Mon baluchon

Pour parler de tout et de rien en dehors de la psychologie.
Minijeune
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Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonsoir,
Ça va mieux de mon côté. J'ai repris le travail mais je doute un peu de moi. Juste parce que je me rends compte qu'il y a encore quelques fragilités au niveau de ma pensée. J'essaie d'être moins envahie par les liens qui se créent quand j'ai de l'anxiété.

Il y a une semaine, la journée où je suis retournée au travail, j'ai eu un feu chez moi. Une niaiserie de linge à vaisselle qui es rentré dans mon four une fois qu'il était étient, par accident... le linge a brûlé... ça l'a pris du temps avant que je m'en rende compte parce que mon détecteur de fumée n'a jamais sonné... le feu a pris parce que l'élément qui était à broil pour gratiner ma soupe à l'oignon devait être super chaud même s'il était fermé. J'ai eu une montée d'adrénaline radicale... j'étais quasi en choc nerveux par la suite parce que la moitié du linge en feu est tombé sur mon plancher et je me suis vraiment sentie en danger. J'avais l'impression que le feu continuait à brûler en quelque part que je ne voyais pas... j'ai lancé plusieurs verres d'eau sur le plancher juste au cas où... et après, j'ai eu des idées de référence en écoutant la tv... plein de choses ont fait des liens. L'histoire du feu sur la grille du bar à pain d'un resto Italien du Québec... dont j'avais parlé 3 jours avant avec les parents de ma meilleure amie. J'avais mis le feu à la grille et ils avaient éteint le tout avec un exticteur... donc 2 jours plus tard, le feu prend chez moi, et dans l'émission que j'écoute, il parle du Pacinni, le resto où le feu a pris... et là, je ne comprenais pas... et aujourd'hui, je paniquais parce qu'à l'hôpital de jour, l'intervenant stagiaire n'arretait pas de faire des métaphores avec des affaires de feu à éteindre. J'ai eu un eye contact avec l'ergothérapeute mais je ne savais pas si elle comprenait les liens qui se passaient dans ma tête...bref! J'ai travaillé cet après-midi et ça m'a fait du bien. Je me sens anxieuse un peu car demain, j'ai un rdv avec ma psychiatre... et je crois que j'aimerais mieux qu'elle ne soit pas ma psychiatre justement. Parce que je projète beaucoup quelqu'un de maternant en elle... c'est la psychiatre de mon employée et je crois que j'ai comme un fantasme qu'elle m'aide comme elle a aidé Laurie, qui était aussi mon ancienne voisine. Quelle prenne de l'importance... mais en même temps, quand ça arrive, je panique solide. Et je sais que je pourrais paniquer à en vomir... comme ça arrivait parfois avec mes anciennes psychiatres. On dirait que pour me protéger, il faudrait que ça soit quelqu'un d'autre... que je ne voudrais pas aller voir, ou chercher à me faire rassurer par elle... comme si c'était juste elle qui pouvait jouer ce rôle. Ça m'amène à régresser... et c'est mal pour moi.

Mais elle a tellement compris vite ce qu'il se passait et ce que je vivais. Elle m'a tellement validé rapidement qu'elle est devenue sécurisante. Et quand je lui ai nommé que j'avais du mal à quitter son bureau, elle est sortie avec moi et elle a fait une trasition plus lente, mais convenable qui ne m'a pas déclenché... en allant placer quelques pièces de casse-tête avec moi. Ça m'a calmé sur le coup... mais après, c'est comme si je voulais ravoir tout ça... ça goûtait bon... alors j'en voulais encore... c'est là que c'est paradoxal le TPL... c'est qu'une fois qu'on goûte à ce qui nous a manqué toute notre vie, on dirait que ça devient la galère... comme si la seule façon d'y goûter encore et de faire exister la psychiatre, c'est en plongeant dans la mauvaise direction... une voie où je ne veux pas aller mais qui pourrait être conditionnée négativement par les bénéfices secondaires.

Parlant de voie ou de voix. Hier, je suis allée souper chez Thibaud. On écoutait de la musique et il y avait un homme qui chantait du jazz, mais vraiment avec une voix grave... comme tellement grave que je ne savais même pas que c'était une note qui était possible à chanter. Et je me suis tellement sentie mal... tellement pas bien, comme si je me sentais en danger, sans savoir du tout pourquoi... c'était particulier, mais c'était un état que je n'étais pas capable de décrire. Il y avait de la peur, un désir de ne pas réentendre cette voix... sans comprendre pourquoi.
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