le doute ou le trouble chez celui qui est sous son emprise (affective, professionnelle, éducative, politique, religieuse, etc.)

Une grande capacité à manipuler
C’est cette capacité à manipuler qui est prise pour de l’intelligence, précise Jean-Pierre Winter.

En fait, poursuit le psychanalyste, ce qui fascine chez le pervers, c’est surtout son aisance, sa plasticité sociale (parce qu’elle fait souvent défaut à la plupart d’entre nous, mais n’est évidemment pas un signe d’intelligence.)

Cette aptitude à se fondre dans l’environnement fait qu’on ne le repère pas : on le prend pour ce qu’il donne à voir (son titre, sa fonction, etc.)

C’est pourquoi on recrute les plus grands prédateurs sexuels parmi des personnages au dessus de tout soupçon : hommes politiques, curés, profs, tout ceux qui rendent service, qui se rendent indispensables.

Du fait de leur double discours, ils sont difficilement "attrapables". D’autant que les institutions pratiquent l’omerta. Ainsi, leur double discours (double position) reste insu (qui plus est, ils accumulent des preuves vraies ou fausses ou profèrent menaces et calomnies pour intimider ou faire tomber celui qui essaiera de le désouder).

Rompre le silence pour le révéler
Pour qu’apparaisse leur double position, il faut que quelqu’un rompe le silence. Ensuite, c’est parole contre parole, et le pervers ment effrontément sans se laisser impressionner (il n’a pas d’émotion). Il incarne son discours (d’homme respectable et diffamé) et peut affirmer, dans un tribunal, les yeux dans les yeux de la victime qu’il a violée, par exemple : "Je ne connais pas cette personne" sans se troubler. Un système très impressionnant pour le névrosé (c’est-à-dire la plupart d’entre nous) qui passerait par toutes les couleurs et les états sans rien contrôler. Donc il ne peut pas imaginer que l’autre triche, car lui n’en serait pas capable.

Sauf qu’un jour ou l’autre, le pervers se fait toujours avoir. Tout son système réside dans un mode dont il ne peut pas s’échapper. Car son but inconscient, c’est de se faire prendre. Jamais par sentiment de culpabilité ni par remords (il va nier l’évidence, preuves de sa culpabilité sous le nez, en criant au complot), mais parce que c’est le moment où il va jouir (comme l’exhibitionniste ou le voyeur cherchent à être surpris pendant leur passage à l’acte.) Souvent d’ailleurs, il a accumulé toutes les preuves de sa perversion (carnets, photothèques, documents… tout ce qui va permettre de confirmer la parole des victimes) en vue de pouvoir se repasser le film de son histoire et donc de continuer à jouir. On voit là que la perversion n’a rien à voir avec l’intelligence. Parmi les pervers, il y a des crétins et des individus brillants, mais ce n'est pas le fait d'être pervers qui détermine l'intelligence. Au contraire, la perversion, en tant que système de défense incurable, est une limite.

Ce que démontre la formulation du psychanalyste Octave Manonni qui définit assez bien ce que c’est qu'est un discours pervers ordinaire : "Je sais bien, mais quand même". "Tu as raison, mais quand même". Autrement dit, la reconnaissance d’un fait et son démenti même temps. Vous avez dit intelligent ?

Les pervers ont-ils des émotions ?
Le psychanalyste Jean-Pierre Winter nous le rappelle : les pervers n’ont d’émotions que par l’intermédiaire de l’autre (sadisme par exemple), pour en jouir, sans être atteint. Quand vous n’être pas entamé par les émotions, vous pouvez tout vous permettre avec le corps de l’autre (le prostituer, lui faire mal…).

Mais surtout, le pervers ne connaît pas l’angoisse, qui est l’émotion fondatrice et fondamentale. A la place, il parle de souffrance et la met en avant. De quelle souffrance s’agit-il ? Du fait qu’on leur a manqué de respect. Sa souffrance s’exprime en terme d’humiliation. Si un pervers vous cause un désagrément ou un préjudice, (qu’il vous fait une queue de poisson en voiture, vous pique votre place dans un parking, etc.) et que vous réagissez en vous mettant en colère (c’est-à-dire que vous ressentez une émotion, pour le coup), non seulement il ne va pas s’excuser, mais il va retourner la situation : « Comment tu m’as parlé ? » « Eh ! y’a une façon de dire les choses ! » et éventuellement vous coller une baffe parce que « vous lui avez manqué de respect ! ». Il est incapable d’évaluer la situation autrement que par le biais de sa susceptibilité. Incapable de se remettre en question ni de faire le lien de cause à effet et d’en prendre acte. Ce qui est une parfaite définition de la bêtise.

Vous (pensez) être victime d'un pervers narcissique ? Attention au syndrome de Stockholm : ce terme désigne le fait qu’une personne puisse être empathique avec son bourreau / son tortionnaire, qu’elle adopte son point de vue et même le défende...
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Très bonne année 2021 à chacun(e)d'entre vous, cher(e) internaute, que cette nouvelle année vous soit douce et clémente, dans votre santé, comme en belles émotions affectives.
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Message par Dubreuil »

ENFANTS ET SEXUALITE

Certaines questions comme «C’est quoi, une fellation ?» ou «Dis, maman, ça veut dire quoi “Ça sent la moule” ? » sont en effet difficile à gérer. Si vous vous sentez vraiment dans l’embarras, contentez-vous de dire : « Ce sont des histoires sexuelles de grand, plus tard je t’expliquerai. » Sinon, faites la réponse la plus basique possible. La fellation, c’est le sexe du monsieur dans la bouche de la dame. En entendant la réponse, il va être un peu gêné. Pas besoin d’en dire plus. De toute façon, il venait vérifier ce qu’il sait déjà. Sa curiosité est calmée, il passe à autre chose.

Enfant et sexualité : depuis quelque temps, il ne rate pas une occasion de se montrer nu en public. Faut-il mettre le holà ?
C’est un comportement très fréquent à partir de 2 ans. Rassurez-vous, cela lui passera vers 5 ans, avec l’apparition de la pudeur. Inutile d’en faire une montagne, ce n’est qu’un jeu. Il voit qu’il fait rire les adultes et en tire une certaine excitation. Envoyez-le simplement se rhabiller dans sa chambre. Freud disait que tous les enfants sont des « pervers polymorphes ». Cela ne veut pas dire qu’ils sont « pervers » au sens où nous l’entendons pour un adulte, mais que toutes les formes de perversion (exhibitionnisme, voyeurisme, sadomasochisme) sont présentes en germe en lui – même s’il n’en développe aucune.

VIDÉO DU JOUR :

Enfant et sexualité : devons-nous éviter de nous promener nus devant notre enfant ?
Avoir sous les yeux le corps nu de ses parents, ce n’est pas bon pour un enfant. Même s’il ne vous le dit pas, il en éprouve de la gêne. Songez qu’en plus son regard porte juste à hauteur de vos parties génitales ! Le sexe de papa, les poils de maman, ses seins sont des images encombrantes, qui risquent de le perturber et de parasiter plus tard sa vie amoureuse. Sans parler du possible désarroi du petit garçon devant le sexe de son papa, tellement plus impressionnant que le sien. Il peut se sentir dévalorisé et avoir l’impression de n’être rien du tout.

Enfant et sexualité : les grandes étapes de la sexualité définies par Freud
Le stade oral (1ère année)
Le premier apprentissage du plaisir que fait le bébé, c’est au cours de la tétée. Les deux organes qui concourent à cette succion voluptueuse sont la bouche et le sein. Mais voilà : le sein appartient à maman, et maman n’est pas toujours là ! Pour combler le manque, le bébé suce son pouce, son doudou, sa couverture, etc. Suçoter est la voie royale du plaisir.
Le stade anal (entre 1 et 3 ans)
Vers 2 ans, vient le temps de la propreté. Le tout-petit découvre le contrôle de ses sphincters et, avec lui, le plaisir de vider son ventre et sa vessie. C’est désormais la zone anale qui est la zone érogène toute-puissante.
Le stade phallique (entre 3 et 5 ans)
Jusqu’à 2 ans et demi-3 ans, l’enfant ne faisait pas encore la distinction entre hommes et femmes. Voilà à présent qu’il découvre que les garçons ont un zizi et que les filles n’en ont pas ! Aux yeux des enfants, seul l’organe mâle est valorisé. En avoir ou pas : c’est la seule chose qui compte. D’où le terme de « stade phallique ».
Attention, ces trois stades se superposent : on ne quitte pas forcément l’un pour entrer dans l’autre. Néanmoins, chacun se met en veilleuse pour laisser le suivant s’épanouir.
L’œdipe (entre 4 et 6 ans)
Privée de zizi (on parle de « complexe de castration »), la petite fille éprouve une attirance amoureuse pour son père. Elle désire le pénis qu’il possède. Quant au petit garçon, il garde son premier amour (sa maman), mais redoute d’être puni par son papa, avec lequel il est entré en rivalité (on parle d’« angoisse de castration »).
La latence (à partir de 5-6 ans)
Pendant cette période – qui va jusqu’à la puberté –, les pulsions sexuelles sont mises en veilleuse. L’enfant va pouvoir se concentrer sur les apprentissages et sur la vie sociale.

Enfant et sexualité : y a-t-il des gestes à éviter avec un petit garçon, notamment pendant la toilette ?
Lors d’un câlin ou d’un change, il y a toujours une part d’érotisme dans la mesure où le contact avec la peau de l’autre est agréable et procure du plaisir, c’est inévitable. Néanmoins, la plupart du temps, les érections du petit garçon sont simplement des érections réflexes. Quand vous passez un coton sur son sexe, il réagit, c’est normal. Pas la peine de vous affoler. Bien sûr, il y a certaines limites à respecter. Pas question de l’embrasser sur le zizi, par exemple. Vous risqueriez alors d’exciter sa sexualité à mauvais escient.

Enfant et sexualité : à 3 ans, il se masturbe tranquillement sur le canapé en regardant un dessin animé...
Dites simplement : « Ce ne sont pas des choses qui se font en public. Tu le fais dans ta chambre, pas sous le regard des autres. » N’allez pas induire pour autant qu’il s’agit de quelque chose de sale ou de honteux. Les réflexions du type : « Arrête tes ­cochonneries ! » sont à bannir.

Enfant et sexualité : faut-il surveiller ce que nous racontons devant notre enfant ?
On parle de plus en plus de sexe devant les enfants en se disant que, puisqu’ils ne comprennent pas, ce n’est pas grave. Attention, les petits ont l’oreille fine pour repérer le double sens des mots et les sous-entendus sexuels. Mieux vaut faire attention à ce que vous racontez devant eux. Les enfants n’ont pas besoin de connaître la vie intime des grands. Leur sexualité n’est pas celle des adultes. Elle est faite de fantasmes qui peuvent être très crus, mais qui n’ont rien à voir avec le coït tel que les adultes le pratiquent. Les spécialistes parlent de théories sexuelles infantiles. Celles-ci sont nécessaires à leur développement. Il faut les laisser se les construire sans intervenir.

Enfant et sexualité : mon petit garçon tripote mes seins, qu'est-ce que je dois faire ou dire ?
Entre 4 et 6 ans, tous les enfants passent par ce qu’on appelle la « période œdipienne », autrement dit une attirance amoureuse pour leur parent de sexe opposé. C’est une étape nécessaire à la construction de leur personnalité. Pour autant, il n’est pas question de tout tolérer. Entre un câlin tendre et un câlin érotisé, on sent bien la différence. Si vous ressentez une gêne, c’est qu’il y a érotisation. Votre petit garçon tripote vos seins ? Dites : « Non, tu n’as plus l’âge de téter, c’est mon corps et il m’appartient. » Votre petite fille se frotte contre son papa ? A lui de mettre des bornes : « Arrête de t’étaler sur mes genoux sans arrêt, tu es trop grande pour ça. » Mieux vaut que ce soit lui qui intervienne. Venant de vous, cela pourrait être perçu comme la marque d’une rivalité amoureuse.

Enfant et sexualité : comment lui répondre quand il demande d'où viennent les bébés ?
Retournez-lui la question : «Et toi, qu’est-ce que tu en penses ?» C’est encore le meilleur moyen de savoir où il en est. Souvent, vers 4 ans, les enfants imaginent que pour avoir un bébé il faut manger une graine. Si c’est ce qu’il pense, ne l’en dissuadez pas. S’il a un doute, expliquez-lui que c’est papa qui donne la graine au cours d’un gros câlin. Evidemment, il va vouloir savoir comment et où papa dépose la graine. Contentez-vous de répondre : par le sexe. C’est suffisant, votre enfant ne demande pas à connaître vos positions sous la couette !

Enfant et sexualité : je le surprends en train de jouer au docteur avec la petite voisine. Dois-je intervenir ?
Rien de plus naturel que les jeux où chacun regarde le sexe de l’autre. Cela fait partie de l’exploration normale de la sexualité infantile. Si les adultes n’avaient pas tout oublié sous l’effet du refoulement, ils se souviendraient qu’ils en ont fait autant. Or, aujourd’hui, avec la surmédiatisation de la pédophilie, on a vite fait de parler d’abus sexuel dès qu’un petit garçon soulève la jupe d’une petite fille ! Bien sûr, vous devez intervenir si vous avez l’impression que l’un des enfants oblige l’autre à regarder ou à faire quelque chose dont il n’a pas envie. Sinon, refermez la porte. Et reparlez-en avec votre enfant un peu plus tard. Dites simplement : « J’ai vu que tu jouais à des jeux pas habituels, ce sont des jeux qui ne se font pas en public. » Et profitez-en pour lui parler du respect qu’on doit au corps de l’autre et insistez sur le fait que personne ne peut lui demander de faire ce qu’il n’a pas envie de faire.

Enfant et sexualité : il débarque dans notre chambre pendant que nous faisons l’amour. Faut-il lui parler ?
N’allez surtout pas lui raconter que vous cherchiez la boucle d’oreille tombée derrière le lit : il a parfaitement compris de quoi il s’agit ! Néanmoins, ce spectacle n’est pas pour lui. Vu par les yeux d’un enfant, l’acte sexuel est en effet toujours quasiment interprété comme un geste de violence de l’homme envers la femme, à cause de la position et des cris. Même les bruits de la jouissance sont perçus comme l’expression d’une douleur. ­Expliquez à votre enfant que vous étiez en train de faire l’amour. Et signalez-lui bien qu’il s’agit de votre intimité. « Tu n’aurais pas dû voir ça. C’est arrivé parce que nous avions oublié de verrouiller la porte, mais ça ne te regarde pas, c’est notre vie à tous les deux. »

Enfant et sexualité : que dire à mon fils de 5 ans qui annonce fièrement : "J'ai mon zizi tout dur" ?
« C’est normal, de temps en temps, il est tout dur, et puis il redevient petit. Ton zizi vit, il te donne des sensations. C’est ton affaire, tu gardes ça pour toi. » A question simple, réponse simple. En général, c’est une explication qui lui suffit.

Enfant et sexualité : aujourd’hui, la sexualité s’affiche partout. Pubs, kiosques, télé… N’est-ce pas perturbant, pour un petit, de voir tant de corps ?
Ce n’est bien sûr pas anodin. Tout ce qui est d’ordre sexuel a un impact sur l’enfant et provoque en lui une excitation. Le problème, c’est qu’il ne sait pas quoi en faire. Bien souvent, l’excitation sexuelle se transforme en excitation physique. Résultat : on a des enfants agités, qui ne tiennent pas en place et qui n’arrivent pas à se concentrer. Impossible d’échapper à ces images suggestives et troublantes, elles sont partout ! Lorsque votre enfant tombe sur une image qui n’est pas pour lui, n’hésitez pas à mettre des mots ­dessus. Dites-lui : « Ça me gêne que tu regardes ça. Normalement, le corps est une affaire intime, on le garde pour soi. »
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Message par Dubreuil »

MALTRAITANCE A FOETUS

Maltraitance à fœtus : comment comprendre pour prévenir
Claude Tabet, Catherine Dupuis-Gauthier, Pierre Schmidt, Brigitte Maerten-Lesot, Sabrina Porez, Pierre Delion, Michel Soulé
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Message par Dubreuil »

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MYTHES AU SUJET DES AGRESSIONS SEXUELLES
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Le mythe: Les violeurs agissent par frustration sexuelle.
Le mythe: Le viol, ça n’arrive pas souvent.
Le mythe: Les violeurs sont des individus affreux et bizarres qui vous sautent soudainement dessus.
Le mythe: Le viol peut être empêché en évitant certains endroits et en usant de bon sens.
Le mythe: Le viol au sein d’un mariage ou d’une relation est impossible.
Le mythe: Les hommes ne peuvent pas être violés.
Le mythe: La victime était sous l’influence de l’alcool ou de la drogue et n’a pas dit ‘non’. Ce n’était donc pas un viol.
Le mythe: La victime a la réputation de mener une vie dissolue, flirtait, portait des vêtements provocants, bref : elle l’a ‘cherché’
Le mythe: Seule une ‘certaine catégorie’ de femmes se fait violer. Ça ne m’arrivera jamais.
Le mythe: Le viol n’a pas de conséquences permanentes.
Le mythe: S’il n’y a pas eu de violence ou si la victime ne se défend pas, il n’est pas question de viol.
Le mythe: Si la victime est excitée sexuellement ou a eu un orgasme durant le viol, cela signifie qu’elle a ressenti du plaisir.
Le mythe: Seules les jolies jeunes filles se font violer.
Le mythe: Si les victimes se détendaient durant un viol, elles pourraient en profiter. Parce que sournoisement ou inconsciemment, les victimes apprécient le viol.
Le mythe: Les femmes fantasment sur le viol.
Le mythe: Une victime ferait mieux de ne pas continuer à se faire du mauvais sang au sujet du viol. Elle ferait mieux de l’oublier.
Le mythe: Les violeurs sont des ‘types louches’.
Le mythe: Le viol est un délit passionnel.
Le mythe: Les prostituées ne peuvent pas être violées.
Le mythe:
LES VIOLEURS AGISSENT PAR FRUSTRATION SEXUELLE.
La réalité: Il existe un mythe selon lequel les violeurs seraient des personnes frustrées sur le plan sexuel qui ne sont plus capables de refouler un besoin irrépressible de sexe, mais ce n’est jamais ou rarement le cas. Le sexe peut être l’un des mobiles du violeur, mais la frustration sexuelle n’est généralement pas la cause unique ou principale. Une grande partie des viols commis sont des viols de colère, où la violence sexuelle est une expression/instrument de colère, un acte impulsif, où le violeur outrepasse gravement les limites de la victime, sans que cela découle d’une frustration ou d’un manque de sexe.
Le mythe:
LE VIOL, ÇA N’ARRIVE PAS SOUVENT.
La réalité: Malheureusement, les agressions sexuelles arrivent très souvent, et dans toutes les classes de la population. Le risque que quelqu’un de votre famille ou de vos ami-e-s ait été victime d’une agression sexuelle est très élevé. Les chiffres officiels relatifs aux viols dans notre pays sont extrêmement élevés. En 2014, les statistiques de la police affichaient 3062 plaintes concernant des viols et 180 concernant des viols collectifs. Cela signifie qu’il y a 3 déclarations de viols collectifs par semaine dans notre pays, et chaque jour 8 plaintes pour viol et 10 pour attentat à la pudeur (3.567 en 2014). Le chiffre noir ou dark number est encore plus surprenant : plus de 90 % des agressions et des viols ne sont pas déclarés et par conséquent pas repris dans les statistiques de la police.
Le mythe:
LES VIOLEURS SONT DES INDIVIDUS AFFREUX ET BIZARRES QUI VOUS SAUTENT SOUDAINEMENT DESSUS.
La réalité: Trois auteurs d’abus sexuel vis-à-vis d’adultes sur quatre connaissent leurs victimes. C’est également le cas pour 62 % des victimes masculines. En ce qui concerne les femmes, l’agresseur est dans 48 % des cas le partenaire, dans 10 % des cas un membre de la famille, dans 13 % des cas une connaissance et dans 7 % des cas une personne faisant partie de l’entourage professionnel. Quant aux agressions sexuelles envers un-e mineur-e, la plupart du temps, l’agresseur est un membre masculin de la famille ou une connaissance. Seuls 15 % des auteurs d’abus sexuel envers des mineur-e-s sont des inconnus.
Le mythe:
LE VIOL PEUT ÊTRE EMPÊCHÉ EN ÉVITANT CERTAINS ENDROITS ET EN USANT DE BON SENS.
La réalité: Les personnes ne sont pas violées ou agressées parce qu’elles ne font pas preuve de ‘bon sens’. C’est le mythe populaire que l’on entend parfois. Ce mythe est toutefois totalement absurde. Les personnes sont violées ou agressées parce qu’elles ont eu la malchance de rencontrer un violeur ou un agresseur. Il est donc très important de dissiper ce mythe, parce que cela pourrait entraîner une limitation de la liberté de mouvement : par exemple, il n’est pas vrai que l’on provoque une agression sexuelle si on se trouve à l’extérieur à une heure tardive. La responsabilité incombe toujours entièrement à l’agresseur et jamais à la victime.
Le mythe:
LE VIOL AU SEIN D’UN MARIAGE OU D’UNE RELATION EST IMPOSSIBLE.
La réalité: Lorsqu’il est question de pénétration non consentante, il s’agit d’un viol, et ce également au sein d’un mariage ou d’une relation. On a toujours et partout le droit de refuser d’avoir des relations sexuelles.
Le mythe:
LES HOMMES NE PEUVENT PAS ÊTRE VIOLÉS.
La réalité: Un homme ou un garçon peut également être violé. Les règles sont les mêmes que chez les femmes : il y a viol s’il y a une pénétration forcée. Tout comme une femme, un homme/un garçon peut également être victime d’un attentat à la pudeur.
Le mythe:
LA VICTIME ÉTAIT SOUS L’INFLUENCE DE L’ALCOOL OU DE LA DROGUE ET N’A PAS DIT ‘NON’. CE N’ÉTAIT DONC PAS UN VIOL.
La réalité: Le fait que la victime avait bu de l’alcool ou était sous l’effet de la drogue n’a aucune importance. Il suffit que l’agresseur n’ait pas eu de consentement pour qu’il soit question de viol. Les actes sexuels, même s’ils ont lieu pendant que la victime n’était pas ou peu consciente, sont punissables.
Le mythe:
LA VICTIME A LA RÉPUTATION DE MENER UNE VIE DISSOLUE, FLIRTAIT, PORTAIT DES VÊTEMENTS PROVOCANTS, BREF : ELLE L’A ‘CHERCHÉ’
La réalité: Le soi-disant fait de provoquer la violence sexuelle n’existe pas. Personne ne ‘mérite’ d’être violé. De plus, les violeurs ne choisissent pas leurs victimes sur base de leur physique, ils cherchent quelqu’un de vulnérable.
En tant que femme, vous pouvez vous habiller de manière provocante et vous pouvez flirter. Retenez qu’un homme sain peut être tout au plus excité mais ne commettra pas de viol. Le viol n’a rien à voir avec la passion (voir l’avant dernier mythe) et l’auteur est le seul coupable.
Le mythe:
SEULE UNE ‘CERTAINE CATÉGORIE’ DE FEMMES SE FAIT VIOLER. ÇA NE M’ARRIVERA JAMAIS.
La réalité: Les violeurs ne choisissent pas leurs victimes sur base de leur physique, de leurs vêtements, de leur âge ou de leur statut social. Un violeur cherche une personne dont il présume qu’il pourra abuser.
Le mythe:
LE VIOL N’A PAS DE CONSÉQUENCES PERMANENTES.
La réalité: Dans deux tiers des cas, les agressions sexuelles ont un impact permanent sur la santé (mentale) des victimes. Des experts considèrent les conséquences du viol comme un trouble de stress post-traumatique, tout comme c’est le cas pour les témoins d’une guerre. Un trouble peut surgir immédiatement après le viol, mais peut aussi s’extérioriser plusieurs d’années après les faits. C’est souvent le cas pour des personnes qui ont été victimes d’agressions sexuelles pendant leur jeunesse. Les symptômes sont souvent très divers : irritabilité, crises de colère, troubles du sommeil, troubles de la concentration, vigilance démesurée, vives réactions d’angoisse, réactions physiques et mentales dans des situations similaires, revivre les faits, dissociation, cauchemars, éviter certaines situations ou activités, amnésie, problèmes pour exprimer ses sentiments, sentiment de désaffection, accoutumance à la drogue ou à l’alcool, etc.
Le mythe:
S’IL N’Y A PAS EU DE VIOLENCE OU SI LA VICTIME NE SE DÉFEND PAS, IL N’EST PAS QUESTION DE VIOL.
La réalité: Un viol ou une agression est un événement violent très angoissant. Il est impossible de savoir comment on réagira au moment-même. Il n’existe donc pas de réaction ‘correcte’ ou ‘incorrecte’. De plus, la plupart du temps, les victimes ne se défendent pas, afin de limiter au maximum la violence utilisée contre elles. Durant l’agression, la victime peut ressentir une telle angoisse que le corps se fige. S’opposer ou dire ‘non’ devient alors impossible. C’est ce que l’on appelle tonic immobility ou paralysie. Il s’agit d’une réaction naturelle et involontaire du corps lors de situations de stress extrême. Cela ne signifie pas que l’agresseur est innocent. Tant qu’une personne ne consent pas clairement à avoir une relation sexuelle, il s’agit d’un viol.
Le mythe:
SI LA VICTIME EST EXCITÉE SEXUELLEMENT OU A EU UN ORGASME DURANT LE VIOL, CELA SIGNIFIE QU’ELLE A RESSENTI DU PLAISIR.
La réalité: Certaines victimes ont une érection ou un orgasme durant une agression sexuelle, ce qui peut être troublant, et donner l’impression que c’était agréable . La plupart des personnes ne savent pas qu’une érection/un orgasme peut survenir durant un stress extrême. Il n’est donc pas question d’excitation sexuelle. Les filles et les femmes ont le vagin mouillé durant les activités sexuelles, cela peut également être le cas durant un viol. Il s’agit d’une réaction naturelle pour protéger le vagin contre les blessures ; elle peut donc aussi se produire lorsque l’activité sexuelle n’est pas désirée. Que la victime ait le vagin mouillé ne signifie nullement qu’elle soit consentante ou qu’elle en ait envie.
Le mythe:
SEULES LES JOLIES JEUNES FILLES SE FONT VIOLER.
La réalité: Des femmes de tout âge sont violées. Beaucoup de femmes estiment qu’elles ne seront jamais violées, parce qu’elles n’appartiennent pas à une certaine catégorie de femmes. Les chiffres contestent cette croyance. Les statistiques comptent des femmes et des filles de tout âge, de toute classe sociale, de toute culture et de toute race. Le fait d’être jolie n’a pas d’influence non plus. Pour le violeur, ce n’est pas le physique qui prime. Il ou elle cherche une personne qui lui paraît vulnérable.
Le mythe:
SI LES VICTIMES SE DÉTENDAIENT DURANT UN VIOL, ELLES POURRAIENT EN PROFITER. PARCE QUE SOURNOISEMENT OU INCONSCIEMMENT, LES VICTIMES APPRÉCIENT LE VIOL.
La réalité: Aucun homme et aucune femme, aucun garçon et aucune fille n’aime le viol. Il s’agit d’une violence brutale, aussi bien au niveau mental que physique. Le viol n’est pas synonyme de sexe voulu, il se passe sous la menace, par violence ou par manipulation.
Le mythe:
LES FEMMES FANTASMENT SUR LE VIOL.
La réalité: Certaines femmes peuvent fantasmer sur des situations sexuelles à caractère agressif ou humiliant, mais dans ce cas, la violence prétendue peut être arrêtée à tout moment. Lors d’un viol, la victime n’a aucun contrôle.
Le mythe:
UNE VICTIME FERAIT MIEUX DE NE PAS CONTINUER À SE FAIRE DU MAUVAIS SANG AU SUJET DU VIOL. ELLE FERAIT MIEUX DE L’OUBLIER.
La réalité: Ce type de ‘conseil’ part généralement d’un bon sentiment mais il est impossible à mettre en pratique. Toute victime doit pouvoir parler des faits avec sa famille, ses ami-e-s ainsi qu’avec des professionnel-le-s. Les victimes qui ne peuvent en parler avec personne ont beaucoup plus difficile à gérer le traumatisme. De plus, le traumatisme peut ressurgir après plusieurs années, même si le lien avec le viol n’est pas toujours établi. Il est important de continuer à soutenir la victime.
Le mythe:
LES VIOLEURS SONT DES ‘TYPES LOUCHES’.
La réalité: Un violeur n’est pas forcément un type louche. Il peut être médecin, agent de police, avocat ou le voisin sympa. On ne peut donc pas reconnaître un violeur à son physique. Il peut avoir l’air tout à fait normal. Beaucoup de violeurs sont même jeunes, mariés et ont des enfants.
Le mythe:
LE VIOL EST UN DÉLIT PASSIONNEL.
La réalité: Le viol est un acte violent qui n’a rien à voir avec la passion ou l’amour. La majorité des viols ne se passent pas spontanément, mais l’idée du viol se développe dans l’esprit de l’auteur On ne parle donc pas de passion incontrôlée. Les auteurs peuvent facil
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Très bonne année 2021 à chacun(e)d'entre vous, cher(e) internaute, que cette nouvelle année vous soit douce et clémente, dans votre santé, comme en belles émotions affectives.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LA PENSEE MAGIQUE

Gardez-vous de ces phénomènes anticipés du pire où l'homme fabrique des croyances inconscientes pour justifier la conduite négative qu'il prépare à son insu. Cette tendance inconsciente impose à votre conscient un présage qu'elle provoque, ou qu'elle crée de toutes pièces comme une sentence, une fatalité où vous en venez à croire vos propres divagations, jusqu'à ne plus souhaiter y survivre, comme un effacement, ou encore l’ordre d’une « fidélité généalogique ». Engendré par des sentiments enracinés d'une quelconque infériorité personnelle, d'un état dépressif, ou de tout autre avatar, le présage guide obscurément la personne vers le point du danger inévitable.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

MESSAGE D'UN INTERNAUTE
Orientation professionnelle

Il y a un an, j'ai obtenu mon diplôme en gestion d'entreprise et je me suis demandé ce que j'allais faire comme emploi. Et puis, un jour, j'ai vu sur Internet un coach qui partageait l'ennéagramme ! Je ne savais pas ce que c'était au début, du coup je me suis renseigné. J'ai ensuite fait le test et cela m'a beaucoup aidé, surtout à m'orienter professionnellement car selon notre type de personnalité, il y a un type de travail qui nous est adapté comme expliqué ici : https://relax-et-vous.fr/taches-attribu ... nneagramme. J'ai en effet l'ennéagramme type 1, donc je suis un perfectionniste ! J'ai donc décidé de devenir responsable qualité.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

LES COLERES DU PERVERS NARCISSIQUE

Les manipulateurs pervers narcissiques ont beaucoup de mal à supporter tout ce qui est frustration, cela explique leurs colères. Mais pas que…
La colère va leur servir à vous faire peur, à vous empêcher d’agir comme vous l’entendez. Ils vous effrayent avec leur irritabilité afin de vous soumettre, mais ça ne signifie pas que vous ayez tort et que vous deviez cesser d’avoir tel comportement. Attention, leur résister n’est pas sans risque ! Le manipulateur pervers narcissique (pn, homme ou femme) déteste que vous preniez le dessus, que vous fassiez des choses en dehors de son « script », c’est-à-dire autrement que ce qu’il avait prévu. C’est aussi pour vous faire croire que vous êtes en tort, c’est pour vous culpabiliser, c’est une manière de vous manipuler.
Le pn peut aussi éprouver de la colère devant votre gentillesse (eh oui !) car lui ne fait rien de gentil sans avoir un but derrière, une arrière-pensée, alors, il va penser que vous êtes en train de le manipuler, que vous tirez quelque chose de lui, même s’il ne voit pas quoi…
Tous les évènements heureux vont le mettre possiblement en colère, les échanges affectifs entre les gens également, et toute marque de bienveillance, d’intérêt, d’amour, d’amitié envers sa victime de la part d'autrui va lui être insupportable. La réussite des autres, leur mise en lumière vont le gêner. Il est en concurrence avec toute personne autre que lui, qui pourrait recevoir de l’attention. Pour exister, il a besoin d’être au centre de tout.
Chaque fois que vous vous défendez, que vous défendez quelqu’un d’autre, ou qu’on vous défend, le pn va en prendre ombrage. Si vous lui imposez vos limites, si vous restez loyal(e) à vos valeurs, vous le mettez en échec, et il peut donc s’énerver.
Lorsqu’un évènement imprévu oblige un pn à sortir de « son script », il va pester ! Une visite inattendue (mais opportune pour la victime) qui va mettre à mal son plan, une personne qui intervient dans sa vie de couple, ou en faveur de son enfant… il ne peut pas supporter l’autorité extérieure de quelqu’un d’autre (voisin, parent, police, juge…), c’est une offense pour lui et ça aura comme conséquence de le mettre dans une colère noire. Il va alors être obligé d’avoir une communication claire et il déteste ça. Son intelligence déficiente apparaît. Il voit que sa victime, soutenue, n’a plus peur. Et surtout, il ne supporte pas de voir son vrai visage dévoilé.
Quand vous contrôlez vos émotions, quand vous ne montrez plus au pn qu’il vous fait mal, qu’il vous cause de la peur, qu’il vous rend triste, quand il ne comprend pas vos réactions à l’opposé de ce qu’il avait prévu, si par exemple vous riez quand il pense vous blesser, il va se sentir humilié et va avoir la sensation qu’il perd son pouvoir sur vous, tout ça risque de l’énerver et de provoquer sa colère.
La colère peut avoir pour but de vous signifier qu’il a quelque chose à vous reprocher, mais ce n’est pas dit clairement (il va vous laisser mariner : « Cherche bien, tu trouveras ! ») et vous vous creusez la tête. Le pn veut vous faire douter, vous instiller de la confusion. Tant que vous doutez, vous n’osez pas agir et vous allez vous laisser faire (c’est là le nœud de la manipulation).
Si vous résistez à son intimidation, si vous « sortez du rang », vous êtes sur le chemin de la libération, le pn voit que vous lui échappez, il va dissimuler sa colère pourtant bien réelle et il va alors agir autrement : il va essayer de vous amadouer dans un premier temps pour tester si vous êtes encore sensible à son charme, à ses belles paroles trompeuses, puis si ça ne fonctionne pas, il va tenter à nouveau de vous soumettre (en se servant de vos valeurs morales comme arguments), et en cas d’échec, il va faire intervenir d’autres personnes pour vous manipuler, pour vous influencer (Concept des singes volants). Je vous mets le lien vers l’article qui explique ce stratagème tout en bas. Et en désespoir de cause, il va aussi essayer de vous attendrir en affichant une fragilité, dans le but de vous apitoyer. Ce sera peut-être dur de résister à tout cela, mais il faut le faire…
Quand la victime est en passe de se libérer, le pn perd pied et il déteste ça. Il voit aussi que sa proie va mieux. Son pouvoir ne marche plus… En réalité, le seul pouvoir que le pn a, c’est celui que nous lui donnons : en croyant ce qu’il raconte comme mensonges, d'une part et d'autre part, en nous pliant à ses arguments culpabilisants quand il utilise nos propres valeurs (qu’il faut être gentil avec tout le monde, par exemple, ou que c'est mal de divorcer...), il faut bien le comprendre. Le fait que le pn se mette en colère quand sa victime se rebelle et ne fonctionne plus comme il l’entend, est la preuve qu’elle est sur le bon chemin pour se dégager. Peur et haine vont cohabiter chez le pn, prenez garde à vous. Le pn est très rusé, mettez hors de son atteinte, chez une personne de confiance, toute preuve que vous conserveriez pour la justice. Faites la sourde oreille aux méchancetés qu’il dit uniquement pour actionner la prison émotionnelle qu’il a construite autour de vous grâce à vos croyances, afin de vous faire réagir à son bénéfice. Il vous connaît par cœur ! Ne vous faites pas avoir !
Quand vous quittez un pn, vous n’êtes pas fou (folle), mauvais(e) et méchant(e) comme le pn le prétend. Faites-le en cachette, ou bien accompagné(e) de témoin(s) pour éviter les coups physiques éventuellement et pour disposer de témoignages si ça se passe mal (insultes, menaces...).
Attendez-vous à ce que le pn revienne vers vous à l’assaut régulièrement pour vérifier si vous campez toujours sur vos positions, il faudra alors rester ferme.
Face à la colère du pn, son arme, essayez de rester stoïque, ce n'est certes pas agréable, mais ne vous laissez pas déstabiliser, car tel est son but.
Nous ne sommes pas responsables de la colère ni de la folie d’un pn. C’est lui qui s’énerve tout seul.
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Message par Dubreuil »

LA PERSONNALITE PERVERSE

Les pervers consultent rarement. Ils ont traditionnellement été approchées par le biais des perversions sexuelles. Cette approche parcellaire est insuffisante, car les déviations sexuelles ne sont qu'un aspect clinique des personnalités perverses qui se manifestent surtout par des traits de caractère spécifiques. La personnalité perverse est une personnalité bien définie du pôle intermédiaire (entre névrose et psychose), qui se différencie des personnalités limites (états-limites).

L’enfance
Elle n'est pas très caractéristique. Assez souvent c'est un enfant adulé par la mère, avec un père peu présent. Ce peut être des enfants délaissés vivant en marge de la famille.
Chez certains on note des troubles du comportement précoces sous forme de passages à l'acte (vol, fugue), troubles du caractère, associant agressivité et provocations.
Il n’y a aucun trouble intellectuel.

Le caractère
Au premier abord rien ne distingue ces personnes. Le contact immédiat est facile, la réalité, au sens ordinaire du terme (le concret, le social) est correctement perçue. La sociabilité est normale et parfois excellente. Ce sont des aspect ténus qui attirent l'attention. Au fil des conversations, on s'aperçoit qu'il y a du flou, des réponses à côté, une rhétorique visant à convaincre sans rapport avec la vérité. La fréquentation des personnalités perverses provoque un malaise difficile à définir.
Le pervers est égoïste, se considère comme supérieur et trouve normal d'utiliser les autres. Il est manipulateur par utilité et par plaisir.
La loi normative (les lois civiles et pénales, les règlements) n'est respectée que superficiellement et subit des transgressions diverses. Il n'y pas de respect de la parole donnée des engagements et le pervers applique la formule "les promesses n'engagent que ceux qui les croient". Il n'a ni remords ni de crises de conscience par rapport aux nuisances qu'il occasionne. Il n'endosse jamais la responsabilité de ses actes et la rejette systématiquement sur autrui.

Ce qui rend le diagnostic difficile, c'est que le pervers a deux faces et souvent deux vies. Avec les uns il peut être normal, consciencieux, respectueux en apparence, mais avec les autres il se montre cruel, méprisant, tyrannique, sans humanité.

Les conduites caractéristiques
Le pervers n'a pas d'inhibition, car pas d'interdit. Rien ne vient entraver l'action et les passages à l'acte délictueux se font d’autant plus facilement que les circonstances s’y prêtent. Selon sa position sociale les épisodes antisociaux se manifestent sous des formes différentes : délit d'initié, abus de biens sociaux, tricherie, vol, viol, agression, meurtre.
Sur le plan sexuel, il y a une vivacité et la recherche de satisfaction par tous le moyens. Dans de nombreux cas, mais pas systématiquement, on note des déviations sexuelles majeures : bisexualité, voyeurisme/exhibitionnisme, sado/masochisme, pédophilie, viol/meurtre dans les formes graves. Sur le plan clinique, les variations de la sexualité perverses sont infinies. L'activité choisie devient parfois exclusive et ritualisée, mais pas forcément, certains pervers restant plurivalents.
Qu'elle soit exotique ou proche de la norme, il s'agit d'une activité homoérotique et non hétéroérotique. L'autre est ignoré dans ses désirs propres, le pervers ne cherchant que sa jouissance personnelle. Le partenaire est considéré comme un personnage de la mise en scène du scénario pervers.
L'utilisation de toxiques avec ou sans addiction est très fréquente. Elle concerne le tabac, l'alcool, les amphétamines, la cocaïne, l'héroïne. Le jeu, les conduites à risques (délinquance, sports dangereux) sont constantes. Les pervers les affectionne elles marquent sa toute puissance. Là encore la séparation des modes de vie fait que ces conduites peuvent rester longtemps cachées.
Les modes relationnels typiques
Les relations affectives sont instables, car le pervers ne s'attache pas. L'autre est vu comme un moyen et donc de manière variable selon les circonstances. Facilité, immédiateté dominent, avec une tendance à la manipulation et à l'utilisation. Les liens sont labiles motivés par l'utilitaire et se rompent facilement. Les relations amoureuses sont des relations de séduction, domination et de manipulation.
Pour manipuler les autres le pervers utilise tous les moyens à sa disposition supériorité hiérarchique, dépendance affective ou financière. Il joue de divers ressorts psychologiques (culpabilisation, dévalorisation) ou utilise la violence verbale, physique et/ou psychologique. Assez souvent le pervers fascine son entourage et ses victimes, car outre son aisance, son sentiment de supériorité. Il donne une impression de liberté apparente à laquelle aspirent beaucoup de personnes .

La manière de faire constante et caractéristique consiste à abaisser l'autre pour se valoriser. Le pervers se valorise au dépends des autres, comme s'il y avait des vases communiquant entre son narcissisme et celui d'autrui : la baisse du niveau de l'autre fait monter le sien. Lorsque cet aspect est prévalent, on a affaire à un "pervers narcissique". " Le pervers-narcissique se fait valoir aux dépends d'un autre" (Racamier P.C., Les schizophrénies, Paris, Payot, 1978). La différence avec les personnalité narcissique égoïstes ou encore "pervers narcissiques" est parfois ténue (voir l'article sur les personnalités narcissiques ).
Compréhension d'ensemble
Une approche compréhensive permet de repérer des problématiques existentielles caractéristiques du pervers. Le pervers nie la différence des sexes et des générations ce qui explique toute une série d'attitudes transgressives dont les perversion sexuelles. Il ignore la finitude et de la mort ce qui provoque des conduites à risque et lui permet des entreprises osées et aventureuses. Le pervers se situe hors-la-loi, il l'ignore ou bien l'interroge sans cesse en la transgressant. On trouve toujours le besoin d'agresser, dominer, asservir, se valoriser à son détriment de l'autre. Le rapport humain est entaché d'une haine détournée.

L’évolution
Avec l'âge, il y a pas de changement notable.

2. Théorisation

L'anamnèse montre de problèmes pendant la seconde phase structurante, celle qui suit la sortie de l'archaïque et précède la phase œdipienne. Les problèmes ont porté à la fois sur la lignée narcissique et la lignée libidinale et sur la structuration du surmoi.
Le pervers a buté sur l'écueil de la différence des sexes
La sexuation (l'adoption d'un genre) se heurte à la différence des sexes vécue comme castration qui entraîne une privation de jouissance, angoisse, dépit et renvoie à la problématique de la finitude. Le pervers déni cette différence, d'autant que le rapport à l'autre comme référent objectal (l'autre désir) est purement instrumental. Il reste à un stade homoérotique, c'est-à-dire tourné vers lui, son propre corps, sa propre satisfaction.

Sur le plan libidinal un certain nombre d’indices donnent à penser que les attitudes parentales ont provoqué une activation de l'excitation trop importante. L’entrée dans l’œdipe ne se fait pas et le problème de la castration ne peut être résolu. Il y a une survalorisation des problématiques anales et phalliques. Le problème de la castration étant irrésolu la différence des sexes n’est jamais vraiment intégrée.
Le clivage explique le double vie du pervers Il sépare scinde en toute facilité les divers aspects de son fonctionnement psychique. Il fonctionne tantôt sur un mode, tantôt sur l'autre.
Les tendances sexuelles prégénitales restent puissamment investies.

L'enfant n'est pas un pervers polymorphe comme a pu le dire Freud (1905, trois essais sur la théorie de la sexualité). Le terme de polymorphe convient, si l'on veut dire que l'enfant est dans le domaine libidinal plastique, maléable, pluripotent. Mais, si pervers implique une transgression de la loi, l'enfant n'est pas pervers, car il ne la connait pas. Il est sans règle. Si rien ne vient le guider, ni aucune loi le limiter, les évolutions libidinale possibles sont quasi infinies. Elle sont le fruit de fixations dues au hasard des incidents relationnels. Le pervers peut emprunter n'importe quelle voie.
La régression névrotique vient d'un interdit excessif qui empêche d'avancer, la perversion vient d'une absence d'interdit qui empêche de progresser. La névrose est le négatif de la perversion a pu écrire Freud. (Trois leçons sur théorie de la sexualité). Elle manifeste ce qui est refoulé par la névrose. D'où l'effet de fascination du pervers sur le névrosé qui croit voir en lui son idéal de libération.

Le pervers n'a pas secondarisé le surmoi.
Le surmoi archaïque est transformé par l'acquisition de la loi constitutive. On relève généralement des carences éducatives et une particulier un père absent ou n'assurant pas la fonction paternelle. La loi constitutive, symbolique, n’est pas intégrée et le surmoi en tant qu’instance interdictrice ne se secondarise pas.

Il reste des traces du surmoi archaïque qui joue un rôle interdicteur uniquement devant un risque de rétorsion. Dans cette organisation psychique, la capacité cognitive permet une compréhension de l'ordre symbolique de la loi constitutive, mais son intégration ne se fait pas. Bien que connue la loi est étrangère au pervers qui ne reconnait pas son bien-fondé.

Ce surmoi archaïque non secondarisé par l'intégration de la loi constitutive explique que le pervers suive uniquement "la loi du plus fort" et soit à son aise dans les organisations hiérarchisées de type mafieuses, sectaires, paramilitaires.
La faille narcissique a trouvé une défense efficace
L'attitude éducative a induit une incertitude narcissique chez le sujet pervers. Cela se manifeste de manière chronique par un sentiment d'insuffisance qui se compense au détriment du narcissisme des autres.
Comment cela est il possible ? Il s'agit du rapport entre imago de soi et imago de l'autre. L'investissement de l'une se fait au détriment de l'autre. Cela sous-entend une perméabilité entre les deux, ce qui implique un fonctionnement psychique archaïque. Ce fonctionnemnt comporte un mécanisme de défense qui est nommé "identification projective". C'est la projection dans l'imago de l'autre d'affects négatifs. Le drame de l'identification projective est qu'elle "marche" (a une efficience relationnelle) assez souvent, et ce d'autant plus que la personne visée a un soi fragile. En effet de par l'attitude du pervers à son égard, la personne, se sent effectivement mauvaise et rabaissée.
Chez le pervers le moi (instance régulatrice et adaptative) est efficace alors que le soi est mal constitué. L'adaptation à la réalité, la maîtrise, sont assurés, mais sont mis au service du soi instable et la libido régressive.
Conclusion
L'organisation psychique perverse comporte une instabilité du soi compensée par une défense utilisant la dévalorisation de l'autre. La structure libidinale n'est pas génitalisée, ce qui vient de problèmes pendant la seconde phase structurante et la phase œdipienne. Une telle constatation doit nous orienter vers le pôle intermédiaire. L'orientation vers la perversion plutôt que vers une forme limite tient à l'efficacité du moi, la relation particulière à l'autre. Cette dernière est occasionnée par l'absence d'intégration de la loi constitutive et le mécanisme de valorisation au détriment de l'autre.

Patrick Juignet, Psychisme, 2013.
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Message par Dubreuil »

COVID

Nous devons apprendre à prendre la "température" de nos émotions. Dans le contexte actuel, de nombreuses personnes commencent à somatiser la peur et la panique au point de ressentir bon nombre des symptômes associés au coronavirus.
Somatisation des coronavirus : j'ai tous les symptômes !
L'apathie : quand la volonté, le désir, la motivation échouent
Tout ce qu'il faut savoir sur la phobie des ascenseurs
Quels sont les symptômes de l'agoraphobie ?
J’ai perdu mon odorat et mon goût. Je tousse et je crois même que j’ai le souffle court. Cette symptomatologie associée à la COVID-19 commence à être ressentie par un bon nombre de personnes qui n’ont pas la maladie. Ils ne seront positifs à aucun test car ce dont ils souffrent, en réalité, est un effet psychologique du contexte actuel : la somatisation du coronavirus.

Les troubles psychosomatiques se produisent plus normalement qu’on ne le pense et dans les circonstances actuelles, leur apparition sera plus importante. La raison ? Dans un contexte dominé par la crainte persistante de la contagion, par l’incertitude et l’angoisse psychologique de “ce qui va se passer” ou de “si je suis infecté, je serai sûrement admis à l’hôpital“, tout un vivier émotionnel se forme. De telle sorte que, tôt ou tard, des symptômes physiques apparaissent.

La somatisation n’est pas la même chose que l’hypocondrie. La somatisation, ce n’est pas inventer ce qui n’existe pas. Ce n’est pas non plus fabuler et encore moins perdre la tête. Nous devons comprendre que cette condition est décrite dans le DSM-V (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). Il s’agit d’une réalité que tous les médecins ont tendance à voir quotidiennement.

Migraines, douleurs articulaires, épuisement, problèmes digestifs, tachycardie, vertiges… Toutes ces réalités cliniques sont très fréquentes. Les patients les subissent, mais les déclencheurs ne sont autres que nos émotions et nos traumatismes, l’anxiété, la frustration constante… Dans un contexte de pandémie, il est non seulement normal que la somatisation apparaisse, mais il faut aussi s’y attendre.

La somatisation des coronavirus chez un homme
Somatisation des coronavirus : un autre effet de la pandémie
La situation est presque toujours la même. Vous commencez à sentir une toux, un mal de tête, de la fatigue, vous mettez votre main sur votre front et vous êtes plus chaud que d’habitude. Le plus inquiétant est lorsque, soudainement, un poids apparaît sur votre poitrine et qu’il semble que vous ne respirez plus.

Face à ces symptômes, nous allons tous immédiatement sur Google pour découvrir quelque chose d’évident. Ces caractéristiques coïncident avec le COVID-19. Evidemment, le pire est arrivé.

Il est fort probable que si une personne qui vit cette somatisation utilise un thermomètre, sa température sera tout à fait normale. Cependant, le mal de tête sera réel, tout comme la toux et cet épuisement persistant. Parce que c’est ainsi que fonctionne la somatisation. Comme l’explique la neurologue Suzanne O’Sullivan, experte en la matière et auteur du livre It’s All in Your Head, chacun de nous est susceptible d’en souffrir une fois qu’il a franchi le seuil de la détresse.

Le stress quotidien, l’anxiété qui n’est pas gérée et devient chronique, les émotions qui se nouent et ne nous laissent pas respirer… Tout cela agit comme un déclencheur. Tout cela va du niveau émotionnel au niveau physique sous forme de maux de tête, dyspepsie, troubles respiratoires, insomnie et fatigue chronique. Et au-delà de ce que l’on peut penser, il n’est pas du tout facile de faire face à ces réalités cliniques.

En temps de crise, les troubles somatiques augmentent
Une étude réalisée à l’université de Hambourg, en Allemagne, par le Dr Bernard Löwe, a révélé quelque chose d’intéressant.

Après une enquête dans 15 centres de santé où le PHQ-15, une échelle permettant d’identifier les symptômes somatiques, a été appliqué, il a été constaté que près de 50% des patients souffrent de troubles anxieux. Tous présentaient des problèmes psychosomatiques.

Nous savons donc que la relation entre l’anxiété et la somatisation est évidente. Mais comme l’explique le médecin français Gilbert Tordjman dans son livre Comprendre les maladies psychosomatiques, celles-ci se développent plus intensément en temps de crise. Des problèmes au travail, des problèmes relationnels, la souffrance provoquée par un deuil…

Il est donc évident que la somatisation du coronavirus est un phénomène presque attendu à l’heure actuelle.

Somatisation du coronavirus, puis-je en être atteint ?
Une chose qui est claire pour nous dans le domaine de la psychologie est que dans le contexte actuel, il est essentiel de s’occuper également de la santé mentale. Désormais, nous sommes constamment exposés à toutes sortes d’informations liées au COVID-19.

Nous avalons les données et ne les digérons pas. Nous voyons des images sans cligner des yeux. Et nous lisons sans filtrer. Le virus a changé nos vies. Nous sommes confinés. Et le pire, c’est que nous ne savons pas ce qui se passera demain.

Le bilan émotionnel de ces processus est immense. De plus, il y a une réalité indéniable : nous n’avons jamais vécu une telle chose auparavant.

La somatisation du coronavirus est un autre effet de la pandémie et de nombreuses personnes en souffrent. Les mêmes personnes qui contactent leurs centres de soins primaires pour décrire une symptomatologie qui correspond au millimètre près au virus lui-même.

Étant donné le manque de tests, il est très probable que plus d’une personne passe par un confinement recommandé en pensant qu’elle a effectivement le virus. Mais soyons clairs sur un aspect : la somatisation peut générer des douleurs et de la fatigue, mais pas de la fièvre. C’est un signe qui devrait nous aider à discriminer la présence ou non d’une infection.

COVID-19 écrit avec des médicaments
Faites attention à la “température” de vos émotions
Bien que votre corps ne combatte pas la charge virale du COVID-19 en ce moment, votre esprit combat un autre ennemi : la peur. Vous avez le droit de la ressentir, c’est vrai. Cette émotion a pour but de nous protéger du danger et de nous mettre en sécurité.

Mais parfois, si nous nous laissons emporter par la détresse la plus aiguë, la “fièvre psychologique” va monter. Les pensées négatives s’enflammeront en prenant le contrôle de votre réalité. La panique viendra, la douleur viendra, et tous les symptômes de la somatisation des coronavirus.

Nous devons apprendre à prendre la “température” de nos émotions pour éviter qu’elles ne nous mènent à la limite, qu’elles ne rendent notre corps et notre santé captifs.

Il s’agit d’une tâche quotidienne qui implique une grande responsabilité. Car ce qui se passe avec les troubles psychosomatiques, c’est que beaucoup de gens refusent d’accepter que cette douleur ait une origine émotionnelle. Et dans certains cas, ils persistent à poursuivre des traitements médicamenteux qui n’aident pas ou ne servent pas.

Accordons la priorité à notre bien-être émotionnel, à notre santé mentale.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Message par Dubreuil »

Sigmund Freud

Le déni
Le déni est un mécanisme par lequel le sujet refuse de constater, de considérer, de voir l’évidence. Ce mécanisme porte sur le réel, plus exactement sur le réel d’une perception. Il peut se résumer à ceci : le refus de la réalité d’une perception. Le déni provoque chez celui qui en est le témoin l’idée d’une injustice, rappelant le traditionnel « déni de justice », quand bien même il s’agirait plutôt d’un sentiment de tromperie dû au refus pour le sujet de considérer ce qui est de l’ordre d’une réalité observable. Le contraste ramènerait ainsi ce mécanisme du côté du psychotique.
Originellement, c’est le mécanisme psychique par lequel le petit enfant se protège de la menace de castration ; il refuse alors, il désavoue, il dénie donc l’absence de pénis chez la fille, la femme, la mère et va croire pour un temps à l’existence du phallus maternel, sorte de remplacement qui pourra plus tard être considéré du point de vue symbolique comme un fétiche.

Elaboration du concept de déni chez Freud
Si le terme de déni apparaît pour la première fois en tant que tel en 1925 dans Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique entre les sexes, il est déjà question de ce mécanisme dans d’autres écrits de 1905 et de 1908 : « L’enfant refuse l’évidence, refuse de reconnaître l’absence de pénis chez la mère. Tous les être humains sont comme lui, pourvus d’un pénis. » L’enfant pensant à ce moment que le pénis va se développer ultérieurement.
Plus tard, dans L’Organisation génitale infantile (1923), Freud est encore plus explicite : « Pour l’enfant, un seul organe génital, l’organe mâle, joue un rôle : c’est le primat du phallus.«
Mais Freud affirme que le déni, « normal » durant la phase phallique (phase où le petit enfant témoigne d’une ignorance par rapport à la nature des organes génitaux féminins), devient problématique à partir du moment où il se prolonge au-delà de cette phase.

Fétichisme
Il arrive que l’enfant persiste dans sa croyance en le pénis de la femme, ou, plus précisément, il conserve sa croyance en l’existence du phallus maternel et, dans un même mouvement de pensée, il l’abandonne et le remplace par le fétiche.
Le fétiche sera ainsi le témoin que la réalité constatée, bien que déniée, n’en a pas moins joué un rôle ; le fétiche apparaîtra alors comme un substitut du phallus maternel.

Déni et clivage du moi
Freud inaugure dans l’article de 1927 sur Le Fétichisme la notion de « clivage du moi ». Il donne l’exemple de deux personnes dont l’analyse révèle une ignorance, plus exactement, dans notre idée de déni, un refus de la mort de leur père, tout comme pour le fétichiste, une méconnaissance à l’endroit de la castration de la femme. Il y avait chez ces jeunes hommes deux courants psychiques contradictoires qui coexistaient : l’un fondé sur la réalité (la mort du père), l’autre sur le désir (envers le père) ; l’un tenait compte de la mort du père, l’autre ne la reconnaissait pas.
Freud note que si dans le cas des névroses, le processus à l’oeuvre est le refoulement, dans le fétichisme et les substitutions de cette nature, il s’agit bien du déni, où l’on a affaire à ce paradoxe psychique qui est que certains sujets savent, ont connaissance de quelque chose et à la fois ne savent pas, ou, bien entendu, ne veulent rien en savoir.

Le pervers
Le pervers réalise la négation de la différence de l’autre, en vue de le contraindre à partager sa propre vision du sexuel ou de la relation, de manière violente, sur le fond et sur la forme, et il fait unilatéralement de l’autre un objet, au sens trivial du terme, lui déniant ainsi le statut de sujet. C’est d’ailleurs un procédé commun aux pathologies narcissiques que de faire de l’autre un « objet ».

La dénégation
La dénégation est un mécanisme par lequel le sujet refuse d’accepter, d’admettre, de reconnaître l’évidence. Ce mécanisme porte sur des contenus intra-psychiques, tel le refus d’avouer, de reconnaître ce qui répond cependant aux caractéristiques de la réalité constatable, à savoir une certitude. Il peut se résumer à ceci : le refus d’admettre une vérité. En cela il impliquerait plutôt à considérer l’ordre du névrotique.

Le refoulement
Ce mécanisme consiste à refuser de reconnaître comme siens une pensée, un désir ou un sentiment, sources de conflits intra-psychiques inacceptables dans l’instant de cette pensée, de ce désir, de ce sentiment. C’est l’attitude psychologique qui consiste, pour un sujet, à refuser, en la niant, telle pensée, ainsi qu’il pourrait en être avec tel lapsus, qui fonctionne ainsi comme un acte manqué, par lui énoncée.
Originellement, Freud, employant die Verneinung, signifant d’abord la négation (1925, Imago, traduit en 1934, RFP), la négation étant liée au refoulement, lequel peut par exemple la forme d’une association spontanée. Car en effet, si une personne nie quelque chose dans un jugement, cela signifie que ce quelque chose, cette personne préfère le refouler, le jugement étant alors, du fait de son caractère apparemment définitif, le substitut intellectuel du refoulement.

Le jugement
Freud va montrer le rôle de la négation dans la fonction du jugement. Par le symbole de la négation, la pensée se libère des limitations du refoulement. Freud considère d’abord les deux décisions possiblement incluses dans la fonction de jugement :
– le jugement qui attribue ou refuse une propriété à une chose,
– le jugement qui reconnaît ou qui conteste à une représentation une existence dans la réalité.
Pour le premier, le jugement d’attribution, le plus ancien critère pour attribuer ou refuser, est le critère du bon et du mauvais. Dans cette phase, il ne s’agit pas encore de sujet. A partir d’un moi indifférencié, le moi du principe de plaisir se constitue, le dedans étant lié au bon, le dehors au mauvais.
Pour le second, il concerne le moi de la réalité définitif, qui se développe à partir de ce principe de plaisir. Cependant, c’est l’épreuve de la réalité qui est ici convoquée. Dans cette phase, il s’agit de savoir si quelque chose de présent dans le moi comme représentation peut aussi être retrouvé dans la perception de la réalité.

Plaisir et réalité
Du point de vue du principe de plaisir, la satisfaction pourrait venir d’une « hallucination » de l’objet. C’est pour parer à cette tendance à halluciner, c’est-à-dire à ne pas vouloir (ne pas vouloir désirer) la réalité des faits que l’intervention du principe de réalité se révèle nécessaire. Ici apparaît le critère de l’action motrice ou de la confrontation au réel. Celles-ci mettent fin à l’ajournement de la pensée. Elles font passer à l’action, le jugement devant être alors considéré comme une approximation motrice, avec faible décharge. Le moi va dès lors en quelque sorte goûter les « excitations » extérieures pour se retirer à nouveau après chacune de ses tentatives bégayantes.

L’accomplissement de la fonction de jugement n’est rendu possible que par la création du symbole de la négation. D’où son indépendance à l’égard du refoulement et du principe de plaisir. Aucun « non », dit Freud, ne provient de l’inconscient.

Nicolas Koreicho – mars 2017 – Institut Français de Psychanalyse©
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
DE de psychomotricité - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse
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Très bonne année 2021 à chacun(e)d'entre vous, cher(e) internaute, que cette nouvelle année vous soit douce et clémente, dans votre santé, comme en belles émotions affectives.
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