Mon baluchon

Pour parler de tout et de rien en dehors de la psychologie.
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonsoir,
Pour vrai, mon rêve d'hier soir m'a questionné toute la journée. Je me demandais, pourquoi une chauve-souris... d'où est-ce que mon inconscient a bien pu aller chercher ça?

Je repensais à ma journée d'hier, à ce que j'avais vécu... et je me demandais quel symbole y était représenté... je ne savais pas trop. Une chauve-souris, je n'avais ni vu, ni pensé à une chauve-souris... ni a un chauve, ni à une souris... quelque chose qui me donnerait envie de vomir juste à le voir, sans avoir à goûter au yogourt...

Puis en voiture, en revenant chez moi d'un souper avec mes amis Dave et Alex, j'ai pensé aux annonces qui ont joué toute la journée d'hier. Je suis restée couchée devant la tv hier. C'était super relax, je cuvais ma dose de vaccin et je tenais à me reposer pour tenter d'avoir le moins d'effets secondaires possibles... il y avait des films en rafale à un poste. Et le seul lien que je peux trouver avec une chauve-souris, c'est que plusieurs fois, j'ai vu que, au mois de juillet, allait jouer les films de Batman... les vieux films.

Un souvenir assez douloureux est alors remonté à ce moment là, en voyant des images du film avec Poison Ivy. La femme aux plantes qui donnent la mort... celle qui ensorcelle les hommes. Le premier orgasme que je me rappelle avoir vécu dans ma vie, c'est sur le divan, en écoutant ce film... quand Poison Ivy fait naître son monstre Kalamité, en lui mettant du poison dans les veines. Je n'ai aucune idée pourquoi ce souvenir est très précis et associé à ce film. C'est étrange quand même. J'écoutais le film avec mes parents... en 1997, j'avais 7-8 ans... j'ai ce souvenir, d'être assise sur le divan. Et d'avoir eu comme envie de pipi... et que je ne savais pas comment décrire ce que je vivais. Je ne me souviens pas de m'avoir touché ou je ne sais trop quoi... et je ne comprends pas trop le lien entre la naissance d'un monstre et l'orgasme... mais j'ai l'impression que si je regardais ce film, ça me ferait vivre bien des émotions... je crois que je pleurerais beaucoup.

Est-ce que ça parle de la naissance du monstre en moi... est-ce que ça parle des abus sexuels que j'ai vécus... est-ce que c'est là, la première fois où c'est arrivé... qu'il m'a touché... je ne sais pas... mais j'ai vu le.film une fois dans ma vie... et ça m'a profondément marqué.

Donc si la chauve-souris vient de là... je ne fais pas trop de lien avec le petit contenant de yogourt. Pourquoi la tête de la chauve-souris morte était à l'extérieur... et pourquoi ça m'a tant écoeuré d'ouvrir le yogourt pour y trouver ça... à m'en faire vomir une nuit au complet. C'est peut-être parce que je mange souvent du yogourt et que pour moi, c'était une possibilité qu'ils aient tous été contaminés... tous ceux que j'ai pu manger avant, et que je mangerais après, seraient contaminés. Parce qu'il y a une possibilité que j'ouvre un contenant de yogourt et que je tombe face à face avec une chauve-souris morte. J'ai peut-être mangé de la chauve-souris morte sans savoir... de là que je vomis partout... c'est dégueulasse...
Dubreuil
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Re: Mon baluchon

Message par Dubreuil »

C'est étrange quand même. J'écoutais le film avec mes parents... en 1997, j'avais 7-8 ans... j'ai ce souvenir, d'être assise sur le divan. Et d'avoir eu comme envie de pipi... et que je ne savais pas comment décrire ce que je vivais. Je ne me souviens pquias de m'avoir touché ou je ne sais trop quoi... et je ne comprends pas trop le lien entre la naissance d'un monstre et l'orgasme... mais j'ai l'impression que si je regardais ce film, ça me ferait vivre bien des émotions... je crois que je pleurerais beaucoup.
*** Pour une femme il y a une différence entre avoir un orgasme et avoir du plaisir.
Ceci dit, et cela va peut-être vous décevoir, cette sensation de plaisir "spontané" qui arrive un jour ou l'autre chez une petite fille, une jeune fille, n'est pas forcement liée a des fantasmes, une scène érotique, etc. C'est le corps " qui travaille " à la venue des hormones et de la libido. Que quelque chose frôle le clitoris à ce moment là, et c'est la "petite explosion" !

Est-ce que ça parle de la naissance du monstre en moi... est-ce que ça parle des abus sexuels que j'ai vécus... est-ce que c'est là, la première fois où c'est arrivé... qu'il m'a touché... je ne sais pas... mais j'ai vu le.film une fois dans ma vie... et ça m'a profondément marqué.
*** Par contre, il y a des situations ou le corps de l'enfant a été "séduit" par l'adulte. La sensorialité à été "violemment" sollicitée, alors que son psychisme n'était pas encore prêt à comprendre et a intégrer les "jeux" sexuels des adultes. Cela fait partie du viol. Et il y a pu avoir une excitation physique involontaire ( j'en ai déjà parlé dans un post), mêlée de plaisir, de terreur et de dégôut.


Donc si la chauve-souris vient de là... je ne fais pas trop de lien avec le petit contenant de yogourt.
*** Pourtant, c'est un liquide blanc lui aussi...
J'ai peut-être mangé de la chauve-souris morte sans savoir... de là que je vomis partout... c'est dégueulasse...
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel Hypnothérapeute humaniste -Tél : 06 61 80 53 18
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

J'ai lu votre réponse une fois.
Je ne suis pas prête à assimiler tout ce qui s'y trouve.
Je suis encore fragile. Je travaille beaucoup. Je me sens dans l'évitement, mais en même temps, ça me fait vraiment du bien! Mais arrivent des situations pas rapport et j'ai l'impression d'être envahie par un tsunami d'émotions...

Premièrement, au travail, la direction se ramasse dans le trouble parce qu'elles n'ont pas remplacé des postes importants, lorsqu'l y a eu des démissions... même Lucie, l'agente aux ressources humaines, celle qui s'occupait des embauches, a démissionné... en plus des arrêts de travail... on est un peu dans le trouble niveau RH... on travaille fort, surtout au niveau de l'équipe de gestion. On patch les trous en urgence, on s'assure de la prestation des services. J'hésite entre dire que c'est bon pour moi, ou que je vais finir par craquer... il y a des moments où l'anxiété me monte dans le tapis... mais j'arrive quand même à me calmer et à gérer.

Sinon, j'ai eu une date imprévue hier avec un gars. Quand j'ai aidé au déménagement de ma soeur, jeudi passé, on m'a demandé si je pouvais faire un lift à Thibaud, le meilleur ami à mon beau frère Sam, le fiancé de ma soeur. Il habite à 5 minutes à pied de chez moi, il n'a pas de voiture, donc ça me faisait plaisir de pouvoir faire du co-voiturage. On a jasé, de tout et de rien en voiture. En revenant, je crois qu'n s'est rendu compte qu'on avait quelques points en commun, la vision de la vie dans un sens, le desir de vouloir construire quelque chose, et le fait d'être un éternel célibataire. Il m'a demandé si j'avais envie d'aller prendre un verre ou une marche cette semaine. On avait prévu d'aller marcher, ce qu'on a fait hier en revenant du travail. Mais la conversation coulait, vraiment facilement. Je lui ai demandé s'il avait envie de venir souper chez moi, il a accepté... et la soirée s'est finie à 22h, avec une crème glacée. C'était chouette. C'était surprenant... je crois que je ne me projettais vraiment pas en date avec lui, et c'est ce qui a fait qu'il n'y avait pas de stress. On a déjà prévu se voir dimanche. Il veut me faire à souper et il a acheté des bières spéciales qui vont fitter avec la bouffe. C'est cool. J'avais déjà demandé à ma soeur ce qu'elle pensait du fait que j'allais faire une activité avec le meilleur ami à son chum... elle m'a dit qu'il n'y avait pas de problème, que Thibaud était vraiment un bon gars.

Pour vrai, les discussions ont viré sur des sujets crounchis un peu, mais même ça, c'était ok. Pas facile, mais correct. Il est au courant de ma situation familiale, la fois où ma soeur m'avait demandé si je coupais les ponts avec mes parents parce que mon père m'avait abusé... elle est retonti chez lui, parce que son chum y était. Il m'a dit qu'il a vu dans quel état ça l'avait mis... bref. Il m'a parlé de trucs assez privés aussi.

J'étais juste dans le moment présent, jusqu'à ce matin, où il m'a invité pour qu'on soupe ensemble dimanche. On dirait que là, je me suis rendue compte que c'était une date... mais je sais que je ne dois pas trop penser ou être anxieuse. Ça s'est bien passé quand je ne me posais pas trop de questions. Donc je vais essayer de rester dans le même mood!

Sinon, ce soir, j'ai vécu quelque chose de vraiment frustrant...
J'avais rdv en masso dans un spa à la montagne.
Je crois que j'en ai parlé dans les dernières semaines, des 2 événements difficiles....
Je me suis achetée un certificat cadeau pendant la covid. J'ai voulu prendre ce certificat il y a déjà quelques semaines. On m'avait dit une heure, mais finalement, la fille s'était trompée, et quand j'étais en chemin, à 40 minutes de route, j'ai été appelée pour savoir pourquoi j'étais en retard à mon massage, alors que je prévoyais arriver 30 minutes d'avance. Ça m'avait fâché. J'ai pu avoir un 30 minutes que j'ai payé, me disant que j'allais garder mon certificat cadeau d'1h00 pour un meilleur moment. J'ai donc repris rdv, juste avant mon voyage en Gaspésie.

En arrivant là, ce matin là, après avoir fait les 40 minutes de route, je me fais dire par la.massothérapeute en chef que ma masso n'est pas rentrée travailler et que mon massage était annulé... et qu'ils ne pouvaient rien me proposer d'autre. J'avais expliqué le chichi du rendez-vous precédent et du fait que c'est loin de chez moi. La dame, compréhensive, me donne un massage gratuit pour aujourd'hui, en s'excusant du désagrément.

Là, j'avais la confirmation dans mon cellulaire, j'étais certaine que c'était à la bonne heure... je me mind d'aller à mon rdv... et en arrivant sur place, ils disent qu'ils ne trouvent pas ma réservation... là... là... j'étais tellement en colère. Je montre ma confirmation sur mon cell. Le gars me dit que rien ne lui prouve que le massage était gratuit, il me dit qu'il ne comprend pas, et que je suis chanceuse, j'aurais une place à 18h45 au lieu de 18h00... je suis quand même fâchée, donc je demande de parler à son supérieur. Elle m'apprend que c'est avec un homme massothérapeute, ne me demande même pas si ça me dérange... je finis par lui sortir que je ne serai pas capable... parce que j'ai subi un traumatisme et que ça ne peut pas fonctionner.

Je lui explique les situations... les 3 shots, le fait que ça faitbune accumulation et que pour vrai, je voudrais juste ne plus avoir à y remettre les pieds... je ne suis pas satisfaite de la façon comment c'est géré... et surtout de la distance, de l'arrangement de mon horaite, et tout le tralala... elle me dit que j'ai déjà un massage gratuit, et qu'elle ne peut rien faire. Mais là, je me ramasse devant une impasse... mon besoin de calme et de détente... de sécurité, de considération...

Devant le fait qu'il n'y avait pas de solution, je me suis mise à paniquer... à m'objecter qu'elle ne puisse pas rien m'offrir en échange... que j'allais repartir bredouille... je fixais un point et je me battais pour ne pas me mettre à crier comme une cinglée... dans un spa. Il y a un autre spa de cette bannière en ville... j'ai demandé s'il restait de la place... finalement, j'ai un rdv à 20h45, gratuit, et la directrice de l'établissement me rappellera demain. Je suis ressortie, un peu plus calme, mais la fille m'a quand même demandé si j'étais apte à conduire... je voulais me contenir, mais je crois que ça l'a pris le dessus. La crainte, le sentiment d'être délaissée... la possibilité qu'ils aient fait par exprès... les idées de complot ou de trucs du genre sont revenus... en revenant vers chez moi, j'avais les idées qui spinnaient, la colère était alimentée par ce discours mental.

En arrivant chez moi, Wendy est venue se coucher sur moi! Ça l'a vraiment fait du bien. Je pars là pour mon massage dans l'autre spa. J'espère que je réussirai à en profiter un peu.
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonsoir,
Je suis un peu fragile.
Le retour de Kathia de vacances, le début de la fin avec elle me fait vraiment de la peine. Je suis en déplacement entre Kathia et ma psy... j'ai dit à Anne que j'avais hâte qu'elle tombe en vacances, les 2 premières semaines d'août. Je ne sais pas pourquoi, je ressens le besoin de vivre une pause avec elle. Nous en avons parlé jeudi passé à mon rendez-vous. Je suis capable d'aborder avec elle ce que je ressens, ce que je peux venir écrire ici. Je sais que c'est là que je dois aborder ce que je vis, sûrement dans un certain transfert et je vis des émotions dans la relation thérapeutique. Pourquoi ai-je besoin de prendre mes distances? Peut-être pour partir avabt que l'autre parte... peut-être que le départ de Kathia me fait comprendre que je pourrais aussi perdre Anne. On dirait que je sais que ça me mettrait à terre si Anne devait partir.

Il y a eu quelque chose qui m'a énervé il y a 2 séances. Je lui nommais que j'avais besoin de faire la boulette, quand j'ai encore senti que j'allais dissocier. Et elle ne semblait pas comprendre, ou interpréter différemment ce que je disais. Pour moi, faire la boulette, ça voulait dire de me mettre en boule sur la chaise, les jambes recroquevillées sur moi. Le mot boulette est un mot qui est vraiment chargé d'émotions. Sans savoir pourquoi. Parfois, il roule dans ma tête (haha, une boulette qui roule) sans arrêt et ça m'active, je deviens super fragile. Anne m'a juste dit qu'en France, faire une boulette voulait dire de faire de gaffe...

J'ai toujours remarqué qu'elle avait un accent européen... mais elle a parlé de la France comme si c'était sa maison. Ça m'a fâché... comme si je ne voulais pas avoir de détail sur sa vie... elle m'a dit, En France, on dit boulette quand on veut dire ... et la suite, c'est ça, c'est que j'ai pu savoir d'où elle venait. C'est super loin d'ici. Maintenant que je sais ça, je me dis que lorsqu'elle part en vacances, elle s'en va peut-être loin, sur un autre continent. Bref...

Il s'est passé quelque chose de bizarre aujourd'hui. J'ai passé la journée avec Marie Jacinthe et son bébé, c'était la première fois que je la voyais depuis qu'elle a donné naissance à Emma. J'ai pu prendre la petite. C'était vraiment une belle journée. En revenant, je me suis sentie stressée. Hier, Thibault est venu chez noi pour une netflix date... et je ne parle pas de netflix and chill. Je n'avais pas vraiment envie de le voir. Je l'avais vu le mardi, je le vois demain... mais j'avais le goût d'être dans ma bulle. Et il est rentré dans cette bulle. On s'est collé sur le divan, mais il me flattait avec ses doigts, sur le bras, sur la jambe, et c'est vite devenu insupportable. J'avais envie qu'il s'en aille. Je sentais qu'il voulait plus. Je m'invalidais dans mon cerveau. Je me sentais brisée... en me disant que n'importe qui d'autre n'aurait pas eu de problème à vivre cette proximité. Ressentir ça me fait vivre un sentiment d'échec. J'ai peur que ça n'arrive jamais. Que je me sente bien. C'est vraiment souffrant.

Donc en revenant de ma sortie avec Marie Jacinthe, Marcel et Emma, j'ai passé près de la maison xy, où j'ai déjà habité. Et j'ai eu un feeling. Depuis la covid, Martine, une de mes intervenante préférée, ne travaillait plus. Elle est plus âgée, sûrement qu'elle devait être complètement vaccinée pour revenir au travail. Au coin où elle prenait nornalement son autobus pour retourner chez elle, j'ai cru voir quelqu'un qui lui ressemblait... mais ce n'était pas elle. Mais j'ai eu envie d'appeler pour savoir qui travaillait... et quelqu'un a répondu au téléphone, je ne l'ai pas reconnue, mais c'était Martine qui était de retour!!

On dirait que je l'ai senti qu'elle était là.
Je n'ai même pas passé devant la maison, je ne l'ai pas croisé... c'était juste un feeling. Martine est sexologue de formation. On dirait que ça m'a tellement fait de bien de lui parler. J'ai jasé de Thibaud, de comment je m'étais sentie. Elle m'a quand même donné de bons conseils, ou guidée dans un sens. Ça faisait plus d'un an et demi qu'on ne s'était pas parlé.

Mais après, ça m'a fait sentir strange... je me suis mise à avoir des souvenirs, des drôles de souvenirs. Des souvenirs de rêves que j'ai déjà fait... mais j'étais là à me demander si c'était arrivé ou pas? Être dans un grand hôtel à New York, avoir une chambre vraiment haute, et une peur intense de prendre l'ascenseur... j'étais su dessus du 70e étage et j'arrivais à prendre l'ascenceur sans capoter... bref!
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonsoir,
Bon, petite/grande victoire ce soir.
En fait, j'étais très anxieuse depuus vendredi. Incapable de manger, mal de coeur, difficulté à tolérer ce que je ressentais... pour vrai, c'était assez intolérable comme feeling. J'avais une envie, que ça arrête. Alors on dirait que n'importe quels moyens auraient pu être adéquats pour noi sur le coup, impulsifs, ou pas... je voulais juste atteindre mon objectif et me sentir soulagée.

J'ai pensé que j'allais reprendre la même route que je prends normalement... celle qui me mène à fuir. Je tombe dans l'évitement... si la raison de mon anxiété c'est le gars, ben de deleter le gars de ma vie est une solution à prendre en considération... alors j'ai failli canceller... à la place, j'ai écrit à Thibaud. Que je ne me sentais pas bien, que j'avais envie d'annuler notre plan à la dernière minute... je lui ai dit qu'il ne me connaissait pas, qu'il ne savait pas à quel point l'anxiété m'affectait et mes relations. À quel point je me sentais brisée. Je lui ai nommé que je ne pouvais pas, et ne voulais pas, qu'il entre dans ma bulle, qu'il me touche ou qu'il me prenne dans ses bras. Je lui ai écrit que j'avais besoin de neutralité, de ma bulle... et il m'a dit qu'il viendrait jaser avec moi avant qu'on aille au biodôme. Que je pouvais sûrement être surprise de la compréhension qu'il peut avoir par rapport à moi.

Je l'ai laissé venir chez moi. Et j'ai été capable de lui nommer comment j'avais vécu notre soirée de vendredi. Ce que j'avais envie de faire, me decoller, et comment je me battait pour essayer d'être normale... et que finalement, je ne me suis pas respectée et que j'ai juste voulu qu'il quitte parce que c'etait la seule manière que j'avais trouvé pour respecter mes limites... sans avoir à m'affirmer, ou à reconnaître rien... sur le coup en fait...

Je lui avait écrit aussi que si jamais je lui exprimais des choses et qu'il sentait que j'avais un besoin d'être rassurée, il me s'agissait pas d'un bon moyen de me prendre dans ses bras... et ça aussi, c'était une affirmation qui n'était jamais vraiment sortie de ma bouche.

Je lui ai dit que la meilleure façon d'être securisant, c'est en m'écoutant, en restant présent, et en respectant ce que je pouvais lui nommer... en sachant que c'est moi qui ait la responsabilité de nommer mes limites... il ne peut pas savoir... ou lire dans mes pensées.

Il m'a dit quelque chose de très rassurant...
Et mon anxiété s'est calmée, j'ai pu manger une bouchée avant de partir à notre sortie. C'était très cool! J'ai passé une super belle soirée! Je suis contente d'avoir essayé quelque chose de nouveau et d'avoir vu un impact sur mon anxiété... pour une fois que j'arrive à sortir du pattern!!
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Un mois plus tard, dans mon Baluchon!
Aujourd'hui, j'ai passé une journée... éprouvante!
J'ai commencé ma journée du bon pied, avec la vidéo de mes cocos du travail qui ont réalisé leur pièce de théâtre, montée par eux, avec l'aide d'une super animatrice. Is ont fait le Petit Prince! Mon histoire préférée!! Donc c'était d'autant plus touchant! On a présenté la pièce devant les parents mardi soir. Les jeunes étaient si fiers d'eux! Plusieurs ont pleuré de fierté à la fin. C'était beaucoup d'émotions en même temps!

Mais ensuite, les choses se sont un peu compliquées...
On est en canicule au Québec. J'ai une air climatisée portative dans ma fenêtre de salon. Avec l'humidité, le contenant qui retient l'eau s'est rempli en une nuit... quasi 30L d'eau... donc ça débordait. J'avais un dégât d'eau... mais quand j'ai voulu aller vider le contenant... il a tombé et un tsunami s'est étalé sur mon plancher de salon.

Le hic, c'est que je n'avais pas le temps de ramasser... j'avais un rdv avec ma psychologue. Je ne l'avais pas vu depuis 3 semaines à cause de ses vacances. Et la dernière fois que je l'avais vu, ça s'était pas super bien passé... elle s'était permise de passer un commentaire sur la façon comment elle pensait que je traitais Thibaud... en fait, j'ai vécu une situation stressante, concernant des enfants et une possible situation d'abus... avec une amie à Flo, et Flo qui a rapporté des propos troublant de cette fillette de 4 ans... j'étais comme incapable de tolérer la proximité physique... et j'ai reçu un message de ma mère au même moment. Je ne me contenais plus et j'ai demandé à Thibaud, qui savait ce qur je vivais parce que je lui parlais de l'histoire de Flo, et de sa mère qui nous demandait conseil sur quoi faire... de quitter. J'avais besoin d'aller prendre ma douche. J'avais besoin qu'il retourne chez lui.

Sans tout lui expliquer... ma psy s'est permise de me dire que j'avais été violente... d'avoir mis Thibaud à la porte... et ça m'a profondément fâché... on parlait d'une possible situation d'abus... sujet très difficile pour moi... et c'était moi la personne violente... les 2 semaines suivantes, elle était en vacances... et j'ai pensé ne pas y retourner... parce que j'étais en colère, et parce qu'il s'est passé plusieurs événements en peu de temps...

Alors j'étais stressée de ma rencontre... parce que je savais que je devais aborder ce que j'avais ressenti, directement avec elle. J'aurais aimé éviter mais je savais qu'une des seules manières de survivre à cette épreuce relationnelle, c'était de l'aborder. D'essayer de réparer. Et avec le dégât d'eau, j'avais le contexte parfait pour ne pas y aller... mais je m'y suis rendue quand même. Je me suis sentie tellement vulnérable. Mise à nue dans un sens. Je lui ai exposé mes ressentis... mais il y a un moment où je me suis mise à pleurer comme un bébé... c'est quand j'ai osé lui demander de ne pas me laisser tomber. J'ai expliqué qu'on m'avait laissé tombé de tellement de manière dans ma vie. Parfois, c'était en m'abandonnant, en quittant physiquement... mais parfois, c'était en ne respectant pas les limites, et en créant un flou relationnel. Je l'ai quasi supplié d'être là et d'être adéquate... de respecter la neutralité, pour ne pas créer d'ambiguïté, ou de situations où son opinion personnelle ressortirait, pour je ne sais trop quelle raison.

Beaucoup de choses bougent dans ma vie...
Le depart de Kathia, qui vient aussi avec tellement d'incertitude quant au moment et au temps qu'elle restera là... mes changements de vacances avec la 4e vague qui va frapper fort... j'ai besoin de savoir que je pouvais être en sécurité à un endroit qui est super safe depuis 4 ans et demi... et elle m'a écouté... et je sentais qu'elle était là, qu'elle était empathique. Elle m'a remercié de ma confiance envers elle pour avoir été capable de venir et de lui exprimer tout ça. Elle n'a pas essayé de m'expliquer le pourquoi du comment des choses. Elle m'a dit qu'elle se sentait dans un dilemme, entre me rassurer et se dévoiler, chose qui m'aurait probablement fait exploser... et de ne rien dire. Je n'avais pas besoin qu'elle court à mon secours... j'avais juste besoin qu'elle redevienne la psy que j'ai toujours connue.

Je cogne des clous. Je suis fatiguée. Je reviendrai écrire plus tard!
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Je me permets de faire une demande honnête et transparente. Je me suis ennuyée de Mme Dubreuil et je me sens un peu dans un moment où j'ai un certain besoin de réassurance... ou de retrouver des repères sécurisants pour moi.

Je vis vraiment beaucoup de stress face à plein d'éléments mais qui ont quand même un grand impact sur moi.

Aujourd'hui, j'avais la pression dans le tapis au travail. J'essayais de faire mes choses, avec un sentiment que je devais prendre en charge le volet de ma nouvelle collègue coordonnatrice. Ma directrice des ressources humaines est revenue de vacances... et j'ai senti que j'ai travaillé vraiment fort pour m'assurer qu'il n'y avait pas trop de dommages et que les choses de base allaient être faites... je sens qu'au lieu d'être contente de travail que je fais, elle me tape sur les doigts de l'avoir fait. Comme s'il n'y avait pas de reconnaissance de tout l'énergie que j'ai pu mettre... en même temps, ce n'est pas à moi à faire tout ça. Je sais que j'ai mis les bouchées doubles alors que j'aurais pu laisser ma collègue se planter. Par contre à la suite de tout ça, ce sont mes employés, mes jeunes... qui vivront les répercussions... je ne sais pas! Ce ne sont pas MES employés ou MES jeunes... mais on dirait que je sais que sans eux, je ne serais pas capable de bien faire mon travail... j'ai besoin d'eux, qu'ils soient heureux pour que les jeunes veuillent revenir et pour garder mes employés.

Bref...
Aujourd'hui, ce fut une journée de merde.
Il y a une invasion de guêpe à ce temps ci de l'année... en 24h, j'ai 4 enfants qui se sont faits piquer, ce qui m'a amené à devoir m'assurer de leur sécurité. Plusieurs enfants ne s'étaient jamais fait piquer et les allergies mortelles font peur à ce niveau là. J'ai moi-même une phobie des guêpes... donc c'est un peu difficile d'être rationnel à 100%... mais bon, je crois que nous avons pris des décisions les plus logiques possibles. Nous devions trouver des pièges à guêpe... mais tout est en rupture de stock. Cette infestation touche beaucoup de gens...

Nous avions, à la maison des jeunes, l'éducatrice spécialisée, 2 animatrices, j'étais aussi sur place... on n'arrivait pas à fournis avec nos petits cocos qui étaient tellement intenses. Laurie était à moitié désorganisée... Mathilde prenait beaucoup en charge... moi, je tentais d'avancer mes choses, mais je n'étais pas capable d'avancer rien. J'étais tout le temps dérangée. J'ai essayé d'aborder ma collègue coordo pour lui mentionner qu'on ne faisait pas ça comme ça avant. Que je prenais trop de choses en charge... que je devais avancer mon travail... ça faisait une semaine que je passais mon temps à faire sa job...

Ensuite, à 14h30, j'avais terminé mon travail. Je devais aller chez moi parce que j'avais la première rencontre avec le nouvel organisme qui va m'offrir un suivi d'intensité variable... remplacer Kathia. Kathia était donc chez moi, on a fait une rencontre téléphonique avec une intervenante. On avait refait mon plan d'ntervention et mon évaluation la semaine avant... et la semaine prochaine, on fait relâche vu qu'il faut espacer nos rencontres. J'étais un peu surprises des questions posées... alors qu'elle avait tous les documents et informations... elle aurait dû lire... et ne pas poser de questions en lien avec mon père... genre première question: as-tu encore une relation avec ton père... je réponds non. Elle.me demande:parce qu'il est mort... j'ai répondu non à nouveau.

Malaise...
Ensuite, je vois que Valérie, ma nouvelle collègue tente de me rejoindre... puis Laurie, mon animatrice 2x... la 3e fois, je lui dit que je suis en rencontre et que je vais l'appeler après. Quand je l'ai appelé, je suis tombée sur le derrière... Lysandre, son intervenante de l'appartement supervisé, est décédée pendant ses vacances. Accident de la route. La dernière fois qu'elles se sont vues, Laurie avait exprimé ses insatisfactions... Lysandre est partie un peu fâchée. Elle est décédée dans un accident de voiture. Je la connaissais. Laurie pleurait, elle était même en crise. Elle parlait d'aller formir au centre de crise... ça m'a fait revivre la mort de mon amie Gabrielle en 2015... ensuite, je me suis mise à pleurer. Elle m'a beaucoup aidé quand j'habitais à l'organisme. Je devais gérer bien des choses... le fait que Laurie n'allait pas rentrer le lendemain... essayer de me détacher de ce qu'elle vivait... un mélange d'angoisse que Laurie soit en danger devant les émotions qu'elle vivait... devant mon plus grand cauchemar... comme quand j'ai perdu Dre Picard, comme je suis en train de perdre Kathia. Mais là, Lysandre est morte... c'est comme plus intense.

Je vis tellement plein d'émotions... mélangées avec la fatigue... je ne sais pas si j'allais réussir à ne pas décompenser ma vie... il faut que je sois solide... ça ne va pas bien avec Thibaud... et j'ai peur que ma boss me tombe sur la tête. J'ai vraiment besoin qu'elle m'appuie, pour trouver l'énergie de me désactiver... parce que ça m'a déclenché...

Alors entre ça et mon badtripe mental sur les champignons de la fin de semaine dernière... bref, j'aimerais juste survivre à tout ça, tenir le coup! Mais j'ai un peu peur... je me sens fragilisée...
Dubreuil
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Re: Mon baluchon

Message par Dubreuil »

Bonjour Minijeune !
Première proposition qui peut vous sembler ridicule et inadéquate, mais sur tout ce qui vous arrive en ce moment, il faut DORMIR.
Je veux dire vous donner une bonne nuit de réparation totale. Tout laisser en plan, dormir. Avec ou sans un petit relaxant, musique douce, etc...
Dormir.
Vous venez de subir un autre choc émotionnel, et ce n'est que le sommeil qui peut régénérer en quelques heures un esprit stressé ou survolté.
Vous alles bien, vous l'avez déjà prouvé à maintes reprises, votre psychisme a une bonne mémoire sur l'impact des stress mais aussi une capacité insoupçonnée pour se régénérer et vous aider à faire face à n'importe quel désagrément;
Quand vous serez reposée physiquement, vous prendrez alors chaque chose calmement, avec recul et philosophie, et vous aurez le bon feeling et les bonnes solutions.
Qualifications de Dubreuil : Educatrice spécialisée - Psychomotricienne - Psychologue clinicienne - psychanalyste
Glise Annabel Hypnothérapeute humaniste -Tél : 06 61 80 53 18
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonjour Mme Dubreuil,
Merci de m'avoir écrit. C'est fou comment je sentais que le forum était vide sans votre présence bienveillante. Je me suis vraiment ennuyée. Il y a quelques personnes qui prenait le temps de répondre aux internautes, mais je me suis ennuyée de vos réponse, pas juste s'adressant à moi... j'apprends beaucoup en vous lisant! C'est comme si ça bâtissait un coffre à outils pour savoir quoi faire dans plein de genres de situation.

J'ai dormi cette nuit... mais je suis pourtant exténuée aujourd'hui... quand tes boss viennent te voir pour dire de prendre l'après-midi off parce que tu as l'air claquée! On était toute l'équipe de coordination et de direction au bureau aujourd'hui. Ma directrice générale, la directrice des ressources humaines... ma DG m'a demandé si ça allait, me disant que j'avais l'air brûlée... c'est à l'heure du diner que ma DRH m'a demandé si je voulais prendre mon après-midi off pour me reposer. On dirait que ça m'a giflé dans le visage... ça ne va pas! J'ai décidé que j'allais quand même travailler, mais j'ai demandé pour aller faire du télétravail de la maison. Ça l'a été acceptée. Je suis revenue chez moi. Je ne suis pas capable de manger... j'ai deux tranches de pain et du fromage suisse dans le corps. Ça ne doit pas aider à mon état de fatigue... mais je ne ressens pas du tout la faim, j'ai même mal au coeur.

Je ne sais pas si dormir sera suffisant. Je vais essayer de me coucher tôt. J'ai vu mon psychiatre lundi, on a augmenté mon seroquel XR de 50mg en lien avec la fin de semaine que j'ai passée et mon badtrip sur la thématique des champignons... pour essayer de faire baisser mon anxiété.

Je réagis vraiment beaucoup au fait que je ne verrai pas Kathia la semaine prochaine. On dirait que j'ai besoin d'elle... et je suis fragilisée... ça fait 3 messages vocaux que je lui laisse en 24h... je suis en colère qu'elle s'en aille... même si je sais que ça va se passer comme ça... même si je sais qu'elle ne me rappellera pas plus. J'ai besoin de m'exprimer. J'ai besoin de lui dire que je suis fâchée de ne pas pouvoir lui parler de tout ce que je vis. Je suis fâchée que j'ai passé ma rencontre d'hier à répéter des trucs qu'on avait pris le temps de travailler... et que j'aille perdu ce temps là avec elle. J'ai pas confiance du tout en la remplaçante de Kathia... qui m'a dit que ça faisait 12 ans qu'elle travaillait pour le centre espoir... et qu'elle connaissait son travail... elle m'a dit ça parce que je crois que je questionnais ses compétences vu qu'elle n'avait pas lu mon plan d'intervention et mon évaluation. Je suis en réaction que la première question qu'elle m'a posé était en lien avec mon père... en ce moment, personne ne peut être à la hauteur de Kathia... fac c'est ça qui est ça... je réagis à la transition, à la nouveauté...

Je réagis aussi parce que je voulais aller à la banque pour aller chercher les 100$ que je débourserai pour ma thérapie avec ma psychologue demain... mais pour je ne sais trop quelle raison... le gichet automatique m'a donné 200$ en coupure de 5$... on dirait que je me vois mal payer ma psy avec 20 billets 5$... c'est un peu chiant! Et j'ai pris le temps d'y aller la veille, pour ne pas être prise de lui faire un virement à la dernière minute... comme la semaine passée avec mon dégât d'eau... mais aucun gichet n'a jamais fait ça avant... je ne sais pas ce que j'ai fait... c'est vraiment étrange... et ça me rend mal à l'aise... j'ai pas voulu rentrer dans la banque, parce que j'avais peur que mon père y soit. Il travaille pour cette institution là... aux dernières nouvelles, il travaillait dans une autre ville... mais ce sont les nouvelles d'il y a 2 ans. Et aujourd'hui, spécifiquement, je n'étais pas capable d'en prendre plus... je suis saturée et fatiguée... donc je n'ai pas voulu prendre la chance.

Bref...
Mon plan pour la soirée est d'aller faire couper les griffes à Wendy... puis ensuite, je vais sûrement passer à la maison xy, c'est mon intervenante préférée qui travaille... ça fait depuis le avant covid que je ne l'ai pas vu. On va pouvoir se voir dans la balançoire sur le terrain. J'ai besoin de parler. En espérant que j'y trouverai un petit réconfort!
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Semaine à oublier.
Je suis brûlée parce que je suis vraiment décompensée.
Je passe d'un état d'exaltation, à un état de tristesse... à de la panique mais surtout beaucoup de colère...

J'ai passé la fin de semaine à l'hôpital, en garde préventive parce que je ne me sentais pas en contrôle de moi et de mes idées suicidaires. Je pense à la transition de la fin de suivi avec Kathia... et je veux crier ma vie que ça fait mal. Ça fait mal ce qu'elle représente. Le dernier lien avec mon hôpital ou je suis née, où je suis restée en incubateur, où on m'a recousu le genou à 7 ans, contentionnée et plaquée a la table d'examen... c'est là où Dre Picard et Kherehia la travailleuse sociale, m'ont accueillie avec beaucoup d'empathie, tout en gardant des règles assez strictes en même temps. C'était mes figures de sécurité... mes points de repère, envers lesquels j'avais vraiment confiance. Puis ensuite est arrivée Kathia, qui, dans mon équipe, a aussi été solide, et de la même lignée de pensée... mais on dirait que je réalise que Kathia s'en va... que je ne peux plus me référer à l'hôpital et que dre Picard et Kherehia ne sont plus là non plus...

Je suis tellement en réaction que j'ai quasiment couru dans l'aile où j'étais... je marchais vite, en écoutant de la musique triste, en ayant envie de crier les paroles parce qu'elles me parlaient. J'avais de l'énergie à dépenser... de l'anxiété a sortir de la bonne façon... au lieu de me faire mal ou de bousiller toutes mes sphères de vie...

Crises d'angoisse, palpitation... idées de faire des mauvais coup... faire une fugue, frapper dans un mur... je crois que le moment le plus anxiogène, c'était lui des repas... j'étais incapable de manger des trucs ou des aliments avec des textures bizarres... je me mettais à paniquer à l'arriver des cabarets... mais vraiment stresser... à en pleurer. Je ne savais pas ce que j'avais dans mon assiette... je me sentais en hypervigilence et hypersensible à tout stimuli...

J'ai eu mon congé ce matin. Je devais retourner travailler, même si je rush!! Mais à la fin de la soirée, la crise est revenue... je suis en colère... tellement en colère. Je me rends compte que je me suis trop attachée à Kathia et ça me fait de la peine de savoir qu'il me reste seulement 4 rencontres avec elle... je ne me sens pas prête d'être jetée dans le vide et de devoir m'adapter à plein de nouveauté. Mais bon... je me couche!
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