Mon baluchon

Pour parler de tout et de rien en dehors de la psychologie.
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonjour,
J'ai eu mon rendez-vous avec Kathia ce matin. On est allé marcher au parc. Je me suis trouvée bonne parce que j'ai quand même été capable de lui nommer mes émotions et mes inquiétudes sans tomber dans la dramatisation... et c'est peut-être con, mais ça n'a pas été facile.

Être capable de nommer ce que je vivais, sans montrer que je le vivais par des actions qui pouvaient me nuire. Ce qui est difficile c'est de sentir que le message passe... sans avoir besoin de crier.

Mais qu'est-ce que j'avais besoin de mentionner... de crier justement! J'avais besoin de dire que les services auxquels j'ai accès en ce moment m'aident énormément... et que j'ai peur d'avoir de la difficulté à fonctionner sans. En fin de semaine, j'ai eté capable de tolérer la détresse que je vivais, en me disant que je savais qu'on allait m'entendre... que je n'avais pas besoin de monter le son d'une coche... je pouvais attendre... avant, je n'aurais pas été capable, dans un moment de panique, de me calmer ou d'attendre... j'aurais capoté... je me sens dans une urgence nationale dans ce temps là, c'est vraiment difficile de tolérer l'attente, comme si ma vie en dépendait.

Mais là, étrangement, Kathia m'a dit qu'elle m'entendait. Est-ce que je pourrai lui faire confiance? J'ai été capable de nommer que dans mes suivis, il me restait elle, et ma psychologue... et que les deux travaillent des choses vraiment différentes. Avec Kathia, je suis dans le concret. Dans mon plan de match de comment je gère mes émotions. C'est un peu plus psychoéducatif, c'est au niveau de mon fonctionnement général. Avec ma psychologue, je parle de trucs plus profonds. Moins concrets... comme si ce n'était pas important le ici et maintenant. C'est sûrement pas le cas, mais il y a toute une question abstraite... comme si le plus important, c'était dans ce qui ne se disait pas... jamais je parle de ma routine ou de mon quotidien avec ma psychologue... je vais parler de ce qui m'a fait réagir dans mon quotidien. Parfois c'est un mot, qui décrit quelque chose qui a été important, qui me fait parler de plein de trucs, qui se mettent à avoir un sens. À faire du sens, à faire des liens.

Je sais que le suivi va se terminer dans 3 mois avec Kathia, et ce que je voulais, ce n'était pas pour que Kathia choisisse de prolonger le suivi. Je sais que je n'aurai pas le choix d'affronter ces sentiments. Et je l'ai répété plein de fois à Kathia, que je n'avais pas envie qu'elle me dise que je le savais depuis le début que le suivi était de 2 ans. Comme si ça pouvait faire en sorte que je n'avais pas le droit ou d'avoir peur ou d'être en colère, parce que je connaissais cette information depuis longtemps.

Elle a respecté ça... elle m'a dit qu'elle aimait travailler avec moi, que mon cheminement était beau. Elle m'a dit que sa job à elle, c'était de prendre les informations et d'apporter le tout à son équipe pour essayer de trouver des solutions. Elle m'a dit que je pouvais lui faire confiance. Que je ne devais pas crier partout, parce que de toute manière, tout le monde allait se référer à elle... mais elle m'a dit qu'elle ne pouvait pas rien me promettre sur le résultat, mais qu'elle essaierait. Elle m'a dit qu'il y aurait peut-être un moyen d'avoir un suivi de première ligne, alors que le suivi d'intensité variable, c'est en deuxième ligne... mais qu'il y avait des services en santé mentale adulte, qui étaient plus accessibles...

On dirait que pour moi, qu'on me dise que si je fais une crise sans avoir de suivi... ben que je pourrai aller à l'urgence... il me semble que c'est de me proposer des solutions qui peuvent avoir beaucoup d'impacts négatifs pour moi... alors qu'en ce moment, je réussis à ne pas décompenser. De ne pas ressentir le besoin de décompenser et de crier... mais après ça... pourquoi est-ce que je cris... parce que je connais plus mes besoins.

Mais ensuite, mon besoin est-il fondé ou pas?
Et comment y répondre par moi-même... est-ce que de reconnaître que j'ai encore besoin d'aide peut être une force. Je crois qu'un jour je vais être capable de fonctionner sans aide. Mais je ne me sens pas encore là... et je trouve que c'est légitime.
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Le coup de grâce...

Retour au point focal. Au vide total dans mon cerveau pour me protéger de ce qui me fait peur ou me fait mal. Je fixe un point au mur parce que je viens de recevoir un poing dans la face... bourdonnement dans les oreilles, sensation d'irréalité. Et tout ça, c'est de ma faute. C'est moi qui me suis mise dans le ring de boxe, devant des adversaires qui connaissent trop bien mes limites, mes fragilités... là où il faut frapper pour me faire tomber, pour me tuer d'un seul coup. Je me suis rendue vulnérable par mes choix, mes actions... donc, est-ce que je mérite ce que je vis en ce moment. Je l'ai cherché... je ne devrais donc pas me victimiser et je devrais assumer... mais je me sens sonnée en ce moment. Sonnée, mais je l'avais vu venir. Ce week-end, l'alarme sonnait déjà dans ma tête... j'étais déjà en hypervigilence, je me sentais déjà coupable, triste, ou mélangée... parce que je vois venir les choses, les événements... je fais de l'anticipation, sûrement, mais je ne suis pas tant à côté de la traque que ça. Je sais ce qui s'en vient... je le sais depuis longtemps.

Mon père aura 60 ans le 12 mars.
Je le sais... ce n'est pas une question que je ne m'en souvenais plus... je le sais depuis trop longtemps... que ça serait difficile pour moi. Il faut comprendre que dans ma famille, les anniversaires en chiffres ronds sont soulignées en surprise party... 20-30-40-50-60... et que je savais déjà que même si je ne suis plus en contact avec lui, j'ai eu un petit moment de faiblesse avec ma mère dernièrement en lui écrivant un texto... j'allais devoir vivre avec ma décision d'être présente ou absente et les émotions associées à cette décision là... ce week-end, je paniquais déjà, en sachant bien trop que j'allais recevoir une invitation... est-ce qu'elle allait transiter par ma mère, ma soeur, des amis de la famille ou d'autres membres de ma famille...j'en avais aucune idée... mais je savais que ça allait ressurgir. Je savais, même sans avoir reçu d'invitation, que j'étais pour avoir une pression sociale par rapport à mon choix. Je savais ce que mes parents souhaitaient... qu'en quelque part, le plus beau cadeau que je pouvais faire à mon père, c'était d'être présente à son party de 60 ans... que je brillerais autant par ma présence que par mon absence... c'est un peu la même chose qui me fait peur dans l'idée que ma grand-mère paternelle décède... elle est âgée... et même si elle est quand même en bonne santé, l'idée de devoir me rassembler avec tous les membres de ma famille... à soit, démontrer la réalité, que je ne leur parle plus, ou soit faire ce que j'ai toujours fait... préserver une image, faire comme si de rien n'était... comme la fois où j'avais croisé mon père chez l'optométriste, son cousin... et qu'il m'avait fait la bise... et que j'avais comme figé parce que ça faisait plusieurs mois qu'on ne se parlait plus... je m'étais sentie tellement mal. Comme si j'étais piégée... comme si je n'avais pas le droit de m'exprimer, de dire que je ne voulais pas lui parler et qu'il fallait qu'on préserve l'image...

Je savais que j'allais devoir vivre avec ça... avec le fait que j'allais savoir que j'allais prendre la décisison de ne pas y être... et que j'allais devoir vivre avec le fait que personne ne comprendrait... et qu'on me verrait plus comme l'enfant ingrate qui n'était pas là à l'anniversaire de son père, sans comprendre pourquoi... ou sans vouloir comprendre pourquoi.

Ce matin, j'ai reçu l'invitation officielle de la part de ma mère. Il y aura un surprise party zoom pour la fête à mon père. Dans son message, ma mère me dit que toute la famille et les amis avaient été invités... même mon oncle qui a abusé ma mère, et la soeur de ma mère qui est sa femme... j'aurais eu envie de crier qu'elle n'avait absolument rien compris...

J'ai tellement vécu une frustration...
J'avais envie de lui dire qu'elle n'avait crissement rien compris... et elle sait pourquoi je ne leur parle plus. Cette maudite inceste qui est acceptée dans la famille... ce choix de faire comme si de rien était... accepter n'inacceptable... ne pas se positionner.

Ce qui est fâchant, c'est d'avoir l'air de la mauvaise personne... alors que ce n'est pas moi qui suis mauvaise... que si quelqu'un demande où je suis... parce que ce n'est probablement pas tout le monde qui sait que j'ai coupé les liens avec mes parents, bien ils pourront se victimiser... nommer whatever quoi sur moi...passer ça sur mon trouble de santé mentale, nommer que j'ai des troubles du comportement... que je suis méchante, ingrate, après tout ce qu'ils ont fait pour moi et tout ce que je leur ai fait subir... et ça, ça me dérange aussi. Je savais que ça allait se produire... et ça me met tout croche. Ça me donne envie de crier et de me révolter. Ça me donne envie de me détruire, de ne plus exister parce que je suis tannée d'endurer ça... de savoir, de sentir, comme une névrosée, le sentiment de culpabilité en anticipant la situation, que je sais trop bien qui va finir par arriver... et ça arrive... et en quelque part, je me dis que je ne suis pas tant folle que ça... de savoir que ça s'en vient, comme si j'étais capable de prédire l'avenir.

Je me sens déjà à terre... fatiguée, épuisée...
J'ai envie de crier en ce moment... juste pour que quelque chose s'apaise. Parce que ça me pèse dessus comme la tonne de brique que je voulais me lancer sur les pieds à 8 ans... pour me broyer les os... pour qu'on arrête de me mettre de la pression pour jouer au soccer... parce que je n'étais pas heureuse et que les mots ne suffisaient pas... les crises d'angoisse ne suffisaient pas pour faire comprendre que je n'étais pas bien... j'étais bonne, j'étais une étoile et il m'utilisait...
Dubreuil
Psychologue clinicien
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Re: Mon baluchon

Message par Dubreuil »

... qu'en quelque part, le plus beau cadeau que je pouvais faire à mon père, c'était d'être présente à son party de 60 ans... que je brillerais autant par ma présence que par mon absence.
*** Le plus beau cadeau que l'on puisse faire à un pervers c'est de penser à lui. C'est la présence de sa victime qui le comblerait vraiment. Il sait les efforts surhumains que vous avez fait et que vous faites pour ne plus vous laisser " posséder ".Qu'il ne vous viole plus. Lui aussi il guette, il attend ! . C'est aussi là que vous devez faire le choix de savoir si c'est plus dur de l'ignorer que de le faire jouir une fois encore.
Ne vous faites pas d'illusions, si vous avez changé lui il est resté le même. Y aller c'est régresser.
N.B. INFORMATION IMPORTANTE :
Si chaque personne est différente, et chaque cas unique, il n’en demeure pas moins que des explications psychologiques sont déjà données sur ce forum, dans le post : " URGENT C'EST LE TOURNANT DE MA VIE "
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Le pouvoir des mots

Les dernières journées que j'ai passées ont été difficiles. L'intensité qui augmente quand je ne me sens pas entendue ou écoutée. Je me rends compte que j'ai vraiment une grosse crotte sur le coeur envers le système de santé et des services sociaux. Je ne sais pas si c'est ma fébrilité qui m'amène à avoir autant de colère contre le système, ou si c'est que j'ai accumulé beaucoup de déception et de ressentiments à travers les années. J'ai besoin de me faire entendre... je crois que c'est la fonction de mes troubles du comportement, liés à mon impulsivité et mon TPL peut-être...mais on ne m'entend pas.

La semaine dernière, je me suis sentie envahie par mon anxiété. Je me sentais vraiment chargée, et qu'au moindre petit truc, j'étais déclenchée... 2 choses me stressaient et me faisaient vivre de la détresse. La première, c'est l'histoire de mon suivi et de ce que j'avais perçu, il y a une semaine, de mon intervenante de l'hôpital... l'autre, ce fut l'invitation pour les 60 ans de mon père...

En fait, ce sont 2 événements qui m'ont fait vivre tellement plein d'émotions. De l'angoisse, ça c'est clair... mais aussi, beaucoup de colère... et dans tout ça, j'avais aussi ce sentiment de ne pas être entendue ou validée dans toute la souffrance que j'ai vécue...

Le sentiment de ne pas avoir de contrôle sur rien. J'ai perdu le contrôle de mes pensées... je me suis mise à ruminer et revoir en boucle tous les éléments qui faisaient en sorte que je n'avais plus de contact avec mes parents... on dirait que cette cassette est partie pour me déculpabiliser de choisir de ne pas faire suite à cette invitation... mais j'avais besoin de me prouver à moi-même que je n'étais pas une mauvaise personne... et que j'avais raison... sauf que ces pensées/flashbacks sont devenus tellement envahissant... je n'étais pas capable de juste respirer et prendre un pas de recul... et, mélangé à l'anxiété de ma fin de suivi avec Kathia, et du fait que j'avais saisi qu'elle me proposerait une prolongation de mon suivi... ça m'a fait décompenser solide. En fait... j'ai senti que j'avais perdu ma contenance... et je me suis transformée en pieuvre feu d'artifice... j'ai cogné à toutes les portes, j'ai testé les limites... et je n'ai pas récolté ce que je voulais finalement.

J'ai eu l'air de la fille qui ne respectait plus du tout le cadre... en fait, c'est vrai que je ne le respectais plus... et que je m'enfonçais... quand j'ai eu la réponse du CLSC, qu'ils ne me donneraient pas d'informations ou de nouvelles parce que tout devait passer par Kathia, ça l'a mis le feu aux poudres... comment je pouvais faire confiance à Kathia, après ce que j'avais ressenti... donc, étant plus en crise, j'ai fait des demandes au centre de crise... puis là aussi, ils m'ont parlé de mon plan d'intervention... ils m'ont parlé des 3 appels de 15 minutes que je pouvais faire par semaine... ils m'ont coupé le sifflet... et je ne me rappelais comme plus à quel point ça ne m'aidait pas... comment j'avais plus le feeling de ne pas être écoutée... que lorsque je leur demandais de considérer mon cheminement et mes demandes d'aide adéquates, que j'avais grandi depuis 6 mois... je n'étais pas prise en considération. J'ai beau dire calmement ou crier que je ne suis pas d'accord... ça ne change rien. C'est toujours la même chose... je n'ai aucun pouvoir... mais c'est tellement contradictoire... parce qu'ils sortent quand ils veulent la carte que je suis compétente, que je suis intervenante, et que je ne devrais pas avoir besoin d'aide... que je sais quoi faire pour m'aider... comme si tous les intervenants n'avaient pas besoin d'aide... je suis peut-être obstinée... mais je sais que j'ai raison! Intérieurement, je ne traiterais jamais quelqu'un comme ils me traitent... quelqu'un qui dans son histoire, a dû se taire plus que moins... alors pourquoi ils font ça, pourquoi ils me provoquent comme ça? Alors... je m'arrange pour les provoquer? Je ne sais pas... je ne les provoque pas eux personnellement... mais je teste les limites. Dans mon état décontenancé... j'ai appelé partout. J'étais frustrée de ne pas avoir de réponses... que justement, on ne me rappelle pas en me validant et en apaisant mes souffrances... j'ai été capable de tolérer... puis est arrivé vendredi... et j'ai juste sauté quand le centre de crise m'a raccroché au nez en me disant que j'avais fait 4 appels... ne me laissant pas dire un mot... si j'avais été en passage à l'acte suicidaire et que ça avait été ma dernière tentative d'avoir de l'aide, je serais sûrement morte... mais bon!

Je me suis ramassée à l'urgence samedi soir... après avoir crié un peu trop fort... mais pour vrai, la seule chose qui faisait en sorte que je ne pensais ni à mes parents, ni au réseau, c'est quand je me voyais dans des millions de scénarios dans lesquels je me tuais... encore des trucs dans lesquels j'avais un sentiment de contrôle... là, au moins, c'est moi qui décidait, je ne subissais pas... mais à la force de juste ruminer... j'ai fini par en parler à un ami... et ça l'a dérapé un peu. Je n'arrivais pas à dire que je n'allais pas passer à l'acte... je voulais tellement que tout arrête et avoir un moment de répit. J'avais tellement besoin de juste que ça arrête... autant à l'extérieur qu'à l'intérieur de moi. Cette agitation... cette impulsivité. J'y avais goûté pas mal toute la semaine... j'ai écrit à du monde, j'ai appelé à des endroits où je savais qu'ils avaient moyen de rejoindre Kathia, même si moi, je n'arrivais pas à le faire... j'étais fâchée de sentir que je devais juste me taire et faire avec les inconsistances du réseau.

En fait, vendredi après-midi, j'ai finalement été capable de me calmer et de nommer à Kathia dans un message vocal que ce qui m'inquiétait, c'était le fait que je savais ce qu'elle allait faire... et qu'il ne fallait pas qu'elle me propose de prolonger mon suivi... que ce n'était pas une question relationnelle, mais une question de services, et que justement, si elle ne voulait pas me faire éclater, il fallait qu'elle entende mieux ma demande. Mais sans pouvoir lui parler, je ne savais pas si c'était clair... et si elle allait, elle, dépasser la limite... c'était très anxiogène tout ça...

Donc, dimanche soir, je suis sortie de l'hôpital. J'ai eu le sentiment de m'être arrêtée... en fait, de me mettre dans une boîte, 24h, ça m'a quand même calmé. Ça l'a baissé mes idées destructrices qui partaient aussi en vrille... et ma peur de passer à l'acte. Je me sentais engloutie... là, j'ai pu respirer... et après, j'étais correcte pour sortir...

Mais lundi, j'avais mon rendez-vous avec Kathia.
Puis bon... ma crainte était réelle... elle m'a proposé de continuer 3 mois avec elle... puis j'ai commencé à me sentir tellement en colère... je lui ai parlé du centre de crise, et là, elle me disait qu'il fallait maintenir les limites avec moi... mais what the fuck qu'elle ne respectait pas sa propre partie... je me suis sentie tellement mal... j'avais envie de me pitcher devant une voiture... ça faisait tellement mal en dedans de moi. Kathia s'est mise à dire qu'on ne pouvait rien faire avec moi quand j'étais dans cet état... qu'on était mieux de finir la rencontre... et que là, je devais faire attention de comment j'allais gérer mes 3 appels au centre de crise... mais j'étais en crise fuck... je suis arrivée dans mon auto... j'ai fixé un point... et je me suis mise à pleurer ma vie. La pression en dedans de moi... cette envie de disparaître...

La journée a été toff... j'ai pris de la médication pour me calmer... mais le soir, j'ai écrit à ma psychologue... je ne me rappelais même plus d'avoir écrit... je disais que j'allais me tuer en me coupant les veine... j'expliquais tout ce qu'il s'était passé...

Ce matin, je lui ai réécrit que j'étais correcte...
Et là, j'ai comme écrit que je sentais que j'avais envie que quelqu'un prenne le rôle de m'arrêter...
Puis en écrivant rôle... ça m'a fait penser au mot contrôle... ou contre-rôle... pourquoi est-ce que ça m'a comme frappé... le contrôle... c'est ce que j'essaie d'avoir. Dans les sphères de ma vie. Mais je souhaite tellement que quelqu'un prenne ce rôle... et quand je suis dans le contrôle... est-ce que je suis moi même contre le rôle...?? Est-ce que je peux être la personne qui me le donne... en même temps, quand je nomme mes besoins et que je me mets à demander de l'aide quand j'en ai besoin... est-ce que je suis vraiment contre le rôle? Ou je suis justement capable d'établir mes limites!?

Rôle et contrôle...
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonjour!
J'ai eu un rendez-vous avec ma psychologue ce matin... et ça m'a tellement fait du bien!! La semaine passée... j'étais complètement pognée... je n'étais pas capable de parler... j'avais trop le feeling que j'allais exploser. J'ai passé mes 50 minutes à éviter tous les sujets.

Cette semaine, j'avais écrit un courriel à ma psy, lundi soir, à 23h30... sous l'effet de la médication. J'étais quand même capable de bien décrire ce que je vivais... mais j'avais peur de ce que j'avais pu écrire. J'avais pseudo menacé de me tuer à la fin du message... donc mardi matin, première heure, je réécrivais un message à ma psy, lui disant que j'étais correcte et que je ne voulais pas qu'elle s'inquiète par rapport à ma sécurité, et qu'on allait en reparler ce matin.

Je me suis sentie accueillie. Je me suis sentie validée. J'ai senti à la limite que ce que j'avais vécu la semaine passée n'aurait pas dû être vécu... que mon feeling qu'on n'a pas été juste avec moi, que j'aurais dû être prise en considération... que j'avais le droit de demander de l'aide... était légitime. Ça m'a enlevé un poids de sur les épaules. Ça m'a vraiment fait du bien.

Je pense de faire une plainte.
Une plainte parce que je considère que mes droits n'ont pas été respectés. J'ai le droit de participer à mon plan d'intervention, j'ai le droit de consentir, ou pas, à mon plan de soin... et j'ai le droit de choisir qui sera en charge de mon plan de soin. Bref! À voir prochainement.
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