Mon baluchon

Pour parler de tout et de rien en dehors de la psychologie.
Minijeune
Messages : 1870
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonsoir,
Ça va mieux de mon côté. J'ai repris le travail mais je doute un peu de moi. Juste parce que je me rends compte qu'il y a encore quelques fragilités au niveau de ma pensée. J'essaie d'être moins envahie par les liens qui se créent quand j'ai de l'anxiété.

Il y a une semaine, la journée où je suis retournée au travail, j'ai eu un feu chez moi. Une niaiserie de linge à vaisselle qui es rentré dans mon four une fois qu'il était étient, par accident... le linge a brûlé... ça l'a pris du temps avant que je m'en rende compte parce que mon détecteur de fumée n'a jamais sonné... le feu a pris parce que l'élément qui était à broil pour gratiner ma soupe à l'oignon devait être super chaud même s'il était fermé. J'ai eu une montée d'adrénaline radicale... j'étais quasi en choc nerveux par la suite parce que la moitié du linge en feu est tombé sur mon plancher et je me suis vraiment sentie en danger. J'avais l'impression que le feu continuait à brûler en quelque part que je ne voyais pas... j'ai lancé plusieurs verres d'eau sur le plancher juste au cas où... et après, j'ai eu des idées de référence en écoutant la tv... plein de choses ont fait des liens. L'histoire du feu sur la grille du bar à pain d'un resto Italien du Québec... dont j'avais parlé 3 jours avant avec les parents de ma meilleure amie. J'avais mis le feu à la grille et ils avaient éteint le tout avec un exticteur... donc 2 jours plus tard, le feu prend chez moi, et dans l'émission que j'écoute, il parle du Pacinni, le resto où le feu a pris... et là, je ne comprenais pas... et aujourd'hui, je paniquais parce qu'à l'hôpital de jour, l'intervenant stagiaire n'arretait pas de faire des métaphores avec des affaires de feu à éteindre. J'ai eu un eye contact avec l'ergothérapeute mais je ne savais pas si elle comprenait les liens qui se passaient dans ma tête...bref! J'ai travaillé cet après-midi et ça m'a fait du bien. Je me sens anxieuse un peu car demain, j'ai un rdv avec ma psychiatre... et je crois que j'aimerais mieux qu'elle ne soit pas ma psychiatre justement. Parce que je projète beaucoup quelqu'un de maternant en elle... c'est la psychiatre de mon employée et je crois que j'ai comme un fantasme qu'elle m'aide comme elle a aidé Laurie, qui était aussi mon ancienne voisine. Quelle prenne de l'importance... mais en même temps, quand ça arrive, je panique solide. Et je sais que je pourrais paniquer à en vomir... comme ça arrivait parfois avec mes anciennes psychiatres. On dirait que pour me protéger, il faudrait que ça soit quelqu'un d'autre... que je ne voudrais pas aller voir, ou chercher à me faire rassurer par elle... comme si c'était juste elle qui pouvait jouer ce rôle. Ça m'amène à régresser... et c'est mal pour moi.

Mais elle a tellement compris vite ce qu'il se passait et ce que je vivais. Elle m'a tellement validé rapidement qu'elle est devenue sécurisante. Et quand je lui ai nommé que j'avais du mal à quitter son bureau, elle est sortie avec moi et elle a fait une trasition plus lente, mais convenable qui ne m'a pas déclenché... en allant placer quelques pièces de casse-tête avec moi. Ça m'a calmé sur le coup... mais après, c'est comme si je voulais ravoir tout ça... ça goûtait bon... alors j'en voulais encore... c'est là que c'est paradoxal le TPL... c'est qu'une fois qu'on goûte à ce qui nous a manqué toute notre vie, on dirait que ça devient la galère... comme si la seule façon d'y goûter encore et de faire exister la psychiatre, c'est en plongeant dans la mauvaise direction... une voie où je ne veux pas aller mais qui pourrait être conditionnée négativement par les bénéfices secondaires.

Parlant de voie ou de voix. Hier, je suis allée souper chez Thibaud. On écoutait de la musique et il y avait un homme qui chantait du jazz, mais vraiment avec une voix grave... comme tellement grave que je ne savais même pas que c'était une note qui était possible à chanter. Et je me suis tellement sentie mal... tellement pas bien, comme si je me sentais en danger, sans savoir du tout pourquoi... c'était particulier, mais c'était un état que je n'étais pas capable de décrire. Il y avait de la peur, un désir de ne pas réentendre cette voix... sans comprendre pourquoi.
Minijeune
Messages : 1870
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Message par Minijeune »

Bonjour,
Je viens écrire ici parce que je ne pouvais pas répondre au message de Mme Dubreuil d'une autre façon, et de toute manière, ce sera, du même coup, une façon que je pourrai garder mes écrits tout au même endroit, si jamais j'avais envie de me relire.

Je suis beaucoup moins active sur le forum depuis un petit bout de temps. Les raisons sont un mélange de plusieurs trucs. Il y a une part de méfiance plus ou moins explicable. Il y a un manque de motivation et un certain désintérêt par rapport à lire ce que les internautes écrivent et ce que j'écris aussi. Avant, j'aimais tout lire et tenter de cheminer en apprenant des trucs sur moi et sur les autres. Je ne trouve plus vraiment le temps ou le courage de lire... parce que je me sens un peu fragile pour dire vrai et que je mets mon énergie sur autre chose. Je suis retournée au travail, quasi à temps complet. Je faisais 4 jours cette semaine, la semaine prochaine je serai là à 5 jours. Mon retour se passe quand même bien. Je me rends compte que je me valorise beaucoup à travers mon emploi et que ça fait du bien! Par contre, hier, j'ai appris que mon emploi était dans une position de précarité à cause d'une restructuration de nos bailleurs de fond. Ce qu'il fallait comprendre c'est que mon emploi ne sera plus financé et il faudra que la direction trouve une autre manière de financer mon secteur. Ça m'a vraiment fait paniquer. Je suis là, à essayer de mettre mon énergie, le plus possible, sur mon rétablissement... on m'a diagnostiqué des épisodes psychotiques brefs, TPL avec symptômes psychotiques (hallucinations et idées de référence) causés par le stress... et ce fût vraiment difficile pour moi! Premièrement, j'avais bien du mal à comprendre ce qu'il se passait... mais ensuite, quand j'avais des moments où j'étais plus en contact avec la réalité, je me mettais à paniquer parce que je me rendais compte à quel point j'étais pas bien...

Donc ces temps-ci, je jongle avec ma tolérance à l'anxiété et j'essaie d'être bienveillante envers moi-même. Comment je fais ça... j'essaie de sonder si je me sens capable d'affronter certaines choses. Par exemple, j'ai recommencé à voir Thibaud et la relation évolue. Mais je sais que ça peut être un déclencheur de dissociation ou de revivescence de mes traumas... donc je ne m'impose pas à me forcer ou rien... j'y vais à mon rythme et je respecte mes limites. La semaine dernière, j'ai perdu Wendy... elle est sortie parce qu'elle était en chaleur et ça l'a pris quasi 3 jours avant qu'elle revienne... ça aussi c'était stressant. Vraiment en fait.

Donc voilà de mes nouvelles. À bientôt
Répondre

Revenir à « Espace détente »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités