Dans la salle d'attente de ma vie

Forum adulte, aide psychologique gratuite
Almérine
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Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Almérine »

Bonjour à vous,

Je tiens tout d’abord à m’excuser par avance pour la longueur de mon message. Et je tiens également à remercie les personnes qui prendront le temps de me lire, voire même de tenter de répondre à mes questions. Un grand merci.

Je m’appelle C. et j’ai 29 ans. Si je viens ici vous parler de moi c’est que je vis depuis quelques années maintenant avec des angoisses et que je n’ai pas encore réussi à trouver comment les vaincre ou encore vivre avec. Le plus dur pour moi est de savoir par où commencer …

Je souffre d’un grand manque de confiance en moi. Même si j’arrive de plus en plus à faire taire ces petites voix, je suis le genre de personne à m’inquiéter constamment de mon apparence, de mon comportement, de ce que je dis ou fais : Je suis grosse ? Est-ce que j’ai dit quelque chose qui ne fallait pas ? Est-ce que j’ai été ennuyante ? Est-ce que les gens s’ennuient en ma présence ? Etc.

J’ai aussi ce sentiment immense que ma vie n’a pas de sens. Je suis en CDI, j’ai des amis et une famille aimante mais voilà … je n’y trouve aucun sens. Lorsque je suis entourée, je me sens ailleurs … comme jamais comblée. J’éprouve de la difficulté à faire la conversation. Je suis souvent fatiguée et j’opte facilement par la solitude. J’ai essayé de faire du sport pour m’aérer l’esprit mais encore une fois, je me décourage rapidement.

Et les amours alors … Lorsque je suis célibataire, je me sens vide. C’est un peu comme si j’ai besoin de quelqu’un dans ma vie pour me sentir utile. Et lorsque je rencontre quelqu’un, c’est là que ça se corse. Je n’ai pas confiance. J’ai un besoin de démonstration d’affection permanente. Je sabote mes relations … Je ne suis jamais satisfaite. J’ai la sensation d’ennuyer la personne,

Aujourd’hui, si je décide d’écrire cela c’est que j’ai dans l’espoir que quelques personnes pourront peut-être m’aider, me conseiller … J’ai bien évidemment déjà pensé au pire mais je ne peux pas faire cela à ma famille. Surtout que nous avons déjà vécu le suicide de mon père lorsque j’étais enfant. Je souhaite avancer et commencer à VRAIMENT vivre ma vie. Je voudrais faire taire ces voix dans ma tête qui me disent que je ne suis pas assez bien ou que je ne vaut pas grand chose.

Merci encore ...
Déméter
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Déméter »

Bonsoir,

Que dire... Ça me parle :D Aussi curieux que ça puisse paraître je me retrouve plus ou moins dans ce type de sensibilité.
Phobie hyper prononcée ou psychose, il y a beaucoup de gens que ça dérange. Il ne faut pas croire que tout le monde cherche des gens qui ont une 'assurance de malade' (affichée) au contraire, et avoir conscience de ses failles est une qualité sensible qui peut même impressionner, le côté hyper sensible imprenable... J'en sais quelque chose.

Psychotique ou phobique, on le reste, même si on peut sortir d'un état pathologique passager (fort heureusement).
Il me semble, même si cet "univers" m'est plus étranger que les deux autres, que les gens sujets aux névroses remplacent leurs névroses problématiques par des névroses saines. Donc eux non plus ne changeraient pas finalement... Il y a quelque chose de "permanent" dans cette grille de lecture, parce que c'est quelque chose qui est en construction depuis notre plus tendre enfance, c'est une forme de personnalité profonde qui se développe comme ci ou comme ça.

Tout de même, conseil d'un psychotique résolu, plutôt stable (qui s'auto-apprivoise ^^) : tout ça me paraît compliqué à démêler sans un soutien psychologique de qualité (—> clinicien a priori) et qui s'inscrit dans la durée autant que le besoin s'en fait ressentir.

Comment ça se passe le mode opératoire de "je sabote mes relations" ?? Simple curiosité.
On aurait peut-être des blagues à se raconter dans le domaine du sabotage 8-)
Minijeune
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Minijeune »

C'est drôle car je me rends telement compte qu'on analyse tous les situations par rapport à nos critères de référence... Déméter, pour toi, quand elle parlait de petite voix, ça l'a fait référence à des allusions psychotiques... comme des hallucinations?? Comme ce que tu as sûrement pu vivre...

Et moi, ce qui résonne en moi, ce n'est pas ça...
À la première lecture, je ne pense pas que ce qui effraie Almérine c'est de savoir si elle est psychotique ou phobique... ou un mélange des deux...

Je vais parler de mes éléments référentiels... mais moi, la cloche que ça me sonne, c'est que ses petites voix, c'est plus son discours mental qui doute sans cesse... de ne pas être assez au top... cette manière de toujours se remettre en question, surtout quand on veut plaire... ou qu'en fait, on ne veut pas déplaire... manque de confiance en soi... sûrement!! Mais pour ma part, c'est la peur de la perte du lien, qui me ramènerait solide en contact avec ma phobie de l'abandon, qui remonterait!!

J'ai appris beaucoup sur moi...
Que souvent, l'isolement social et le sabotage des liens parlent souvent de cette peur... comment faire pour ne plus avoir mal, et ne plus jamais se remettre en contexte où on se fragiliserait, au point tel qu'on laisserait le pouvoir à l'autre de décider si on est assez bien ou non... et qu'il pourrait nous laisser tomber comme une vieille chaussette!! Les meilleurs modes de protection sont souvent les plus douloureux... on est convaincu qu'on a un trouble qui nous empêche de vivre, alors que tous ces troubles sont souvent là pour "aider notre cerveau" à ne plus aller dans ces zones insupportables...

Quand on a perdu... quand on a vécu un événement traumatique comme la perte d'un parent par suicide, ça crée un grand vide, et ça laisse des séquelles... comment ensuite pouvoir avoir confiance en l'autre... comment se pernettre d'aimer et de laisser quelqu'un devenir aussi proche qu'un parent a pu l'être... je ne sais pas quelle âge vous aviez quand votre père est décédé... mais à mon sens; vouloir se protéger que plus jamais ça arrive... bien, c'est un mécanisme de défense intelligent, mais qui amène beaucoup de souffrance... énormément!! Et croyez-moi, si vous êtes capable de trouver un sens, soit dans ce que Déméter ou moi pouvons vous dire, il est vrai que l'idée de consulter restera la meilleure des options pour un jour être capable d'évoluer...

Mais rappelez-vous que votre tête cherche votre bien... en allant dans plein de mécanismes de défenses qui finissent par faite mal... ou en basculant dans la névrose, la psychose, ou quelque part entre les deux comme moi (état limite)... il faut travailler fort pour défaire tout ça mais ça vaut le coup!! Il faut souvent, par contre, affronter des sujets qui remontent à loin... plus loin que ce qu'on peut penser parfois...

Moi, quand je me pose des questions sur moi... par rapport à mon manque de confiance en moi malgré toutes mes capacités... c'est souvent parce que je me sens coupable... je me dis que si j'avais pu être comme si ou comme ça, peut-être que j'aurais été meilleure... et peut-être que mes parents ne m'auraient pas placer dans des situations où on m'abandonnait... et qu'on abusait de moi... rien de cela était toutefois de ma faute... mais dans une tête d'enfant, quand on se sent coupable de ne pas avoir été assez, quand on pense qu'on aurait pu faire plus, pour que l'irréparable ne se produise pas... mais que ça se produit pareille... bien on peut se mettre à se faire violence... à se demander toujours et encore plus... et à s'isoler puis tout saboter... par mode de protection ultime... et moi aussi je pourrais parler de sabotage x 1000... mais dans une autre lignée...

Et je vous écris tout ça en vous parlant de moi... pensant naïvement que ça pourrait faire du sens, peut-être, pour vous, ou peut-être pas... je ne détiens pas la vérité!!
Déméter
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Déméter »

Minijeune a écrit :
Déméter, pour toi, quand elle parlait de petite voix, ça l'a fait référence à des allusions psychotiques... comme des hallucinations?? Comme ce que tu as sûrement pu vivre...
Là je t'arrête tout de suite. Rien contre ce que tu dis, d'ailleurs je vais lire la suite après cette réponse :D

1) Je n'ai jamais vécu ça, les hallucinations auditives dont elle parle, mais j'ai entendu parler de ces trucs des dizaines de fois. En rien ça ne fait écho à quelque chose que j'ai vécu moi-même.

2) Ce n'est qu'un symptôme, rien qu'un symptôme, et ce n'est même pas forcément maladif... C'est très important d'en rester là sans plus de raisons de penser autre chose. Je ne suis pas certain qu'une personne qui entend des voix (de façon très nette) va les voir disparaître même en étant parfaitement soignée. Le but étant d'aller mieux pour quelqu'un et uniquement. Effectivement ça renvoie à des références médicales sur certaines psychoses mais ça ne m'intéresse pas beaucoup de ce point de vue là (la psychiatrie purement et simplement non merci si je puis me permettre / ça se passe pour aller mieux si besoin avec cette aide là éventuellement et en tête à tête avec un psychiatre directement donc sans moi ici ^^).

3) Ce qui me fait penser +/- clairement à une personnalité psychotique ou phobique, c'est un point de vue clinique (certes approximatif) mais qui n'a rien à voir à la base avec un diagnostic médical à proprement parler. Le FAIT d'être psychotique, ou phobique, n'est pas une maladie en soi. C'est ainsi. On peut traiter telle ou telle phobie, une personne phobique reste phobique et ne devient pas névrosée. Les gens névrosés auront beau soigner leurs névroses, ils resteront sur le plan psychanalytique des personnes névrosées dans le sens sujets aux névroses. Et je trouve que sur un plan clinique, mais je peux me tromper, on s'interrogerait certainement (mais peut-être à tort et je serais plutôt parmi les premiers à remettre en cause l'affirmation des certitudes quelles qu'elles soient) sur une forme psychotique particulière. Déjà, rien que le fait que je reste plutôt interrogatif, sachant ça, c'est que je trouve que là encore ce point de vue "clinique" là ne m'intéresse pas tant que ça ; et ça m'interroge un peu plus certes parce que ça m'a concerné mais j'ai pris du recul par rapport à ça, ce qui m'intrigue est expliqué plus loin...

4) D'abord Je n'affirme même pas qu'une voix dans la tête soit toujours un "phénomène" (appelons ça comme ça) vécu uniquement par des personnes qui sont psychotiques. Je n'en sais rien. Ce que je sais simplement, c'est ce que m'évoque la lecture de l'ensemble de son expression, et pour moi ça situe sa personnalité dans ce champ là "psychose-phobie" mais je ne peux pas me prononcer, ça n'est pas ma compétence affirmée. SURTOUT : son point de vue et son expression des choses me parle, me touche d'une certaine manière, ça parle de sensibilité à sensibilité, en terme de ressentis et de pensées. Et de moi, je sais des choses, et même des explications de "ce" qui me parle. Alors je me demande QUI elle est... Et les gens qui m'évoquent ce type de ressenti, ne sont clairement pas des personnes névrosées, mais alors pas du tout, enfin je ne pense pas. C'est difficile à expliquer, c'est de l'ordre du questionnement intérieur qu'elle exprime aussi.

5) Pour me présenter un peu mieux, moi je suis très très clairement une personne psychotique, vraiment psychotique, c'est clair et net. Je paierais assez cher, si je devais prendre un pari (évidemment ça n'a aucun sens exact c'est pour présenter mon niveau d'affirmation) je dirai qu'elle se situe dans un truc plutôt proche du mien, en tout cas pas entre le phobie et la névrose. Plus ou moins phobique, par rapport à moi, je n'en sais strictement rien. Plus psychotique, c'est limite impossible, car je suis un cas particulièrement psychotique, à l'analyse d'un cas comme le mien on ne peut jamais rien absoudre sans raison donc c'est "grave"... Et sur le plan psychanalytique, la phobie c'est plutôt à mi-chemin entre la psychose et la névrose, mais je ne crois pas que ça soit 3 cases étanches totalement hermétiques... Sans doute des personnes sont plutôt phobiques, mais plus proches de la névrose que de la psychose ou le contraire. Je pourrais donner quelques explications, mais ce n'est pas un domaine d'étude très simple. Et donc, par rapport à ma "vision sensible" elle se situe dans ce champ là : psychose-phobie, "à quel degré et où" je ne sais pas, et ça m'importe peu à vrai dire.

——————————

La seule chose qui motive à consulter, de mon point de vue : ça n'a encore rien à voir avec ce que j'ai dit précédemment. C'est juste pour aller mieux, se connaître etc. Et les psychotiques sont presque aussi fragiles que des bulles de savon, et les gens phobiques sont forcément en prise avec beaucoup de problèmes dans le monde. C'est inimaginable de mon point de vue, sans même m'attarder sur ce que je suppose, qu'elle aille mieux sans une aide de qualité, professionnelle, et j'ose même dire clinicienne.

À+ je répondrai à la suite plus tard ;)
Déméter
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Déméter »

Minijeune a écrit :
ou en basculant dans la névrose, la psychose, ou quelque part entre les deux comme moi (état limite)...

il faut travailler fort pour défaire tout ça mais ça vaut le coup!!
En mode "hyper vite" (un peu fatigué) :

Il y a une contradiction dans ce que tu dis. On ne "bascule" pas dans la névrose, la phobie, ou la psychose... On s'y installe. Et depuis le début de notre vie mais c'est juste qu'à certains moments problématiques de notre histoire, quand les choses tournent mal, notre mal-être s'exprime de telle ou telle façon, et ça se retrouve également dans notre façon d'aller bien, c'est dire à quel point c'est quelque chose de très complexe.

Ces termes là (psychose/phobie/névrose) correspondent à une grille particulière, et par le biais de l'analyse, on se rend compte que les gens le restent même quand ils vont mieux, et qu'ils l'ont toujours été, et même qu'ils n'auraient pas pu être autre chose. Mais je ne pourrai pas expliquer ça en juste quelques lignes plus en détails.

=> À ce sujet, j'espère que ça pourra t'aider dans ton cheminement, je trouve que ton expression, au travers de ce que tu racontes, n'est ni empreint de psychose ni de névrose, particulièrement, et effectivement fait plutôt écho à ce qu'on retrouve dans le champ de la phobie. C'est bien ce qui se situe à mi-chemin... :) Et cette histoire de trouble de la personnalité (état limite) ça n'a par contre rien à voir avec la grille de lecture classique de psychose/phobie/névrose directement, mais vraiment pas du tout. D'ailleurs c'est aussi à se demander si ça te concerne vraiment ce truc, les erreurs de diagnostic sont courantes... J'ai connu une personne 'état limite' et aussi clairement psychotique, ce qui ne semble pas être ton cas, comme quoi un état limite n'est pas forcément au niveau de la phobie. Le truc d'état limite à mi-chemin entre psychose et névrose, non ça n'est vraiment pas comme ça que ça se présente, ça ne veut pas dire que ton diagnostic est faux mais ce sont bien deux grilles tout à fait différentes au niveau des diagnostics possibles.

AUSSI : même si on reste "qui" on est, notre nature ne s'expliquant pas uniquement suivant la grille psychose/phobie/névrose d'ailleurs (ça c'est juste un point de vue propre à la psychologie clinique) on doit travailler pour nous défaire de nos problématiques, je suis tout à fait d'accord avec ça. C'est vraiment ça qui compte, au fond. J'ajoute un dernier truc : à mon sens les psychotiques sont sans doute potentiellement les plus fragiles et les névrosés moins, mais ça ne signifie pas que les névrosés ne souffrent pas, ça ne signifient pas que les phobiques souffrent moins que les psychotiques ; il y a même des psychotiques, clairement identifiés comme tel, qui ne sont jamais tombés malades aussi bizarre que ça puisse paraître. Le plus important c'est de trouver les moyens d'aller bien, sans trop se préoccuper du reste autant que de soi-même (ça ne signifie pas être égoïste). N'empêche que le potentiel/risque est une façon de voir de quoi on a besoin, justement en se connaissant mieux, pour se défaire de nos problématiques personnels sans nous tourner toujours vers le passé.
Minijeune
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Minijeune »

Salut...

J'ai du mal à comprendre la théorie que tu apportes... parce que ce n'est pas des termes que je connais... ou du moins, ce n'est pas l'utilisation que j'en faisais... Ni à l'école, ni dans mes lectures, ni en thérapie...

Il me manque certes bien des connaissances en terme de psychanalyse...

Mais je ne sais pas, on dirait que ta réponse me fait perdre le sens de ce que j'avais envie d'apporter, comme vision différente à la tienne... sans émettre un jugement sur ta première réponse. C'est juste que tu parlais de psychose et de phobie, en disant vivre tout ça...

Pour être psychotique, dans ma définition à moi, il faut soit être délirant (idées qui ne sont pas en lien avec la réalité) ou soit avoir des hallucinations... et de là que je disais qu'on interprétait selon nos critères de référence... parce que moi, quand je lis le premier message, je ne comprends pas les choses comme toi... je ne crois pas qu'elle est en psychose... je pense que ses voix sont issues de ses pensées et que c'est plus une manière de parler pour exprimer qu'elle a un fort discours mental... que c'est juste le fil de sa pensée qui est culpabilisant par rapport à elle. Mais encore là, ça ne veut pas dire que j'ai raison ou que j'ai tord... si elle le désire, elle pourra nous exprimer ce qu'il en est vraiment, sans obligation...

Et pour la phobie... ce n'est pas non plus un mot que j'ai appris dans un contexte d'état limite... parce qu'on dirait que pour toi, état limite et phobie, c'est des synonymes?? Ou que ce qu'il y a entre névrose et psychose, c'est la phobie... alors que dans ma tête, les phobies sont plus dans les névroses et sont traitables... alors pour moi, ce n'est pas nécessairement un mode inné... et je pense que dans une vie, on peut basculer dans ces instances là... et que beaucoup de mécanismes s'activent en nous pour justement pas basculer dans un ou dans l'autre...

Alors c'est peut-être parce que mes cadres référentiels ne sont pas les mêmes qu'on ne saisit pas vraiment ce que veut dire l'autre... c'est comme des écoles de pensées!! Ou je ne sais pas trop... il en reste que si tu as des lectures intéressantes sur ce que tu apportes comme nouvelles données pour moi, il me fera plaisir des lire!!
Déméter
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Déméter »

Minijeune a écrit :
C'est juste que tu parlais de psychose et de phobie, en disant vivre tout ça...
Je ne pense pas avoir dit ça du tout, pas exactement.
Je suis quelqu'un clairement psychotique, pas phobique non-non-non.
Déméter
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Déméter »

Minijeune a écrit :Salut...

Pour être psychotique, dans ma définition à moi, il faut soit être délirant (idées qui ne sont pas en lien avec la réalité) ou soit avoir des hallucinations...
Non, pas du tout, c'est beaucoup plus complexe que ça !
Les hallucinations me concernent pas.
Les phases de délires ne concernent même pas tous les psychotiques en plein crise.

Là, tu parles de symptômes. Mais on n'est PAS une maladie.

Or je SUIS bipolaire. Et je ne suis pas toujours sujet à des délires, à des phases particulièrement problématiques etc.
Ce qui caractérise ma bipolarité reste, malgré tout, même quand les symptômes sont correctement traités. Je prends cet exemple (le mien) pour être plus clair. Et ce qui fait, en analyse, que je SUIS psychotique, ça porte bien au-delà de ma bipolarité à certains niveaux ; c'est plus général, et c'est surtout une autre grille de lecture que celle du diagnostic médical, c'est surtout ça.

Ce qui caractérise un individu c'est plus que ça, même pour caractériser une différence marquée qu'on peut qualifier comme on veut.
Je trouve que qualifier de pathologie l'autisme, la bipolarité, ou autre : ça présente des travers très problématiques, discriminants.

Or nous sommes TOUS identifiables suivant le spectre << névrose/phobie/psychose >>
D'où la fameuse phrase de Freud, si je ne m'abuse, un truc comme ça plus ou moins : "si quelqu'un affirme ne pas être un 'malade' amenez-le moi en consultation immédiatement" ; une façon de dire à mon avis que tout le monde est potentiellement concerné, à la fois nous pouvons tous tomber malades, personne n'est TOTALEMENT sain (ce qui reviendrait à dire "parfait" sans embûches). Et de plus, le travail psychanalytique démontre constamment que l'origine d'une forme de psychose, ou autre, se forme dès notre plus tendre enfance, et qu'une fois guéris on reste de toute façon avec des marqueurs particuliers de ce spectre là...

Mais nous ne tombons pas tous en crise maladive importante non plus, parce que ça dépend d'autres facteurs, extérieurs ou intérieurs, défavorables.

J'espère sincèrement être plus clair. Si tu veux on pourras poursuivre cette discussion plus tard parce que c'est intéressant tout de même.
Je me pencherai davantage sur ton explication. À+
Déméter
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Déméter »

Vite fait : elle dit assez clairement entendre des voix dans sa tête. Toujours est-il que ce n'est qu'un symptôme... C'est juste un phénomène mental. Et il y a moyen de ne plus souffrir de ça. Soit parce que ça disparaîtra, soit parce que ça deviendrait plus imperceptible et supportable (et surtout non problématique /négatif). De ce que j'ai pu constater autour de moi, pour les gens qui ont eu ce genre de symptôme, quand ça va mieux il ne reste plus que les voix positives. S'il n'y avait que des voix négatives, avant, il n'en reste plus du tout après.

Pourtant, même si j'en ai plus ou moins l'intuition, je me garderais bien d'affirmer qu'elle est psychotique de façon appuyée.
Dans tous les cas, psychotique ou non, phobique ou autre, peu importe : je suis pratiquement certain que son type d'interrogation existentiel trouvera une réponse plus enrichissante avec un psychothérapie auprès d'un•e psychologue clinicien•ne... Là, j'y mettrais ma main à couper.
Déméter
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Re: Dans la salle d'attente de ma vie

Message par Déméter »

Minijeune a écrit :
parce qu'on dirait que pour toi, état limite et phobie, c'est des synonymes??
Cite-moi la phrase où j'aurais dit un truc qui a ce sens stp. Parce que là je ne vois pas ce qui t'amène à penser ça.
Ça serait plus constructif je pense pour éclaircir mon propos.

=> à ma connaissance, ni l'état limite ni la phobie ne sont des symptômes...

À bientôt ;)
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